- Lille , France -

January 2017

OUIBUS : Citytrip à Lille en mode “SlowTravel”

Et dire que je connais à peine la ville de France la plus proche de la Belgique et pourtant, elle n’est qu’à une bonne 1h20 de Bruxelles… aussi, lorsqu’on m’a proposé d’y faire une escapade de 24 heures avec OUIBUS, j’ai tout de suite accepté.

Samedi après-midi, me voilà donc à la Gare du midi pour embarquer dans un bus fuschia et bleu. J’avais déjà testé leur service au lancement des lignes de OUIBUS et je savais plus ou moins à quoi m’attendre. Ce qui ne change pas, c’est la jovialité et la gentillesse des chauffeurs. On est accueillis comme si on était attendu toute la journée.

L’expérience du OUIBUS, direction Lille

A l’intérieur, on y trouve des sièges un peu petits mais confortables, une prise pour brancher vos appareils et, Graal ultime du voyage en bus, le wi-fi ! Mais attention, la consommation de donnée est limitée (j’ai réussi à exploser mon forfait en 5 minutes en envoyant un Snap, une photo Instagram, une paire de Stories et une photo sur Twitter). Ça va donc TRES vite. Et c’est parti ! Sur l’écran de bords, on peut suivre la progression du bus, et l’évaluation du temps d’arrivée. Le trajet est sensé durer 1h20, il sera même un peu plus court. Vraiment idéal pour rejoindre Lille par rapport au train (soit plus cher, soit plus compliqué). Pour couronner le tout, c’est devant la Gare de Lille Europe, à deux pas du Centre, que se trouve l’arrêt de bus. On est donc directement au cœur des choses. C’est certes moins rapide que l’Eurostar ou le TGV mais quand on est en mode SlowTravel et que la différence de temps n’est pas énorme, pourquoi s’en priver ?

Noël à Lille

Et c’est justement là que m’attends Lauriane du blog « Un pied dans les nuages », nous nous étions quittée le week-end dernier lors de son escapade à Anvers et maintenant, c’est à son tour de me faire découvrir sa ville. Si c’est pas beau d’avoir une telle guide particulière !

Lille a revêtu ses habits de Noël et avec la nuit qui tombe tôt, j’ai juste le temps de déposer mes bagages à l’Ibis Centre Gares avant de nous lancer dans les rues du Vieux Lille avec mon guide perso.

Premier arrêt, le marché des bouquinistes dans la cour de la Vieille Bourse. Un très beau cadre pour de beaux livres, mais aussi des objets comme des verres, des soldats de plomb, etc. On se balade dans la galerie, à l’abri des intempéries, pour chercher LE livre rare ou le bel objet qu’on ne pensait pas trouver.

Le point d’orgue de la balade est bien entendu la Grand-Place, illuminée de partout. C’est ici qu’on voit à quel point Lille ressemble beaucoup aux villes de Flandre avec ses maisons à pignons. Et pour les fêtes, on ne peut pas louper l’immense grande roue qui trône devant l’immeuble de la Voix du Nord. Elle domine toute la place et on ne va pas hésiter à aller y faire un petit tour pour avoir un point de vue unique sur Lille. L’occasion de voir à quel point il y a du monde. Vu de haut, les rues semblent une véritable fourmilière. C’est impressionnant. Au loin aussi, on voit le beffroi, le symbole des villes du Nord.

Être Grand-Place, c’est aussi l’occasion de tester LA spécialité sucrée du Nord : le Merveilleux. Et Lauriane m’emmène au Café Méo 7, un torréfacteur qui a un atelier des Merveilleux de Fred au sein de l’établissement. Le merveilleux est ce délicieux gâteau à base de meringue et couvert de crème et de copeaux de chocolat (avec un chapeau de chantilly), c’est un classique de la pâtisserie mais chez Fred, le merveilleux a été décliné en plusieurs versions : au chocolat blanc, à la cerise, au caramel… Ne loupez pas leur café gourmand où vous aurez le choix entre 3 sortes de mini-merveilleux… histoire de découvrir lequel deviendra votre préféré.

Le marche de Noël proprement dit est installé Place Rihours. Sous un véritable chapiteau lumineux, la foule se presse entre les stands de vin chaud, les chalets gastronomiques ou d’objets décoratifs et artisanaux. Prenez le temps de flâner. De toute façon, vous n’avancerez pas très vite. 😉

Un autre endroit magique des fêtes de Noël, c’est la patinoire qui est installée dans le hall d’accueil de la Chambre de commerce et d’industrie. La patinoire (synthétique) est petite mais le lieu est sublime. On glisse sous l’immense verrière de la CCI, avec des projections d’étoiles partout. Un vrai régal pour les petits et grands. Lauriane et moi y avons fait preuve d’une grâce et d’une élégance sans pareille !

Pour terminer la soirée, je décide de me poser au Monde Moderne, un petit antre cosy cachée derrière la Grand Place devant laquelle j’étais passée un peu plus tôt avec Lauriane. Dans un décor qui rappelle un peu les speakeasies, je prends place et contemple la carte : une trentaine de bières et toute une ribambelle de rhums et de whiskies avec fiches explicatives. Bien calée sur ma banquette, je vais savourer ce petit moment un peu hors du temps avant de rentrer.

Promenade à Lille

Le lendemain matin, je me lève avec le soleil. Pas un nuage dans le ciel lillois et comme nous sommes dimanche, c’est LE jour pour aller faire son marché et ça tombe plutôt bien : le Marché de Wazemmes est un des plus grands de France ! Je saute dans un métro pour m’y rendre et suis tout simplement la foule qui se presse. Ce grand marché s’est développé autour des Halles construites aux XIXème et on y trouve de tout : chaussures, légumes, parfums, vêtements, fleurs… A l’intérieur des Halles, on trouvera plus des commerces de bouche comme des boulangeries, boucheries et poissonneries qui donnent l’eau à la bouche. Une bien belle manière de démarrer son dimanche. Et pour l’après-marché, il y a une foule des petits cafés autour des Halles. J’ai décidé de me reprendre une bonne dose de caféine, je pousse la porte de La Brûlerie, un spécialiste du café… et quand je vois le monde qui y est, je me dis que je suis à une bonne adresse : l’odeur du café fraîchement moulu est enivrante. J’arrive à me dégoter une petite place et attends qu’on vienne me servir mon cappuccino en écoutant les morceaux de jazz diffusé par les hauts-parleurs. Ça incite vraiment à la paresse ! Mais on avait bien dit « Slow Travel », non ? Pour ceux qui n’aiment pas le café, il y aussi une foule de thés et plein de smoothies dont l’énoncé a suffi à me faire saliver. Il faudra pourtant s’arracher de là pour continuer la promenade.

Je me mets donc en route à pied vers le Centre. Depuis Wazemmes, il est assez facile de rejoindre la Citadelle de Lille. Une jolie promenade à travers des rues typiques du Nord avec ses hautes fenêtres couronnées de briques plus claires et d’un motif en trapèze, comme un diamant sur une tiare. On retrouve les mêmes dans le coin de Belgique d’où je suis originaire ! On y trouve aussi pas mal de belles demeures de la fin XIXème ou bie encore, le campus néo-gothique de l’Université catholique de Lille. Construite en bords de Deûle par Vauban, cette « ville dans la ville » est tout simplement énorme et l’ensemble forme un véritable poumon vert pour la ville, le zoo est d’ailleurs installé tout à côté et c’est d’ailleurs avec le cri d’un gibbon que je traverse le pont qui enjambe la Deûle. Un petit coup d’œil à la taille des murs suffit pour se rendre compte de la taille et de la solidité de la citadelle, c’est impressionnant. Les environs sont pleins de sentiers ou on croise des joggeurs, des familles en promenade et de nombreux oiseaux. Je ferai simplement le tour, jusqu’à l’entrée de la Citadelle, avant de bifurquer de revenir vers le Vieux Lille.

Sur le chemin, je vais m’arrêter dans un lieu un peu spécial… un café à chiens. Et le premier de France en plus : le Waf. Il vient à peine d’ouvrir, en plus. Le principe est le même que les Cafés à chats : on paie un forfait à partir de 4 Euros la demi-heure (et on peut se servir autant de thé qu’on veut) et on fait de grosses caresses aux 9 pensionnaires qui habitent le café. Certains sont les chiens de la propriétaire, les autres viennent de refuges et sont adoptables. Le lieu est vraiment spacieux (il faut de la place pour les toutous), convivial et chaleureux. On s’y sent tout de suite bien et je vais donc prendre place sur un canapé. Il ne faudra pas longtemps avant que je me fasse alpaguer par deux des plus petits chiens du Café : Kiki et Nanou qui insistent pour recevoir grattouilles et caresses. Avant de craquer, je quitte les lieux remplie d’affection canine pour me perdre un peu dans les petites rues du Vieux Lille, entourées de briques.

Et le quartier aux alentours de la Cathédrale Notre-Dame de la Treille est particulièrement mignon. Je ne serai pas surprise d’apprendre que c’est en effet la partie la plus ancienne de la ville ! Comme c’est l’heure de manger, je me décide à entrer dans un estaminet, Au Vieux de la Vieille. Séduite par la façade et sa jolie terrasse, et l’intérieur qui a l’air fort douillet, je vais donc devoir patienter pour avoir une table car le lieu est TRES fréquenté, même en fin de service de l’heure du déjeuner. Enfin, après une vingtaine de minutes de patience, je prends place sur une banquette, sous les poutres en bois sombres décorées de houblon. Au menu ? Une dizaine de plats typiques du Nord : Tarte au boudin noir, carbonnades flamandes, poulet au maroilles ou encore potjevleesch. Quand à moi, je me décide sur une fricandelle servie avec des frites et du piccalilli. La fricandelle est encore un truc que nous partageons entre le Nord de la France et la Belgique. Cette drôle de saucisse pannée et frite à la composition dont on ne sait rien est un grand classique de la friterie. C’est aussi un bon truc bien gras et accompagnée d’une bière brassée pour le restaurant. C’est donc parfaitement repue que je vais entamer ma dernière visite du jour : la cathédrale Notre Dame de la Treille. Une cathédrale qui en aura mis du temps à être achevée ! En effet, sa construction a commencé en 1854 mais s’est terminée… en 1999, comme l’atteste la façade tout à fait contemporaine (en fait au début, j’avais cru qu’elle avait peut-être été bombardée pendant une des guerres mais non). Et par chance, je visite à la bonne heure… le soleil est pile dans les bons angles des fenêtres et les rayons qui filtrent illuminent l’intérieur de la cathédrale comme des spots. Un régal pour les yeux !

Pour terminer cette ré-découverte de Lille, je m’accorde un petit moment shopping au Furet du Nord, une institution ! Cette énorme librairie située sur la Grand-Place est un véritable lieu de perdition pour les amateurs de BD, de romans ou… de guides touristiques.

Et ainsi se passe 24 heures plus que bien remplie, même quand on prend son temps… un soleil de feu se couche sur Lille et je m’en vais retrouver mon bus… Apparemment, je suis la dernière à arriver : « Ah, vous êtes Mélissa ! » me lance le chauffeur en souriant alors que je n’ai même pas décliné mon identité. Décidément, y’a pas que les routiers qui soient sympas !

Cette escapade lilloise a été réalisée en coopération avec OUIBUS et un énorme merci à Mali/Lauriane pour ses conseils et sa compagnie, à bientôt à Bruxelles ou dans le Nord !

Non, je n'ai pas spécialement aimé Auckland et pourtant...
2017, projets et non-résolutions




  1. malicyel
    le 23.05.2017

    C’est toujours intéressant de découvrir sa ville dans les yeux des autres 🙂
    Suis contente de t’avoir accompagnée et en tout cas tu le sais, ma porte sera toujours ouverte si tu veux revenir <3

  2. Melissa
    le 23.05.2017

    Et moi, très heureuse d’avoir une cop’s comme guide. Je ne devrai pas tarder à revenir dans le coin. ;D (et idem, hein, quand tu veux à Bruxelles).

  3. Gaëlle
    le 23.05.2017

    AAAh j’avais adoré Lille, j ai hate de revoir cette ville

  4. Melissa
    le 23.05.2017

    Je m’en veux un peu d’avoir attendu aussi longtemps pour lui donner un peu d’attention, c’est en effet une très chouette ville où on se sent bien. Qu’est-ce que tu avais préféré ?

  5. Gaëlle
    le 23.05.2017

    J’y étais allée quand Lille etait capitale culturelle de l’année (2008-9?) puis en 2010 peut etre, les verrières de la Gare de Lille flandres étaient roses, j avais été impresionné par les musées, les beaux arts, le tri Postal, la Piscine de Roubaix qui est un gros coup de coeur, sinon le charme de l’ancien (maintenant que je vis à montreal cela me manque) et la sympathie des gens ( je vivais èa paris haha)