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January 2013

H comme… Huntington Beach

All the leaves are brown… And the sky is grey… I’ve been for a walk on a winters day… I’d be save and warm if I was in LA

La voiture de location file le long de la côte californienne depuis Los Angeles en direction de San Diego. Les noms mythiques résonnent le long de la route. Autant que faire se pourra, nous collerons à la côte: Venice Beach et sa bohème, Marina del rey et ses yachts, Manhattan Beach et ses surfers, Long Beach et le Queen Mary, fier transatlantique condamné à passer sa retraîte à quai comme hôtel-restaurant de luxe… Après Long Beach, on semble enfin quitter vraiment la cité des anges. Les bâtiments se font plus plats, les résidences plus banlieusardes: la Pacific Highway se déroule devant vous, bordées de palmiers montés sur perche et à votre droite,  le  Pacifique dans toute sa splendeur. Le ciel est bleu, intense. De ce bleu pur d’automne. Mais l’automne dans le sud de la Californie, c’est comme un été qui joue les prolongations.

Nous garons la voiture dans un bosquet d’eucalyptus. L’eucalyptus, après le palmier, c’est l’autre arbre californien. En plain midi, sont parfum entêtant vous emplit les narines et vous rend accro. Je serre quelques feuilles dans mon sac pour renifler.

Nous y voilà… Huntington Beach, la “Surf City USA”, capitale du surf californien, cité balnéaires blanche et cossue où l’on plonge en plein fantasmes californien  Oui, le sable est doré. Oui, des jeunes filles aux cheveux blonds font du roller en mini-short sur la promenade de la plage. Et oui, de grand jeunes hommes beaux comme des dieux, au cheveux décolorés par le sel font du surf. Intensément   Quand je m’installe sur la plage, c’est la première chose que je remarque… Ça et la jetée, l’une des plus grande de Californie. Comme une monstrueuse langue qui s’avance dans l’océan.

L’océan…  C’est la première fois que je vois un océan autre que notre bon vieil Atlantique!  Il est comme je me le représentait: bleu-vert et brillant, avec des vagues qui font des rouleaux… mais pas assez pour faire peur. Je me me mets en maillot de bain au plus vite et m’avance vers l’océan. Je ne sais pas trop pourquoi je me sens d’humeur si solennelle  Peut-être parce que je fais face au plus grand océan du monde? Je fixe l’horizon… à part quelques cailloux, il n’y a rien… aucune terre jusqu’au Japon. Ça vous donne une bonne dose d’humilité. Je me lance et je me mets à hurler. Sous ce soleil de plomb et sous cette apparence d’eau des Caraïbes, l’océan est froid. Suprêmement froid. J’ai apporté mes planche de bodyboard. Je me sens un peu nase avec ma mini-planche en polystyrène alors qu’un peu plus loin sur la plage, des athlètes sérieux prépare leurs planches pour affronter des vagues bien plus impressionnantes que les “vaguelettes” de bords de plage.

Mais il faut bien commencer quelques part! Et habituée des eaux calmes, la force de l’océan me surprend. Les rouleaux me font couler, le courant me déplace de quelques dizaines de mètre en quelques secondes. Après une demi-heure, je ressort fourbue avec les lèvres bleues de froid. Le temps de me sécher et je fais un petit tour… Magasins de surf, cafés et une statue du “Duke”, celui qui a popularisé le surf .. la vie semble si douce à Huntington. Rien de bien spectaculaire, juste une ambiance…

Arrivés en début d’après-midi, le soleil se couche déjà, doucement sur le grand océan. Quand le soleil décline, les surfeurs sortant en masse pour un dernier round sous un ciel de feu. Les voilà ombres chinoise entre le rouge-orangé du soleil qui plonge dans la mer et le bleu pétrole mordoré de l’eau. Je reste assise sur le sable et contemple. Un peu plus loin, une autre ombre fait face au derniers rayons. Les cheveux en bataille, l’ombre a planté sa planche )à côté de lui, bien droite mais il la soutient quand même du bras droit. Il restera complètement immobile jusqu’à ce que le Pacifique engloutisse le soleil.

J’ai ma carte postale… Elle est imprimée dans ma tête… Mes photos ont disparus dans mes nombreux déménagement, mais ceci est assez ressemblant.

California dreamin’, on such a winter’s day.

Huntington Beach City Pier with silhouette of surfer. {{PD-user|SameerKhan}

Caribbean Redux: Le retour de la vengeance à bords du Ruby Princess
Au fil de la Thaïlande : Au revoir, Bangkok!




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