ISTANNous sommes en 1992. A l’aéroport de Bruxelles National, une petite boule de nerf de 18 ans serre son billet dans sa main comme si sa vie en dépendait. Elle est nerveuse, oui… mais pas inquiète. Juste impatiente. Elles suit son groupe à ma trace, de peur de les perdre, la plupart son ses copines de classe. Son cerveau est tellement bombardé d’information que bien des années plus tard, elle ul. en gardera à peine le souvenir, alors qu’elle a plutôt une mémoire d’éléphant pour ce genre de chose.

Tu l’auras deviné, Lectrice, Lecteur, la petite boule de nerf, c’était moi et je m’apprêtai à faire trois grande première à la fois: mon baptême de l’air, mes premières vacances sans supervision parentale et la première fois que j’allais mettre les pieds sur un autre continent.

J’allais embarquer pour un vol en direction d’Istanbul et passer une grosse semaine en Turquie, en circuit culturel, récompense pour la fin de mes études secondaire qui approchait

Lorsque nous arrivons à l’hôtel, le temps de nous installer, la nuit est presque tombée. Nous nous baladons donc dans le quartier. Un vrai tourbillon pour une fille venant d’une petite ville de campagne. Dans l’air tiède d’un printemps déjà bien avancé, des tas de messieurs à moustaches se baladent ou conversent sur des bancs ou à des terrasses  Presque pas de femmes. Et dans les rues encombrée, le bruit incessant des klaxons dont les Turcs raffolent l’utilisation quand le trafic ne bouge pas assez vite à leur goût. Et parmi les voitures, des véhicule jaune appelés'”Taksi”.

Le lendemain, nous allions visiter ce que tous les touristes voient d’Istanbul  l’ancien hippodrome  l’Ayasofia, la Mosquée bleue, le Grand Bazar; Topkapi… Mais ce soir là, cette étrange sensation d’être à la fois présente et détachée, de découvrir quelque chose de nouveau où que je pose mes yeux… C’est celle que je chercherai toujours à chaque endroits où viendront se poser mes valises dans le monde.

Mon sens de l’émerveillement, c’est à Istanbul que je le dois.

P.S.: La photo est d’époque ;D