- Montego Bay , Jamaïque -

April 2017

La Jamaïque avec TUI : Que faire à Montego Bay ?

Montego Bay, MoBay pour les intimes, la seconde plus grande ville de la Jamaïque et pour beaucoup de visiteur, la porte d’entrée de la Jamaïque. Ce sera la vôtre si vous volez avec TUI fly en tous cas. MoBay est devenu en l’espace de 40 ans le centre d’activité touristico-économique de l’île, tirant avec elle toute sa région.

MoBay, Mo’ Beach

Montego Bay l’après-midi a un côté bien paresseux ! Une promenade sur le front de mer suffit à comprendre pourquoi le lieu est si populaire : la mer est d’un bleu turquoise presque électrique et le sable, quasi blanc comme neige. On se promène à l’ombre des quelques arbres du parc tandis que des agents de la police touristique en chics costumes font la ronde et se prêtent complaisamment aux photographes de passage. Même le HipStrip (Gloucester Avenue de son vrai nom), la rue des bars et des restaurants, semble fort calme.

C’est pourtant ici que l’on trouve l’entrée vers l’une des plages les plus célèbre de Jamaïque : Doctor’s Cave Beach via le Doctor’s Cave Bathing Club. L’entrée est payante (un petit 6 USD, à moins que vous ne soyez membre du club). C’est une véritable institution à Montego Bay. Une institution qui a fêté ses cent ans l’année dernière. C’est en 1916 qu’un certain Docteur …. découvrit cette plage à laquelle on accédait via une grotte aux eaux curatives. Même des articles scientifiques furent consacrés aux vertus de cette eau. Un passage d’ouragan plus tard, la grotte n’existe plus, mais la plage léguée à la communauté par le docteur est belle et bien là et bien équipée avec restaurant, douches, toilettes, cabines, etc…

Partie en goguette avec mon petit groupe, nous y jetterons seulement un coup d’oeil avant de sacrifier à une autre tradition des plus touristiques : prendre un verre à Margaritaville.

L’histoire de Margaritavile, c’est celle d’un empire bâti sut une seule chanson : celle de Jimmy Buffet qui a familiarisé le concept de « It’s always 5 o’Clock somewhere ». Un hymne aux vacances et à la boisson qui a menu à la création d’une grosse vingtaine d’établissement, de Las Vegas aux Îles Cayman. Le Margariteville de Montego Bay est l’un des plus gros. J’ai passé mon chemin en voyant les grosse machines au bar remuer des mixtures aux couleurs criardes et douteuses pour commander une margarita classique, et on-the-rocks. Assurément le meilleur choix! Reste que la vue depuis le patio du bar est topissime avec la plage en contrebas et la mer à perte de vue. Je n’ose imaginer ce que ça doit donner au coucher du soleil !

Patrimoine à Greenwood Great House

Montego Bay, ce n’est pas que des plages de rêves : le nord-ouest de la Jamaïque était une terre de plantation de canne-à-sucre et il y existe tout un patrimoine à explorer. L’un des plus important est la Greenwood Great House.

Greenwood Great House n’est peut-être pas la plus impressionnante des demeures coloniale, mais c’est sans doute la mieux conservée. Construite entre 1780 et 1800, elle était la propriété de la famille Barrett, une des premières grandes familles de colons britanniques et également des plus prospères. A son apogée, elle comptait au moins 2000 esclaves. La particularité de Greenwood est qu’elle ne fut pas incendiée et pillée lors de la révolte des esclaves de la Noël de 1831. Richard Barrett était un « maître éclairé » et avait même mis en place un système d’enseignement pour ses esclaves, ce qui à l’époque était considéré comme un crime.

C’est Patricia, une dame au yeux doux, aux prunelles noires étrangement cerclés de bleu, qui nous guidera à travers la maison. Du fait d’avoir été épargnée, la maison a à peine changé depuis 200 ans. On y trouve une foule d’objets : peintures à huile, porcelaine de chine, instruments de musique, vaisselles, armoires à tiroirs secrets… qui ne dépayseraient absolument pas les Barrett s’ils devaient revenir. Il y a même un piano destiné à Edward VII fabriqué par celui qui faisait les pianos de Beethoven! La pièce de résistance du rez-de-chaussée, c’est la bibliothèque : la plus ancienne et la mieux conservée de Jamaïque. Au premier étage, c’est la véranda qui m’aura laissé songeuse : exposée plein nord, à l’ombre, sous les alizés, elle offre une vue splendide sur la côte. Accoudée sur la balustrade, mon imagination vagabonde… J’interpelle Sarah qui est à côté de moi : “Imagine… à l’époque, il n’y avait pas toutes ces maisons et ces hôtels. Juste la campagne jusqu’à la plage, des champs de cannes à sucre, quelques cases et des granges de stockage.” Sarah soupire. Je pense qu’elle voit la même chose que moi. La chose la plus incongrue lors de la visite est lorsque nous arrivons dans les chambres… Elles ont gardé leur usage : c’est la vraie chambre de Thomas et Ann Betton, les deux nouveaux propriétaires de la maison. Nous les verrons à la fin du tour, en train de s’occuper du petit pub où l’on peut essayer un petit rhum avant de reprendre la route. Parmi les objets exposés, une veille affiche nous en dit bien plus qu’un long discours sur la période de l’esclavage : On recherche une esclave enceinte, Mary Gold, échappée d’une plantation. Quiconque la cachera se verra poursuivi par la justice et une forte récompense est promise pour sa capture. Sur l même point, on recherche également une mule égarée.

Comme je disais, ça équivaut un long discours.

Good Hope Adventure Park : histoire et adrénaline

Parmi les plantations de l’époque coloniale, Good Hope était une géante. John Tharpe (ou Tharp, les orthographes diffèrent, bizarrement), son propriétaire à la grande époque, était alors le plus grand propriétaire terrien de Jamaïque et aussi le plus grand propriétaire d’esclaves. Pas moins de 3000 paires de bras étaient nécessaire au fonctionnement de son entreprise. Good Hope Estate était tellement grande qu’il fallut même créer un petit village pour pouvoir soutenir la plantation.

A présent, et après bien de péripéties, Good Hope Estate est devenu un grand parc de Loisir : Good Hope Adventure Park. Et le nombre d’activité que l’on peut y faire est impressionnante : river tubbing, balade à pied, dégustation de rhums, ATV…

De notre côté, ce sera le ziplining et le parcours entre les grands arbres de la propriétés. Malheureusement, Morris et moi, blessés à l’épaule, passeront notre chemin. Pendant que le groupe est en train de se préparer pour la tyrolienne, nous attendons le petit bus qui va nous emmener tout la haut sur la colline d’où la “Great House” surveille tout son domaine.

Et c’est une maison bien différente de celle de Greenwood. Plus imposante, reflétant le status de celui qui l’a fait construire mais après la mort de John Tharp, la demeure a connu une multitude de propriétaires et fut même transformée en Bed&Breakfast ! Depuis sa majestueuse entrée la vue est imprenable sur les collines environnantes, la Queen of Spain Valley et les Cockpit Mountains. La visite commence par le sous-sol. C’est ici qu’est enterrée la raison de la construction de la maison: Elizabeth Williams. Construite en 1755 comme cadeau de mariage par le Colonel Thomas Williams, la pauvre Elizabeth ne vivra que quelques mois à Good Hope avant de mourir subitement à l’âge de 24 ans. Une dalle de pierre marque l’endroit où elle repose.

C’est en 1767 que John Tharpe acquiert la propriété et la développe pour en faire une immense entreprise.  Contrairement à Greenhouse, son ameublement original a également presque complètement disparu dans les péripéties de l’histoire. C’est donc plus moderne, mais très élégant. Parmi ce qui reste de la demeure, il h a l’étrange toit du salon, fait de petits carrés de bois ajourés. Quand le temps est à la pluie, les carrés se gonflent avec l’humidité et empêchent l’eau de passer.

Autre petit morceau d’information qui interpelle : la baignoire. La région de Falmouth a reçu l’eau courante avant même la ville de New York et Good Hope fut la première maison équipée d’une baignoire connectée à l’eau courante. Sauf que la baignoire, que l’on peut toujours voir aujourd’hui. Elle était recouverte de cuivre, sensé soigner l’arthrite de Tharpe mais malheureusement, aussi doublée de plomb et ce qui était sensé soigner un mal devint finalement la cause de sa disparition: John Tharpe mourut de saturnisme en 1804, lentement empoisonné par ses bains répéts.

Bonus un peu plus réjouissant : on peut prendre le thé dans l’élégant patio ! Le lieu est tellement enchanteur qu’il est souvent utilisé lors de mariage.

A notre retour, Morris et moi décidons passer à la volerie pour nourrir les perruches, un petit moment sympa qui ravira les amis de animaux et les enfants si vous en avez qui voyagent avec vous.

Le long de la Martha Brae River

C’est la fin de l’après-midi, les eaux couleur jade la Martha Brae River sont un vrai rafraîchissement pour les yeux. Au dessus de nos têtes, les arbres se rejoignent et des arches de bambous géants montent vers le ciel comme des entrées de cathédrales. Et nous ? Nous sommes tranquillement installés sur des radeaux à descendre cette paresseuse rivière pendant que notre rameur attitré pagaie. Tout d’un calme olympien… la lumière, le chant des oiseaux, le bruit rythmé de la rame qui fend qui fend l’eau… Notre rameur est du genre taiseux, c’est qu’il a u en faire des aller et retour depuis le début de la journée mais finalement, ça va bien avec l’ambiance qui transpire des lieux. C’est un vrai moment de déconnexion où on a pu échanger, parler…  Un moment bucolique, parfait pour terminer un séjour qui fut plein de bruit, de sons, de couleurs et de saveurs explosives.

J’ai a peine gratté le vernis de la Jamaïque… et il me tarde d’y revenir pour la mettre un peu plus à nu.

Cette escapade à la Jamaïque a été réalisée avec TUI et TUI fly. Merci également à Riu Hotels. Les opinions de l’auteure lui restent propre, malgré le nombre de rhum punches dégustés.
Et pour rattraper les épisode précédents :
Ma musique du départ #39 : "La Ba'dem" - Yasmine Hamdan
Un jour, un café : le top des cafés bruxellois, 2ème épisode




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