- Teresópolis , Brésil -

February 2015

#MelDoestheWorld : Teresópolis, le Brésil, côté randonnée

Pauvre Teresópolis ! Après l’explosion de vie de Rio, et la joliesse de Petrópolis, elle semble un peu arriver comme un cheveu dans la soupe. Pourtant, la route pour y arriver est superbe puisqu’il faut encore monter plus haut dans la Serra dos Órgãos ! Les montagnes d’un vert brillant défilent. Je me perds dans leur contemplation bien calée dans mon si§ge de bus. Une bonne heure suffit à rejoindre Teresópolis depuis Petrópolis. Lorsque j’arrive à la Radovaria, je découvre une ville un peu « brouillon », mais pleine de vie. Sans vraiment de jolis bâtiments mais avec un panorama unique ! Je ne m’y attendais pas. Je pensais rencontrer un Petrópolis en plus petit, puisque la ville tire son nom de Dona Teresa Cristina, la femme de Dom Pedro II qui donna son nom à Petrópolis mais finalement non. C’est une ville modeste, faite de petits magasins et de petits centres commerciaux qui ont du mal à se différencier les uns des autres, où tout le monde entre, mais personne n’achète. Je découvre un Brésil que je connaissais pas encore. Plus modeste. Seule la place de l’église semble un peu tirer son épingle du jeu mais depuis les hauteurs de la ville, on peut apercevoir le fameux « doigt de dieu », une montagne au profil si particuliers qu’on jurerait un index pointé vers les ciel, un bien joli écrin pour cette ville, n’hésitons pas à le dire, un peu moche… et c’est bien pour ça que je suis là : pour apercevoir cet écrin de plus près !

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Teresópolis, c’est un peu la capitale de la randonnée et de l’alpinisme au Brésil. Même les maisons ont l’air de petits chalets et c’est bien pour ça que les visiteurs viennent : c’est la meilleure porte d’entrée pour le Parc National de la Serra dos Órgãos (aussi connu sous le nom de PARNASO)… et je vais enfin pouvoir tester mes capacités !

L’entrée du Parc se situe à quelques kilomètres de la ville, un bus peut vous amener facilement jusqu’à la Praça do Alto et de là, il y un petit kilomètre à effectuer pour arriver au porte du Parc.

Plusieurs sentiers, de longueurs diverses, s’offrent au randonneur, dont le fameux parcours de près de 40 kilomètres qui relie Teresópolis à Petrópolis. J’en ai choisi deux assez courts, ne sachant pas trop comment j’allais me comporter dans le mélange « montagne + chaleur tropicale » (car le fameux climat plus frais qu’aimaient tant la famille impériale du Brésil est oblitérée par une sacrée vague de chaleur). Avant d’entamer la première randonnée, je prends le temps d’explorer le QG du parc. Le centre d’accueil est plutôt bien fait et renseignements pris, je vais apprendre que ce parc contient 10% de toutes la faune que l’on peut trouver au Brésil. Plutôt impressionnant quand on songe qu’il s’agit d’un « petit » parc et quand on compare avec l’immensité de l’Amazonie ou du Paranal.

Première randonnée : « le sentier du printemps » qui se prolonge par « La Carte postale », inutile de te faire un dessin, Lectrice, Lecteur. Tu auras compris que le but est une vue imprenable sur le « Doigt de Dieu » (Dedo de Deus) et les autre sommets environnants. Cette randonnée est classée comme « modérée ». J’entame donc la marche. Première constatation, les sentiers sont extrêmement bien entretenus, en tout cas sur les trajets les plus courts, que j’ai fait. Sur le chemin, je croise un écureuil… apeuré, celui-ci sonne l’alarme pour ses congénères. C’est la premières fois que je vois çà. Je suis plutôt habituée aux paisibles rongeurs qui n’hésitent quelques fois pas à venir saisir un morceau de nourriture dans vos mains ! Très vite, on se retrouve dans un monde vert, sous les feuilles des palmiers et des fougères arborescentes. A l’ombre certes, mais la chaleur semble rester prisonnière en dessous de la canopée. Et le chemin monte sans discontinuer. Lorsque je mets à suer à grosse goute, je maudis ma paresse. Pourquoi n’ai-je pas commencé plus tôt ? Je repense au journal vu la veille au lobby du petit hôtel où je séjournais. Tu sais qu’il fait VRAIMENT chaud dans ce coin du Brésil quand la télé fait un micro-trottoir à Rio sur le sujet. pour dire qu’il y a une  Vu le nombre de personnes croisées venant du sens inverse, j’ai clairement opté pour l’option « masochiste », puisqu’il est midi ! Suant, soufflant, le nez sur le bout de mes chaussures, histoire d’ eviter un trou, une pierre, je continue… De temps en temps, je m’arrête lorsque j’entends un chant particuliers d’oiseaux mais j’ai beau chercher, dans cette forêt atlantique si touffue, je n’arrive pas à apercevoir une seule plume. La seule faune visible, ce sont les insectes, innombrables. Mais là où je me prends la honte, c’est de voir des familles avec enfants qui me dépassent allègrement. Je crois que ma condition est encore pire que ce que je ne pensais ! Finalement,c’est avec un sentiment de triomphe que je peux admirer la vue ! Et il n’y a pas tromperie sur la marchandise… c’est vraiment une vision de carte postale. Le « doigt de Dieu », la ‘Tête de poisson », le « nez du moine »… tous ces drôles de pics se déploient devant moi et comme le temps est clair, loin derrière les sommets, je peux voir la Baie de Guanabarra, la Baie qui abrite Rio de Janeiro !

 

Après un petit casse-croute, la descente se fait bien sûr plus facilement… mais je ne m’arrête pas là ! Il existe un autre sentier… quasi aussi long, mais beaucoup plus facile : le « sentier suspendu » ! Après avoir gravi une longue série de marches, vous voilà transportée au niveau de la canopée, à une bonne dizaine de mètre de hauteur, au même niveau que les oiseaux… qui resteront toujours invisibles mais ici, à hauteur d’arbre, on peut observer une vie des plantes souvent insoupçonnée, comme les broméliades et les orchidées qui vivent en symbiose avec leurs hôtes et tout le long du parcours, des panneaux informatifs vous livrent les secrets de la « mata atlantica », la forêt atlantique. Un moment assez magique, un peu en apesanteur.

 

Tu l’auras compris, Lectrice, Lecteur, Teresópolis est plutôt pour les amateurs de nature, et d’activité physique. Les plus branchés cultures, eux, passeront leur chemin.

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Pour aller plus loin

Rejoindre Teresópolis : A moins d’avoir loué une voiture : une seule solution : le bus ! L’unique compagnie s’appelle… Teresópolis et relie Petrópolis et Rio de Janeiro. Plusieurs départs par jour. Billets à acheter à la rodovaria (gare routière) à Rio ou Petrópolis.

Rejoindre le Parc National de la Serra dos Órgãos et conseils :

  • Prendre un bus de la ville en direction du quartier « Alto » et se faire déposer à la Praça do Alto (en général, c’est le terminus). Un petit kilomètre plus loin, et on arrive à l’entrée du Parc. Prévoir maillots et serviettes pour faire un petit plongeon dans la piscine naturelle à l’entrée du parc. 😉
  • Ne pas oublier de prendre une grande quantité d’eau, d’écran solaire et d’anti-moustique

Se restaurer à Teresópolis 

  • Pour les petits budgets, la fameuse « cuisine au kilo » est l’idéal ! Et à Teresópolis, les prix sont particulièrement attractif. En plus, si on a la force d’attendre 14h pour manger, il y a une réduction sur le prix standard. Le principe est simple. On entre, on s’installe, on prend une assiette, on se sert, un employé pèse, vous donne un ticket (pour votre addition, il notera aussi le poids si vous vous resservez). Il y en a un au 2e étage du centre commercial sur la droite de l’église mais mon préféré ; c’est « Pimenta Amarella », situé à l’étage d’une maison qui surplombe la petite rue commerçante qui donne sur l’église. S’il ne fait pas trop chaud, on peut manger sur le balcon ! Evidemment, il ne faut pas s’attendre àde la grande cuisine mais c’est là que viennent manger de nombreux Brésiliens. Pour 5 euros, j’ai belle assiette avec viande, riz et légumes!
  • La Taberna Alpina : le restaurant le plus connu de Teresópolis,, avec son air de petit chalet. Intérieur un peu désuet, service impeccable et prix… un peu chers.
  • San Telmo : pas de Starbucks ou de Starbucks-like à Teresópolis (heureusement) mais le joli Café San Telmo est l’endroit pour déguster un café carioca en écrivant ses e-mails pour rendre jaloux famille et amis restés au pays. Avec sa déco chinée (ou qui a l’air de l’avoir été), c’est un chouette endroit pour pouvoir se ressourcer.
  • Vagão : Doit être le resto-bar le plus branché de la ville. En partie installé dans un wagon de train, vous y trouverez au moins une centaine de bières (les Belges les plus nostalgiques pourront combler leur manque… au prix fort) dont quelques brésiliennes (j’ai opté pour une Petra Aurum, à la jolie robe dorée et bien rafraîchissante). On y sert aussi des steaks, hamburgers, etc. Que je n’ai pas testé.
Belfast, phénix d'Irlande du Nord
Derry ? Londonderry ? London/Derry!