- , -

March 2014

Ma musique du départ #2 : Eivør, Far Away

far-away

Lectrice, Lecteur,

Commençons à prendre notre vitesse de croisière… Premier petit message perso: merci pour vos réactions! Vous êtes nombreux à m’avoir fait part de votre plaisir à découvrir de nouveaux artistes et de sons venus d’ailleurs (et quelques fois d’ici).
Après la mise-en-bouche franco-rétro de vendredi, on va réellement prendre le large avec Eivør.

Si les habitants des Îles Féroé sont fières d’une des leurs, c’est bien d’ Eivør Pálsdóttir. A 30 ans, Eivør est une des artistes les plus connues et les plus récompensées des Féroé. Son charme, sa voix claire et sa versatilité n’y sont pas pour rien. Avant d’embarquer pour Tórshavn, je m’étais déjà plongée dans son album le plus connu, histoire de me mettre déjà un peu dans l’ambiance. Un peu country, un peu folk, un peu jazz, un peu classique, un peu trip-hop… la demoiselle touchait à tout et je trouvais les chansons jolies, et souvent mélancolique. Ce n’est que quelques semaines plus tard que la beauté de la musique d’Eivør m’est tombée dessus.

J’étais revenue des Îles Féroé depuis un mois, les yeux encore plein d’images de ces cailloux verts et noirs, de cet océan infini et de ce ciel tourmenté qui leur servaient de coupole. L’office du tourisme Visit Faroe Islands venait tout juste de sortir une vidéo pour célébrer son rebranding, avec la musique d’ Eivør. Et au milieu de la vidéo, je me suis mise à pleurer de manière incontrôlable. Il semble que les Féroé m’aient touchées plus que je ne le pensais. Ce morceau: Far Away.

Guitare sèche, envolées de violons, et la voix la chanteuse, cristalline comme l’air des îles. Mais ce qui m’a encore plus touché, après l’avoir réécoutée, c’est combien cette chanson est profondément féroïenne. Au début, une jeune femme s’adresse à un homme. Son père? Un ami d’enfance? Je te laisse apprécier. Elle le presse de prendre le bateau, et de partir, loin, tous les deux. Et je me rappelle la conversation de mon premier soir chez Rakul, de la réalisation que quitter l’archipel n’est pas si facile que çà. Dans ce petit archipel, l’un des plus isolé d’Europe, tout le monde rêve d’ailleurs. Les paysage ont beau être grandioses, on y voit toujours les même têtes, on tourne en rond et on regarde la mer en pensant s’échapper. Les habitants quittent les plus petites îles pour la capitale et ceux de la capitale rêve du vaste monde. Et la porte de sortie ancestrale: c’est l’océan.

Dans la deuxième partie de la chanson, l’homme n’est plus là et elle, elle attend et se souvient. L’attente du retour du marin,  un autre thème qui est reste encore présent dans la psyché et l’art des Féroés.

“Le Départ” de Sámal Joensen-Mikines

Alors plongez-y, laisser vous bercer… le côté rustique de la guitare, dont la mélodie part et revient comme la ritournelle d’une vieille chanson, les envolées de violons qui soufflent aux oreilles comme le vent, une chanson de haut et de bas comme la houle.

Mais je vais me taire, et te laisser apprécier.

Playlist “Musique du départ”

Halló, Ísland : le Golden Circle (2e partie)
Ma musique du départ #1 : Week-end à Rome




En continuant sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies Plus d'informations

Nous utilisons des cookies pour vous garantir la meilleure expérience sur notre site. Si vous continuez à utiliser ce dernier ou cliquez sur "Accepter", nous considérerons que vous acceptez l'utilisation de ces cookies.

Fermer