- Cape Town , Afrique du Sud -

September 2014

Le Cap, mon amour : Souvenirs de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales

Un feu brûle dans le poêle du “Mojito Bar” et un groupe de reggae contribue à réchauffer encore plus l’atmosphère. Quatre ans après, il est toujours là, ce petit bar chaleureux du Cap, en plein Long Street, qui avait écrit une des plus belles pages de mon voyage. Assis derrière une bière, Jeune Loup est dans son élément, de retour en ville! Et quoi de mieux que Long Street, ses innombrables bars et restaurants  Juste avant, j’avais tenu à l’emmener dans le tout premier bar où j’avais mis les pieds lorsque j’avais débarqué au Cap: “The Neighbourhood“. Lui aussi était toujours là, sa large terrasse et son joli balcon inchangé. C’est comme si j’étais partie de la veille. Je dois dire que moi aussi, je suis heureuse d’être là. C’est un peu comme retrouver une vieille amie dont ont s’est languie pendant longtemps.

J’ai repris pied, retrouvé mes marques…. et les écureuils dociles de Company’s Gardens, le jardin de la Compagnie des Indes Orientales. Loin d’avoir peur de vous, il suffit de tendre la main pour qu’il s’approchent, venant poser leurs petites pattes sur vos doigts, pensant que vous avez un petit à grignoter à leur offrir. Je m’amuse au jeu des sept différences. Il y a pas mal de changements

La nuit est vite tombée, et nous voilà dans ce bar, déjà à se remémorer les 3 jours de roadtrip passé, à écluser des Castles Beers et des Windhoeks et à se dandiner lentement au rythme de standards de Bob Marley.

Le lendemain, c’est sur la belle Greenmarket Square que l’on prend le petit-déjeuner. Malgré le froid de la nuit qui s’accroche sur la place, la plupart de gens sont attablés sur les terrasses. Greenmarket Square, c’est sans doute le plus joli espace public du Cap, et probablement l’une des plus ancienne (elle date du XVIIe siècle). Ancien marché aux esclaves, puis marché aux légumes, ce sont maintenant les vendeurs de babioles,qui ont investi ses pavés.  Elle n’est pas bien grande, mais entourée par de magnifiques bâtiments, la plupart Art Déco et ses arbres lui donne un petit côté très élégant. On flâne parmi les étals: tissus, sculptures, bijoux en perles… certes un peu cher mais d’une qualité supérieure.

D’un marché à l’autre, nous atterrissons à celui de Grand Parade, les plus populaires des marchés du centre du Cap. Et Grand Parade porte bien son nom : c’est une grande esplanade, bordée par le monumental hôtel de ville, et plus loin encore, par la montagne de Devil’s Peak et bien entendu par Table Moutain, la Montagne de la Table, la figure tutélaire de la Ville du Cap, un mur de pierre contre lequel la cité s’est lovée. Ou que l’on soit en ville, elle est là, comme une présence rassurante. Et ce matin, la montagne de la Table trône dans un ciel d’un bleu presqu’irréel. Sur Grand Parade par contre, on s’affère! Les badauds, bien emmitouflés dans leur manteau, fouine dans les différents étals. Nous sommes en semaine et il y a un peu moins de marchands que dans mes souvenirs… mais si jamais il vous manquait quelque chose pendant votre voyage (t-shirts, chaussettes, adaptateur, chargeur, souvenirs), il y a des fortes chances que vous le trouverez là.

Si l’Hôtel de Ville ferme un côté de la place, un autre côté est pris par la plus ancienne construction européenne du Cap: le Fort de Bonne-Espérance. Construit par la Compagnie néerlandaise des Indes orientales, le château fut pendant longtemps le lieu qui administrât la destinée de la colonie du Cap. C’est maintenant un des musées les plus visités de la ville. Je n’avais pas eu l’occasion de le visiter mais Jeune Loup est assez motivé pour le faire. On acheté nos billets, et on entre.

Pour commencer la visite, nous avons droit à une petite relève de la garde en costumes historiques puis nous sommes pris en charge par un guide qui nous faire faire le tour du propriétaire. Perché sur le chemin de ronde, on essaie d’imaginer. A sa création, le Fort était au bords de l’Océan. C’était un petit monde qui pouvait vivre en vase clôt: tout s’y trouvait: depuis la cave à vin, en passant par l’église, jusqu’à une boulangerie! Au fur et à mesure, ce qui était un fort militaire destiné à protéger les intérêts de la Compagnie, est devenu un lieu d’administration. Depuis le Kat Balcony, le Gouverneur venait y faire des annonces à la petite colonie. Autre signe de la “normalisation” du Fort: on y avait construit un joli bassin d’agrément, la piscine de Lady Anne Barnard, qui était l’ “hôtesse” officielle du Gouverneur.

Mais qui dit Fort dit guerre… et prisonnier. S’il y a des chambres pour y loger les soldats, il y a aussi des cellules pour les captifs. Et il semble que le guide a compris la certaine fascination du public pour les geôles. Nous les visiterons longuement… et je ne souhaiterais pas le mitard du Fort à mon pire ennemi. Quand on regarde bien on trouve des traces du passage de ces infortunés : les prisonniers y ont gravé leur noms!

Et pour terminer en beauté, la visite s’achève par les donjons et chambres de torture… Je vous laisse deviner ce à quoi pouvait bien servir ce sinistre crochet.

Lorsqu’on retrouve la lumière du soleil, on ne peu pas s’empêcher de cligner des yeux comme des hiboux aveuglés. Pour chasser tout celà, il va falloir utiliser les grands moyens! Et quoi de mieux que de sa lancer à la chasse aux manchots du Cap?

Mais çà, ce sera pour un autre épisode!

Pour aller plus loin

Company’s Gardens est le siège de deux importants musées: la South African National Gallery,  un musée qui couvre l’art en Afrique  du Sud (et ailleurs), de la période coloniale aux modernistes, le Planetarium (parfait pour faire connaissance avec la voute céleste australe) et surtout, le South African Museum, un des plus importants musées de sciences et d’histoire du pays. A ne pas louper!

Le Fort de Bonne-Espérance : Outre les installations militaires, le Fort abrite également une collection d’art dans le bâtiment principale: The William Fehr Collection.   William Fehr était un collectionneur passionné qui a rassemblé de nombreux objets et œuvres sur plusieurs siècles. C’est aussi l’occasion de découvrir les lieux du pouvoir de l’ancienne colonie du Cap. t si une petite faim se fait sentir, pourquoi ne pas acheter un snack dans l’ancien magasin du Fort ou mieux encore, prendre une table au De Goewerneur Restaurant. Voyage dans le temps assuré!

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