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 Ça fait des jours que ce refrain me poursuit. Mais enfin, j’y suis! Lorsque j’ai gagné il y a quelques mois le concours organisé par Wimdu et Tripwolf, j’avais décidé de me rendre dans un endroit où le budget logement serait conséquent et New York a été la première destination qui m’est venue à l’esprit. Cela faisait trop longtemps. Trop longtemps que depuis les fenêtres de mon hôtel, j’avais contemplé les tours jumelles du World Trade Center, le temps d’un week-end. Trop longtemps aussi depuis que cette ville fut mon port d’adieu aux États-Unis, après 4 ans d’expatriation.

Et finalement, m’y voilà, avec deux amis, à remonter Broadway depuis Lower Manhattan vers Midtown. Une parfaite introduction pour Gardienne-des-cordons de la Bourse pour qui c’est une première sur le sol américain. J’ai bien failli ne pas y arriver! Cette expatriation continue de me hanter! Au moment de passer l’étape la plus pénible du voyage, celui de l’immigration américaine, je vois l’agent froncer les sourcils . Uh oh…

« Vous avez encore votre carte verte?

– Euh non, je l’ai rendue il y a plusieurs années déjà, à l’ambassade à Bruxelles.

– Ah? Parce qu’il semblerait qu’ils ne l’aient pas enregistré!

– Whaaaaaaaaat?

– Follow me, Ma’am »

Et voilà… mon passeport est placé dans la redoutable enveloppe orange, et je suis emmenée vers un bureau pour un interrogatoire en profondeur. L’endroit est triste et déprimant. Quelques voyageurs, les yeux rougis de fatigue par un long trajet, attendent qu’on statuent sur leurs sorts, les traits tirés par l’anxiété. Au guichet, un jeune homme semble avoir quelques démêles avec ses séjours répétitifs. Pas sûr qu’on le laisse entrer. J’attends en essayant de me relaxer. Je sais que je n’ai rien à me reprocher mais le simple fait de me trouver là suffit à me faire sentir coupable. Un agent s’empare de mon « dossier » et me fait signe de le suivre dans une autre pièce. J’explique mon parcours. Le vice-consul qui a lui-même repris la carte et signé le reçu de reddition de la carte. Juste avant, il avait insisté en me demandant si j’étais sûre de ce que je faisais, comme si ma décision lui était incompréhensible. Et cette carte verte n’était pas encore rayée. Et quand l’avais-je rendu? Le blanc. J’essaie de me rappeler pendant que l’agent me regarde par dessus ses lunettes. 2007? 3008? Impossible de m’en rappeler. Je n’en mène pas large, me voyant déjà escortée vers l’avion du retour. Finalement, je vois sur son écran qu’il trouve une note mentionnant que j’ai bel et bien rendu ma carte. Mon manque de mémoire ne sera donc pas pénalisé. L’agent estampille mon passeport et me lance un « Welcome to the United States » et voilà…  quelques heures plus tard, je contemple Times Square avec deux amis éblouis.

L’aventure peut commencer! En attendant de te la raconter, lectrice, Lecteur, voici un petit Storify pour patienter!