- Toulouse , France -

September 2015

Une promenade à travers Toulouse, la ville rose

Comment ne pas aimer Toulouse ? La ville rose est une de ces villes où l’on se sent à l’aise tout de suite. Est-ce le soleil ? La chaleur des gens du Sud-ouest ? L’harmonie architecturale qui ressort du Vieux Toulouse ? Le goût du kir violette ? Sans doute un peu de tout çà… Partie en conférence, j’avais décidé de m’accorder quelques jours en plus pour me balader, appareil-photo dans les mains, à l’aise, à mon rythme, à la découverte des classiques du Vieux Toulouse.

Canal de Brienne

Mon compagnon quotidien, mon hôtel étant à la proximité du canal, j’ai arpenté ses berges plusieurs fois par jour. Ce petit canal bordé de platanes relie le canal du Midi à la Garonne. Ses bords ombragés sont le royaume des joggeurs et lorsque le soleil se couche, la douce lumière qui filtre à travers le feuillage incite à la paix et au repos de l’âme.

Saint-Pierre et la Daurade

Le places, quasi jumelles, de Saint-Pierre et de la Daurade sont les royaumes des étudiants. Surtout la place Saint-Pierre avec ses bars et terrasses d’extérieur, l’Université de Toulouse I étant à deux pas. La place est encore en cours de rénovation, mais ça n’empêche pas les grandes tables des bars de se remplir.

La Place et le port de la Daurade sont eux déjà réemenagés. Depuis la place, on peut admirer le quartier de Saint-Cyprien, de l’autre côté de la Garonne mais aussi embarquer pour une petite excursion fluviale le long de la Garonne et du canal du Midi ! La Basilique de la Daurade et tout à côté. Cette basilique un peu austère portait ce surnom à cause d’une mosaïque dorée qu’on pouvait y trouver… Elle n’existe plus à présent. La particularité de la basilique, c’est qu’elle est en bords de quai donc, pour pouvoir apprécier sa façade, il faut se rendre de l’autre côté du fleuve !

L’hôtel d’Assézat et la Maison de l’Occitane

L’hôtel est un énorme bâtiment construit par un riche pastelier. Tellement énorme que Monsieur d’Assezat, finalement ruiné, n’en vit pas la fin de la construction. C’est un des plus joli hôtel particuliers de Toulouse et est un centre culturel important. D’un côté, on y trouve le Musée de la Fondation Bomberg, qui regroupe des tiles et dessins allant de la Renaissance à l’art moderne, et de l’autre, on y trouve plusieurs académies scientifiques. Malheureusement pour moi, le musée était fermé (nous étions un lundi). Pas de bol !

Si vous prenez le métro à Toulouse vous vous apercevrez vite que les annonces d’arrêts sont faites en deux langues : en français… et ensuite dans une drôle de langue qui semble à première écoute ressembler à l’espagnol. En vous baladant dans la rue, vous remarquerez que les rues et places sont aussi bilingues. C’est parce que vous êtes en plein coeur du pays occitan, le pays de la langue d’Oc et malgré une politique qui réprimait les langues et dialectes régionaux jusqu’à récemment, l’occitan a survécu. Et on peut même dire qu’il a repris du poil de la bête. Cette langue semble une espèce de mélange entre du français, de l’italien, de l’espagnol, et a l’air proche du catalan. Toulouse (Tolosa en occitan) en est un peu la capitale non-officielle et la Maison de l’Occitanie est là pour faire perdurer cette identité. Le bâtiment en lui-même est assez particulier pour être noté : on dirait une espèce de gros donjon aux épais murs au mileu d’un centre ville aux petites rues serrées.

Rue de Metz, Musée des Augustins et Cathédrale Saint-Étienne

Les petites rues médiévales du vieux Toulouse cèdent la place à la rue de Metz, une large avenue où les magasins sont aussi imposants que les boutiques du Vieux Toulouse sont petites (allez jeter un œil dans le magasin d’Habitat, vous allez halluciner). On arrive tout doucement au grand musée d’art de Toulouse : le Musée des Augustins. Le musée est installé dans l’ancien couvent de l’ordre, un magnifique complexe renaissance que je ne ferai qu’entre-apercevoir, faute de temps (voilà ce qui arrive quand on flâne)… Le Musée semble énorme et la collection de peinture couvre 6 siècles d’histoire de l’art, de la Renaissance au début du XXe siècle (la partie sculpture remonte encore plus loin).

Mes pas finissent par me conduire à la Cathédrale Saint-Étienne… Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’elle n’est pas comme les autres… On dirait qu’elle a été montée à différentes époque… ou plutôt, qu’une partie a été démolie, et qu’on reconstruit par après sans se préoccuper des plans antérieurs. Placer-vous devant le portique : il est en pierre blanche et de style gothique. Le reste est en brique rouge, avec un style plutôt massif. Et apparemment, tout n’a pas été construit à la même époque. A l’intérieur, c’est la même chose : on retrouve une  nef romane, tandis que le choeur est gothique. A défaut d’harmonie, celà crée une cathédrale unique en son genre!

Halle aux grains, Place Saint-George, Place Wilson et Capitole

Traversons un peu les boulevards pour rejoindre la Halle aux grains. Nous voilà pour la première fois en dehors des anciens murs historiques de la ville. La Halle aux grains a connu une courte existence en tant que marché couvert, à peine un siècle. Dans les années 70, on décide de la transformer en salle de spectacle, et c’est toujours sa vocation, grâce à son acoustique exceptionnelle. Et pour les petites faims ou soif d’avant et d’après concert, les bistrots ne manque pas sur la place qui la borde.

Retraversons les boulevards… le quartier Saint-Étienne jouxte celui de Saint-George avec ses boutiques de luxe et sa jolie place arborée. Il est bien agréable d’aller y prendre un déjeuner sous les arbres.Si jamais vous vous donnez rendez-vous à Toulouse, il y a de fortes chances pour que le lieu soit le Capitole ou la Place Wilson. Cette grande place tout ronde à proximité du Boulevard est une des plus connue (et les plus accessibles) de Toulouse. C’est ici que les deux lignes se croisent, nous sommes à l’orée du quartier le plus commercant de la ville et la place Wilson bruisse toujours de monde! Sur la place même, on trouve quantité d’hôtels et de bistrots (chers) mais surtout, on y trouve un manège qui est là à toutes périodes de l’année. Pendant que les adultes papotent sur les bancs, les enfants peuvent s’en donner à cœur joie sur les chevaux de bois.

Finalement, nous y voilà… le Capitole. Le cœur de la ville. Il est là, majestueux, trônant sur une immense place. Pendant des siècles, les “capitouls” (une espèce de conseil municipal) ont présidé à la destinée de Toulouse et des ses habitants, jusqu’à la révolution française. C’est peut-être à cause de cette place que Toulouse a hérité de son surnom de ville rose… ici, la brique à une couleur particulière… plutôt saumon que rouge ou orange et le Capitole prend quasi toute la largeur de la place. A le voir comme çà, on jurerait plus un parlement qu’un hôtel de ville ! Toulouse, ville riche, fière et indépendante, avait tenu à montrer son statut au monde en faisant construire le bâtiment.  A l’intérieur, on y trouve la mairie (avec la magnifique “Galerie des Illustres”, une vraie extravagance), le Théâtre du Capitole et à l’arrière, le Jardin Henri IV et le donjon (où on a placé l’Office du Tourisme de la ville, tsss…)

De l’autre côté de la place, on trouve une rangée d’arcades remplie de café et de bistrots. Et je pense que vous ne résisterez pas pour faire une petite pause… bien mérité… OUF!!!

Et maintenant, c’est le moment de commander votre kir violette!

BONUS : Quartier Saint-Cyprien

On l’admire souvent depuis la Garonne, avec le dôme de l’hôpital de la Grâve qui domine sont paysage, c’est une des vues les plus iconiques de la ville pourtant, Saint-Cyprien reste un peu ignoré. Quartier populaire, il ne manque pourtant pas d’atout.

Allez rendre une visite aux magnifique salle de l’Hôtel-Dieu Saint-Jacques. Cet ancien hôpital (il fait toujours partie du système hospitalier toulousain mais est devenu un bâtiment administratif)  et gravissez les escaliers de l’entrée pour vous tenir devant une superbe fenêtre avec une vue imprenable sur la rive droite de la Garonne. Profitez-en pour admirer efin la facade de La Daurade, justement. 😉 Ses jardins sont aussi bien agréables, et le coquillage géant qui y trône atteste du rôle de l’hôpital pour les pèlerins en route pour Saint-Jacques de Compostelle.

Faîtes aussi un petit saut à l’église Saint-Nicolas où l’on retrouve sculpté sur la façade, le mythe de la résurrection des trois garçons transformés en petits salés. Ou encore, Les Abattoirs, le grand musée d’arts moderne et contemporain de Toulouse, que je n’ai malheureusement pas eu le temps de visiter. Et je dois dire : il sera le premier dans la liste lors d’une prochaine visite!

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  1. ParIciMarie
    le 22.11.2017

    Très bel article…! Toulouse me manque parfois 🙂
    A bientôt, Marie.

  2. Melissa
    le 22.11.2017

    Je comprends, Marie… une ville si agréable à vivre. Qu’est-ce qui te manque le plus ?

  3. LadyMilonguera
    le 22.11.2017

    Toulouse est vraiment une très jolie ville et ton article et tes photos le prouvent…

  4. Melissa
    le 22.11.2017

    Fort aimable, Milady… on est si bien à Toulouse ! Quel coin as-tu préféré ?

  5. christelle
    le 22.11.2017

    Ma ville !!!!

  6. Melissa
    le 22.11.2017

    J’espère bien t’y croiser la prochaine fois, Christelle… à charge de revanche!

  7. Valérie@EnvieVoyages
    le 22.11.2017

    Je n’ai jamais mis les pieds à Toulouse mais la ville semble tellement agréable.
    La France est riche en découverte!
    Merci pour ton passage sur mon blog et à bientôt j’espère 😉

  8. Melissa
    le 22.11.2017

    C’est riche à tout point de vue, Toulouse. Riche en patrimoine, en cuisine, en chaleur humaine… et juste un petit sait en avion pour y aller. 😉 A te lire vite.

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