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Munich… cela fait 4 heures que je suis là, je fixe le verre de bière que j’ai commandé. Impossible de faire l’impasse sur au moins un verre, puisque je suis en Bavière, terre d’une de plus grande beuverie planétaire qu’est l’Oktoberfest! Dehors, un ciel menaçant et une atmosphère lourde m’ont dissuadé de faire une visite éclair. Car et la fatigue engrangée ces derniers mois et qui m’ont mis sur les rotules. Les 7 heures (et demie) s’écoulent avec la lenteur d’un calvaire… J’ai travaillé un peu, histoire de me donner bonne conscience, ai répondu à du courrier et me suis mise à errer de terminal en terminal en attendant l’annonce de la porte d’embarquement pour mon vol. Mes yeux retournent sur le verre de pils, spécialement brassée pour le restaurant. Elle est légère et pourtant, je réalise qu’elle est en train de m’assommer alors que j’en ai bu un quart! Je dois vraiment avoir sous estimé mon état de fatigue! Et là, j’avoue Lectrice, Lecteur, je me sens un peu ridicule… et un peu pathétique aussi (j’aurai vraiment du sortir de cet aéroport). Lufthansa, qui joue bien entendu à domicile, a équipé ses portes d’embarquement de distributeur de thé-café-chocolat gratuits. Charmante attention et je ne me prive pas d’en prendre deux, histoire de dégriser… Paradoxalement, pas de fontaine à eau alors qu’on vend des bouteilles d’un demi-litre au prix prohibitif de 3 Euros! Finalement, je me concède quelques chips, seul aliment bon marché dans cet aéroport… ça et le café ont vite fait de me retaper… Peut-être est-ce aussi le soleil couchant qui fait une apparition en guest star de la journée dans un intercice que les nuages on laissé entre le ciel et l’horizon! Le ciel est de bronze et d’acier ce soir. Enfin, je vois une hôtesse s’affairer au comptoir et un quart d’heure plus tard, on ouvre l’embarquement. L’avion est plein, et même complet. Je ne pensais pas que Tbilisi était si courue! C’est parti pour 3 heures et demie de vol, un peu secoué… Ça ne m’empêche pas de dévorer mon plateau repas, seul vrai repas depuis la veille. Quand les lumières s’éteignent pour nous permettre de dormir un peu, mon cerveau se met à battre la campagne furieusement. C’est sans doute pour ça que je déteste les vols de nuit! L’effet est immédiat… Le bruit constant des moteurs, la cabine plongée dans l’obscurité et l’éclat un brin plus fixe des étoiles à cette altitude me tireraient des kilos de mélancolie même si j’étais en partance pour les Caraïbes! Sans doute est-ce cette longue attente, seule dans cet aéroport… Je pense que je commence à moins aimer voyager en solo. A 3 heures du matin: nous aterrissons… m’y voià enfin dans cette Géorgie bien mystérieuse! L’aéroport de Tbilisi n’est pas grand mais tout en verre! Il y a une foule de gens, pas seulement de notre vol! Je me demande bien pourquoi on fait arriver les avions à cette heure là! Je pensais attendre le matin et prendre le premier bus mais percluse de fatigue, je cède aux avances d’un taxi qui a bien voulu réduire le montant de sa course face à un premier refus. Giorgi sera donc, après la douanière, le premier contact avec la population géorgienne. Il parle quelques mots d’anglais et essaie de me faire parler. Je suis tellement à l’ouest que je réponds par monosyllabe. Nous arrivons enfin à l’auberge ou j’ai réservé. Je sonne, on m’ouvre. Il fait tout noir et dans les escaliers, l’éléctrivité ne m.arche pas… Giorgi, très galant, décide de m’accompagner à l’intérieur. Il veut être sûr qur que tout va bien. Les couloirs de ce qui semble être une grande maison sont plongés dans le noir. Ou se trouve donc la réception??? Giorgi me regarde d’un air dubitatif. Je lui dis que ça va aller. L’auberge a bonne réputation, a défaut de faire bonne impression. Avant de partir, Giorgi me demande encore une fois si je ne veux pa qu’il me conduise ailleurs. Sa sollicitude me touche. Je le rassurer en essayant de lui expliquer que j’ai déjà réservé et que tout va bien… Je rentre donc dans le noir, sac-au-dos. Quelqu’un a bien du m’ouvrir et pourtant, pas âme qui vive! Je suis complètment perplexe quand, un à un, une série de jeunes Chinois en caleçon sortent de leur dortoir, l’air ensomeillés et surpris. Ils ne parlent pas anglais. J’essaie de leur faire comprendre que je cherche la réception. L’un d’eux pousse une porte et je me retrouve dans une pièce plongée dans le noir avec mon Chinois qui essaie de réveiller une silhouette endormie à même le sol. Le jeune homme se lève, je lui fait comprendre que je viens d’arriver. Il essaie de réveiller Nic, le responsable de l’auberge, mais celui-ci dort à poing fermé! Pour ne pas me laisser en rade, mon sauveteur se saisit de deux beanie bags, me sort une couverture et me voilà en train de m’allonger toute habillée pour essayer de trouver le sommeil et attendre que le jour se lève pour tirer celà au clair.

Il y a des occasions où il ne faut pas se poser de questions! src to Geoia

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4 Responses so far.

  1. Lucie says:

    Bonnes premières impressions? Tu as trouvé la réception finalement? C’est quoi ton programme pour les prochains jours?
    Lucie Articles récents..Bangkok: Silom RoadMy Profile

    • Melissa says:

      Eh eh eh… La suite au prochain épisode, Lucie! ;) Mais je suis ici depuis lundi. Demain, je vais visiter Gori, ville natale de Staline puis je pars deux jours dans le Caucase. ;)

  2. Didier Vander Cruyssen says:

    On croit faire un voyage, mais c'est le voyage qui nous fait

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