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May 2012

(Republic) of Georgia on my Mind: Mtskheta, des saints et des hommes – 1e partie(Republic) of Georgia on my Mind: Mtskheta, des saints et des hommes – Part 1

Pas de chants pour égayer mon lever ce matin, mais bien un couple de polonais débarqués vers 5 heures du matin (les horaires des avions à Tbilissi sont VRAIMENT bizarres). Ce matin, je me force à me lever un peu plus tôt puisque je pars à Mtskheta.

Mtskheta, c’est un peu là où réside l’âme de la Géorgie. C’est ici que Sainte-Nino “la révélatrice” vint convertir la reine d’Ibérie, l’un des royaumes précurseur de la Géorgie et ainsi en faire l’un des premiers pays ayant le christianisme comme religion d’État. Et depuis le IVe siècle, c’est dans cette ville que se trouve le siège de l’Église géorgienne.

Mais avant de me plonger dans un bain mystique, il faut d’abords passer par le chaos de la gare routière de Didube. C’est de là que parte la plupart des marshrutkas, ces mini-bus que l’on trouve partout dans les anciens pays soviétiques et pourvoient au manque de transport en commun. Mtskheta étant toute proche (une trentaine de kilomètres) de Tbilissi, je ne me fais pas trop de souci. Quand j’arrive à Didube, j’ai comme un flash-back de la Moldavie! L’atmosphère est là même! C’est une place bondée de véhicules, de kiosques vendant tout de sorte de choses, de petits cafés et d’étal de marché. Ça grouille de partout et on m’interpelle de partout. Ça doit être mon air un peu perdu qui doit me trahir! Parmi des dizaines de véhicules, il faut trouver le bon! Je déniche enfin le coin où se cache les marshrutkas pour Mtskheta, achète mon billet (1 lari) et en voiture Simone!

Mtskheta
Première découverte: celle des banlieues de Tbilissi… C’est donc ici que se cache les horreurs architecturales communistes. On a beau essayer de les égayer avec un peu de couleur: peine perdue! Et suivant la tradition américaine, on y installe également des centres commerciaux géants. J’en repère un, tout neuf, juste avant de quitter la ville. Je note l’endroit dans un coin de mon cerveau. Tout comme les supermarchés, c’est une de mes marottes… et un bon baromètre des goûts d’une ville.

Une petite demi-heure plus tard, nous voilà à Mtskheta, ville inscrite au patrimoine de l’UNESCO. Et on voit bien que les Géorgiens ont voulu en faire un atout touristique majeur. Tout est immaculé et semble avoir été rénové tout récemment! Le centre historique de la ville est tout petit et se concentre autour de son joyau: la Cathédrale de Svetitskhosveli.

Mtskheta, Svetitskhoveli
Le complexe est impressionnant et cette cathédrale a une particularité: elle est enserrée des fortifications. Certes modestes, mais des fortifications quand même. C’est la première fois que je vois çà! Avant d’entrer, je passe prendre quelques renseignements au bureau d’information touristique, passe la grande porte et me retrouve dans le complexe. Immédiatement, on se sent coupé des vicissitudes du monde.  Certes, Mtskheta n’est pas la ville la plus trépidante qui existe mais l’effet est immédiat. Même le groupe d’écoliers en excursion qui est entré avant moi se tient à carreau! La cathédrale est là… on la voit telle qu’elle fut construite au XIe siècle (même si l’ancienne église date du IVe!). Son pauvre architecte, Arsukhidze, n’aurait pas eu le temps de la voir complétée. Une cathédrale certes mais être une maison de Dieu ne suffisait apparemment pas à garantir la sécurité. Dans un coin, on trouve le magasin où l’on entreposait la poudre et les armes!

Mtskheta, SvetitskhoveliMtskheta, Svetitskhoveli

J’entre finalement dans la cathédrale et suis immédiatement accueillie par un Jésus gigantesque, peint en fresque au bout de la nef. A l’intérieur, l’ambiance est recueillie. Un guide à voix basse donne quelques explications aux enfants qui vont ensuite baiser l’évangile, des dames allument des cierges à différentes icônes avant de plonger dans de profondes prières. La foi orthodoxe, ce n’est pas pour rire! La légende veut qu’un juif géorgien, Elias, ait été à Jérusalem lorsque Jésus fut crucifié et enterré. On ne sait comment, il entra en possession de sa robe, la ramena chez lui et lorsque sa sœur, Sidonie, la toucha, elle tomba raide morte d’émotion et il fut impossible de détacher sa main de la robe. Elle fut donc enterrée avec et la tombe se trouve dans la cathédrale, Sainte-Nino ayant souhaité que la cathédrale se construise à cet endroit.  J’admire, j’admire… notamment le trône du Catholicos-patriarche de l’Église orthodoxe géorgienne et ce qui reste des fresques n’ayant pas été détruites par des guerres ou des tremblements de terres.

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A la sortie de la cathédrale, les petites veuves et les musiciens sont là… J’observe un vieux monsieur qui semble se donner à fond dans le chant, un chant doux et mélancolique qui vous saisit l’âme. Je lui demande s’il veut bien se faire prendre en photo. Je sais qu’il attend mon aumône en retour… Ce sera un des deux seuls portraits que je prendrais pendant le voyage. Je reste encore trop timide pour demander aux gens s’ils veulent se faire prendre en photo.

Mtskheta, Svetitskhoveli

La prochaine étape, c’est le monastère de Jvari… Ce monastère perché sur une colline solitaire domine le paysage de Mtskheta et pour y arriver à part avoir un goût pour la marche, il faut un véhicule. Alors que je me dirige vers l’hôtel de ville de Mtskheta, un homme d”une cinquantaine d’année me tombe dessus: Alexander.  Après pas mal de palabres, lui ne parlant pas anglais et moi ni géorgien, ni russe, nous convenons d’un prix pour me conduire jusque là haut.

Ce sera le début d’une belle histoire… qui mérite un fois de plus son propre article!  ;D

Et vous? Quel est le lieu le plus spirituel que vous ayez visité? Avez-vous déjà été touché(e) à l’âme par un endroit particulier?

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Pas de chants pour égayer mon lever ce matin, mais bien un couple de polonais débarqués vers 5 heures du matin (leshoraires des avions à Tbilissi sont VRAIMENT bizarres). Ce matin, je me force  me lever un peu plus tôt puisque je pars à Mtskheta.

Mtskheta, c’est un peu là où réside l’âme de la Géorgie. C’est ici que Sainte-Nino “la révélatrice” vint convertir la reine d’Ibérie, l’un des royaume précursuer de la Géorgie et ainsi en faire le premier pays ayant le christianisme comme religion d’état. Et depuis le IVe siècle, c’est dans cette ville que se trouve le siège de l’église géorgienne.

Mais avant de me plonger dans un bain mystique, il faut d’abords passer par le chaos de la gare routière de Didube. C’est de là que parte la plupart des marshrutkas, ces mini-bus que l’on trouve partout dans les anciens pays soviètiques et pourvoient au manque de transport en commun. Mtskheta étant toute proche (une trentaine de kilomètres) de Tbilissi, je ne me fais pas trop de souci. Quand j’arrive à Didube, j’ai comme un flash-back de la Moldavie! L’athmosphère est là m^eme! C’est une place bondée de véhicules, de kiosques vendant tout de sorte de choses, de petits cafés et d’étal de marché. Ca grouille de partout et on m’interpelle de partout. Ca doit être mon air un peu perdu qui doit me trahir! Parmi des dizaines de véhicules, il faut trouver le bon! Je déniche enfin le coin où se cache les marshrutkas pour Mtskheta, achète mon billet (1 lari) et en voiture Simone!

Première découverte: celle des banlieues de Tbilissi… C’est donc ici que se cache les horreurs architecturales communistes. On a beau essayer de les égayer avec un peu de couleur: peine perdue! Et suivant la tradition américaine, on y installe également des centres commerciaux géants. J’en repère un, tout neuf, juste avant de quitter la ville. Je note l’endroit dans un coin de mon cerveau. Tout comme les supermarchés, c’est une de mes marottes… et un bon baromètre des goûts d’une ville.

Une petite demi-heure plus tard, nous voilà à Mtskheta, ville insrite au patrimoine de l’UNESCO. Et on voit bien que les Géorgiens ont voulu en faire un atout touristique majeur. Tout est immaculé et semble avoir été rénové tout récemment! Le centre historique de la ville est tout petit et se conentre autour de son joyaux: la Cathédrale de Svetitskhosveli. Le complexe est impressionant et cette cathédrale a une particularité: elle est enserrée des fortifications. Certes modestes, mais des fortifications quand même. C’est la première fois que je vois çà! Avant d’entrer, je passe prendre quelques renseignments au bureau d’information touristique, passe la grande porte et me retrouve dans le complexe. Immédiatement, on se send coupé des viscissitudes du monde.  Certes, Mtskheta n’est pas la ville la plus trépidente qui existe mais l’effet est immédiat. Même le groupe d’écoliers en excursion qui est entré avant moi se tient à carreau! La cathédrale est là… on la voit telle qu’elle fut construite au XIe siècle (même si l’ancienne église date du IVe!). Son pauvre architecte, Arsukhidze, n’aurait pas eu le temps de la voir complètée. Une cathédrale certes mais être une maison de dieu ne suffisait apperemment pas à garantir la sécurité. Dans un coin, on trouve le magasin où l’on entreposait la poudre et les armes!

J’entre finalement dans la cathédrale et suis immédiatement accueillie par un Jésus gigantesque, peint en fresque au bout de la nef. A l’intérieur, l’ambiance est receuillie. Un guide à voix basse donne quelques expliquations aux enfants qui vont ensuite baiser l’évangile, des dames allument des cierges à différentes icônes avant de plonger dans de profondes prières. La foi orthodoxe, ce n’est pas pour rire! La légende veut qu’un juif géorgien, Elias, ait été à Jérusalem lorsque Jésus fut cruxifié et enterré. On ne sit comment, il entra en possession de sa robe, la remmena chez lui et lorsque sa soeur, Sidonie, la toucha, elle tomba raide morte d’émotion et il fut impossible de détacher sa main de la robe. Elle fut donc enterrée avec et la tombe se trouve dans la cathédrale, Sainte-Nino ayant souhaité que la cathédrale se construise à cet endroit.  

(Republic) of Georgia on my Mind: Mtskheta, des saints et des hommes, 2e partie(Republic) of Georgia on my Mind: Mtskheta, des saints et des hommes, Part 2
(Republic) of Georgia on my Mind : L'art du bain




  1. LadyMilonguera
    le 22.12.2014

    C’est vrai qu’une cathédrale fortifiée, ce n’est pas courant…

  2. Melissa
    le 22.12.2014

    C’est assez perturbant de voir la “maison de Dieu” sous cet angle là, en effet… Mais j’ai remarqué qu’il y avait souvent des murs entourrant les églises là-bas. Là, ce sont de vraies fortiifications, en effet.

  3. Laurent@ Expatriation en Thaïlande
    le 22.12.2014

    Hormis l’aspect historique, ce qui me surprend le plus dans ton article, c’est la propreté et le coté “clean” qui transparait à travers tes photos d’illustrations de ces lieux…!

  4. Melissa
    le 22.12.2014

    Je trouve aussi, Laurent! J’ai vraiment l’impression que Mtskheta a été “choisie” pour être une des vitrines de la Géorgie. Je ne sais pas jusqu’à quel point c’est la réalité.

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