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June 2012

(Republic) of Georgia on my Mind: Mtskheta, des saints et des hommes, 2e partie(Republic) of Georgia on my Mind: Mtskheta, des saints et des hommes, Part 2

Je prends place dans la vieille voiture bleue d’Alexander (il réfère qu’on l’appelle Ale), il m’ordonne d’attacher ma ceinture et nous voilà partis! J’en profite pour l’observer en coin… Il doit avoir entre 55 et 60 ans, le cheveux encore foncé, l’œil gris, le sourcil sévère mais tempéré par un regard un peu triste. Ale se veut plus qu’un chauffeur: il veut être un guide et essaie de m’expliquer ce que je vois tout autour de nous. Comme il me parle en géorgien, je comprend un mot sur dix! Il secoue un peu la tête, résigné à ce que je ne saisisse pas tout mais on ne se laisse pas abattre! Depuis la route, impossible de louper le Monastère de Jvari! Perché sur sa colline solitaire, il surveille Mtskheta  tel un ange gardien!

Mtskheta, Jvari Monastery
Nous arrivons au monastère après un petit quart d’heure. Plutôt que d’attendre dans la voiture, Ale tient à me faire faire la visite lui-même! Il va acheter quelques cierges à un pope qui est placé devant l’entrée, laisse quelques pièces à la plus âgées des dames en noir et me demande de le suivre.

Si Mtskheta est une ville sainte, alors Jvari est le saint des saints! Sainte-Nino y fit construire une église sur le lieu d’une croix faite de bois miraculeux… J’en verrai encore le socle octogonal en entrant dans l’église… Un socle couvert de fleurs et d’images saintes. L’église actuelle est vieille; très vieille…elle date du VIe siècle, un âge d’or apparemment pour la jeune église communauté chrétienne! Sur sa façade, on y trouve une des premières représentations de la croix géorgienne, qui orne encore le drapeau du pays.

Mtskheta, Jvari Monastery

L’austérité du lieu est égayé par les cierges et les icônes… et je suis frappée par le recueillement qui y règne. Après m’avoir laissé admirer le lieu, Ale me prend par le bras et me plante devant une icône. “Giorgi” me dit-il en la pointant du doigt. Je l’avais bien reconnu,Saint-Georges, fidèle à son image de saint-guerrier, il est armé sur son cheval! Ale me met un cierge dans la main et me fait signe de l’allumer avec lui. Un peu surprise et touchée, je le regarde en coin, avec l’impression de partager un moment assez intime avec quelqu’un que je ne connaissais pas il y a 20 minutes. Il me prend à nouveau par le bras pour m’emmener devant un autre hôtel. “Maria” me dit-il en me faisant signe avec le menton. Il me remet un deuxième cierge, nous l’allumons… J’essaie tant bien qu mal de me recueillir. Ça fait longtemps que j’ai abandonné la religion! Le dernier cierge, Ale ira l’allumer tout seul, ne confiant sa prière qu’à l’image devant lui. Je prends quelques photos et mon cicerone m’emmène dehors admirer la vue.

Mtskheta, Jvari Monastery

Voilà Mtskheta, lovée à la confluence du fleuve Koura et de l’Araqvi. Ale me montre la route et pointe une direction: “Par là, c’est Erevan”. Puis une autre direction: “Et là, c’est vers Bakou et plus loin: Téhéran”. Mes yeux s’allument… Je suis à peu près sur la route de la soie, mythe du voyageur et il y a des noms qui suscitent la curiosité! Puis il me montre un espace vide dans la plaine. Je ne comprends qu’un mot “nucléaire”. Puis il fait un grand geste comme un bulldozer qui viendrait tout raser. Il y avait donc une centrale nucléaire ou une base de missiles dans le coin, à deux pas du cœur religieux de la Géorgie! A présent, on en voit à peine la trace! Après m’avoir laissé prendre quelques photos, nous retournons vers la voiture. C’est à mon tour de glisser quelques pièces à la sortie et nous voilà repartis!

Dans la voiture, Ale me demande si je suis chrétienne… Il a du mal à interpréter mon dodelinement de tête et ma grimace. “Catholique?’ Je réponds: “Ara!” (non) mais merci au grec, le mot “agnostique”  existe dans le vocabulaire géorgien. J’essaie ensuite de lui expliquer que Saint-George, je le connais bien puisque tous les dimanche de la Trinité, il s’en va combattre le dragon à Mons. Je m’aide de geste. Rien à faire! Ale me regarde comme si j’étais folle! Il dégaine alors son portable et me fait comprendre qu’il va téléphoner à sa fille qui parle le français. Une voix au français impeccable me répond:’ Bonjour, je suis Nathalie, la fille d’Alexandre. Il se demandait ce que vous essayiez de lui dire”. Et nous voilà en train de rire comme deux vieilles copines! Ale, lui, se contente de me lancer un sourire amusé quand sa fille lui explique le tout.

Mtskheta, Gestsemane Monastery

Avant de rejoindre l’arrêt des marshrutkas, Ale décide de me montrer l’église Gethsemane. On pourrait passer à côté sans la voir, cachée dans son jardin. Cette jolie petite église pimpante et remplie de fresques colorées, plutôt que de créer une distance avec le croyant, semblent plutôt la prendre dans ses bras. Ale a repris de nouveau des cierges. Il m’emmènent devant l’autel où trône l’icône d’un Christ en bénédiction puis d’une icône de la Vierge… Nous allumons nos cierges, nous plongeons dans le silence un moment puis je saisis mon appareil. Ale me voit, mais ne me prête pas trop attention… Je le vois admirer une fresque sur le plafond et prend cette photo. Une de mes préférée de tout le voyage!

Mtskheta, Gestsemane Monastery

La visite finie, il me conduit à l’arrêt de bus et déjà habituée à la galanterie masculine géorgienne, je ne m’étonne pas qu’il attende avec moi la marshrutka et me mette quasi dedans. Nous nous serrons les mains et me voilà partie.

Par contre, je n’avais pas oublié ce centre commercial géant! Lorsque nous arrivons devant, je ne suis justement pas la seule passagère à descendre. Pour l’atteindre, il faut prendre son courage à deux mains et traverser deux routes à deux bandes sans feu de circulation, ni passage pour piéton. Après deux courses contre la mort, m’y voilà… Une espèce de temple anonyme de commerce, rien ne le distingue de ses semblables de part le monde, sauf le nombre de boutiques britanniques et italiennes qu’on ne trouve pas à Bruxelles. La moitié du bâtiment, à peine terminé, n’est pas occupé. Le client est rare et des vendeuses à l’air passablement ennuyées tentent de tuer le temps. Je fais deux petits achats et m’empresse de sortir de ce lieu déprimant.

J’attends mon bus depuis presque 10 minutes quand une voiture klaxonne, ralentit puis s’arrête… Surprise: c’est Alexander qui ramène des touristes à Tbilissi! En riant, il me fait signe de monter. Je comprends vite que refuser le vexerait et j’embarque. A l’intérieur, un couple de jeunes russes qui semblent en vacances est en grande conversation avec lui. Malgré la guerre éclair d’il y a 4 ans, on dirait que les rapports entre anciens compatriotes semblent être plutôt cordiaux, ce qui est plutôt encourageant! Après avoir traversé toute la ville du nord au sud et déposé ses clients, Ale prend son téléphone et je retrouve Nathalie au bout du fil et qui m’explique que son père tient à me ramener jusqu’à mon auberge. Pendant que nous roulons, j’essaie de lui expliquer mon parcours… Toujours un peu “Lost in Translation”, on finit par rire de nos incompréhensions respectives. Finalement, avec l’aide de mon iPhone, nous arrivons devant l’auberge. Je demande à Ale ce que je lui doit pour la course.  Il me regarde d’un air offusqué et me fait “Non” de la tête et des mains. Un gentleman, vous disais-je! Et jusqu’au bout quand je lui saisis les mains pour le remercier, l’une d’elle atterrit sur ses lèvres.

- Set Flickr du Jour 3 à Mtskheta

Je prends place dan la vieille voitre bleue d’Alexander (il réfère qu’on l’appelle Ale), il m’ord onne d’attacher ma ceinture et nous voilà partis! J’en profite pour l’observer en coin… Il doit avoir entre 55 et 60 ans, le cheveux encore foncé, l’oeil noir, le sourciel sévère mais tempèré par un regard un peu triste. Ale se veut plus qu’un chauffeur: il veut être un guide et essaie de m’expliquer ce que je vois tout autour de nous. Comme il me parle en géorgien, je comprend un mot sur dix! Il se coue un peu la tête, résigné à ce que je ne saisisse pas tout mais on ne se laisse pas abattre! Depuis la route, impossible de louper le Monastère de Jvari! Perché sur sa colline solitaire, il surveille Mtskheta  tel un ange gardien!

Nous arrrrivons au monastère après un petit quart d’heure. Pllaumone et meutôt que d’attendre dans la voiture, Ale tien à me faire faire la visite lui-même! Il va acheter quelques cierges à un pope qui es placé devant l’entrée, laisse quelques pièces à la plus âgées des dames en noir et me demande de le suivre.

Si Mtskheta est une ville sainte, alors Jvari est le saint des saints! Sainte-Nino y fit construire une église sur le lieu d’une croix faite de bois miraculeux… J’en verrai encore le socle octogonal en entrant dans l’église… Un socle couvert de fleurs et d’images saintes. L’église actuelle est vieille; très vieille…elle date du VI0 minutes.e siècle, un âge d’or apperemment pour la jeune église communauté chrétienne géorgienne! Sur sa facade, on y trouve une des premières représentations de la croix géorgienne, qui orne encore le drapeau du pays. L’austérité du lieu est égayé par les cierges et les icônes… et je suis frappée par le receuillement qui y rêgne. Après m’avoir laissé admirer le lieu, Ale me prend par le bras et me plante devant une icône. “Giorgi” me dit-il en la pointan du doigt. Je l’avais bien reconnu, fidèle à son image de saint-guerrier, il est armé sur son cheval! Ale me met un cierge dans la main et me fait signe de l’allumer avec lui. Un peu surprise et touchée, je le regarde en coin, avec l’impression de partager un moment assez intime avec quelqu’un que je ne connaissais pas il y a 20 minutes. Il me prend à nouveau par le bras pour m’emmener devant un autre hôtel. “Maria” me dit-il en me faisant signe avec le menton. Il me reuevmet un deuxième cierge, nous l’allumons… J’essaie tant bien qu mal de me receuitellir. Ca fait longtemps que j’ai abandonné la religion! Le dernier cierge, Ale ira l’allumer tout seul, ne confiant sa prière qu’à l’image devant lui. Je prends quelques photos et mon ciceronne m’emmène dehors admirer la vue. Voilà Mtskheta, lovée à la confluence du fleuve Koura et de l’Araqvi. Ale me montre la route et pointe une direction: “Par là, c’est Erevan”. Pui ‘autre direction: “Et là, c’est vers Bakou et plus loin: Téhéran”. Mes yeux s’allument… Je suis à peu près sur la route de la soie, mythe du voyageur et il y a des noms qui suscitent la curiosité! Puis il me montre un espace vide dans la plaine. Je ne comprends qu’un mot “nucléaire”. Puis il fait un rand geste comme un bulldozer qui viendrait tout raser. Il y avait donc une centrale nucléaire ou une base de missille dans le coin, à deux pas du coeur religieux de la Géorgie!

Après m’avoir laissé prendre quelques photos, nous retournons vers la voiture. C’est à mon tour de glisser quelques pièces à la sortie et nous voilà repartis!

(Republic) of Georgia on my Mind: Gori et les fantômes de Staline
(Republic) of Georgia on my Mind: Mtskheta, des saints et des hommes - 1e partie(Republic) of Georgia on my Mind: Mtskheta, des saints et des hommes - Part 1




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