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July 2014

Port Elizabeth: Impression hiver austral

Il est près de 15 heures lorsque l’avion parti de Johannesburg atterrit à Port Elizabeth, en Afrique du Sud. Un peu tard au goût des nombreux fans de rugby venus assister à un match d’importance contre l’Ecosse. Une marée de maillots vert sombre, les couleurs des “Springboks”, l’équipe nationale. Pendant une bonne heure, l’avion est resté cloué au sol, dans l’attente d’une réparation de dernière minute… Le tout pris avec assez de philosophie tant par le commandant que par les passagers. Pendant que le commandant rassure et fait des blagues, l’équipe distribue boissons et sandwiches. Un vol court, survolant l’intérieur plutôt aride de l’Afrique du Sud avant de survoler les montagnes du Drakensberg et de faire une glorieuse approche sur cette ville, nichée au bord d’un Océan Indien bleu caraïbes.

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En atterrissant dans le petit aéroport de Port Elizabeth, c’est la cohue! Les supporters se dépêchent de trouver un taxi et ceux qui ont laissé un bagage en soute tournent comme des lions en cage en attendant que leurs valises soient acheminées. Nous? Nous sommes attendus. Deux minivans embarquent notre petit groupe chargé de valise jusqu’à la limite de poids.Un quart d’heure plus tard, nous arrivons au lieu de destination : le Boardwalk Hotel, une énorme structure toute neuve, construite par un grand groupe hôtelier sud-africain dans l’optique de garder bien au chaud les clients de l’hôtel et les autres : restaurants, quelques magasins, un cinéma, le tout solidement gardé… certains pourraient ne pas voir plus que çà de Port Elizabeth, et j’espère que ce ne sera pas notre cas.

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Je donne 30 minutes à mes collègues pour déposer leurs affaires: la plage de Hobie Beach nous ouvre les bras! Nous laissons derrière nous l’entrée de l’hôtel et le “braai”, le barbecue local, préparé pour le match. Il faut d’abords que je me mette deux choses en tête : je suis à l’autre bout du monde. Sur le même mérdien, mais tout à la fin d’un continent survolé dans son entièreté. Il est à peine 16h30 et le soleil décline. Nous sommes le 30 juin, et c’est le début de l’hiver austral, mon tout premier. Ca se fête. Et même si le soleil d’Afrique réchauffe les peaux, un fond d’air frais souffle sur la plage. Comme une menace larvée sur la météo. Port Elizabeth, c’est la “friendly City” mais aussi la “Windy City”, la ville des vents… et celui-ci nettoie un ciel bleu devenu si pur grâce à lui, que son bleu en donne le vertige. Dans l’eau, une famille de courageux (l’eau de l’Océan est froooooide à cet endroit), s’ébat dans les vagues. Pas de surfeur, je suis quand même étonnée. Ce n’est pourtant pas un 18 degrés extérieur qui leur ferait peur! Je respire à plein poumon et regarde le paysage. L’air est si transparent… à l’ouest, noyé dans le soleil couchant, on voit les grues du port de la ville… Cet horizon n’a pas changé d’il y a quatre ans. Malgré sa plage et son soleil, Port Elizabeth est une ville plutôt industrielle et ouvrière et ce port est une de ses lignes de vie. Mais nous sommes samedi après-midi et pour les familles, c’est repos, et une balade sur la jetée de Shark Rock. Tout le monde pause, le soleil dans les yeux et la lumière devient de plus en plus belle au fur et à mesure que les minutes passent, de cette lumière typique des beaux jours de fin d’automne, à la fois chaude comme un feu de bois, et froide comme l’éclat d’une pierre précieuse.

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Lorsque le soleil plonge derrière la ville, l’obscurité tombe rapidement, et le froid descend sur la plage. Il ne nous reste plus qu’à rentrer dans notre Disneyland, sous un ciel mauve et jaune, assorti aux fontaines dansantes du grand étang autour duquel sont disposés restaurants et boutiques…

Bienvenue à Port Elizabeth!

Bescape, l'échappée belge : et vole la montgolfière!
Ma musique du départ #19 : Fatty Boom Boom




  1. Aurélie
    le 29.11.2014

    C’est magnifique, la mer et le soleil me font rêver :)

  2. Addo Elephant National Park en hiver et Port Elizabeth, ville morte ? - Mel Loves Travels
    le 29.11.2014

    […] toute la semaine où nous étions enfermés dans notre « Disneyland » sudafricain, le soleil n’a pas cessé de briller et ce matin, alors que mes collègues et moi pouvons enfin […]

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