Pendant que je suis au repos forcé, et en alternance avec la suite de mes aventures thaïlandaises, et sur la suggestion de l’ami eMich qui avait fait de même, je me lance dans la première édition de l’alphabet de MelLovesTravels.

Premier arrêt: Abou Dabi!

Abou Dabi, c’est le frère plus avisé de Dubaï. C’est un peu l’aîné des Emirats arabes unis (la ville étant la capitale des émirats), le plus sage, qui gère son patrimoine en bon père de famille et vient porter secours à ses petits frères qui ont déconné (c’est Abou Dabi qui a fourni l’argent nécessaire à Dubaï pour terminer sa fameuse tour). L’extravagance est domptée et les ambitions maîtrisée. Abou Dabi se voit comme la capitale culturelle de la péninsule arabique, y attirant antennes d’universités et de musées renommés, créant des îles et des banlieues-pilotes   C’était aussi ma première conférence avec le boulot, une conférence en grande pompe, comme il sied dans le Golfe. Le séjour à l’Emirates Palace (auto-proclamé 7 étoiles) reste gravé en lettres d’or dans ma mémoire. D’ailleurs, l’or, il n’en manque pas dans cet immense palace. Tellement énorme que l’on est obligé de vous escorter jusqu’à votre chambre lorsque vous faîtes votre check-in et vous réalisez qu’il faut près de 10 minutes pour aller de votre chambre à la salle du petit-déjeuner.  D’ailleurs, la façade mesure 1 kilomètre de long… 1 million de mètres carrés remplis de marbre, de feuilles d’or, de bois précieux, de lustres en cristal et de plantes…

Abou Dabi restera aussi pour moi la ville où on ne met pas le nez dehors. A part la Corniche, la longue promenade qui longue le Golfe persique, on y voit personne dans les rues. La ville est une longue succession de gratte-ciels aux formes audacieuses, parcourues par des routes à quatre bandes à l’américaine ou rutilent les Mercedes et BMW. Pas de terrasse, quelques espaces verts, un ancien fort et puis plus rien. Les lieux publics se cachent à l’intérieur.

Et soudain, confortablement installés sur le cuir de votre spacieuse berline, vous les voyez. Sous un soleil à faire fondre le béton, ils balaient, sont perchés sur des échafaudages ou au dessus de la route, en train de remplacer un panneau de signalisation, ou encore, dans un bus dépareillé avec des petits ventilateurs pendant que vous, vous respirez l’air frais de la climatisation. C’est l’armée d’immigrés qui construit le rêve Abou Dabi mais qui en toucheront à peine la réalité.