- Paris , France -

July 2013

A nous Paris, avec IDBUS: Parlons alternatives! (2)

Quand Ibis a fait sa pub pour informer que tous leurs hôtels passaient par la case « rénovation literie », ce n’était pas de la pub mensongère ! Certes, un Ibis reste ce qu’il est : un peu spartiate mais le plus de temps que l’on passe dans un hôtel, c’est celui dédié au repos et là, je dois dire que la nuit fut excellente ! C’est qu’il fallait absolument récupérer pour pouvoir se lever tôt : à 9 heures, Emmanuelle et moi avons rendez-vous dans le 20e arrondissement, Place Gambetta, avec Isabelle, une Greeter qui nous fera découvrir son Paris elle. Et son Paris a un sacré caractère car qui dit 20e dit « Belleville » ou « Père Lachaise »… Le fil conducteur de la ballade sera la rue des Pyrénées, deuxième plus longue rue de la capitale française. Pour le moment, après avoir fait connaissance avec Isabelle, nous nous trouvons face à la Mairie du 20e. C’est donc le dernier des arrondissements. Un des plus éloignés du centre, et annexés sous Haussman. Ici, c’était la campagne et les fermiers du coin nourrissaient Paris. Le quartier est situé en hauteur, se disputant la place comme « la » colline de Paris avec son voisin de Montmartre. Une fois annexée, l’urbanisation est vite arrivée dans ces faubourgs… Résultats, on y trouve une certaine « anarchie » architecturale : de vieilles et basses maisons côtoient de beaux immeubles de fin XIXe ou des tours des années 60-70. Les visages du 20e reflètent aussi ces mélanges. Sans doute parce qu’il était à la périphérie, sans doute parce qu’il portait déjà un caractère populaire, des nombreux immigrants s’y sont arrêtés, pour ne plus repartir : Polonais, Juifs, Arabes, Africains et maintenant Chinois. C’était un village global bien avant l’heure. Et Isabelle tient à nous rappeler le caractère farouchement indépendant de l’endroit. C’est en effet un vrai village, avec ses petites rues, ses petits commerces qui commencent à s’ouvrir en b-ce beau dimanche, ses passages… Isabelle nous en montrera quelques uns. « Avant, nous dit-elle, pas mal de passages étaient ouverts mais maintenant… » Le reste de la phrase est suspendu dans la mélancolie d’un temps révolu. « Mais n’hésitez pas, baladez-vous, si vous voyez qu’une voie est libre, n’hésitez pas ! » Certains de ses passages sont d’ailleurs de vrais villages dans le village ! Cette atmosphère est renforcée par les marchés et brocantes que l’on trouve sur….  Parmi les lieux à voir dans le 20e, on signalera le Pavillon Carré-de-Baudouin, une jolie demeure “de campagne” qui était une véritable folie quand elle fut construite dans ce qui était au XVIIIe siècle, un coin reculé. Avec son nouveau parc, c’est à présent une maison culturelle pour de nombreuses associations.

P1080152

P1080176

P1080161

P1080175

Mais le 20e, et surtout Belleville, c’est aussi un communauté artistique vivante. On y trouve de nombreux ateliers d’artisans mais surtout… c’est un haut-lieu du street-art : le Diamantaire, Space Invaders et d’autres… Tous sont passés par là et quelques fois, certains artistes retravaillent des œuvres anciennes d’un autre, en ajoutant un élément, en le détournant, le tout dans le respect de chacun. En haut de la colline, surprise : on y trouve des vignes. Vignes qui étaient déjà présentes il y a bien longtemps sur les coteaux de Belleville/Ménilmontant ! Et tout à côté, voilà le Parc de Belleville, qui offre une des plus jolies vue de tout Paris ! Une grande table bardée de codes QR vous permet de situer ce que vous voyez, ce qui est plutôt utile pour une personne comme moi qui ne reconnait que la Tour Eiffel et la Tour Montparnasse!

P1080191

P1080182

P1080194

La promenade se termine Place des Fêtes, dans le 19e arrondissement. Un parfait exemple de l’architecture utilitariste des années 60-70.  A la place du lieu où se tenaient les fêtes du village de Belleville, ce sont de gros blocs sans grâce qui entourent la Place.  Un. petit verre et une papote avec Isabelle sont la cerise sur le gâteau de cette chouette matinée. Notre guide a réussi à me faire aimer ce morceau de Paris. C’est un exploit! J’adorerais y passer plus de temps mais Emmanuelle à rendez-vous pour un dîner dans le noir quand à moi, je compte faire un circuit recommandé par http://www.1-autre-paris.fr/ (site à présent fermé, NDLR) qui devrait me mener de Bastille à Marais. Direction donc le Faubourg Saint-Antoine pour un parcours de street-art. Une fois quitté la rue du Faubourg Saint-Antoine, on se retrouve dans un Paris intime, peuplé de passage et de cours, un endroit idéal pour y parsemer graffiti et autres stencils . Malheureusement pour moi, il semble que pas mal des œuvres mentionnées aient disparu!  Ou mon sens de l’observation est vraiment pire que ce que je pensais!  Finalement, torturée par la faim et sans adresses “alternatives” sous la main. Je craque et m’arrête Chez Paul. Je me justifie qu’en disant que “l’alternatif”, c’est aussi aller à contre-courant de ce qu’on doit faire (ça ne marche pas très bien, mais mon estomac se satisfait de ma justification bancale). J’y trouve une bonne cuisine de brasserie… et nage en plein cliché avec ma nappe à carreau, mon verre de rouge et deux Américaines à côté de moi qui discutent peine de cœur.

IMG_6936

IMG_6937

P1080208

Je crois que j’avais besoin de çà! Finalement, je n’arriverai jamais au Marais! Le temps de faire la moitié de mon parcours et de manger, Emmanuelle a terminé son déjeuner et je file la retrouver au Musée de l’Orangerie.

C’est d’ailleurs une Emmanuelle un peu déçue que j’aperçois à la sortie. Certes, ces nymphéas sont impressionnants… mais le format plus petit lui plaît d’avantage.

Malheureusement pour moi, je n’ai pas le temps de visiter et nous avons une petite heure devant nous pour retourner à l’hôtel, et la gare de Bercy pour prendre l’IDBUS. Un voyage sans histoire, sous le soleil, un sas de décompression bien nécéssaire pour revenir à la réalité bruxelloise.

Et dans ma bouche, comme un goût de trop peu… et une conclusion maintes fois vérifiée par votre blogueuse: vous voulez du différents? De l’alternatif? De l’insolite? Du Paris secret? Parlez aux Parisiens!

Et pour plus de ballades insolites: 

Carte street-art: http://streetartmap.chilledoutco.org

Les promenades de la Mairie de Paris

Et pour les cinéphiles, tout nouveau tout chaud sorti de l’Appstore la semaine dernière: Cinemacity, l’application d’Arte qui géolocalise Paris dans des extraits de film.

Bonnes ballades!

Et encore un grand merci à IDBUS pour l’invitation à découvrir cet autre Paris et à l’Hôtel Pullman Bruxelles Midi pour avoir contribué à cette escapade parisienne.

 





  1. Kevin @Voyager au Vietnam
    le 13.12.2017

    Malheureusement je ne connais pas ce Paris-ci, mais toutes ces photos et cette description m’intriguent et me donnent envie de le découvrir !

  2. Melissa
    le 13.12.2017

    Un très chouette quartier, vraiment!

  3. Ma musique du départ #21 : Paris (Aeroplane Mix) - Mel Loves Travels
    le 13.12.2017

    […] Une chanson originale qui est l’oeuvre des Anglais de Friendly Fires, puis remixée par des Belges, avec les voix des Américaines d’Au Revoir Simone. Quand je vous disais que çà faisait rêver le monde (même si je t’avoue, Lectrice, Lecteur, je ne suis pas encore tout à fait convaincue). […]

  4. L'Ibis Kurfuerstendamm, bel oiseau de Berlin - Mel Loves Travels
    le 13.12.2017

    […] 11h, un vol et une sieste plus tard, je me retrouve dans le lobby plein comme un œuf de l’Ibis Kurfuerstendamm. Ça bruisse de partout! Journalistes, staff du groupe Accor et blogueurs ont été réunis pour un événement bien particuliers… Tellement particuliers que même le Big Boss, Sébastien Bazin, avait fait le déplacement! C’est que l’ouverture du 1000e Ibis, ce n’est pas tout les jours que cela arrive! Eh oui, quand on compte toute la gamme (Ibis classique, Ibis Budget et Ibis Style), ce nouvel oiseau berlinois marque une étape mis aussi un tournant pour le grand groupe hôtelier… C’est aussi l’occasion de compléter une mue qui a commencé il y a plus d’un an. La concurrence dans l’hôtellerie à budget abordable devient féroce. Quand on sait que même des auberges de jeunesse se lancent dans les chambres individuelles et que des sites de locations de chambres ou d’appartement de particuliers comme AirBnB ou Wimdu prennent de plus en plus d’ampleur, il fallait contre-attaquer. Première étape: revenir à l’essentiel de ce qu’est un hôtel: un endroit pour dormir. C’est ainsi qu’on a vu apparaître les nouveaux Sweetbeds d’Ibis. J’avais déjà eu l’occasion de le tester dans d’autre circonstance à Paris et comme je le disais à l’époque: j’y avais passé une des mes meilleures nuits depuis longtemps. […]

En continuant sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies Plus d'informations

Nous utilisons des cookies pour vous garantir la meilleure expérience sur notre site. Si vous continuez à utiliser ce dernier ou cliquez sur "Accepter", nous considérerons que vous acceptez l'utilisation de ces cookies.

Fermer