- Biarritz , France -

June 2015

Biarritz en 24 heures thalasso – 1ère partie

« Je ne sache pas d’endroit plus charmant et plus magnifique que Biarritz… Je n’ai qu’une peur, c’est qu’il devienne à la mode… »

Victor Hugo

Et à la mode, Biarritz l’est finalement devenue, mais avec une certaine classe.  J’avais une idée plus ou moins confuse de ce à quoi elle pouvait bien ressembler. Une photo imaginaire de grande plage, d’un océan parsemé de surfeurs, un peu sauvage et un peu bourgeoise. Aussi, lorsque l’on m’a proposé une escapade de 24 heures au Pays basque spécial thalasso, j’ai dit un grand “Oui!’. Parce qu’en petite curieuse et en omnivore du voyage, j’ai envie de tout tester!

14h

Me voilà qui franchit le portique du Sofitel Biarritz le Miramar, un grand hôtel bâtit au dessus d’un centre de thalasso construit par Louison Bobet, champion cycliste reconverti dans le thalassothérapie. Un portier s’empare de mon sac à dos (pour 24 heures, je n’ai pas cru bon d’emmener une valise), Claude le concierge me souhaite la bienvenue par mon nom et ma réservation est déjà prête à la réception. Mazette… moi qui ait encore la tête pleine de mes souvenirs d’auberge, j’ai presque l’impression d’être un imposteur mais l’accueil chaleureux d’Emmanuelle a vite fait de me mettre à l’aise ! Nous nous asseyions dans le lobby et discutons. Comme c’est ma première thalasso, j’ai des choses à apprendre mais l’heure tourne, elle me tend mon programme de soin : la relaxation peut enfin commencer!

L’Hôtel

Vu de l’extérieur, l’architecture plus moderne du Sofitel Miramar est en fort contraste avec les jolie villas balnéaires du quartier mais à l’intérieur, tout est baigné de lumière. Grande baie vitrée, Couleurs relaxante, fauteuils confortables et personnel hyper-courtois, on sent qu’on est dans du haut de gamme, mais comme il s’agit également d’un centre de cure, ce n’est pas écrasant. On est ici pour se relaxer et se sentir bien

Les chambres: en un mot : GRANDES! Avec un lit immense et très, très douillet. Le maître mot, c’est le confort. Ici aussi, pas d’esbroufe. Les tons sont chauds et reposants. Côté salle de bain, on trouve des produits Hermès ‘Eau d’orange verte”, hmmm… hmmm… Ce qui est sur, c’est qu’il ne manque rien : coton pour se démaquiller, charlotte de douche, sèche-cheveux, lime à ongles… Et, chose qui devient rare : un mini-bar! Pour couronner le tout, toutes les chambres ont un balcon et le mien donne directement sur la piscine extérieure. Je n’ai qu’une barrière à franchir pour trouver un transat et me dorer la pilule. En plus, la piscine donne directement sur la plage du Miramar, une petite plage tranquille, séparée de la Grande plage de Biarritz. L’un des gros avantages de l’hôtel, c’est qu’il se trouve à 5 minutes du Centre-ville, ce qui n’est pas le cas de tous les centres de thalasso.

15h15

Juste le temps de déposer mes affaires, et me voilà en peignoir au centre de Thalasso. Il est réparti sur deux étages (Espace beauté à l’étage -2 et les soins au -3), dispersé entre plusieurs pavillons, ce qui évite le côté usine ou pire, hôpital ! Car bien que les cures de bien-être/beauté soient devenues le core-business de la thalasso, les cures de plusieurs jours (pour maigrir, soigner des articulations douloureuses ou les rhumatismes…) sont encore bien vivantes!   Ma liste de soin est enveloppée dans un film en plastique. On me donne un sac et des sandales, et c’est parti!

Premier soin : hydromassage couché, pour démarrer en douceur (on vous couche sur une table et on vous masse à coup de jet d’eau de mer. On ressort toute mouillée et légèrement ramollie.

Prête pour du plus costaud : le Music’o relax! Là, on vous place sur lit à eau, on place une couverture pour vous tenir chaud, un casque avec une musique vous avez choisie à l’avance, spécialement composée pour l’expérience, on éteint la lumière et HOP! de l’eau propulsée à l’intérieur du matelas vous massent tout le corps. J’en ressors dans un état second… molle comme un chiffon et l’esprit vidé!

J’ai une bonne demie-heure de battement, l’occasion d’aller tester la piscine intérieure, qui n’est pas une piscine d’agrément, mais une vraie piscine de cure! Sur le côté, il y a même un petit circuit en colimaçon ou passe un courant d’eau. Le but est de marcher dans l’eau, sans se tenir au bord, tout en luttant contre le courant. Problème? L’eau m’arrive jusqu’au bout du menton, alors que je suis sur la pointe des pieds! Je vais offrir un vrai fou rire à la jeune fille qui surveille la piscine et guide les curistes. J’arrive à peine à avancer ! Finalement, tous ces essais m’auront fait passer le temps ! Le temps de prendre une douche rapide (la piscine est à l’eau de mer), de faire un saut à la tisanerie et de m’allonger 5 minutes dans l’espace détente, il est déjà  l’heure de filer à l’espace beauté pour mon dernier soin du jour : une injection d’oxygène dans la peau du visage. Une opération quasi chirurgicale puisqu’on vous palpe/roule la peau avec une espèce de mini-ventouse puis qu’on vous fait des petits trous sur le visage à l’aide d’une une roue bardée de micro-picots (pour que la peau absorbe plus d’oxygène) puis hop, l’oxygène est diffusé sur votre visage pendant quelques minutes (il parait que sur certains, ça a un effet de gaz hilarant), le soin se termine par une hydratation et HOP : me voilà avec la peau du visage bien rose comme celle d’un bébé! Je suis prête à affronter le monde!

18h

Il est l’heure de découvrir ce que Biarritz a à offrir ! La première chose qui frappe, c’est le grand nombre de villas et de belles demeures, de style divers, mais surtout Belle époque et des années 30. Tout celà donne à la ville un petit côté suranné. C’est que Biarritz se souvient encore de son heure de gloire. Quand l’Impératrice Eugénie en avait fait son lieu de villégiature. Reste une place dédiée à sa Sainte-patronne et l’Hôtel du Palais. Je ne ferais qu’apercevoir ce palace. Niché dans un parc, ses hautes grilles dissuadent l’entrée de toute personne qui n’y aurait pas réservé. A la suite de l’impératrice, de nombreuses têtes couronnées suivront et tout le gotha européen viendra faire un petit tour dans ce qui n’était auparavant qu’un simple village de pêcheurs. Biarritz était un devenu un endroit pour voir et être vu.

L’entre deux-guerres marque aussi un autre boom. C’est le début des premières vacances avec l’arrivée de congés payé. Les villas se construisent, toutes plus jolies les unes que les autres ! C’est ce qui fait tout le cachet de Biarritz !

A force de voir les ouvertures sur la mer, je finis par me rendre sur la grande plage. Et je respire! Un grand soleil de printemps est en train de se coucher sur la Grande Plage, une jolie étendue de sable couleur caramel, dominée par la Casino municipal de Biarritz, un monstre Art Déco. Son restaurant et sa terrasse doivent être bien agréable, par contre! L’océan, lui, est plutôt calme mais ça n’empêche pas une armée de surfeurs de taquiner la vague ! Le surf, voilà pourquoi Biarritz est à nouveau à la mode. On peut même dire que c’est la capitale du surf en France ! Je passerai un long moment à les regarder faire et à me dorer la pilule sur la terrasse du Café Bleu.

19h

La terrasse ferme ! Je continue ma promenade en direction du rocher de la Vierge, les yeux noyés par le soleil, les cheveux au vent marin et le pas chaloupé…

Cette première expérience de thalasso est une collaboration avec Atout France dans le cadre de l’opération #WellnessElle. L’auteure se réserve toute son indépendance.

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  1. argone
    le 27.06.2017

    Oh dis-donc, tu t’es bien faite chouchouter ! j’aime beaucoup Biarritz, c’est une si belle station balnéaire, avec de belles maisons anciennes … ça a beaucoup de charme.

  2. Melissa
    le 27.06.2017

    C’est si bon de se faire du bien! J’ai beaucoup aimé Biarritz (une ville de bords de mer fera toujours mouche chez moi) ùzis si j’avais pu rester plus longtemps, je n’aurai pas craché sur l’opportunité.