- Blankenberge , Belgium -

March 2016

Blankenberge en hiver : Ambiance ! – 1e partie

Ca faisait un bail que je n'étais plus venue. Il aura fallu une semaine un peu chargée du côté du boulot N° 1 (celui qui paie mes tartines) pour me pousser à m'échapper vers un endroit dont je sais qu'il va m'apporter la paix de l'esprit : la mer ! Rien de tel que se poser en face de la Grande Bleue (dans le cas de la Mer du Nord, c’est plutôt la Grande grise-maron) pour y déposer ses soucis et la laisser les emporter avec le courant. Je me suis réservée un hôtel et sauté dans un train le samedi matin à destination de Blankenberge et les dieux de la météo étaient partiellement avec moi : pas un nuage dans le ciel... mais c'était sans compter sur la bise piquante qui allait souffler tout le week-end sur la Côte. En bonne demi-Belge, je sais d'instinct que quand il fait bon à Bruxelles, on perd une pleine dose de degrés sur la plage et le vent qui s'engouffre dans la Kerkstraat, l'artère qui mène de la place de la gare à la digue, me donne une petit indice sur sa force.

J'ai déniché une chambre au « Petit Rouge », un hôtel peint en jaune, juste sur la digue, qui a depuis longtemps attiré mon attention tant il est différent du reste des bâtiment sur ce côté de la digue. Au lieu d'être une « barre d'appartements » datant des années 50, il s'agit d'un bâtiment d'époque où on a construit par dessus. Les prix sont raisonnables pour une chambre avec vue sur mer (70 Euros, petit-déjeuner compris) et je dois dire que quand ce n'est pas du luxe quand on rentre dans la chambre. Bonne surprise : je suis au dernier étage et la vue sur le plage est imprenable ! Si la chambre est un peu sommaire (à ce prix là, ne vous attendez pas à du luxe) et si la salle de bain ressemble à une salle de bain d'hôpital, il n'y manque rien. Il y a même une piscine et un sauna dans l'enceinte de l'hôtel (que je n'aurai pas testé, ayant passé mon temps à me promener).

Sur la page, abandonnée...

Et sur la plage, une bise venue du nord vient me fouetter de tous les côtés. Si je n'étais pas réveillée, je le suis sûrement maintenant. Comment ne pas aimer une station balnéaire hors-saison ? Peu de gens sur la plage, juste quelques promeneurs venus en famille, ou avec leur chien... ils seront les seuls à profiter d'une petite baignade d'ailleurs, mêle si l'eau est glaciale. A cette heure, la marée est haute est les brises-lames sont à peine visible. Il faudra revenir plus tard pour s'y promener. Le contraste est saisissant entre un soleil qui annonce le printemps et ce vent qui transperce mon manteau. Je ne pense pas avoir si froid depuis le début de l'hiver ! Pas d'avance, je file vers la direction de « The Pier », une longue jetée avec à son extrémité, une grande rotonde qui abrite un café-restaurant.

Je progresse lentement, les bottines dans le sable couleur café au lait, encore humide et dur du bords de l'eau, le dos au soleil. C'est le milieu de l'après-midi et un long coucher du soleil commence... Sur le paysage, il y a ce voile familier. Cette étrange lumière argentée qui vient tinter tout ce qui vous entoure. Les couleurs et les contrastes sont comme absorbés par cet étrange filtre, comme si on se baladait dans une photo Instagram avec filtre Ludwig. Comme si on marchait dans une espèce de rêve. Cela n'arrive qu'à la Mer du Nord !

La jetée

Le restaurant de la jetée est bien plein mais je trouve quand même une table. Je commande vivement un Cécémel chaud et en attendant que la serveuse me l'apporte, je regarde autour de moi. L'endroit décidément joli ! Chaleureux avec tout ce bois. Evidemment, quelques objets rappelle la mer : des filets, une maquette de bateau... Les grandes fenêtres vous laissent apprécier la mer et la plage et le soleil entre à flot et fait briller une grande table où tout une une famille rit aux éclats. A la petite table devant, c'est un couple qui dîne en amoureux. Sages comme des images, ils se tiennent la main et sirotent leurs cocos. Le genre d'endroit où je pourrais passer des heures, à conditions de me mettre à côté de la fenêtre ! Dehors par contre, c'est plus « sportif » : la jetée est aussi un lieu de pêche et comme il fait beau, certains sont là pout taquiner le goujon. Leurs longues cannes à pêche calées, nos pêcheurs du dimanche surveillent à l'abri du vent et attendent que la chance leur sourie.

Parce qu'une gaufre de Bruxelles ne peut être mangée qu'à la mer! #melsemetaubleu #foodporn

Une photo publiée par Melissa M. (@mellovestravels) le

Je reprends ma promenade sur la digue. Une digue de la Côte belge en hiver est une des choses les plus mélancolique qu'on puisse voir. D'habitude, les boutiques, bistrots et salons de thé sont ouverts et animés et là... un commerce sur cinq doit être ouvert. C'est une longue suite silencieuse de portes closes.

Mais il y en a quand même quelques unes ! Je tombe sur une boutique de sac et manteau et dans les rayons, trouve une doudoune prévue pour les climats les plus froid. Ca tombe bien, j'en ai besoin d'une pour le Svalbard !

La faim se faisant sentir, je trouve enfin un salon de thé ouvert... et rien ne signifie « une journée à la mer » comme une gaufre de Bruxelles bien chaude accompagnée de Chantilly ! C'est ainsi, il y a des paradoxes. Tout comme une gaufre de Liège n'est jamais aussi bonne qu'à Bruxelles. Et comble de joie... c'est de la vraie chantilly, et pas de la bombe. Elle est tellement bonne que je me mets à déguster les deux tiers sans la mettre sur ma gaufre, me délectant de ce petit goût qui trahit la crème fraîche.,

Quand je sors du salon de thé, la digue explose sous les rayons du soleil, maintenant bas sur l'horizon. Fini ce voile argenté... cette fois, c'est le soleil qui gagne et sur la promenade du retour, les passants ne sont plus que des ombres chinoises.

Je file en quatrième vitesse déposer mes achats, inaugure ma nouvelle doudoune et reviens pile à l'heure sur la plage pour le grand spectacle : le coucher du soleil. Avec les heures qui se sont écoulées, la mer s'est retirée et je peux m'avancer sur un brise-lame, je l'ai tout à moi! Un luxe! Je m'avance donc sur cette langue de pierre... C'est le meilleur siège pour ce qui va suivre : un ballet du soir et rose et parme et de sable mordoré mise en place sur une hypnotique symphonie de vagues et d'écumes. Peu de spectateurs à la représentation, et je me demande si ce n'est ça le vrai luxe! Encore pouvoir profiter de ce qui est une évidence de tout les jours, comme si c'était à chaque fois une surprise.





  1. serenity
    le 18.12.2017
  2. plage nord
    le 18.12.2017

    Oui
    photos de bord de mer et de coucher de soleil sur la plage superbes- avec un coucher de soleil magnifiques – ce sera l’occasion d’une prochaine ballade pour moi car je ne suis pas très loin.

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