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October 2011

Bore Da, Cymru! Histoire d’eau.

“Cococoricooooo”… même si nous sommes à la ferme, c’est bien mon alarme qui sonne. Ce matin, c’est assez pénible. La fatigue commence à se faire sentir mais l’odeur du petit-déjeuner et le soleil finissent de me réveiller. A regret, nous quittons le niz douillet de Filly Farmhouse pour de nouvelles aventures, en direction de Cardiff.

Une heure plus tard, nous voilà arrivé à St-Fagans National History Museum, l’un des plus important du Pays de Galles. Inspiré du modèle de Skansen en Suède et ouvert en 1948, cet énorme parc expose des bâtiments de toute sorte construits sur une terre donnée par l’Earl de Plymouth qui y avait son château. Venus des 4 coins du Pays de Galles et de toutes les époques : du XVe au XXe siècle : fermes, étables, églises, manoirs, écoles, magasins, ateliers ont été installée chacun dans leur environnement propres (jardins avec légumes que l’on trouve dans la région et à l’époque de la construction, haies ou mur de pierre selon la provenance géographique du bâtiment) , et, si besoin, avec mobiliers et ustensiles d’époque. Comme nous le mentionnait notre guide Iwan, pour bien appréhender la vie de leurs ancêtres, il n’y a pas que les lieux d’habitations et de travail qui comptent : les loisirs sont aussi importants. On y trouve donc une arène de combat de coqs, qui était très répandu au Pays de Galles. Il y a même la reconstitution d’un village celtique !

 

Mais St-Fagans ne préserve pas seulement que les bâtiments… Il conserve également les traditions et les savoir-faire! Nous avons eu l’occasion de passer devant les ateliers du maroquinier et de l’orfèvre mais aussi, de rencontrer le sabotier, un des deux qui exerce encore le métier au Pays de Galles. Nous le trouvons dans l’atelier en tôle qui appartenait à un ancien sabotier maintenant décédé et qui a été transporté jusqu’ici. Notre sabotier n’utilise que des couteaux à bois pour fabriquer ses chaussures et elles sont sur-mesure! Si vous venez hors-saison, il y a de fortes chances pour que, si vous commander une paire, à la fin de votre visite, vous la récupériez toute prête !


On pourrait y passer une journée entière à explorer les moindres recoins de ce musée vivant mais nous n’avons que quelques heures. Une des parties les plus fascinantes, c’est la « terrace » des ferroniers de Rhyd-y-Car. Au Royaume-Uni, vous trouverez de nombreuses rues nommées « terraces ». Ce sont en général des rues construites pour les ouvriers, collées les unes aux autres. Ici, cette « terrace » en compte 6 mais aménagées selon différentes époques de 1805 à 1985 afin d’illustrer les mutations dans le mode de vie des habitants pendant près de siècle de révolution industrielle. L’effet est saisissant et tout à été pensé dans les moindres détails. Les jardins qui disparaissent pour laisser place au garage vers la fin du XXe siècle, le confort qui s’améliore au fil des années… C’est fascinant ! L’autre énorme projet, c’est la restauration de l’église de St-Teilo, église qui fut sauvée des eaux, et dont les fresques sont en cours de restauration.

 

Après une bonne heure et demie, nous reprenons la route car les autres nous attendent à Cardiff pour une ultime épreuve… Dès que nous quittons le musée, la population, et la circulation, se font dense. Adieu, nationales : bonjour autoroute ! Cardiff (ou Caerdidd), c’est la grande ville, la « capitale ». Bien loin des charmes des petites villes balnéaires et des grands espaces des parcs nationaux. L’agitation est un peu désarçonnante ! Le mini-van s’arrête. Nous sommes arrivés au White Water Center de la Baie de Cardiff. C’est ici que nous attend notre ultime épreuve : une compétition de rafting entre les différentes équipes. La mauvaise nouvelle pour nous : Monsieur Joe et Rachel sont sur les rotules. Ce sera à 100drine, Ceri, Rhian et moi de défendre nos couleurs… Quand nous rencontrons l’équipe aventure, je me dis que nous sommes mal barrées. Mais en attendant de se jeter à l’eau, c’est l’heure des retrouvailles autour d’un buffet ! On se raconte nos aventures, on s’extasie sur ce que chacun a fait, on compare les endroits où l’on a dormi. Pas le temps de tout se dire, il faut s’équiper. Pour moi, c’est la première fois que je fais du rafting! On nous fournit une combinaison de plongée. Dans le vestiaire des filles, c’est la franche rigolade ! La plupart (moi compris) n’ont jamais enfilé de combinaisons de plongée et comment dire… ce n’est pas facile. Le tissu colle à la peau dès qu’on le met et j’ai l’impression d’enfiler du latex !

Finalement, je suis prête… Je trouverai presque la combinaison sexy mais je n’ai pas le temps de m’attarder sur mon physique… Il faut s’équiper de casque et de gilet de sauvetage. Enfin, nous gagnons le bord de la rivière et rencontrons notre instructrice : Briony. Quand je la vois, aussi grande que moi et plutôt menue, je ne donne pas large de notre peau face aux autres équipes. Nous montons dans notre embarcation et l’instruction commence. Tous les conseils de sécurité et les éventualités d’accidents sont énoncés. Je vois le visage de 100drine s’allonger et prendre un air peu rassuré. J’essaie de lui faire comprendre que tout se passera bien. Briony nous apprend comment manœuvrer les rames, les commandes à suivre et en quelques minutes, nous voilà engagées dans le circuit.

Le plus dur, c’est de pagayer. 100drine et moi sommes en premières lignes et devons apprendre à nous coordonner. Ca ballotte dans tous les sens ! On pagaie, on se penche, on se jette dans le canoë pneumatique, on se rassoit, on reçoit des gerbes d’eau… tout cela guidées par Briony dans de grands éclats de rire. Ca y est, la peur a disparu. Juste un grand « Let’s do THAT again » qui sort de toutes les bouches. Pas de problèmes : on pourra encore s’exercer 3 fois avant la compétition. Comment dire, le premier essai minuté est bien décevant, à chaque passage à un certain endroit, nous nous retrouvons coincées dans un coin à pagayer comme des malades pour s’extraire. Presque 3 minutes contre 1m48 pour l’équipe leader, évidemment l’équipe aventure ! Avant de retourner dans me circuit, Briony nous dispense quelques conseils. Rhian et moi sommes à l’avant, nous allons coordonner nos mouvements et celle qui est immédiatement derrière suivra. On se lance et nous voilà en train de filer et comme par magie, de suivre les instructions à la lettre, de faire glisser notre canoë là où il faut… En moins de temps qu’il faut pour le dire, le circuit est achevé dans de grands cris de victoire. Dans nos têtes, nous sommes des winneuses, ce qui sera confirmé par le chrono : nous avons gagné ! Reste plus qu’à se jeter dans l’eau de la baie pour célébrer çà (et accessoirement rejoindre la rive).

C’est l’euphorie dans le van, sur le chemin de l’hôtel où Rachel et Joe nous racontent ce qu’ils ont vus. Nous lui disons adieu d’ailleurs, à ce mini-van, notre maison pour la semaine… Adieu au chips et aux welsh cakes qui ont sustentés nos nombreuses fringales. Encore un peu mouillés, puant encore l’odeur des combinaisons, nous débarquons dans le très stylé lobby du Hilton. A côté de moi, un homme d’affaire en costard impeccable finit son check-in. J’ai juste envie d’éclater de rire… Cardiff s’offre à nous pour un peu moins de 24 heures mais déjà, je me remémore les bons moments…

 





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