- Blankenberge , Belgique -

March 2016

Blankenberge en hiver : Ambiance ! – 2e partie

Petit «apero».... ce café a une liste impressionnante de bières dont je n'ai jamais entendu parler! #melsemetaubleu

Une photo publiée par Melissa M. (@mellovestravels) le

Le ciel au dessus des rues de Blankenberge est devenu bleu foncé... J'ai quitté la plage pour me plonger à la recherche d'un endroit pour prendre "l'apéritif". Pas très loin du casino, je tombe sur un endroit dont l'intérieur m'a l'air plutôt douillet de l'extérieur : le Café Royal. Et mon instinct ne m'a pas trompée! Lorsque le barman vient m'apporter la carte, c'est une centaine de bières que je découvre, plus de la moitié inconnues au bataillon (la province de Flandre orientale est la patrie historique du houblon). Je me décide pour une "Slaapmutske" blonde, un "bonnet de nuit" dont rien que le nom m'a attiré. Je le déguste et pendant que mes lèvres se trempent dans la mousse, me voilà plongée en pleine flamanditude... Le café bruisse de patois Westvloms. Sur l'écran géant, la grande ville voisine d'Ostende est  en train de se faire étriller au foot par Oud Heverlee-Leuven sous l'oeil goguenard ce certains pilliers de bar mais nous n'entendrons pas les commentaires du journaliste sportif. La radio est mise à la place et, miracle des miracles, c'est "Mooi, 't leven is mooi", un classique de l’iconique (en Flandre) Will Tura. Je suis soufflée !

 Soufflée, mais affamée! Ma bière vidée, je mets à la recherche d'un bon petit restaurant pas cher. Merci, fidèle Foursque, c'est lui qui va me conduire à "t' Sand", un petit restaurant chaleureux caché dans les rues parallèles de la Kerkstraat. " Taffel voor één, alstublieft ! " Le serveur me répond avec un sourire. Le restaurant est petit mais il y a juste une petite petite table pour deux de libre. Me voilà installée. Comme je suis à la mer, je commande un cabillaud en croûte d'herbes et coulis de tomate et en attendant, je sirote un vin blanc maison. L'atmosphère du restaurant est détendue, chaleureuse... le menu fait évidemment la part belle aux poissons et aux fruits de mer et il y a un peu de tout. Quand mon cabillaud arrive enfin, il est servi avec de bonnes grosses frites. C'est simple, efficace... le poisson est bien cuit. Parfait pour affronter une ballade nocturne sur la plage.

Me promener la nuit sur une plage, c'est un de mes plus grand plaisir ! Sur une plage de la côte belge, on ne se sont jamais très isolé(e) tellement la digue est illuminée. Mais le plaisir reste le même : la mer apparaît comme un grand trou trou noir, et avec l'éclairage public qui illumine la plage, l'effet est encore plus dramatique. Le vent souffle, et le sable est transformé en rubans qui ondoient. Je ne suis pas tout à fait seule. Une jeune femme promène son chien. Nous nous saluons. Elle continue sur le sable, mais moi, j'ai envie de me retrouver face au vide, tout au bout du brise lame. Sur ce grand océan noir d'encre, des lumières : des cargos, porte-containers qui croisent au large.Sans ces points de repères, impossible de savoir où se termine la mer et ou commence le ciel.

Le lendemain, c'est un bon soleil qui filtre à travers les rideaux. L'alarme retentit cinq minutes après mon réveil... je me dépêche, j'adore les petits-déjeuners et je ne serai pas déçue : le petit-déjeuner est d'une qualité royale compte-tenu du prix auquel j'ai payé ma chambre (le prix incluais le petit-déj') : viennoiseries, différentes sortes de pain, des yaourts, des fruits, des salades, de la charcuterie, du fromage, une machine à expresso qui vous fait votre café comme vous le voulez...  Je resterai bien plus longtemps mais j'ai envie de découvrir un autre Blankenberge, loin de la plage.

Depuis l'année dernière, deux balades (une à pied, une à vélo) sur le thème de la guerre 14-18 ont été créee à travers la ville et les polders. La grande Guerre a énormément marqué la ville. Occupée par les Allemands, son port et son tissu urbain a été bombardé. Mais le pire qui a été fait à Blanekenberge, c'est l'après-guerre qui l'a réalisé. Défigurée par des constructions sans âme, destinée à ouvrir les portes à la société des loisirs naissante. Elle n'est pas la seule sur la côté, seule De Haan, petite ville pile entre Blankenberge et Ostende, y a réchappé. Mais en se promenant, on peut y trouver quelques trésors.

Premier arrêt : le port de plaisance. L'ancien port de pêche est à présent rempli de voiliers, barques de pêcheurs du dimanches, de yachts ou autre et il est agréable de s'y promener. Je passe à côté des lignes du tram de la Côte. En l voyant passer, je me rappelle que je dois faire tout le trajet un de ces jours! Le "Kusttram", c'est 67 kilomètres, de la frontière française à la frontière des Pays-Bas, en près de deux heures et demie... Un voyage dans un espèce de train miniature électrique. Ca me laisse songeuse et je me demande ce que j'attends... 

Mais je reprends ma promenade, en passant devant un lieu dont je suis habituée : t' Mosselhuis, juste devant l'arrêt de tram. C'est ici que je viens y manger des moules, en mémoire à une journée exceptionnelle passée avec des amis Erasmus. 

Il suffit d'aller se perdre dans les rues de la ville pour découvrir l'autre trésor caché de Blankenberge : les maisons Belle-Epoque, Art-Nouveau et Art Déco. Mais leur trait commun, c'est l'amour des carreau vernis. Ils y en a partout! Ils servent de décoration, ou pour y mettre le nom que l'on a choisi à la villa (vous croiserez certainement des "Marie-Louise", des "Mon Plaisir" ou des "Henriette") Et certaines sont des petits bijoux! Comme cette villa que j'ai surnommé "La Villa aux Iris" qui semble être fraîchement rénovée. Se perdre avec son appareil-photo, c'est tout ce qu'il y a faire. Et bientôt, si vous vous laissez conquérir, vous vous trouverez vite dans 'étrange position de défendre Blankenberge, que l'on dit moche et sans âme.

 

Petit «apero».... ce café a une liste impressionnante de bières dont je n'ai jamais entendu parler! #melsemetaubleu

Une photo publiée par Melissa M. (@mellovestravels) le

L’œil attiré par les couleurs de l'intérieur du"Café du Théâtre", je décide de m'y arrêter. Si vous demandez un "Belgian Coffee", attendez-vous à une belle surprise : biscuit, brownie, sans oublier le petit shot d'advocaat, ce délicieux alcool hollandais qui goûte la crème anglaise, mais bien chargée. Si crémeux qu'on le consomme avec une (toute) petite cuillère.  Hmmmmm.... Mais ce petit arrêt, prolongé tant je vais prendre du temps à terminer tout çà, va couper court à ma promenade. C'est finalement... dans une église qu'elle va s'achever. La petite église de brique rouge de Saint-Antoine a l'air un peu sévère et n'est pas spécialement jolie à l'extérieur mais quand on rentre, l'impression est surprenamment chaleureuse. Son plafond en forme de coque de bateau renversée et quelques maquette de navire rappelle où l'on est et aussi  à quel point les marins et leurs familles confiaient leurs espoirs de retour sains et saufs à une autre autorité que le capitaine. Il y a également quelques belles peintures baroques à y admirer. 

J'embarque dans mon train de retour vers Bruxelles, les yeux pleins d'un soleil presque printanier et avec l'envie d'en voir plus... de continuer à trouver la belle qui se cache derrière la façade de béton. 

 





  1. Julie
    le 15.12.2017

    Superbes photos, je ne connaissais pas cet endroit, c’est vraiment magnifique

  2. serenity
    le 15.12.2017

    très jolie série, j’adore la dernière!!

    http://www.serenity-photographies.blogspot.fr

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