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November 2011

Ivresse Moldave : Un dernier regard…

Mes valises sont prêtes et je prends congé de l’Hotel Cosmos, de sa grandeur et sa décadence! Je m’étais habituée à ses couloirs qui m’apparaissaient maintenant plus sombres que sinistres, à mon papier peint fleuri et parsemé de paillettes…   Je fais mon check out et aperçois le visage souriant de la cheffe des réceptionnistes. Chargée comme une mule, j’ai besoin d’un taxi pour rejoindre la Piata Centrala où je vais attraper mon maxitaxi pour Bucarest et elle me propose plutôt les services du chauffeur de l’hôtel. Galant homme, j’ai droit à un baise-main en guise d’au revoir et à ses conseils pour trouver mon bus dans le chaos matinal qui règne sur la place. Impossible d’être fatiguée par cette heure matinale avec la musique qui sort de presque chaque kiosque et la foule de gens qui se presse. Je trouve enfin mon bus et c’est parti pour toute une journée de bus à travers la campagne moldave et roumaine! Le soleil brille, comme tous les autres jours passés ici et c’est impossible d’être triste, même si j’ai un pincement de cœur…  Et puis, l’aventure n’est pas finie! J’ai encore un week-end à passer à Bucarest. Je quitte ce petit pays avec un gout d’inachevé… celui de ne pas avoir vu autant que j’aurai pu… Pas eu le temps de visiter les vignobles et la cave souterraine de Cricova, ni la ville d’Orheiul vechi, les ruines du temps ottoman ou le monastère de Butuceni. Je ne serai pas non plus allée dans le sud à la rencontre de la région autonome de Gagaouzie! Sans parler de prolonger le séjour en Transnistrie! Un gout de trop peu également après ma rencontre avec Karina. J’ai effleuré une certaine réalité de la vie moldave et me voilà obligée de partir après avoir levé à peine un coin du voile. Un pays attachant qui se débat avec un tas de problèmes… tellement de problèmes que sa population le quitte en masse.  Qui sait ce que l’avenir réserve à la Moldavie.

En attendant de la quitter définitivement, je me laisse bercer par la douceur du panorama. En chemin, quelques petites villes ou villages sinon, ce n’est que la campagne. A perte de vue, entrecoupée d’arbres et  enfin, d’une forêt, la seule que je verrai. Je me demandais justement s’il en existait dans ce pays si largement voué à la culture.Certes, le voyage en minivan n’a pas le charme du train mais cette fois, je peux me laisser bercer par le paysage

Au poste frontière, je remarque qu’une jeune passagère porte un passeport français. Un peu plus tard, lorsque nous nous arrêtons dans un charmant restoroute pour casser la croute, nous faisons connaissance: Clémentine vient de passer trois semaines comme bénévole dans la coopération. Et oui, encore une! Elle aussi a été complètement séduite par l’expérience et le pays et va chercher à revenir pour y rester au moins un an.On parle voyages, bien entendu et je la questionne sur son expérience, ses impressions. Comme elle travaillait, elle n’avait pas eu l’occasion de trop se balader dans le pays mais elle est impatiente d’y retourner et de le découvrir plus à fonds. Pendant que nous causons ou lisons, le maxitaxi file sur les routes roumaines par bonheur meilleure que dans mes souvenirs!

Après un voyage sans histoire, nous voilà toutes les deux laissées à Piața Victoriei, au croisement des lignes de métro M1 et M2. Nous nous séparons là… Clémentine s’en va vers Gara de Nord et son auberge et jeunesse et moi, vers Universitate et mon hôtel. J’aime ces rencontres fortuites que l’on fait sur la route! On partage, on échange et comme des oiseaux, on repart sans plan précis en laissant une prochaine rencontre entre les mains du hasard.

Après avoir un peu cherché, j’arrive au Z Executive Boutique Hotel, petit hôtel bien caché tout à côté de la partie historique de Bucarest. J’ai décidé de me gâter un peu mais foin du faste classique du Marriott qui nous avait hébergé pendant la conférence (et que je n’aurai jamais réservé par moi-même). Heureusement pour moi, le prix des hôtels à Bucarest est plus que raisonnable! J’entre dans un lobby tout ce qu’il y a de plus trendy… tendu de noir, d’argent et de fuscia. Le contraste avec la Cosmos n’aurait pu être plus grand! Un jeune réceptionniste stylé se précipite à mon aide. “Nous vous attendions Madame! On vous gardé une des meilleures chambres”. Je souris déjà jusqu’aux oreilles. Et vous savez quoi? Quand j’ai ouvert la porte de ma chambre, j’ai su que ce n’était pas un mensonge!

Ce dernier week-end commençait bien. Très bien!

En attendant, quelques dernières impressions de Moldavie…





  1. fabrice
    le 14.12.2017

    Bon, je vois que tu as apprécié:-)
    J’ai un attrait particulier pour les vieux hotels soviétique…

  2. Melissa
    le 14.12.2017

    Je comprends, Fabrice! J’aurai bien piqué le mobilier et le téléphone s’y j’avais pu! Mais il parait que les Cosmos étaient une chaîne d’Etat?

  3. fabrice
    le 14.12.2017

    Il me semble bien oui! Plus maintenant non?

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