(crédit photo : Jean François – Un jour, une photo. – Espièglerie – Flickr)

Il doit se passer un truc au Ghana. Un truc qui me donne envie de visiter, je dois dire !

C’est déjà la deuxième fois que cette rubrique fait figurer un artiste ghanéen (seuls le Brésil et la France y ont eu droit) mais quand ce son est arrivé dans mes petites oreilles, alors que je rentrais chez  moi sous la pluie, j’ai senti un  sourire envahir mon visage et j’ai commencé à battre le trottoir en cadence.

Ca démarre un peu comme un morceau latino mais très vite, les percussions nous renseigne sur la provenance de l’oeuvre : l’Afrique ! Et quand attaque la voix claire d’une chanteuse (Florence Adooni, chanteuse de gospel) suivie de celle profonde et enveloppante de Guy One, plus de doute ! Nous sommes en Afrique de l’ouest et bingo, renseignements pris, c’est donc du nord du Ghana que vient Guy One, digne représentant du peuple frafra et prince du kolongo, un instrument traditionnel qu’il a contribué à sortir de l’ombre.

Et le kolongo, c’est quoi ? C’est un instrument qui ressemble un peu à une guitare. Sauf qu’il n’y a que deux cordes et que la caisse de reconnaissance n’est pas en bois, mais consiste en une calebasse. On peut à la fois en jouer comme une guitare mais aussi s’en servir comme percussion. Celui qui en jour est celui qui apporte la fête avec lui mais aussi, celui qui communique avec les esprits.

“Estre” n’est pas vraiment un morceau représentatif de Guy One, mais c’est sans doute plus “radio-friendly”, celui qui permet d’accrocher une oreille, qui donne envie d’en savoir plus mais c’est aussi un nouveau témoignage de ce brassage intense entre la musique traditionelle africaine, le jazz, le b Ce morceau m’a aussi permis de regarder un peu le catalogue du label Philophone, qui a sort l’album de Guy One, à la découverte d’autres pépites.

Si après çà, Lectrice, Lecteur, ton lundi est toujours pourri, je ne peux plus rien faire pour toi !

Retrouvez la playlist “Musique du départ“.