Après douze jours à sillonner la Lettonie, voilà que je m’apprête à changer de pays ! En ce petit matin frais d’automne, j’embarque dans un minibus en direction de la Lituanie et de sa grande ville portuaire : Klaipėda. Visiter Klaipėda, c’est un peu « terra incognita » pour moi, mais si l’on ne compte pas le changement de langue, elle me semble avoir beaucoup de points communs avec Liepaja, que je suis en train de laisser derrière moi : toutes deux sont les troisièmes plus grandes villes de leur pays, toutes deux sont les ports principaux de leur pays respectif et toutes deux ont souffert de la Seconde Guerre mondiale. Le choc culturel ne devrait pas être trop violent, à l’image de la frontière que l’on franchit sans s’en rendre compte. Le paysage le long de la côte reste le même : beaucoup de forêts et, quand cela se dégage un peu, on peut apercevoir la mer Baltique. Il n’y aura qu’un seul arrêt en chemin : la station balnéaire de Palanga, du côté lituanien, avant d’arriver à destination.
Que visiter à Klaipėda ?
Château des chevaliers Teutoniques
C’est ici que l’histoire officielle de Klaipėda commence, et là que je retrouve ma guide, dans la cour du château dont il ne reste quasi plus rien, comme bien des châteaux des Pays baltes. Avant l’arrivée de cet ordre de croisés venu christianiser les populations baltes, l’endroit était évidemment habité, mais c’est en construisant un château qu’un bourg se forma. D’abord appelé Memelburg, le nom sera raccourci en Memel, nom que la ville gardera jusqu’à son inclusion au sein de la toute jeune république lituanienne dans les années 1920. Car Klaipėda et sa région, la Petite Lituanie, n’ont pas une histoire comme les autres villes du pays. Contrairement à ses voisins lettons et estoniens, la Lituanie avait su se constituer en un puissant État face aux Croisés et aux grandes puissances qui étaient en train de se créer (comme la Russie). C’était d’ailleurs le dernier des pays européens à avoir été christianisé avec la conversion du Grand-Duc Mindaugas, d’abord en Grand-Duché indépendant, puis de concert avec la Pologne sous la « République des deux couronnes ». La Petite Lituanie a connu un destin un peu différent, détaché du reste. Sauf une période où le duché de Prusse était un État suzerain des Deux-Royaumes, après l’ère des chevaliers teutoniques, il resta sous le contrôle du Royaume de Prusse, puis de l’Empire allemand jusqu’à la fin de la Première Guerre mondiale. Alors qu’on allait décider de son sort (en faire une ville-état libre ou la rattacher à la Lituanie nouvellement constituée), elle fut même occupée par des troupes françaises ! Finalement, après des péripéties trop longues à vous raconter, Memel rejoint ce jeune pays sous le nom lituanien de Klaipėda, mais il semble que cet héritage allemand et le nom de Memel continuent de hanter la ville !
C’est dans les parties les plus basses du château, celles qui ont survécu aux affres du temps, (essentiellement les caves), que se tient l’essentiel de l’exposition qui raconte l’histoire de la ville depuis la préhistoire jusqu’à la Seconde Guerre (le reste est abordé dans un autre musée au sein du complexe castral). Et on voit bien que le musée est tout récent avec pas mal d’objets interactifs, plein de choses pensées pour les enfants et que l’on peut toucher, des animations… L’histoire prend vie, avec une nostalgie particulière pour le XVIIIe siècle, période faste pour la ville qui commerçait avec l’Angleterre et exportait du bois pour la construction des navires de la Royal Navy. Le musée est un arrêt indispensable pour apprendre à connaître Klaipėda.
Dans la cour du château, on ne peut pas louper une tour de briques rouges qui s’élève un peu toute seule dans son coin. Au premier coup d’œil, on voit bien qu’il s’agit d’une construction récente, mais sa base existe toujours ! Il s’agit d’une des toutes nouvelles additions aux attractions du complexe. Vous pourrez voir ces fondations en rentrant dedans. Cette tour servira de lieu d’exposition et depuis les fenêtres de son dernier étage, on a une superbe vue sur tous les côtés de la ville !
Priešpilio str. 2,
91240 Klaipėda
Musée 1939-1945
Toujours au sein du château, ce musée se penche sur l’un des aspects les plus douloureux de l’histoire lituanienne : la Seconde Guerre mondiale. À l’aube de la guerre, la population essentiellement germanophone de Klaipėda cède au chant des sirènes nazies qui souhaitent le retour de « Memel » au sein du Reich. Incapable de faire face à cette menace, la Lituanie cède le contrôle de la ville aux Allemands, avec toutes les conséquences tragiques qui en découlèrent, notamment pour la population juive, très importante en Lituanie (une des plus importantes d’Europe). Les Nazis y opéreront un stalag, un camp de travail pour prisonniers de guerre.
Un des moments les plus tragiques de cette période est la Bataille de Memel qui dura de fin 1944 à début 1945 et vit s’affronter les Allemands à l’Armée rouge. La ville est bombardée, quasi entièrement détruite et à la fin, il ne reste plus qu’une cinquantaine d’habitants qui se retrouvent dans une Klaipėda dévastée. C’est là que l’histoire du musée s’arrête et que l’occupation soviétique commence. Pour illustrer cette sombre période, le musée est d’ailleurs plongé dans le noir. Avec force de photos et de documents, on découvre comment Klaipėda s’est laissé séduire, le déroulement du conflit, les horreurs commises et endurées et la grande destruction qu’a subie la ville avec des morceaux de toits d’églises et des cartes interactives qui montrent l’étendue du désastre… Le moment le plus émouvant du parcours est lorsqu’il faut fouiller dans un bac de sable afin de déterrer les noms de personnes tuées pendant le conflit. Qu’advint-il des Germano-baltes une fois que l’URSS eut pris le contrôle de la Lituanie ? Ils furent soit expulsés, soit déportés.
Musée du 39-45 (au sein du Musée du Château)
Priešpilio str. 2,
91240 Klaipėda
Promenade des bastions
Après de telles émotions, un bol d’air frais semble le bienvenu : ça tombe bien, une promenade est aménagée sur les ruines des anciens bastions. Ici, on prend un peu de hauteur, on aperçoit le vieux port, tout proche, d’où partent les ferries pour piétons vers l’isthme de Courlande, le lagon et évidemment, la vieille ville. Et quand nous sommes là, le ciel qui était un peu chagrin se dégage, révélant la lumière très particulière qui baigne Klaipėda, une lumière bleue argentée qui donne une atmosphère particulière à la ville.
Les quais de la Danė
Après l’avoir vue depuis les bastions, c’est le moment de rejoindre les bords de la rivière Danė. Elle n’est pas bien large mais elle a le mérite d’être connectée à la lagune de Courlande où elle se jette. Un pont à tourniquet, toujours actionné à la main à ce jour, la connecte au canal à côté des bastions du château. C’était ici qu’on percevait les droits de douane ! Sur la rive gauche, on trouve encore de nombreux bâtiments marchands, principalement des hangars qui rappellent les villes portuaires allemandes. De nombreux restaurants, bars et cafés y ont pris place, une autre forme de commerce, en quelque sorte. Du coup, elle reste l’un des endroits les plus animés de la ville. Sur l’autre rive, il y a Naujamiestis, la nouvelle ville, construite essentiellement au XIXe siècle, après un feu qui a dévasté la ville. Mais j’y viendrai tout à l’heure. Le meilleur moment pour y être, c’est au coucher du soleil. Selon la saison, le soleil est dans l’axe de la rivière, la faisant briller de mille paillettes. Unissant la vieille ville et la nouvelle, il y a le pont métallique de la Bourse au son si particulier lorsqu’un bus passe dessus. Une fois entendu, impossible de ne plus associer ce son à Klaipėda !
Sur la rive opposée de la Danė, s’étend un parc dont l’Arche pour l’unité de la Lituanie marque le début. C’est aussi le commencement d’un cheminement jalonné de dates importantes pour le pays, on remonte littéralement la rivière au fil de l’histoire. Arrivez jusqu’à Danės Square et retournez-vous, vous aurez une bien jolie des quais avec le célèbre voilier « Meridianas » aujourd’hui un restaurant. Magique !
La Vieille Ville de Klaipėda
Malgré le grand incendie de 1854, les destructions de la Première, puis de la Seconde Guerre mondiale, Klaipėda a de beaux restes. En gros, on peut dire que le plan de la ville est en damier avec….
C’est un peu un mélange de styles : des entrepôts à colombages côtoient des bâtiments néoclassiques, Art nouveau, voire des maisons en bois, mais partout, d’énormes pavés qui donnent à ses rues des allures de chaussée romaine (tiens, encore un point commun avec Liepaja). Un des points de départ pour une balade dans la vieille ville est la place du Théâtre, construite sur les cendres d’un théâtre précédent qui brûla lors du grand incendie. Devant, trône la gracieuse statue de la Petite Annchen von Tharau, qui illustre un célèbre poème de… Vous remarquerez un code QR juste à côté de la statue. Si vous le scannez, vous l’entendrez vous raconter son histoire. Elle fait partie de tout un circuit de « statues parlantes » qui vous emmène à la découverte de Klaipėda.
Parmi les endroits les plus photogéniques de la vieille ville, mentionnons Fredericko Passaj, un passage ouvert dont la charmante architecture a été préservée et lieu de quelques bons restaurants et cafés.
Musée de la Petite Lituanie
Avec son histoire singulière, la Petite Lituanie méritait un musée qui raconterait son histoire. C’est dans une belle demeure de la vieille ville qu’on le trouve. La muséographie a un peu été mise à jour depuis ma première visite, mais la collection est riche et on suit l’histoire de la région depuis la préhistoire à nos jours. Si vous aimez ça (comme moi), vous allez vous régaler ! Parmi les objets exposés les plus notables, de nombreux bijoux, ornements et objets en ambre, de la porcelaine, des livres, des costumes, des reconstitutions d’intérieur, une maquette du château et un modèle de la ville… Un de leurs objets les plus précieux est un tissu pour un manteau offert à la reine Louise de Prusse, venue se réfugier à Memel pendant les campagnes napoléoniennes. D’ailleurs, Memel devient même capitale ad interim pendant un temps ! On peut y passer des heures !
Didžioji Vandens g. 2
Klaipėda
Musée de la Forge
Attention, ce musée est unique en Lituanie ! Vraiment, c’est le seul qui existe dans le pays traitant de l’art de la forge. Il est d’ailleurs situé… dans une ancienne forge de la vieille ville. Elle appartenait à l’artisan germano-balte Fr. Grimm. Ici, est recrée l’intérieur de l’atelier du maître-forgeron Gustav Katzke, atelier qui fut actif du XIXe siècle jusqu’en 1944, année où la ville fut intensément bombardée. Laissée à l’abandon, elle est récupérée par des passionnés qui en font un musée qui rattaché à celui de la Petite Lituanie. Munie d’un audioguide, je démarre la visite au rez-de-chaussée. On est introduit à l’histoire des lieux et au travail du fer avec d’anciens outils laissés derrière lui (soufflet, enclume, mais aussi des pièces en bois qui servaient à mouler le fer) par Katzke, mais aussi à quelques-unes des réalisations de son atelier.
Loin de n’être qu’utilitaire (comme fabriquer des outils, des armes…), le travail du forgeron était aussi artistique car il pouvait également travailler sur des grilles de jardin ou des croix ornementales. D’ailleurs, à l’étage, se trouve la Chapelle des croix, une collection impressionnante de croix en métal, sauvée de la destruction à l’ère soviétique par un passionné. On peut distinguer les croix d’origine curonienne (la région côtière) qui utilisent des motifs issus de la nature (fleurs et oiseaux) des croix de l’intérieur de la Lituanie où les motifs d’origine païenne (soleil, lune, étoiles…) sont unis à la croix chrétienne. Un autre indice qui montre à quel point la Petite Lituanie est un coin un peu à part du pays.
Ne manquez pas non plus le jardin avec encore plus de croix et d’œuvres d’art en fer forgé et l’atelier où, paraît-il, on peut assister à des démonstrations de temps en temps.
Šaltkalvių g. 2,
Klaipėda
Naujamiestis, la nouvelle ville de Klaipėda
Après le grand incendie du XIXe siècle, la ville s’étend formellement sur l’autre rive de la Danė, quartier qui avait déjà commencé à s’industrialiser avant que la ville ne décide de l’intégrer. On y construit d’imposants bâtiments le long de larges allées, comme l’axe principal, Liepų gatve. On y trouve des immeubles néo-gothiques comme les anciens baraquements datant de l’empire allemand, les anciennes Postes centrales, le Musée des horloges (une ancienne banque en style néo-classique), une partie du campus de l’Université de Klaipėda… C’est aussi à Naujamiestis que se trouve la seule rue piétonne de Klaipeda : Martyno Mažvydo alėja avec ses nombreuses scumptures qui agrémentent la promenade.
Parc des Sculptures
Dans Naujamiestis même, se trouve l’un des plus grands espaces verts de Klaipėda : le Parc des sculptures. Ici, se trouvait un des anciens cimetières de la ville. Couvert de croix, cela ne pouvait qu’irriter les autorités soviétiques qui y voyaient un signe de sédition. Le cimetière fut donc démantelé (certaines croix ont pu être sauvées et sont maintenant au musée de la Forge) pour le remplacer par un parc. À la fin des années 1970, début des années 1990, il est décidé d’orner le parc de dizaines de statues sculptées par des artistes différents (116 sculptures par 67 artistes lituaniens). Le parc devient « Parc des sculptures » et est un témoignage saisissant de l’art dans cette partie de l’URSS, à cette époque bien précise. Et ici aussi, ces sculptures parlent (du moins certaines). Depuis 2026, des codes QR ont été apposés à côté des œuvres et qui racontent leur histoire, celle de leur artiste, et quelquefois la signification. Une bien belle balade pour les amateurs !
Donelaičio g. 6B
Klaipėda
Memel Automuseum
Lorsqu’on a indiqué qu’un des musées à ne pas manquer était un musée de l’auto, j’y suis allée un peu à reculons (non, je n’ai toujours pas le permis de conduire) et j’ai bien eu raison de me laisser surprendre. Toujours à Naujamiestis, ce musée est installé dans un des anciens bâtiments de l toute première centrale électrique de Klaipėda, un beau bâtiment de style industriel, de forme hexagonale, tout en briques rouges (son jumeau juste à côté attend encore sa réaffectation, probablement en centre culturel). Un lieu bien approprié pour exposer des voitures de collection datant de la fin du XIXe jusqu’au début du XXe siècle. Une fois de plus, c’est l’ouvrage d’un mordu : Augustinas Jankevičius, qui a rassemblé ici tous ses trésors. Mais avant de les voir, les visiteurs sont invités à descendre au sous-sol pour en apprendre plus sur l’histoire du bâtiment et l’électrification de Klaipėda.
Une fois cette courte partie terminée, on passe au plat de résistance. On gravit en spirale les étages du bâtiment devant des ancêtres plus que centenaires mais si bien bichonneés qu’on dirait qu’elles sortent de l’usine ! On y retrouve quelques modèles mythiques comme la fameuse Ford T, l’une des premières à être montée à la chaîne à la mode de Henry Ford mais aussi des voitures dont il n’existe plus que le seul exemplaire que l’on a en face de nous. On peut dire que c’est assez dingue. Un des modèles les plus fascinants était une voiture électrique (oui, déjà), qui avait été construite en pensant aux femmes dont on pensait qu’elles n’avaient pas la force nécessaire pour faire démarrer une voiture (il fallait y aller à grands coups de manivelle) : le modèle B16 de Rauch & Lang Electric.
Ce n’est pas seulement la collection d’automobiles qui est remarquable, mais la muséographie : meubles et objets vintage, mise en scène… Même les toilettes sont mises à contribution pour vous mettre dans l’ambiance. Et comme partout jusqu’ici, un audioguide vous fait visiter les lieux.
Liepų g. 47
Klaipeda
La Klaipeda artistique
Les villes portuaires ont toujours une vie artistique bouillonnante, c’est le cas à Klaipeda, qui ne manque pas d’espaces pour que les artistes et artisans puissent exposer.
Baroti Gallery
Parmi ces institutions, on ne peut pas louper la Baroti Gallery. Pourquoi ? Parce qu’il est dans un des bâtiments les plus photographiés de Klaipeda, un grand entrepôt à poissons datant du début du XIXe siècle, de style allemand, tout blanc à colombages. Avec ses vastes volumes, on ne sera pas surpris que ce soit devenu un lieu d’exposition. Je tome d’ailleurs en plein montage au moment où je décide d’y passer une tête. Il s’agit non seulement d’un lieu d’exposition mais aussi de vente (normal, pour une galerie, quoi) sauf que, à l’étage, je me retrouve noyée par des centaines de peintures, sculptures, installations, toutes plus diverses les unes que les autres. Et ces œuvres sont à vendre ! Si vous êtes curieux ou curieuse, allez-y voir, c’est surprenant !
Aukštoji g. 1
Klaipėda
KKKC Parodų rūmai
Centre culturel et lieu d’exposition, il s’y passe toujours quelque chose et j’ai eu de la chance : j’y étais le jour de la foire des artisans : céramique, peinture, stylisme, bijouterie, sérigraphie… Ils étaient plusieurs dizaines à présenter leur savoir-faire, une belle démonstration de la vitalité de Klaipėda dans le domaine, et la plupart des artisan.e.s sont jeunes ! Sinon, en temps normal, le KKKC propose des expositions.
KKKC Parodų rūmai
Didžioji Vandens g. 2,
Klaipėda
Musée lituanien de la Mer
Prenons le large, Lectrice, Lecteur, du moins, pendant les 10 petites minutes que durent la traversée vers Smyltyne, sur l’isthme de Courlande, de l’autre côté de la lagune. Pour ça, si vous êtes à pied ou à vélo, rendez-vous à l’Ancien terminal, à côté de la vieille ville. Si vous y allez en voiture, il faudra embarquer au Nouveau terminal qui est plus éloigné. N’étant pas motorisée, ce sera l’ancien port ! Et c’est sous un ciel un peu chagrin que le bac effectue la traversée. C’est rapide, certes, mais ça donne envie de plus ! Une fois arrivée à destination, j’ai le choix : marcher ou prendre la navette du Musée (qui n’est pas tout près). Vu la météo, je m’acquitte du prix et en quelques minutes, me voilà au grand complexe du Musée lituanien de la Mer qui est à ce jour le musée le plus visité de Lituanie.
Ça commence à l’extérieur, avec une expo en plein air de barques et de bateaux anciens ainsi qu’une antique ferme de marin afin de donner une idée des conditions de vie des marins et de leurs familles à la fin du XIXe-début du XXe siècle. Cela sert un peu d’introduction. Le Musée est construit sur le site d’un ancien fort qui était destiné à garder l’entrée de la lagune, mais qui ne servit jamais, avec, en son centre, un énorme aquarium tropical dont un tunnel vitré où évoluent des requins (frissons garantis). C’est d’ailleurs impressionnant quand on y entre puisqu’il faut traverser de grandes portes. À l’intérieur, plusieurs expositions sur le monde des bateaux et de la marine et des aquariums avec évidemment, une section dédiée à la faune de la mer Baltique. Le musée accueille aussi d’autres habitants : des pélicans, des pingouins, des manchots, des dauphins (qui sont utilisés dans un cadre thérapeutique avec des enfants qui se trouvent dans le spectre autistique) et des phoques.
C’est l’une des particularités du Musée, une section est aménagée pour la réhabilitation de phoques et d’oiseaux marins blessés, qui peut être visitée.
Smiltynės g. 3,
Klaipėda
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Comment se rendre à Klaipėda ?
Visiter Klaipėda est super facile : on parle quand même d’une des villes majeures de Lituanie ! En avion, en train, en bus ou en ferry, vous avez le choix !
En avion
Il y a de fortes chances que vous arriviez à Klaipėda via Vilnius. Néanmoins, l’aéroport le plus proche est celui de la station balnéaire de Palanga. Ensuite, prenez un bus (ou un taxi) jusqu’en ville.
En train
Depuis Vilnius, vous pouvez prendre un train direct ou une liaison via la compagnie nationale LTG Link (environ 3 h 30 de trajet depuis la gare de Vilnius). Attention, les prix varient selon la demande, mieux vaut réserver à l’avance.
En bus
Le moyen plus usuel, probablement. Klaipėda est facilement accessible depuis tous les coins de Lituanie, en direct ou via de grands noeuds comme Vilnius ou Kaunas. Pour vos billets, rendez-vous sur https://www.autobusubilietai.lt.
En ferry
Pour les amoureux de la mer et du slow-travel, Klaipėda est aussi accessible via ferry depuis l’Allemagne (Kiel) ou depuis la Suède (Kalrshamn et Trelleborg) : https://www.dfds.com/fr-be/ferries-passagers/lignes-ferries/ferries-vers-les-pays-baltes
Découvrez plus d’informations et de bons plans sur Klaipėda sur le site Web de l’office de tourisme : Klaipedon.