- Malines , Belgique -

January 2016

24 heures à Malines

Malines, Mechelen… 20 minutes te sépare de Bruxelles, chère Malines et pourtant, c’est comme si nous étions dans un autre monde.  C’est çà qui est bien avec notre petite Belgique, même au sein de ses frontières étriquées, quand une de ses communautés passe la barrière linguistique, elle a l’impression d’être en vacances ailleurs.

20 minutes de train ou de voiture seulement et je ne sais pas pourquoi je ne t’ai jamais visitée. Il aura fallu une invitation d’Emma d’Au Goût d’Emma, pour que je me décide enfin. Nous ne sommes que le 2 janvier mais déjà, nous voilà parties en goguette, à découvrir tes pavés sous un ciel bas.

Malines historique et patrimoine de l’UNESCO

Nous entrons dans la ville par le Grand Béguinage (car oui, tu en as deux!, le Grand et le Petit) et déjà, on ne peut pas s’empêcher d’être charmées, Emma et moi. C’est comme si la ville n’avait pas changé depuis que les béguines sont sont installées. Seuls les vélos, quelques touristes et la cheminée de la brasserie “Den Anker” viennent rappeler que nous ne sommes plus au Moyen-Âge. J’essaie d’imaginer à quoi pouvait bien ressembler ce “village de femmes” dans la ville. Si je regarde à  travers une fenêtre, apercevrais-je une dentellière ?

Après s’être laissées guider par nos yeux (et l’envie de voir ce qui se cache derrière chaque tournant des petites rues du Béguinage), nous décidons de rejoindre le grand monument de la ville: La cathédrale Saint-Rombaut. Son énorme tour sans clocher transperce le panorama de Malines et des alentours. On peut  y monter (des centaines de marches et un “skywalk” au sommet t’y attendent, lectrice, Lecteur) et quand le temps est clair, il parait qu’on peut voir l’Atomium de Bruxelles au sud et le clocher de la cathédrale d’Anvers au nord. Divin Plat Pays! On s’était dit que nous ferions çà le lendemain mais finalement…

Et nous voilà sur la Grote Markt, le centre de toute ville qui se respecte (chaque ville belge a sa “Grand Place”), large, sans voitures, ourlée de bâtiments typique de l’architecture des Flandres et d’un drôle d’Hôtel de ville qui semble être fait de différentes époques. L’ambiance est calme, reposante…. sous le ciel gris, seuls quelques visiteurs comme nous dégainent leur appareils-photo.

C’est aussi le premier jour des soldes, et la Korenmarkt, la grande rue commerçante de Malines et une petite foule se presse dans les boutiques. Ça change du chaos bruxellois. Il y a du monde mais on ne se marche pas sur les pieds, ni ne devons nous battre pour une pièce… Il reste encore comme parfum de fêtes qui flotte dans l’air, l’euphorie de l’achat flotte dans l’air comme le remords du portefeuille qui se vide, mais bien enfoui dans le fond de son sac pour oublier.

Un drôle d’oiseau

Mais l’achat d’un nouveau pyjama ne nourrit pas sa femme  et Emma et moi sommes parties à la recherche d’un patrimoine de la gastronomie belge : le Mechelse koekoek (autrement dit “le coucou de Malines”). Non, non… on ne mange pas cet oiseau en Flandre! Le coucou de Malines est un gros poulet au plumage qui rappelle le coucou.   Plutôt que de le manger de manière traditionnelle (avec asperges et pommes de terre ou croquettes) nous sommes allées le déguster chez Puro, accompagné de couscous, de courgettes et de sauce au curry.  Un délice dans le cadre plutôt urbain du Puro. Etablie dans une ancienne brasserie, la maison a deux visages : brasserie au rez-de-chaussée, resto à l’etage, mais le tout est baigné dans une lumière chaude et orange. Une belle adresse.

Mechelse koekoek #FTW! #coucoudemalines #Malines

Une photo publiée par Melissa M. (@mellovestravels) le

Histoire de terminer la soirée en beauté, nous voilà débarqué au Bar Popular, un chouette café sur le Vismarkt, l’ancien marché au poisson en bords de Dyle, le petit fleuve qui traverse Malines. L’endroit doit être bien agréable en été, lorsque l’on sort les tables et chaises sur les quais mais voilà, malgré la douceur de ce début janvier, il faudra se “résoudre” à monter à l’étage où dans une ambiance boisée, nous enchaînerons blondes et brunes à parler du monde, des hommes et des voyages à réaliser.

Dormir dans une église

La nuit, nous la passerons dans un endroit qui vient d’avoir son petit moment “people” puisque c’est l’hôtel où notre Stromae national s’est marié. Et le peï (comme on dit à Bruxelles) et sa femme ont bon goût : le Martin’s Patershof est l’ancienne église des Frères mineurs reconvertie en hôtel!  Le lobby se situe dans la nef dans l’église, la salle du petit-déjeuner, dans un magnifique chœur qui a été préservé et les chambres, soit dans le cloître de l’église, soit dans le prolongement de la nef et si vous voulez vous gâtez, n’hésitez pas y mettre un peu plus le prix (une chambre “great” hors petit-déjeuner est à 139 €-175 € avec) pour pouvoir dormir (et surtout vous réveiller) sous les ogives et les couleurs des vitraux de l’église! Le lit est ultra-confortable. C’est simple, on l’impression de s’allonger sur un gros tas de coton moelleux… peut-être un peu trop si tu es comme moi et que tu dors sur le ventre (dos creusé pendant la nuit et je n’ai pas très bien dormi).

Si le budget n’est pas un problème, ce serait dommage de se priver du petit-déjeuner. Pour le lieu, déjà, mais aussi… parce qu’on y sert du champaaaaaagne (je ne résiste pas aux bulles)!

Malines et sa bière

Parlant de bulles, le fin pétillant de Malines vient évidemment de ses bières. Rendez-vous avait été pris pour une visite de la Brasserie Het Anker, à la sortie du béguinage (la brasserie s’est établie dans l’ancien hôpital du Grand Béguinage). Pour y accéder, nous allons nous promener en bords de Dyle… un joli moment dans une ville qui sort à peine de sa grasse matinée du dimanche, sous un timide soleil. Notre guide, lui, est plutôt bien réveillé et comble de bonheur, nous sommes les seules à visiter la brasserie. ce sera donc une visite “privée” de toutes les installations avec moult explications sur la fabrication du divin breuvage : la Gouden Carolus (déclinée en plusieurs version : blonde, triple, ambrée, brune…). Choix du malt, des épices, processus de fabrication, de stockage… On aura même l’occasion de voir comment vieillit le whisky de la maison (diversification oblige). Il n’est pas distillé à Malines mais il vieillit ici et sa mise sous double clés (une clé de la brasserie, une de l’inspecteur des accises) te fera sans doute sourire.  Et à la fin, nous avons évidemment droit à une dégustation (où nous nous amuserons à essayer de détecter les épices vues sur la table en début de visite). Nous repartirons de la brasserie d’excellente humeur et avec un bière infusée au whisky (qui attend encore d’être testée).  Proost, Mechelen! C’est sûr, on reviendra te voir.

Pour aller plus loin
Les environs de Malines 

Pas mal de choses à explorer depuis Malines (tout est si près) mais Emma et moi avons décidé d’aller visiter le Parc animalier de Planckendael. Lié au Zoo d’Anvers (un des grands zoo européen), ce grand parc dans la campagne a le mérite de laisser pas mal de place aux animaux pour évoluer et s’y sentir bien.  Le parc est divisé en continents où l’environnement, autant pour les animaux que pour les visiteurs, a été façonné de façon à vous sentir “là-bas”. En vedettes du parc : les éléphants d’Asie (avec la naissance récente d’une petite éléphante), le léopard des neiges, le lion d’Asie (majestueux), le guépard, le koala (qui faisait dodo) et le panda roux, qui fut longtemps la mascotte du parc.  Ceux qui n’aiment pas les zoos passeront leur chemin mais on est bien forcé d’admettre que c’est un lieu magique pour les enfants ! Bon à savoir : en hiver, les prix sont réduits (certains animaux ne sortant pas).

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  1. Samsha
    le 28.06.2017

    Merci pour la découverte! les photos sont top

  2. Céline
    le 28.06.2017

    J’aime beaucoup les petites rues typiques en Belgique. C’est un pays agréable à visiter seul ou en groupe d’amis ou de collègues 😉

  3. Melissa
    le 28.06.2017

    Aaah oui… c’est un pays facile à explorer, plein de petites viles les unes à côté des autres. C’est un de ses bons côtés.

  4. LadyMilonguera
    le 28.06.2017

    Tu me fais découvrir cette ville qui semble amplement mériter un détour…

  5. Melissa
    le 28.06.2017

    Si tu viens au Salon des blogueurs, ce sera facile d’y aller. 😉

  6. LaRoux
    le 28.06.2017

    j’aime bien l’architecture de la “grand’place” bien typique de chez vous 🙂

  7. Melissa
    le 28.06.2017

    Eh eh… en effet… et la Grand Place a servi de décor pour “Palais Royal!” de Valérie Lemercier. 😉

  8. Tiphanya
    le 28.06.2017

    C’est l’une des villes que j’ai noté pour ma balade avant le salon WAT16. Et tu m’en donnes encore plus envie.
    Par contre chez moi la photo du coucou ne s’affiche pas.
    Et sais-tu si le Planckendael est accessible sans voiture ?

  9. Melissa
    le 28.06.2017

    Coucou Tiphaine!
    Ah bon? C’est bizarre pour le coucou (c’est une incrustation de post Instagram). Pour Planckendael, il y a plusieurs lignes de bus du service public de transport flamand (De Lijn) qui s’arrête devant (départ depuis la Gare Centrale de Malines, ou le long de la ligne). Plus d’infos par là : http://www.planckendael.be/fr/accessibilite