Un an plus tard après les premières mesures de confinement pour contrer le COVID, eh ben nous sommes quasi au même point, avec un vaccin en plus. Nous ne pouvons pas vraiment voyager alors, histoire de s’évader malgré tout, j’ai pensé à tous ces moments que je passe à me promener avec mon casque sur les oreilles et qui, l’espace de quelques instants, me fait complètement oublier ce qui se passe. Mais blog voyage oblige, et comme dans le Plat Pays, on ne peut pas aller à l’étranger sauf motifs impérieux, je vous invite à faire un voyage en Belgique… en musique (mais pas uniquement chanté par des Belges) !

Laisse-moi, Lectrice, Lecteur, te donner ton petit plan de voyage… Un trajet… plein de découvertes étonnantes.

Nous démarrons évidement dans notre bonne vieille capitale : Bruxelles. Parmi les arrêts notables, telle une visite obligatoire à Manneken Pis, j’ai sélectionné le « Bruxelles » de Dick Annegarn (et pas de Jacques Brel, CIEL !) qui est bien plus attachante. L’arrêt insolite est « In de Rue des Bouchers », une chanson tout en dialecte bruxellois flamand, qui est en voie de disparition.

Deuxième escale, Liège, la Cité ardente. Grand ville wallonne, urbaine, bouillante, où le rap s’est fait une belle place comme le montre l’ode de Le Dé à sa ville. L’autre Liégeois, c’est Baloji. Talent polyvalent, plume de génie, voix puissante, en 8 minutes, il détaille son parcours de Liège à Gand.

Le terminus du train de Baloji, c’est Ostende. La grande ville côtière a inspiré pas mal d’artistes (dont Arno qui y est né) mais ce sont étrangement les francophones qui ont été les plus prolifiques. Bashung l’a chantée mais j’ai une affection particulière pour « Irons-nous voir Ostende ? » de Jeronimo, pour moi une des plus belles chansons francophones belges contemporaines. Et comme on est à la mer, j’ai rajouté une petite chanson à boire !

Nous quittons la mer pour un tout autre paysage, celui des terrils de Charleroi ! A ma grande surprise, cette ville souvent décriée a inspiré pas mal d’artistes (j’ai dû faire des choix)… et même une jolie chanson un peu folk d’un artiste flamand (alors que Charleroi incarne, pour pas mal de Flamands, tout ce qui ce ne va pas en Wallonie).

De Charleroi en Ardenne, il n’y a pas loin, nous y séjournerons le temps de quelques minutes d’ambiance avant de retraverser tout le pays pour arriver à Bruges.

Bruges sera une étape un peu spéciale. Ville touristique par excellence, très prisées des Américains, ce sont deux chansons d’artistes US qui ont retenu mon attention. Dont une chanson de Noël country (WTF !) par un gars qui est maintenant dans une série de téléréalité Outre-Atlantique. Pour ne pas oublier l’aspect local, nous passerons un moment avec Jan De Wilde, grande figure de la chanson flamande.

Nous restons encore en Flandre avec évidemment, une escale dans la plus grande de ses villes : Anvers. A la fois urbaine, indy, fière d’être flamande et deuxième plus grand port d’Europe, nous allons explorer toutes ces facettes en 3 chansons.

Ensuite, nous allons nous éloigner des sentiers battus pour la ville de Genk. Tout à l’est de la Belgique, cette ancienne cité minière (un peu comme Charleroi) n’a pas connu le même destin après la fermeture de ses puits de houille. C’est à Don Luca que je décerne le prix de la meilleure  » catchphrase » : « Geen flauwekul over drie, zes, dubbel nul. » (pas de conneries sur le 3,6,0, 0, le code postal de Genk).

Nous quittons définitivement la Flandre pour différents sauts de puce en Wallonie, tout d’abords, en Ostbelgien (communauté germanophone) avec Gerd aus Eupen et son hymne en hommage à l’équipe nationale de foot… en anglais. OK… Eupen n’est pas mentionné dans le titre mais dégotter un titre sur une ville germanophone est assez compliqué alors, je me suis dîtes que le nom d’aritiste (« Gerd d’Eupen« , la capitale d’Ostbelgien) ça passait. Ensuite, un arrêt romantico-kitsch à Verviers, comique à Dinant (la star wallonne d’Instagram), culturelle à Tournai (avec une mise en musique du poème de Baudelaire « A propos d’un importun ») et enfin, nous terminons notre voyage en Belgique à l’hollywoodienne avec la musique du film « Lust for Life » (La vie passionnée de Vincent van Gogh) et un morceau illustrant le passage de Vincent dans une mine du Borinage.

J’espère, Lectrice, Lecteur, que ce voyage t’aura été agréable et nous espérons te revoir très bientôt sur ce blog, pour d’autres découvertes, en musique ou pas !

En bonus, je te laisse cette vidéo de chanson de marins, tournée à Anvers en 2015. Et si tu as des suggestions d’ajouts, n’hésites pas à le faire en commentaire

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