Tournai, Tournai… comment ne t’ai-je jamais visitée, toi qui fais partie de l’histoire de ma vie ? Tu es la ville où je suis née. La ville aussi où je me suis en partie reconstruite dans l’isolement d’un internat. En fait, ça doit être pour ça que je ne te connais pas si bien, avec nos seules autorisations de sorties accordées les mercredis et des copines qui préféraient s’amuser dans le centre commercial à la sortie de la ville, je n’ai jamais vraiment pu te parcourir. Bien sûr, la Place de Lille, la Grand-Place, la Gare et la cathédrale sont encore bien gravées dans ma mémoire mais le reste est flou. J’ai juste encore ce sentiment d’une ville calme, un peu trop calme, comme endormie. C’est donc grâce à Visit Tournai que je vais te redécouvrir.

Prise de contact avec Tournai

Pendant toute ma promenade, cette impression de visiter Tournai comme si c’était la première fois ne va pas me lâcher ! Puisque c’est comme ça, je vais donc faire comme une touriste lambda et suivre les promenades indiquées sur la carte de la ville donnée par l’office du tourisme. C’est Nathalie qui vient me chercher à la sortie de la gare. Avant de me laisser découvrir la ville à mon aise, elle tient à me faire faire une petit tour en voiture le long des boulevards, histoire de me donner une idée de la ville et de l’orientation. Les boulevards de Tournai sont d’ailleurs assez intéressants en eux mêmes. Avec un mur d’enceinte démantelé seulement en 1863, 19 ans après l’arrivée du train. On en reparlera plus tard. Pour le moment, me voilà déposée à mon hôtel et le temps de déposer mes affaires à la réception, me voilà en route pour refaire connaissance avec la ville.

Et ma première rencontre, c’est justement celle d’un reste du mur d’enceinte, le Fort Rouge ». Cette tour défensive faisait partie de la première enceinte communale et date de la fin du XIIIè siècle. Massive, et bien qu’ayant été laissée à l’abandon pendant de nombreuses années, sa taille a fait qu’elle soit restée malgré tout en bon état, permettant une belle restauration. Maintenant, c’est un lieu d’exposition et le début d’une petite promenade à travers un parc à l’ombre de l’église Saint-Quentin.

L’autre personnage que l’on rencontre dans le coin c’est… Martine ! Oui, oui, LA Martine. Celle de Martine à la ferme, Martine à la mer, Martine petit rat de l’opéra, etc., etc. Sa statue est située juste à côté du Fort et pour cause : Marcel Marlier, l’illustrateur de Martine, a suivi ses études d’art décoratifs ici à Tournai et a fait toute sa carrière chez Casterman, la célèbre maison d’édition, elle aussi tournaisienne. Bizarrement, voir cette statue va me laisser étrangement émue. Je me prends mon enfance en pleine figure et revois tous les albums que j’ai aimé.s.. Je rêvais de porter les costumes issus de la malle de « Martine au théâtre », j’ai réalisé quelques recettes (avec ma grand-mère) de « Martine fait la cuisine » et j’ai rêvé de faire comme elle dans « Martine prend l’avion ». Voir cette petite fille à la célèbre queue de cheval et son Patapouf me réchauffe le cœur.

Christine and the Grand-Place

Le temps de traverser le petit parc et me voilà sur la Grand-Place qui est pleine d’animation aujourd’hui. Le festival des Rencontres inattendues ouvre ce soir et les préparatifs battent leur plein. J’irai y assister ce soir mais en attendant, je réadmire la Grand-Place, une des plus belles de Belgique. De forme triangulaire, elle atteste de son âge (les places plus anciennes étaient plus souvent triangulaires que rectangulaires) et ses façades de style flamand lui procurent belle harmonie. C’est un endroit vraiment vivant où se retrouve les Tournaisiens et bien entendu, les touristes, qu’on peut tout de suite reconnaître à leurs nezs en l’air, en train d’admirer les façades ou la belle Halle aux Draps. Si le style est ancien, on voit néanmoins que les maisons paraissent neuves… et c’est normal : la Grand-Place a été détruite par des bombes incendiaires lors de l’invasion allemande de 1940. Ne resteront debout que quelques façades. Les Tournaisiens reconstruiront dans le style flamand qui leur était familier, conservant les façades qui tenaient encore.

Christine de Lalaing
A une des extrémités, on trouve une statue de femme. En armure, tenant une hache dans une main et haranguant la foule de l’autre, elle semble montrer la direction du front à des soldats qui sont juste derrière elle. Cette femme, c’est Christine de Lalaing, Princesse d’Espinoy. En l’absence de son mari gouverneur de Tournai, cette princesse catholique défendra la ville acquise alors à la Réforme protestante, contre l’armée espagnole menée par Alexandre Farnese. La bataille fut perdue et Christine de Lalaing, blessée mais elle reste l’incarnation de la rébellion et de la protection des libertés de la ville.

Le beffroi le plus ancien de Belgique !

Parlant des libertés de la ville, on ne peut pas manquer de voir la fine tour du Beffroi de Tournai dominer le paysage de la Grand-Place. Le beffroi, lui, a survécu aux bombardements allemands et c’est d’ailleurs le plus ancien de Belgique. Construite avec l’autorisation du roi de France, Philippe-Auguste, cette haute tour a abrité la charte des libertés civiques et a servi de nombreuses fonctions : tantôt tour de guet, tantôt carillon, tantôt hôtel de ville. Sa visite est un immanquable quand on passe à Tournai. C’est le lendemain que je l’ai faite, pas très longtemps après l’ouverture, et sans doute le meilleur moment car il n’y avait qu’un autre visiteur avec moi et la lumière de ce matin de fin d’été était parfaite pour les photos (et laisse-moi te dire, Lectrice, Lecteur, que tu vas en faire !).

Il y en a des marches à gravir pour arriver au sommet de ces 72 mètres mais heureusement, les différents paliers sont autant de petits espaces d’exposition et les niveaux supérieurs sont encore plus intéressants puisqu’on tombe sur la salle de répétition du carillonneur (car oui, les cloches de cet antique beffroi fonctionnent), un premier accès à l’extérieur un peu au dessus des toits, une vue sur les cloches, sur le mécanisme du carillon, sur le clavier du carillonneur (qui apparemment, peut accueillir un petit public car il y a deux bancs étroits, juste dans le dos du musicien, pour assister au spectacle (car jouer du carillon est TRES physique, il faut y aller avec les bras et les poings). Quand le carillonneur n’est pas là, c’est un mécanisme qui fait jouer automatiquement les cloches… et j’étais justement dans l’escalier lorsqu’elles ont commencé à s’ébranler. J’étais tellement saisie que j’ai failli dégringoler mais cela m’aura permis de voir les petits marteaux qui s’actionnent pour faire sonner les cloches. On peut même voir un ancien mécanisme automatique qui ressemble au cylindre d’une boite à musique, mais en beaucoup, beaucoup plus grand.

Enfin, l’ascension se termine sur une deuxième terrasse tout en hauteur avec Tournai et toute la région à vos pieds et les statues dorées de la tour au dessus de la tête. Les rues se dessinent comme autant de veines et comme le samedi, c’est marché, les vaisseaux sanguins sont bien chargés !

Il est venu le temps de la cathédrale !

La prochaine étape (logique vu que je n’ai pas arrêté de la voir depuis le beffroi), c’est la Cathédrale Notre-Dame de Tournai, la « cathédrale aux 5 clochers et aux 4 sans cloches » (#jeudemots). Cette cathédrale est un des plus importants édifices religieux de Belgique, non seulement parce que c’est la seule à avoir été édifiée d’emblée comme cathédrale depuis le Ve siècle (elle n’a pas été « élevée » à cette position) mais aussi, elle est un des plus beaux exemples du mariage entre le style roman et gothique. Sa grande masse gris-bleu et ses 5 hautes tours romanes veillent sur la ville comme une Madone mais malheureusement pour moi, et heureusement pour elle, des rénovations sont en cours à l’extérieur ET à l’intérieur. Sans compter qu’une partie des festivités des « rencontres inattendues » se fera ici. Les sièges sont déjà tous disposés et à l’intérieur, c’est la course pour les machinistes qui doivent terminer les installations. Pas trop possible de visiter sereinement les lieux entre travaux et tout le va-et-vient. On peut néanmoins admirer sa grande rosace et voir la transformation des arcs pleins de la nef romane en ogives gothiques dans le chœur de la cathédrale.

Du côté de l’Hôtel de ville

La promenade continue vers la rue Saint-Martin, un des axes principaux de Tournai et qui est souvent cadre de processions. Dans un renfoncement de la rue, comme protégé de l’extérieur, un bâtiment blanc aux allures de palais, se cache. Étonnement, c’est l’Hôtel de ville ! D’habitude, les hôtels de ville se tiennent sur une Grand-Place mais pas ici. Et la raison pour laquelle il reste semi-caché, c’est parce que depuis le XIXème siècle, l’administration communale s’est installée dans cet ancien palais abbatial, celui du monastère de Saint-Martin, laissé à l’abandon depuis que les révolutionnaires français en ont chassé les moines. Si sa façade néoclassique signifie qu’il date du XVIIIe siècle, le bâtiment compte aussi des caves romanes que l’on peut visiter. Prenez à gauche, et vous tomberez sur un très joli parc qui donne lui-même sur le Parc Reine Astrid et ses deux bassins. Cela crée une sorte de récréation dans une ville qui a un fort caractère du XVIIe. On peut aussi dire que ce coin de la ville est un véritable « Quartier des musées ». Le Musée des Beaux-Arts, le Vivarium et Musée d’histoire naturelle, le Musée de la Tapisserie, le Musée de la Porcelaine et le Musée du folklore sont dans un rayon de 100 mètres ! Comme il fait trop beau pour aller se planquer à l’intérieur, leur visite devra attendre un autre séjour.

La calme du Séminaire épiscopal

Havre de paix dans la ville, me voilà dans le Séminaire épiscopal. Il est normal pour l’un des plus anciens évêchés de Belgique de contenir en son sein un séminaire. Et quel séminaire ! Ceux qui firent construire les bâtiments étaient les Jésuites. On ne peut pas s’y tromper avec le style baroque des lieux, style qu’affectionnait particulièrement la Compagnie de Jésus. Par contraste, l’église du séminaire est toute simple et très lumineuse avec ses colonnes de pierre grise et ses murs crèmes. Un bel écrin pour ceux qui veulent suivre des études théologiques ou devenir prêtre. On a vraiment la sensation d’être en dehors du monde ! Le quartier autour du séminaire est tout aussi joli avec ses ruelles et les devantures de maisons fleuries.

Rive droite : Saint-Brice et les Maisons romanes

Tout doucement, mes pas (et ma carte) me conduisent vers les quais de l’Escaut. Des quais un peu chamboulés puisque de grands travaux y sont en cours. C’est un peu le chaos entre les rues bloquées, les trous et les nombreux passants en ce vendredi ensoleillé mais enfin, me voilà rive droite, dans le quartier de Saint-Brice.

L’église Saint-Brice est une église un peu particulière… on ne peut pas manquer de remarquer qu’il lui manque un détail important : elle n’a pas de clocher ! Par contre, on remarque vite que cette église de style roman n’a pas traversé les âges intacte : elle a énormément souffert des bombardements allemands et n’a pu être complètement reconstruite avant le milieu des années 50. Cette vaste église est une de mes préférées (et Tournai est riche d’églises !) sans doute à cause de sa configuration qui lui donne un air « maritime ». C’est assez étrange… ou pas tant que ça finalement puisque la disposition du choeur en deux travées est typique des « Hallekerken », des « églises-halles », un style très populaire en Flandre, notamment à la Côte ! Avant de partir, je prends le temps d’admirer les fonds baptismaux, taillés dans une masse de granit par un artiste contemporain, George Grard, et qui représentent Adam, Eve et une immense main de Dieu qui enserre la cuve presque toute entière.

Juste devant le parvis de l’église, on trouve un des plus précieux trésors de Tournai : les Maisons Romanes. Ce sont les plus anciennes maisons bourgeoises de Belgique encore debout et c’est un miracle qu’elles le soient étant donné leur proximité avec l’église. Leurs masses de pierres noircies sont présentes en ville depuis une 1200, c’est assez impressionnant. On distingue déjà bien les pignons que l’on verra partout dans l’architecture flamande quelques siècles plus tard mais ce qui impressionne, c’est le côté imposant de ces deux maisons avec leurs gros murs et leurs petites fenêtres. Seuls éléments décoratifs : des colonnettes qui font partie de l’ornement des fenêtres sinon, c’est assez sévère. Les maisons sont encore utilisées, l’une est le siège de l’église protestante de Tournai, l’autre est une galerie d’art.

Tournai et l’Art Nouveau

Saviez-vous que Tournai est une ville d’Art Nouveau ? Ce style avait tout autant séduit les bourgeois tournaisiens que leurs compatriotes bruxellois. Même Horta est venu en ville pour réaliser le Musée des Beaux-Arts (dans un style qui rappelle un peu celui de Bruxelles, d’ailleurs). Vous trouverez une concentration d’immeubles sur la belle Avenue Van Cutsem mais aussi sur la Place Victor Carbonelle, très proche du quartier de la gare. On est ici dans une autre ambiance, celle de l’effervescence du XIXe et du début du XXe siècle. C’est l’époque des boulevards où on venait se promener et se montrer et les maisons Art Nouveau sont dans un état impeccable ! Leur point commun ? L’attachement à la variante « florale » de ce type d’architecture. Il suffit de regarder le nombre de sgraffites (tout propres comme s’ils avaient été peints hier) représentant des fleurs, des têtes de femmes avec des fleurs, des oiseaux dans un décor végétal… C’est un vrai enchantement pour moi qui raffole de ce style ! Et je n’avais aucun souvenir qu’elles étaient là.

La complainte du Pont des Trous

Tout doucement, après avoir salué la gare et son parc, me voilà revenue sur la rive de l’Escaut. Je traverse pour voir de plus près ce qui reste du Pont des Trous, ce pont médiéval à moitié détruit que l’on va rehausser et élargir pour faire passer des péniches de plus gros gabarits. Le Pont des Trous, c’est un peu l’âme de Tournai. Ses arches et ses deux tours faisaient partie du quotidien de la ville. Il ne reste à présent que les deux tours, qui ont l’air bien seules et bien tristes dans cet état-là. Même la France s’était émue de la destruction de ce patrimoine. On a beau se dire que oui, les arches n’étaient pas originales (elles aussi ont été détruites par les bombardements, anglais cette fois pour stopper les Allemands, et reconstruites après la guerre), ça fait quand même mal au cœur. Après une promenade tranquille dans le quartier du Pont et du Clos du Béguinage, je me retrouve devant l’ultime étape de la promenade : l’église Saint-Jacques.

L’église Saint-Jacques est assez ancienne puisqu’elle date de la fin XIIème, début XIIIème siècle. Construite essentiellement dans un style allant du roman et gothique typique de la région (avec des petites colonnes) et pourvue d’une superbe voûte en bois semée d’éléments floraux, elle est un des joyaux de Wallonie. Coup de bol pour moi, un chœur est en train de répéter. Un moment toujours émouvant quand on visite une église !

Où dormir à Tournai ?

L’Hôtel d’Alcantara

Cet hôtel de charme est situé dans les locaux d’une ancienne banque, on peut même y voir les vieux coffres-forts ! Il est également récemment rénové (les travaux se terminaient quand j’y séjournais). Les chambres sont toutes différentes, spacieuses, claires. La mienne mêlait le blanc et l’olive (une teinte rarement utilisée) avec quelques vibrations Seventies ramenées par le papier peint qui structure la chambre en guise de tête de lit. Mélangeant l’ancien et le moderne, les parties communes essaient de jouer avec la configuration biscornue du bâtiment, héritée de la banque. Ajoutez à çà un personnel amical, un bon petit-déjeuner et le fait d’être à quelques minutes de la Grand-Place, vous aurez un des plus jolis pieds-à-terre tournaisiens.

Hôtel d’Alcantara

Rue des Bouchers Saint-Jacques 2

7500 Tournai

Où manger à Tournai ?

Comptoir 17

Les établissements ne manquent pas sur la Grand’Place et on a l’embarras du choix ! Pour le déjeuner, j’ai décidé d’opter pour le Comptoir 17 simplement en regardant… l’intérieur. Si les boiseries et le carrelage vintage ont été préservés, le reste de la déco est résolument contemporain. Tout comme le menu qui offre une belle sélection de burgers de qualité (testés et approuvés, avec le pain qui est en fait une faluche, ce petit blanc typique du Nord et de la région de Tournai et que je n’avais plus mangé depuis l’enfance), des classiques de la brasserie et des plats issus de la cuisine du monde. Même si c’est l’intérieur m’a séduite, il faisait trop beau pour ne pas manger en terrasse. Ce serait dommage de se priver du spectacle qu’offre la Grand’Place !

Comptoir 17

Grand’Place 17

7500 Tournai

L’Ecurie d’Ennetières

Situé dans une espèce d’impasse, la première impression quand on arrive au restaurant est que nous sommes arrivés dans une ferme au cœur de la ville, c’est une espèce d’endroit hors du temps. L’impression est renforcée quand on rentre dans cette grande bâtisse. Pas de doute, on est bien dans une ancienne écurie mais pas d’une ferme, d’un ancien hôtel ! Les plafonds sont hauts, les murs épais, les fenêtres petites. Avec son mobilier ancien, ses lumières tamisées et ses marionnettes, ça donne un petit côté romantique à ce grand espace. Un oeil sur le menu confirme qu’on joue la carte du rustique à fond : des plats solides comme de l’entrecôte, le jambonneau aux grains de moutarde et, ce qu’on trouve assez rarement dans les restaurants, du steak de cheval. C’est ce que je vais d’ailleurs commander ! Après quelques bons petits amuse-bouches, ma viande arrive rapidement (le cheval prend très peu de temps de temps à cuire, quasi un aller-retour), cuite comme je le voulais (bleue) avec un bon ravier de sauce à l’ail, accompagnés de pommes sautées et d’une petite salade. C’est simple et efficace : je valide. Comme dessert, j’opte pour la mousse au chocolat, servie très traditionnellement dans une coupe tulipe avec une montagne de chantilly. Bref, si vous êtes gourmand.e, vous avez frappé à la bonne porte.

L’Ecurie d’Ennetières

Ruelle d’Ennetières 7

7500 Tournai

Eva Cosy

Il fallait absolument que je mange un morceau avant de partir à vélo dans la campagne tournaisienne (j’en parlerai dans un prochain épisode). A deux pas de mon hôtel, la devanture d’Eva Cosy m’avait tapée dans l’œil ! C’est une ancienne pâtisserie bien connue des Tournaisiens et qui a été reprise par une jeune fille qui l’a transformée en café tout ce qu’il y a de plus contemporain et comme son nom l’indique, cosy. On vient prendre son petit-déjeuner le matin, manger une bonne salade ou une quiche le midi, goûter avec une part de tarte et prendre l’apéritif en soirée. Bref, c’est un lieu qui vit tout le long de la journée. Avec son mobilier en bois clair et la profusion de plantes, on est juste vraiment bien ici. Comme j’avais encore l’estomac semi-rempli par le petit-déjeuner, j’ai commandé un morceau de tarte ananas-coco et je n’ai pas été déçue !

Eva Cosy

Rue Piquet 6,

7500 Tournai

Où boire un verre à Tournai ?

La Fabrique

Le Quai du Marché aux poissons est LE lieu pour boire à Tournai. Les soirées y sont d’ailleurs bien arrosées mais l’après-midi, c’est plutôt calme alors pourquoi ne pas profiter de la vue sur l’Escaut depuis la terrasse ? Si l’intérieur fait un peu « bar d’étudiant » qui en a vu des vertes et des pas mûres, la carte est bien achalandée en bières locales.

La Fabrique

Quai du Marché au Poisson 13/B,

7500 Tournai

Le Bièrodrôme

Toujours sur le Quai, mais dans une toute autre catégorie, le Bièrodrôme est une pico-brasserie (c’est donc encore plus petit qu’une micro, voire une nano-brasserie). Elle produit ses propres bières, en vend d’autres mais aussi organise des ateliers et des dégustations. Bref, on vient en amateur.trice.s et en connaisseur.euse.s. Avec une grande table en bois massif qui trône au milieu de la salle, la brasserie invite à la convivialité et l’échange des impressions sur les différentes mousseuses que l’on aura testées. Toujours avec modération !

Le Biérodrome

Quai du Marché au Poisson 21

7500 Tournai

Le Check-in Bar

A l’heure où paraîtra cet article, le nouveau Check-in aura probablement ouvert. Les photos ne seront donc qu’un doux souvenir mais Marine, la patronne, et sa passion de la mixologie seront toujours présentes. Comme je l’ai connu, le bar jouait résolument la carte du rétro-vintage. Pour la nouvelle adresse, il parait que le concept sera tout autre. Mais comme on dit, qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse ! Les cocktails seront aussi bons et beaux.

Le Check-in Bar

Rue du Cygne 38

7500 Tournai

Cette balade tournaisienne a été organisée en collaboration avec Visit Tournai, mais les opinions de l’auteure restent libres.
Aimez et partagez