Il y a des villes que l’on croit connaître. Liège, j’y suis passée des dizaines fois, je suis aussi venue la visiter deux ou trois fois et pourtant, j’ai l’impression de la découvrir pour la première fois. C’est comme une copine qu’on n’aurait plus vu depuis un certain temps, avec qui on n’a pas souvent traîné, pas assez pour vraiment l’appréhender et que l’on retrouve embellie et plutôt cool, finalement.

Retour au Musée de la Boverie

C’est sur l’invitation de Province de Liège Tourisme que je me suis rendue un beau jeudi matin vers la Cité Ardente pour vivre quelques jours sur le fil de la Meuse. Il était évident de commencer par le chef-lieu, après tout. Pendant longtemps, j’avais gardé de Liège l’image de mon enfance, quand nous allions dans sa banlieue visiter mon parrain : celle des quais de Meuse complètement défigurés par une architecture des années 50-60. J’avais découvert ses aspects cachés pendant la Nuit des Coteaux, ce qui m’avait déjà donné une autre idée de la ville et la dernière fois que j’étais venue, c’était lors du Salon des blogueurs à Bruxelles. Liège était encore dans ses grands travaux de métamorphose, le Musée de la Boverie n’était pas encore terminé et c’est assez comique de voir que c’est par là que nous allons commencer la visite et c’est Michael qui va me guider pour toute la journée.

Pour accéder au parc et au musée, il faut emprunter une passerelle en bois qui enjambe la Meuse. Mince et élancée, on lui a donné le nom de « Belle liégeoise » et elle fait un peu de jonction avec la Gare de Liège Guillemin, oeuvre de Santiago Calatrava, que l’on voit dans le fond. Le Musée, lui, est enfin terminé mais pas de chance, nous sommes entre deux expositions. La précédente s’est terminée le week-end dernier et la prochaine aura lieu dans quelques jours. C’est donc en plein démontage que je me trouve, une occasion de voir un peu l’envers du décor du musée et de constater la célérité du personnel : quasi toutes les oeuvres et installations ont été décrochées. Il ne reste plus qu’à installer les peintures colorées de Luis Salazar pour sa grande exposition rétrospective. J’ai trouvé la verrière tout aussi belle que la première fois mais ce qui m’a le plus intrigué, c’est l’étage des expositions permanente, une vraie rétrospective sur l’histoire de l’art depuis le XIVème siècle jusqu’aujourd’hui et pas avec les moindres des peintres : on parle de Picasso, Magritte, Matisse, Léger… Et pour se détendre, pourquoi pas un petit café ou une douceur dans la jolie cafétéria du parc avant d’aller se promener dans le Parc de la Boverie ?

Musée de la Boverie 

Parc de la Boverie,

4020 Liège

Des boulets… sauce lapin ???

Pour rejoindre le centre-ville,nous allons embarquer sur le Frère-Orban, le bateau qui sert de navette fluviale, finalement le moyen le plus rapide pour rejoindre le cœur historique (et d’autres points d’intérêts comme le Pôle fluvial et Coronmeuse) .  C’est un autre Liège qui se découvre ici au fil de l’eau. On regrettera seulement que la navette ne fonctionne qu’à la belle saison.

Lorsque nous débarquons, il est l’heure d’aller manger ! Table a été réservée dans un typique restaurant liégeois : « Amon Nanesse ». Nanesse, c’est la femme de Tchantchès, la mascotte de la ville.

Quelques mots sur Tchantchès
Tchantchès (François en liégeois, ou une déformation de « petit Jean, Jantjes, en flamand, son nom est un mystère) est apparu au XIXème siècle dans les théâtre de marionnette d’Outremeuse, le quartier le plus frondeur d’une ville qui ne manque déjà pas de caractère. Avec son sarrau bleu, sa casquette et son foulard rouge à pois blanc, on ne peut pas manquer d’observer qu’il est un ouvrier (ce qui ne l’empêche pas de côtoyer Charlemagne dans ses pièces). Il est rebelle, généreux, amoureux de la liberté et ne craint qu’une chose dans la vie : Nanesse (le diminutif d’Agnès) à qui il n’ose répliquer.

En rentrant dans le restaurant, la rangée de pékets (genièvre wallon) me fait de l’œil mais la journée est longue et le péket, fort… On se contentera d’une bière. Par contre, je ne ferait pas du tout l’impasse sur LE plat emblématique de la gastronomie liégeoise : le boulet sauce lapin.

Pas une trace de petit rongeur dans cette sauce, qu’on se rassure. La sauce lapin est faite avec (en gros) un fond, de la bière brune, du sirop de Liège, des oignions ou des échalotes, des épices et, ce qui est apparemment sujet à controverse, des raisins secs blonds. Le tout est longuement mijoté. Cela donne donc une belle sauce sucrée-salée qui accompagne ces maxi-boulettes de boeuf, que l’on sert avec des frites et une petite salade. Il existe même une confrérie qui veille à la bonne tenue de la recette (et même des accompagnements, même les frites doivent être maison) chez leurs membres qui élisent chaque année l’établissement qui confectionne les meilleurs boulets. Pour la petite histoire, Amon Nanesse met des raisins secs dans sa sauce, voilà !

Promenade dans le centre de Liège

L’après-midi sera dédié aux calories à éliminer suite à la consommation sus-mentionnée. Le Vieux-Liège n’est pas grand MAIS il est rempli de choses à voir… et plutôt pentu. La premières étape sera le quartier de l’Hôtel de ville et du Perron. Ici, Liège a gardé le charme du style mosan avec solides bâtisses de belle taille en pierre naturelle ou mélangée avec des briques. C’est plein de petites rues, voir de TRES petites rues, telle la très étroite rue du Carré qui vous laisse peine vous faufiler. On ne pourra pas louper « En Neuvice », une petite rue piétonne qui est devenue en quelques années le centre de la créativité liégeoise. On y trouve de tout : une boucherie-charcuterie fine, un magasin bio, des boutiques de design, des bars-resto, une excellente chocolaterie (Carré Noir)… et mon hôtel pour ce soir (mais j’y reviendrai plus tard). En plus d’être jolie, on sent que les commerçants qui s’y sont installés en ont vraiment fait un projet et qu’ils se soutiennent les uns, les autres et le soir, on les trouve à papoter sur des tables posées au milieu de la rue. Tout çà donne à la rue un côté très latin qu’on retrouve un peu partout en ville. C’est vraiment une ville du sud, transposée sous d’autres latitudes.

Sur la Place du Marché, trône depuis le Moyen-Âge le symbole le plus important des Liégeois : le Perron. Le Perron est une figure de pomme de pin, plantée d’une croix et montée sur une fine colonne au dessus d’une fontaine. Il incarne les libertés des Liégeois.es. Tant et si bien que Charles le téméraire, Duc de Bourgogne, le fit enlever après le sac de Liège et l’exposât à Bruges comme symbole d’humiliation et du châtiment qui attendait les rebelles à son autorité. Le Perron sera restitué à Liège après sa mort, lors du mariage de sa fille Marie de Bourgogne. Depuis, il a connu plusieurs modifications et une restauration complète et terminée en juin 2019. Le Perron est et reste l’icône de Liège.

La Principauté de Liège

De là, nous rejoignons la Place Saint-Lambert qui est vraiment le cœur de ville. Cette immense esplanade récemment rénovée laisse toute sa place au grand Palais des Princes-Évêques. Si Liège tient son caractère un peu rebelle, c’est peut-être à cause du fait qu’elle a connu un destin un peu différent des autres composantes de la Belgique. Jusqu’à la Révolution française, Liège était une principauté épiscopale, attachée au Saint-Empire romain tandis que le reste du territoire qui deviendrait Belgique avait été peu à peu incorporé à différents royaumes, les plus importants étant le Royaume d’Espagne, puis l’Empire d’Autriche qui détachaient des gouverneurs (en gros) pour gérer cette partie de leurs empires. Liège, pendant ce temps, se gouvernait elle-même avec le Prince-Évêque à sa tête.

Le Palais des Princes-Évêques n’est pas une petite affaire ! Derrière une imposante façade classique en pierre claire, qui contraste avec les bâtiment de briques brunes que l’on trouve ailleurs en ville, se cache une imposante cour à colonnades mais où chaque pilier est différent, depuis le socle jusqu’au chapiteau. Quelques fois, on y trouve des animaux, d’autres fois des visages humains… on peut passer de longues minutes à les détailler toutes.

Un beau grand diable

Tant qu’on est dans le patrimoine, impossible de ne pas passer voir la cathédrale Saint-Paul. Outre les reliques de Saint-Lambert, patron de la ville. conservées dans une superbe châsse, on y trouve un autre trésor, un plus proche de nous. Un beau diable. Et quand je dis beau… C’est Lucifer lui-même qui est représenté en taille réelle et tout de marbre blanc : Le Génie du Mal. Il nous apparaît juste après la chute, encore plein de beauté angélique mais à la place d’ailes de plumes blanches, ce sont des ailes semblables à celles de chauve-souris qui entoure délicatement un corps parfait. Son expression est fermée, pleine de colère, de honte et de tristesse. Il n’ose nous regarder, ni nous, ni Dieu, méditant sur son sort et sa vengeance. A ses pieds qui sont enchaînés, on a laissé le fruit défendu croqué par Eve et sur ses genoux, il tient une couronne brisée, symbole de ses folles ambitions. Une sculpture tellement sensuelle qu’elle a du bien souvent suscité la salsa du démon chez les fidèles. Sculpté par Guillaume Geefs, il existe une autre version de ce génie au Musée des Beaux-Arts de Bruxelles, mais cette fois par son frère Joseph. Pour la petite histoire, c’était ce premier Génie qui avait été sculpté pour la chaire de vérité de la cathédrale mais il fut estimé « trop sublime » et remplacé par celui qu’on trouve aujourd’hui, mais qui est non moins distrayant.

La piscine devenue centre cultural : la Cité Miroir

Nous faisons un rapide passage pour admirer la jolie cour du Musée de la vie wallonne avant de rejoindre un bâtiment plus contemporain : La Cité Miroir. C’est une ancienne piscine art-déco en plein centre-ville, qui était laissée à l’abandon avant d’être reprise et réaffectée en centre-culturel et espace d’exposition. Quelques générations de Liégeois.es y sont venus y apprendre à nager et c’était un crève-cœur de la voir ainsi abandonnée. Très vite après sa conversion, elle s’est imposée dans le paysage culturel de la ville. Par contre, je ne pourrais pas vraiment en profiter puisque comme pour La Boverie, la Cité Miroir est en plein démontage et remontage elle aussi. J’ai néanmoins la possibilité de profiter de la beauté du grand bassin style Art-Déco.

Sur les coteaux de la Citadelle

Après avoir rapidement parcouru la Rue Hors-Château et être passés salué l’église Saint-Barthélémy (j’irai voir ses fameux fonds baptismaux une autre fois), nous arrivons au pied des fameux Coteaux de la Citadelle de Liège, une véritable muraille qui domine la plaine de la Meuse de toute sa puissance. Sans crier gare, dès qu’on commence l’ascension, on se retrouve presque comme dans un bois. Les bruits de la ville s’estompe peu à peu pour laisser place à celui du vent dans les feuilles et du piaillement des oiseaux. Ça grimpe pas mal, mais on est l’ombre grâce aux arbres. De lacets en lacets, on arrive enfin au sommet et Liège et sa région apparaissent dans toute leur splendeur. Et comme une grande veine bleue, la Meuse traverse le paysage de part en part. Ça valait cette petite suée ! Pour redescendre ? Rien de plus facile : les escaliers de la Montagne de Bueren vous ramènent directement au bout de la rue Hors-Château. Et la Montagne de Bueren ; c’est un véritable monstre (surtout quand on la voit d’en bas). Il s’agit d’un escalier monumental de x374 marches et le chemin le plus direct vers la citadelle. Une bonne date à retenir pour l’admirer (et voir de nombreux aspects cachés de Liège, d’ailleurs) est le premier samedi d’octobre durant la Nocturne des Coteaux où l’escalier et les cours et jardins des coteaux sont illuminés à la bougie. C’est tout simplement inoubliable.

Les impasses de la rue Hors-Château

Le lendemain matin, je serai retournée rue Hors-Château pour aller me promener dans quelques unes de ses impasses. Elles sont au nombre de 8 mais j’en aurait visité 4 : Les Impasses Venta, de la Couronne, de l’Ange et Hubart. Ces 4 impasses se dirigent toutes vers les coteaux et ont chacune leur personnalité. Ce qu’elles ont commun néanmoins, c’est le fait d’être un véritable petit monde en soi. Entrer dans les impasses, c’est soudainement se couper du reste de la ville, le bruit de la circulation s’éloigne, le calme vous envahit… et c’est une véritable fête pour les photographes !

Un petit tour au Marché de la Batte

Je m’en voudrais de terminer cette petite visite de Liège sans parler du Marche de la Batte. La Batte, c’est le marché le plus ancien de Belgique puisqu’il date de 1561 mais c’est aussi un des plus important d’Europe. Il suffit des voir les étals qui s’étirent tout le long des quais de la Meuse pour s’en rendre compte. Tous les dimanches matin, les Liégeois s’y pressent pour faire quelques emplettes ou tout simplement pour s’y promener. Fruits, légumes, vêtement, produits venus d’ailleurs, livres… et même, et çà c’est plus triste, de petits animaux comme des poules, canards ou des lapins… Il y a tout ce qu’on peut souhaiter à la Batte et c’est un plaisir de se laisser porter par la foule, de se mettre dans l’ambiance bruyante, de se faire héler pour acheter des melons ou du poisson puis de se poser en terrasse et de regarder tranquillement tout ce monde qui s’agite autour de vous.

Où dormir à Liège

Hôtel Neuvice

Envie de dormir dans la rue la plus cool de la ville ? En Neuvice possède un hôtel qui lui a donné son nom. Ce boutique hôtel compte juste une poignée de chambres (une réservation à l’avance est donc fortement recommandée) est est articulé sur 3 anciennes maisons du XVIIIème siècle regroupées autour d’une cour intérieure. Déjà, le lobby-bibliothèque ouvert sur la fameuse cour en jette un max. C’est sobre, élégant… et cette élégance se poursuit dans la chambre. On a toute suite l’impression d’être dans un cocon destiné à stimuler le repos et la déconnexion avec l’extérieur. Le lit est super grand, donne envie de faire un plongeon dessus et est aussi confortable qu’il en à l’air. Côté salle de bain, ma chambre comportait une grande baignoire et des produits de toilette Nuxe (classe). Détail amusant : il y a plusieurs panneaux disséminés dans la chambre pour contrôler l’éclairage, la musique… Ça prend un peu de temps pour savoir quelle touche contrôle quoi mais une fois compris le fonctionnement, c’est plutôt cool. Ce qui m’a frappée, c’est aussi la volonté d’intégrer les autres commerces de la rue comme les tableaux de plexiglas d’Arqontanporin ou des lampes de chez ReStore ou encore des fromages de chez Uguzon, un fromager plutôt pointu.

Parlons en un peu d’ailleurs, du petit-déjeuner è Il est copieux, avec de superbes produits (fromages et charcuterie donc, mais aussi confitures de la maison, du très bon pain…) Bref, si vous prenez le le petit-déjeuner (au prix de 16 Euros par personne), vous ne sortirez pas affamés ! Une toute belle adresse ! (chambre à partir de 100 Euros)

Hôtel Neuvice

En Neuvice 45

4000 Liège

Pentahotel Liège

Changement d’ambiance complet au Pentahotel. De l’intime, on part vers le mastodonte ! Idéalement situé sur le Boulevard de la Sauvenière, cette chaîne connue pour rénover d’anciens grands hôtels a transformé l’intérieur d’un bâtiment qui, vu de l’extérieur, n’inspire pas trop les amateurs d’hôtels stylés. Mais une fois franchi la porte, c’est autre chose. J’avais envie depuis un moment de tester un de leurs hôtels, et je n’ai pas été déçue. Comme pas mal d’hôtel construite avec les « millenials » à l’esprit, il n’y a pas vraiment de réception. La première chose que l’on voit, c’est le bar. Et c’est au bar qu’on fait son check-in. Ce qui fait que quand le personnel est occupé à servir des verres, ben on attend un peu, voire beaucoup… mais l’idée est sympathique. Le lounge commun est immense et superbement décoré. Que ce soit de jour ou de nuit, il a du style et on n’hésitera pas à venir y prendre un verre sans être client. Il y a même un petit coin spécialement dédié aux amateurs d’Instagram (suivez la flèche).

Côté chambre, c’est plutôt sobre. J’ai trouvé les chambres très « masculines » d’ailleurs. Du bois, du métal, du (faux) vintage, une petite penderie apparente mais un lit confortable. Et la chambre est grande ! La salle de bain avec son joli carrelage blanc et sa maxi douche remporte mon suffrage. Bref, Lectrice, Lecteur, si tu veux un hôtel qui vit et si tu es du genre sociable, c’est l’adresse qu’il te faut. Chambre à partir de 75 Euros

Pentahotel Liège

Boulevard de la Sauvenière 100,

4000 Liège

Où manger à Liège

Amon Nanesse

Envie de vrais boulets liégeois ? Amon Nanesse est une adresse sympathique. Déjà, la maison où est installée le restaurant est pleine de charme et l’abondance de boiseries qu’on y voit promet un repas réconfortant et régressif. Ce fut le cas. Les boulettes étaient savoureuses et bien moelleuses, la sauce lapin excellente et les frites, faîtes maison comme il se doit. Amon Nanesse étant rattachée à la « Maison du péket » (une sorte de genièvre), il y a aussi de quoi s’initier (avec modération).

Amon Nanesse

Rue de l’Epée 4,

4000 Liège

Como en Casa

Le boulet, ça tient au corps aussi, étais-je bien contente d’aller dîner dans un restaurant végétarien ! Como en casa, c’est d’abords un chouette décor, un peu dans l’esprit loft. Je suis arrivée en début de service et j’ai vu au fur et à mesure la salle se remplir et le restaurant était quasi plein au moment de mon départ, ce qui prouve la popularité de cette cuisine de saison. Ce qu’il y a de sympa avec Come en casa, c’est qu’ils ont aussi pensé aux végans. Là où le fromage est utilisé, une option végane est proposée à la place, comme çà tout le monde est content. J’ai commandé un plate de linguine rouge pimentées avec un pesto de persil. C’était léger, frais, le pesto de persil donnait un côté astringent et frais au plat. Bref, moi qui suit plutôt « viande », j’ai adoré ! Et le personnel 100% féminin était d’une telle gentillesse que je me suis sentie mal de ne pas avoir assez d’appétit pour un dessert.

Como en Casa

Rue Hors-Château 76

4000 Liège

Zocco Chico

La communauté espagnole est assez importante à Liège et ce n’est pas étonnant d’y trouver un restaurant à tapas. Non, le plus étonnant, est que le meilleur restaurant espagnol de Wallonie (il a remporté le titre cette année) soit dans le Carré, le quartier de la soif. Comme quoi, il y a d’autres adresses que des bars là-bas. Quand on rentre dans le restaurant, on est plongé dans une ambiance rouge… Rouge comme Liège et comme les couleurs espagnoles. On m’installe sur une table haute et on m’apporte prestement une délicieuse sangria. Je commande deux tapas (patatas bravas et légumes grillés) et une assiette de jambon. Vous auriez du voir ma tête en voyant arriver les assiettes. Elles étaient gigantesques (« J’aime bien que les gens en aient pour leur argent » m’a expliqué le patron en riant). Gigantesques, mais non moins savoureuses. Les pommes de terres étaient délicieusement épicées, les légumes goûteux et la sauce à l’ail maison m’a donné des petits goûts de revenez-y. Plus de place pour un dessert mais le sympathique patron a tenu à me servir un petit verre de liqueur d’herbe avant d’y aller. Parfait avant d’aller affronter les folles soirées du Carré.

Zocco Chico

Rue St Jean en Isle 22

4000 Liège

Où boire un verre à Liège

Beerlover’s Café

Les amateurs de bières iront tester de nouvelles mousseuses dans cet établissement qui offre une belle sélection de bières à la pompe, une jolie terrasse et de bons conseils. L’ambiance est bonne enfant et c’est un chouette endroit pour se réunir entre amis.

Beerlover’s Café

Rue de la Violette 9

4000 Liège

Brasserie C

Ils en ont parcouru, du chemin les deux acolytes de la Brasserie C ! Je me souviens encore de leurs début dans l’émission « Starter » qui mettait le pied à l’étrier à de jeunes (et moins jeunes) candidats à l’entrepreneuriat. Leur projet avait d’ailleurs gagné et quelques années plus tard, leur bière, la Curtius, a pignon sur rue et marche tellement bien que la Brasserie s’est installée dans une superbe battisse au pied de la Montagne de Bueren. On peut y déguster les bières maisons (qui le valent bien) mais aussi y bruncher, c’est un véritable plaisir et sa terrasse est une des plus belles de Liège.

Brasserie C

Impasse des Ursulines 14

4000 Liège

Terrasse de l’Hôtel des Comtes de Méan

Les Comtes de Méan, c’est d’abord un hôtel de luxe mais qui est ouvert sur sa ville. Perché sur les hauteurs, à une volée d’escaliers jumeaux de ceux de la Montagne de Bueren, c’est un très grand complexe qui impressionne par sa taille. Sa terrasse offre une vue imprenable sur Liège et rien que pour ça, vaut le détour. Et avec une petite coupette, c’est encore mieux !

Comtes de Méan

Rue du Mont St Martin 9/11

4000 Liège

Le Pot au Lait

Pas loin de l’université, se trouve un des cafés emblématique de Liège : le Pot au lait. Né sur les braises de mai 68, il a démarré comme un café étudiant engagé et très vite, il est devenu LE lieu de culture underground dans la Cité Ardente. On y faisait des projections, on y organisait des concerts. Le lieu s’est agrandit au fur et à mesure des années mais le Pot au Lait a gardé son caractère alternatif. Niché au bout d’une rue piétonne, on al’impression d’entrer dans un grand cirque où chacun qui se sent un peu artiste aurait laissé sa patte. Images religieuses détournées, jouets désarticulés, sculptures en métal, objets chinés… On ne sait où donner de la tête ! Vraiment un lieu à découvrir !

Le Pot au Lait

Rue Soeurs-de-Hasque 9

4000 Liège

Rue Soeurs-de-Hasque 9

4000 Liège

Versatile

Versatile, c’est d’abords une maison de caractère sur une placette avec vue sur les quais de la Meuse. Vue imprenable sur le Marché de la Batte le dimanche, donc !  Sur la carte, la part belle est laissée aux cafés et apéritifs à l’italienne.  L’intérieur n’est pas mal non plus avec son superbe carrelage. Une pause bienvenue en tout cas quand on a fini de faire ses achats au marché?

Versatile

Quai de la Goffe

4000 Liège

Quelques adresse gourmandes à Liège

Carré Noir

Qui dit Belgique dit chocolat et Liège n’est pas en reste dans le domaine. Rendez-vous chez Carré Noir, la chocolaterie de Mélanie Lemmens. En plus de produire ses propres pralines et autres délicieuses créations, Mélanie organise aussi des ateliers sur le chocolat et propose en plus de sa production des tablettes venant d’autres chocolatiers, tous produits « bean-to-bar » voire en « tree-to-bar ». J’ai même eu la surprise de voir une tablette de « Grenada Chocolate Company » que j’avais goûté lors de mon escale à Grenade il y a quelques années. Pour les amateurs, les vrais !

Carre Noir

En Neuvice 33,

4000 Liège

Une gaufrette, saperlipopette 

J’ai une confidence à te faire, Lectrice, Lecteur, j’ai beau être Bruxelloise (d’adoption), je préfère la gaufre de Liège à celle de Bruxelles. Cette gaufre ronde, aux perles de sucre qui croquillent et caramélisent une pâte bien vanillée se consomme toute nue et bien chaude, sans tout le tralala que peuvent mettre les touristes sur les gaufres de la capitale. Et l’adresse pour trouver des gaufres de compète, c’est ici, près de la Place du Marché.  On ne peut pas louper la boutique avec la bonne odeur qui s’en dégage. Le secret de leurs gaufres (et autres douceurs) : des ingrédients de premier ordre et locaux (bon, sauf la vanille de la gaufre). Depuis, l’empire de Gaufrette s’est agrandi avec une boulangerie et un glacier. La « petite boutique » originale reste quand même le lieu pour aller vous régaler.

Une gaufrette, saperlipopette

Rue des Mineurs 7,
4000 Liège

Cette escapade était organisée avec la collaboration de la Province de Liège Tourisme mais toutes les opinions exprimées me restent propres. Aucun verre de péket n’a été maltraite pendant ce séjour.

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