Parmi les grandes villes du Brabant à visiter, il y a Louvain (ou Leuven, en néerlandais et que je garderai comme appellation tout le long de l’article). Avec Bruxelles et Malines, elles forment le triangle d’or de cette région. Ville prospère, ville de la bière (siège d’AB InBev, la plus grande brasserie du monde) mais surtout, ville universitaire, Leuven est pleine de charme et de dynamisme. Et c’est à l’occasion du KNAL Festival « BOUM ! » que je m’y suis rendue, sur l’invitation de Visit Leuven.

Les incontournables de Leuven 

Ça faisait bien longtemps que je n’avais plus parcouru les rues pavées de Leuven et lorsque l’on est en mission blogtrip, et en solo, eh bien il faut reconnaître que l’on est bien plus attentive à tout et il en faut de l’attention pour observer les détails de l’Hôtel de ville. Ce joyau d’architecture gothique est comme orné de dentelle de pierre et de nombreuses statues. Il aura fallu 30 ans et pas moins de 3 architectes (dont Matthias De Layens, qui a aussi fait les plans de l’Hôtel de ville de Mons) pour arriver à ce résultat. Devenu trop petit pour une ville en constante expansion, il ne sert plus que pour les cérémonies comme les mariages (ce qui est plutôt classe). L’hôtel de ville de Leuven peut se visiter (on y trouve d’ailleurs un bureau d’information de Visit Leuven). Mais dépêchez-vous si vous voulez le voir, des rénovations importantes, qui vont durer jusque 2027, vont bientôt démarrer.

Juste en face de l’Hôtel de ville, comme si le pouvoir religieux et le pouvoir séculaire s’observaient mutuellement, se tient la collégiale Sint-Pieter. Elle aussi est de style gothique mais plus massif et plus sobre, même à l’intérieur. Rénovée tout récemment, l’église est particulièrement lumineuse pour un bâtiment de cette taille et abrite de nombreux trésors, dont un triptyque représentant la Dernière Cène de Dieric Bouts. Une des particularités de l’église, c’est qu’on peut la visiter à l’aide de HoloLens, des lunettes de réalité augmentée. Une fois ajustée à votre tête, vous faîtes le tour de l’église. Des commentaires vous sont murmurés à l’oreille, des animations apparaissent dans votre champ de vision (comme des oiseaux dans le ciel ou un costume devant le gisant d’Henri, Duc de Brabant), et du contenu enrichi est également accessible. Une très chouette expérience qui rend la visite de ce lieu de culte encore plus vivante. 

Autre objet d’art important dans la collégiale, c’est une statue en bois réprésentant une Vierge à l’enfant. Cette statue du XVème siècle est connue sous le nom de Sedes Sapientae, le siège de la sagesse, et son image est le sceau des deux universités issues de la scission de l’Université catholique de Louvain. Il s’agit d’une reproduction, le fait que l’originale existe encore est un petit miracle ! En 1944, Louvain est bombardée et la collégiale est touchée. Un autel de marbre fracasse la statue qui se brise en plusieurs morceaux. Les morceaux ne seront retrouvés qu’un an plus tard, lors du déblaiement et du nettoyage des dégats. Tous les morceaux de la statue seront retrouvés et elle sera reconstituée. Seuls trois doigts de l’enfant-Jésus et une boucle de ses cheveux manqueront au recollage.

Lieu de rencontre pour tous, l’Oude Markt est une vaste place ou s’alignent bars après bars, après bars ! Dès l’heure de l’apéro, les terrasses et les intérieurs se remplissent et l’ambiance monte mais à mon premier passage en milieu d’après-midi, c’est un endroit plutôt calme, bordé d’élégantes maisons et très harmonieux.

La Chapelle Sint-Antonius et le souvenir du Père Damien

C’est un peu par hasard que je tombe sur la chapelle Sint-Antonius, à la facade rouge brique, pas spécialement historique mais j’y rentre quand même. Je ne savais pas qu’il s’agissait du lieu de sépulture d’un homme célèbre, qui est même le “Belge préféré” des Flamands : le Père Damien (pour l’anectode, c’est Jacques Brel le Belge préféré des francophones). Cette chapelle est celle des Picputiens, un ordre de missionnaires français dont une branche s’est établie à Louvain. Un certain Jozef de Veuster y débarque pour faire son noviciat. Il finit par être ordonné prêtre sous le nom de “Damien’, Saint-Damien étant le patron des pharmacien, un nom qui tiendra de la prophétie auto-réalisatrice. En 1863, le jeune prêtre embarque pour une mission dans l’archipel de Hawaii.

Dans les îles, la lèpre fait des ravages et il est décidé d’isoler les malades sur l’île de Molokai, pour ne pas contaminer les autres. En 1873, l’évèque demande un volontaire pour devenir le soutien spirituel de cette léproserie. Le Père Damien sera ce volontaire. Pendant 11 ans, il s’occupera de sa communauté de malades, initiera la construction d’écoles, d’orphelinat, d’un hôpitel, de deux villages, en plus de son pastorat. Il forcera l’admiration des uns et la jalousie des autres, particulèrement dans sa propre Église catholique. Onze ans après son arrivée à Molokaï, le prêtre est atteint à son tour la lèpre et il en meurt en 1889. Son corps est rapatrié en Belgique en 1936 et sa tombe est visible dans dans la crypte de cette chapelle.

Le Grand Béguinage

Ah, les béguinages, ces petits mondes clos fait par des femmes, pour des femmes, qui voulaient vivre une vie religieuse sans devoir prononcer de vœux ! Souvent construits en dehors des enceintes de la ville, ils inspirent calme et recueillement. C’est le cas du Grand Béguinage de Leuven. Etabli depuis le XIIIème siècle, il atteint son apogée au XVIIème ou plus de 200 béguines y résidaient. C’est d’ailleurs de cette époque que datent la plupart des constructions. Le mouvement des béguines tombera en désuétude au fil des siècles et dans les années 60, l’Université catholique de Louvain (la KULeuven) rachète le complexe qui est aussi inscrit à la liste du Patrimoine mondial de l’Unesco. Et on comprend pourquoi. Entouré de murs, le béguinage est préservé du reste du monde comme un trésor.

Dès qu’on franchit la Grande Porte, on a l’impression d’être ailleurs. Le calme et le silence s’imposent d’eux-mêmes. Seules les voix basses et les pas des passants, les feuilles des arbres bruissant dans le vent et le chant des oiseaux troublent le silence. A chaque demi-heure, le carillon de Saint-Jean-Baptiste-du-Béguinage résonne aussi à travers les rues et placettes pavées. Le béguinage est fait de nombreuses petites maisons mais aussi de « couvents » où les béguines vivaient en communauté, souvent agrémentés de jardins. A présent, l’université s’en sert pour loger étudiants, professeurs, professeurs invités et membre du personnel l’université. En me promenant, je ne peux m’empêcher de regarder tant je suis curieuse de savoir à quoi ressemble l’intérieur de ces maisons de poupées. J’en ai un bref aperçu lorsqu’à travers une fenêtre, je vois un étudiant concentré sur son ordinateur. Derrière lui, un mur de pierre apparente et une grande cheminée forment le seul décor que je puisse voir. Mon esprit vagabonde… Je me revois étudiante et je me demande si j’aurai voulu vivre ici.

La Bibliothèque universitaire et la Tour

Pour continuer l’expérience étudiante, mes pas me dirigent vers la bibliothèque universitaire. Sur le chemin, je dois traverser le Sint-Donatuspark, le poumon vert du centre de Louvain. Ce joli parc a le privilège d’abriter quelques ruines du mur d’enceinte de la ville, dont une tour. Une petite parenthèse nature avant d’arriver à cette fameuse bibliothèque.

La bibliothèque a une histoire plutôt mouvementée. Bien sûr, avec les années et le développement de l’université, elle n’est plus la seule des temples du livre mais elle reste la bibliothèque historique. L’Université catholique de Louvain va fêter ses 600 ans, une des plus anciennes universités européennes. Des ouvrages précieux y avaient élu domicile depuis 1835, année de construction de la première bibliothèque, une collection qui était le joyau de l’université. En 1914, au début de la Première Guerre mondiale, l’Allemagne envahit la Belgique et le 25 août, la bibliothèque est incendiée et avec elle, de nombreux trésors de papier.

Au sortir de la guerre, la Belgique apparaît comme un petit pays martyr et qui a eu le plus à souffrir de l’occupation allemande. Des soutiens et levées de fond vont se faire partout dans le monde mais le sort de la bibliothèque universitaire va particulièrement intéresser les Américains. Celui qui deviendra le futur président Hoover rassemble un comité pour la reconstruction de cette bibliothèque et obtient les fonds nécessaires. L’architecture de la nouvelle bibliothèque sera confiée à Whitney Warren, l’architecte de la Grand Central Station de New York. Et on peut dire que la bibliothèque ne dépareille pas dans le paysage louvaniste : de style néo-Renaissance flamande, seule sa grande taille trahit à première vue qu’elle n’est pas aussi ancienne qu’elle en a l’air. C’est simple, on dirait un deuxième hôtel de ville et ça tout évoque les beffrois de nos régions. Inaugurée en 1928 et remplie par des dons venant du monde entier, la nouvelle bibliothèque sera elle aussi incendiée en 1940, à l’entrée de l’armée d’Hitler dans la ville. Depuis, la bibliothèque a aussi connu la scission de l’université entre branche flamande et francophone, les collections ont été divisées en deux en 1968. Ce fut le dernier soubresaut de cette histoire mouvementée.

On peut bien sûr admirer la bibliothèque de l’extérieur mais l’intérieur vaut vraiment la peine d’être visité, d’autant plus que pour le moment, se tient l’exposition temporaire « Au-delà du temps » dans le cadre du BOUM ! Le festival du Big Bang (malheureusement pour moi, le vernissage était le lendemain, je n’ai pas pu la voir). Pour m’accompagner dans ma visite, le staff de la bibliothèque m’a recommandé de télécharger l’app « Heritage App » (sur AppStore et Google Play Store) qui contient un guide audio de la bibliothèque ainsi que de la tour de l’université et c’était un vrai plus puisque le guide attire l’attention sur de nombreux détails et anecdotes. 

Evidemment, un des clous du spectacle est la salle de lecture. Une immense salle baignée de lumière et tout habillée de bois. Si vous visitez Louvain le week-end, vous pourrez vous promener dans la salle mais pendant la semaine, on doit se cantonner à l’entrée de la salle et garder le silence puisque les étudiants sont en train de potasser. Une vraie merveille qui donne envie de passer des heures et des heures à se perdre dans le savoir !

Prochaine étape de la visite : la tour de la bibliothèque (pour info, il est possible d’acheter des billets soit pour visiter uniquement la bibliothèque, soit pour visiter la bibliothèque et la tour). Ici, il faut de bonnes jambes car la tour est très haute et les escaliers en colimaçon, plutôt raides (malheureusement, elle est inaccessible pour les PMR). Au fur et à mesure des 5 étages (ça permet de faire des pauses), on en apprend plus sur l’histoire de la bibliothèque, on passe à côté du mécanisme de l’horloge mais aussi du carillon et enfin, au cinquième étage, on accède au balcon avec une vue à 360° sur Leuven et les environs. Partout sur le balcon, des petites fiches informatives donnent des indications sur des monuments, des bâtiments importants ou des parcs que l’on peut voir de là-haut. Par contre, gare si le carillon sonne ! On est à côté des cloches et le son des cloches est vraiment, vraiment puissant !  La plus grosse est aussi américaine. Elle a comme modèle la fameuse Liberty Bell de Philadelphie et s’appelle… Liberty Bell of Louvain. Il ne reste plus qu’à redescendre, gare à ne pas avoir le tournis !

Abdij van Park, un coin de sérénité

Je sauté dans un bus en direction d’Heverlee, juste en dehors du centre-ville pour découvrir un des endroits préférés des Louvanistes : l’Abdij van Park (l’abbaye de parc, et pas du parc) et quelle abbaye ! Pour accéder au cœur du complexe, il faut franchir pas moins de 3 portes, de belles portes baroques qui valent chacune le temps d’être détaillées, elles sont autant de cercles qui délimitent les périmètres de l’abbaye et leurs fonctions.

PARCUM est l’espace muséal de l’abbaye. Collé à la chapelle, il est l’hôte d’une des expos du festival BOUM ! Thème de l’expo « Un regard éternel » qui met en exergue les relations entre le religieux et l’espace. Cette expo est petite mais étrangement puissante. On vous équipe d’un guide audio et les mots de l’auteure néerlandaise Marjolijn van Heemstra vous emmènent, à la fois sur des considérations métaphysiques sur l’espace et l’existence. On y trouve aussi des commentaires sur les œuvres exposées, la plupart consacrées à la perception de l’au-delà, les cieux étant souvent le domaine des esprits ayant quitté la vie. L’exposition se conclut sous une grande tente blanche où Marjolijn van Heemstra fait un parallèle entre la mort et un trou noir. Tout comme la vie s’échappe du corps du mourant, une fois passé l’horizon évènementiel d’un trou noir, la lumière et la matière sont aspirés pour ne plus jamais en sortir, en quelques instants furtifs. La personne était là, et puis brusquement elle ne l’est plus. Tout comme tout ce qui est absorbé par un trou noir. Je ne te cache pas, Lectrice, Lecteur, que les mots de l’auteure m’ont fait monter les larmes aux yeux. D’autant plus que par une drôle de coïncidence, un enterrement se déroulait dans la chapelle juste à côté et que le cimetière de l’abbaye est à ses pieds.

Je n’aurai pas le temps de visiter le reste de l’abbaye, sauf justement la chapelle (l’enterrement était terminé, le temps que je visite l’expo). Un bel édifice religieux ou les volutes d’encens d’église flottaient encore dans l’air. Ses grandes peintures et son cœur avec sculptures baroques sont particulièrement beaux.

Pour revenir à des considérations plus terrestres, l’abbaye a sa propre épicerie où elle vend fruits, légumes, viandes, produits de sa propre production (en cette période, des jus de fruits de son verger) mais aussi… sa bière, évidemment dont une édition spéciale brassée juste pour le Festival BOUM ! Si vous avez plus de temps que moi, n’hésitez pas à vous balader le long de ses étangs, on a l’impression d’être bien, bien loin de la ville.

Avant de reprendre le bus pour revenir en ville, vous aurez le temps d’admirer l’immense fresque « Birds » de Super A et Collin van der Sluijs qui représente toute une série d’oiseaux sur fond de nuances de bleu, une des plus grandes fresques street art qu’on puisse trouver.

Street-art à Kessel-Lo

En parlant de street art à Leuven, juste à côté de la gare s’étend la commune de Kessel-Lo, un des meilleurs endroits pour faire une balade sur ce thème. Comme il était encore tôt avant de me rendre à ma prochaine visite, je me suis fait un plaisir d’aller chasser de la fresque de bon matin. Pour que la vôtre soit fructueuse, je vous recommande de télécharger l’app « Street Art Cities » qui contient différents parcours sur la commune de Leuven et vous donne des infos sur les œuvres que vous allez croiser. La première rencontre se fait avec « Jenny the Bee », une souriante abeille peinte… au-dessus d’une boutique qui vend du miel. Un excellent début à cette promenade puisque Bisser, l’artiste, est l’enfant du pays (sur l’app, un parcours spécifique lui est même dédié). Sur le chemin, je retrouverai les renards de Dzia (un de ses animaux fétiches), une jolie vache noire et blanche de Din Din peinte sur la devanture d’une fromagerie, des gamins en plein jeu à l’entrée d’une école primaire par Nean

Le parcours m’a aussi fait passer par la Paternosterstraat, une petite rue qui semble un peu particulière. Des fanions colorés pendent au-dessus de la rue et quasi toutes les maisons de la rue portent des dessins à la craie ou sur les fenêtres. Probablement un héritage du premier confinement de la crise sanitaire. Des fleurs, des petits messages, des reproductions de scènes d’« Alice au Pays des Merveilles »… on a l’impression qu’il y a beaucoup d’amour et de bienveillance dans cette rue, comme en témoigne une fresque de Gijs Vanhee. Elle représente un oiseau anthropomorphe debout et qui semble raconter une histoire à des oisillons rassemblés autour de lui. C’est un hommage à Sas, qui habitait cette maison et qui est décédée soudainement. Particulièrement appréciée, notamment des enfants, Sa mémoire vivra aussi longtemps que la fresque durera.

Le parcours à Kessel-Lo est plus long mais comme il était déjà l’heure de faire demi-tour et de revenir en direction de la gare, j’en ai profité pour admirer le graffiti wall du Brugbergpad, une piste cyclable qui surplombe la voie ferrée. Une toute nouvelle addition sur la scène street-art puisqu’il est le produit d’un graffiti jam de trois jours qui s’est déroulé en juin 2021. Sur quasi 200 mètres, 20 artistes ont pu se lâcher avec une consigne : que les œuvres soient réalisées en nuances de violet. On y retrouve des oiseaux de Art of Mau, des portraits de femmes afro-américaines de Warsnoes, des personnages cartoonesque de Beireh ou encore, une femme aux longs cheveux, la marque de fabrique de la graphiste Stina De Roeck

M Museum et le BOOM ! Festival du Big Bang

L’ultime visite de ce séjour à Leuven était le M Museum, LE gros musée de la ville qui tient une expo temporaire « Imaginer l’univers » dans le cadre de BOUM ! Le festival du Big Bang. Le thème de l’exposition, c’est la fascination de l’être humain pour l’espace et ce depuis l’antiquité, et son obsession pour essayer de le comprendre et donner de l’ordre non seulement au cosmos mais aussi au propre sens de son existence. Dès qu’on entre dans l’exposition, nous sommes plongés dans un environnement nocturne avec la bleu-nuit omniprésent dans les différentes salles. Une musique planante vous met également dans une ambiance quasi hypnotique et vous voilà devant un sarcophage égyptien où figure Nout, la déesse du ciel étoilé, qui est représenté courbée sur le défunt, comme les Egyptiens la pensaient courbée sur Geb, le dieu de la Terre.

Au fur et à mesure, on découvre l’évolution du savoir et des découvertes et les tentatives d’explication de l’ordre du monde. Une bible du Moyen-Âge qui représente la création du monde par Dieu dans un « I » tout enluminé, la prédominance pendant des siècles de la théorie géocentrique qui voulait que les planètes et le soleil tournent autour de la Terre, la relation intime entre astrologie et astronomie. L’expo se conclut par la révolution copernicienne, qui prouve que le soleil est le centre de notre système, la naissance du télescope grâce à Galilée et les améliorations apportée par Christiaan Huygens qui découvrit les anneaux de Saturne (Galilée pensant que Saturne avait des « oreilles » qui apparaissaient au fur et à mesure qu’elle tournait) et Titan, son plus grand satellite. Une lentille fabriquée par Huygens y est d’ailleurs exposée.

Pour moi qui suis une fan d’astronomie depuis tout petite, j’ai adoré cette plongée dans l’histoire mais j’en sortie avec un goût de trop peu puisque l’expo se termine à l’ère moderne et j’aurai bien aimé qu’on arrive à l’époque contemporaine, où on ne se contentait plus seulement d’observer mais de faire des théories sur ce qu’on ne pouvait pas voir. Comme la gravité qui est évoquée en fin d’expo. Une expo pour les « nerds » ? Peut-être bien mais si comme moi, l’espace vous fascine, je vous la recommande. 

Où dormir à Leuven ?

Daya B&B

Bienvenue chez Daya ! Plutôt qu’un hôtel, c’est un Bed and breakfast qui se situe à 5 minutes de la gare, côte Kessel Lo, et à 15 minutes à pied de l’hôtel de ville. La maîtresse de maison vous accueille dans sa maison de ville. On ne se bousculera pas ici, il n’y a que quatre chambres ! La mienne était situé au dernier étage, sous les toits. Une belle grande chambre avec un lit de belle taille, une très bonne literie, un doux tapis au milieu de place et une salle de douche où rien ne manque. On se croirait dans un hôtel, mais en famille, avec Danya qui vous propose une tasse de thé lorsque vous rentrez de balade. Le petit-déjeuner est excellent, dommage de ne pas avoir pu en profiter sur la terrasse !

Daya B&B

Oude Diestsesteenweg 1

3010 Kessel-Lo

Offres dormir et découvrir
Le B&B de Daya est complet ? Visit Leuven propose une offre “Dormir et découvrir”. Elle vous permet de passer un séjour (avec ou sans petit-déjeuner) à un prix attractif avec une expérience unique à Leuven comprise dans le prix (visite de musée, location de vélo…). Visit Leuven achète les expériences chez les partenaires touristiques avec lesquelles les logements participants peuvent créer des forfaits-séjours. De cette façon Visit Leuven supporte le secteur du logement et les partenaires touristiques comme par exemple les organisations de guide, les attractions touristiques… Pour plus d’info, rendez-vous sur le site Leuven Like A Local.

Où manger à Leuven ?

Bar Jérôme

Dans cet ancien garage, l’espace a été divisé en deux : un côté épicerie/traiteur/plats à emporter et de l’autre côté, un restaurant. Une carte courte, avec une option poisson, viande ou végé.

J’ai adoré ! C’est un plat en apparence simple mais la multiplication des préparations (houmous maison, pain, effiloché de porc, kimchi) le rend plus complexe qu’il n’en a l’air et délicieux. Bon point aussi pour les mocktails (j’ai prix une concoction citronnelle-piment qui m’a donné le coup de fouet nécessaire pour affronter le reste de la journée).

Bar Jérôme

Wandelingstraat 10

3000 Leuven

De Hoorn

Le Vaartkom est un des quartiers mis en avant par la ville. Cet ancien espace industriel en bord de canal où la brasserie Stella Artois avait ses installations a été complètement réaffecté : marina, logements, espaces culturels, coworking, restaurants… C’est un autre Leuven que l’on découvre. Et justement, c’est dans un des anciens bâtiments de Stella que j’irai dîner. De Hoorn est un immense bâtiment. Une partie a été transformée en coworking, la majestueuse salle de brassage est plutôt réservée aux évènements et une partie est devenue un bar-restaurant. Au rez-de-chaussée, un bar plongé dans une lumière tamisée, à l’étage, une immense salle brute de décoffrage, gardant son côté industriel, mais avec des touches vintages qui rappellent les années 50-60.

Au menu, des classiques de la cuisine belge comme la sole au beurre ou le steak-frites mais aussi des burgers, des pâtes… Etant une grosse fan de viande, je commande un ribeye saignant (l’occasion de vérifier la qualité des frites) avec… une Stella, évidemment. Une cuisine satisfaisante, bien exécutée, à défaut d’être inventive mais je donne au bon point au « café gourmand » (qui peut être remplacé par un thé ou une infusion) qui vient accompagné de 3 pralines de chez BitterSweet, le chocolatier star de la ville.

De Hoorn

Sluisstraat 79

3000 Leuven

Bar Leuv

Situé dans la mignonne (et bien achalandée) Parijsstraat, Bar Leuv est le genre d’endroit très à la mode depuis quelques années : un café qui sert des brunches toute la journée. Parfait pour manger quelque chose rapidement à l’heure du midi sans que ce soit du fast-food. Avec ses murs au briques apparentes et ses banquettes ornées de cousins bleus et oranges, le Bar Leuv est plutôt gai et vu comment le lieu était plein à midi, fort populaire.  Au programme : des bowls, des salades, de tartines et la spécialité de la maison : les gaufres, sucrées ou salées. De quoi bien manger sans se prendre la tête. Les ingrédients sont frais, les tartines sont gourmandes et on n’a pas l’impression de lourdeur en sortant de table. C’est tout bon pour continuer à se balader en ville.

Bar Leuv

Parijsstraat 6

3000 Leuven

Food Court du HAL 5

A quelques minutes à pied de la gare, du côté de Kessel-Lo, HAL 5 est un endroit comme je les aime : il s’agit d’un ancien atelier qui a été réaffecté mais au lieu d’être parfaitement poli comme De Hoorn, HAL 5 est encore brut de décoffrage. Les hangars sont couverts de tags et si l’esplanade devant les bâtiments n’était pas neuve, on hésiterait presque à y aller et pourtant, cet endroit est le lieu de rencontre de différents projets communautaires, d’entrepreneurs et d’artisans locaux… Quand je rentre, un cours de yoga est en cours dans une salle, l’épicerie ferme ses portes… Il faut aller jusqu’au bout du hangar pour trouver le mini food-court, son bar, son stand à falafel, à gelati et à pizze napolitaines. Des grandes tables sont placées au milieu, pour faciliter les rencontres… un peu compliqué en temps de Covid !

Je dégote une place à côté du four à pizza, en commande une au salami piquant ainsi qu’une bière et voilà, reste plus qu’à profiter de l’ambiance bonne enfant du lieu. Tout semble avoir été fait de bric et de broc mais ça marche et c’est chaleureux. J’y repasserai le lendemain pour mieux voir se street art sur les façades et mon nez sera attiré par la boulangerie bio qui s’y trouve : Korst. L’odeur de pain, de cannelle et de cardamome a fini par m’achever. Si vous y passer tôt le matin, faîtes-vous plaisir !  Oh. Et la diavolina de chez Antico Pizza ? Délicieuse. De la vraie bonne pizza au levain, bien cuite, mie bien aérée : une très bonne pizza, quoi ! Dans un lieu qui réchauffe et qui est sans prétention, comme elle !

Antico Pizza

HAL 5

Diestsesteenweg 104

3010 Kessel-Lo

Où faire une pause à Leuven ?

Madmum Coffee Roastery & Bar

Pour aller boire un café de bon matin, autant aller chez un champion de cupping (dégustation de café) : Pieter Claes. Il a aussi été élu meilleur torréfacteur de Belgique plusieurs années de suite. Dans un bel immeuble de la Tiensestraat, qui ne manque pas de restaurants et de bar, c’est un petit cocon cosy et clair, encore plus charmant grâce aux rayons de soleil matinal qui frappent directement la salle (ça n’allait pas durer). J’ai savouré un délicieux cappuccino, bien aromatique mais j’aurai pu tout autant y prendre mon petit-déjeuner ou un lunch. Bien callée dans mon fauteuil, j’ai eu bien des difficultés à m’arracher du lieu.

Madmum Coffee Roastery & Bar

Tiensestraat 38

3000 Leuven

Barboek

Un café dans une librairie, on en a tous et toutes rêvé : Barboek l’a fait ! Disseminés entre étagères et présentoirs, ou isolées dans une salle dans le fond de la librairie, des fauteuils, chaises, guéridons et tables vous attendent pour que vous vous posiez un moment et savouriez un ouvrage en même temps que votre arabica (ou autre chose). Le bar et le comptoir où on rêgle ses achats se confondent. Une belle réussite !

Barboek

Schrijnmakersstraat 17

3000 Leuven

BitterSweet

Bram Jaenen, c’est le chocolatier un peu rock’n roll de Leuven. Ici, la classique praline est bousculée par des ingrédients improbables : le pop-corn, le melon, la fleur de sureau… Pour le Festival BOUM !, la chocolaterie a réalisé un mini-coffret spécial avec des chocolat où sont imprimé étoiles et nébuleuses. La première variété est fourrée d’un praliné classique saupoudré de sucre pétillant (ça fait « boum » sur la langue), la deuxième est un praliné croquant aux cacahuètes et aux herbes du monde et la troisième, ma préférée, un praliné aromatisé à l’amande et au piment. A ne pas louper si vous aimez le chocolat !

BitterSweet

Bondgenotenlaan 108

3000 Leuven

Où boire un verre à Leuven ?

Florida Food Bar

Comme son nom l’indique, on peut y manger mais c’est pour y boire un verre après mon dîner à De Hoorn que j’y suis allée. On est donc dans le quartier de Vaartkom, au bord du canal et j’imagine qu’en été, la terrasse doit être très, très agréable. Mais il fait moche et il fait nuit et c’est dans leur intérieur à la lumière tamisée que je suis allée m’asseoir. Le bâtiment avec ses lignes très géométrique et sa tour semble avoir été la capitainerie du port et a un look un peu moderniste du coup, ce côté « année 30 » est un peu reporté à l’intérieur. Miami est connu pour son patrimoine Art déco et la grande arche qui surplombe le bar avec ses globes lumineux lui donne ce petit cachet rétro qui fait le lien avec le nom du bar.

Florida Food Bar

Vaartkom 43

3000 Leuven

Bar Nine

Impossible de ne pas aller boire un verre ou apéro sur la Oude Markt, selon les Louvanistes, le plus grand bar du monde ! A 17h30, les bars sont encore quasi vides sauf le Bar Nine, probablement parce que ce n’est pas qu’un simple bar. On peut y manger aussi. C’est aussi celui qui a l’air le moins « bar d’étudiants ». Le bâtiment est d’ailleurs un des plus beaux de la place. Quant à l’intérieur, il mélange des grands Chesterfields en cuir, des fauteuils en velours, des lampadaires en matières naturelles, du bois, du béton ciré et une vraie cheminée ! Très chic et lounge. Bar, cocktails, vins et bière se partagent le menu boissons.

Bar Nine

Oude Markt 9

3000 Leuven

Café De Fiere Margriet

Juste à côté de la Collégiale Sint-Pieter, ce bar à bière à des allures d’auberge médiévale. L’intérieur correspond bien à l’extérieur : tables en bois, plaques d’émail, animaux empaillés… Et on sait d’instinct qu’on va y trouver une belle carte de bière, même si je ne pourrais pas vraiment profiter des bières les plus spéciales (et donc les plus chères) de la liste vu qu’ici, on ne paie qu’en cash ou… en cryptomonnaie ! Grande première pour moi, je dois dire, c’est la première fois que je vois çà. Ayant à peine 4 euros en liquide et pas de crypto, je me rabats sur une Tripel Karmeliet mais je pourrais au moisn profiter de l’ambiance. Autre particularité : le bar fait du foodpairing bière-chocolat !

Café De Fiere Margriet

Margarethaplein 11

3000 Leuven

Comment rejoindre Louvain

En transport en commun

Louvain est situé à 20 minutes en train de Bruxelles, et il y a environ 3 trains par heure, ainsi qu’un train direct depuis l’aéroport.

Ceux qui aiment prendre le temps pourront prendre les bus 351 ou 358 depuis la Gare du Nord et traverser la campagne et petites villes brabançonnes.

En Vélo

Que les amoureux du vélo se réjouissebt : une cyclostrade relie Bruxelles à Louvain, la F3 (ou C3 en français), aussi connue sous le nom de HTS Route. Pour la grande majorité du parcours, la route suit la voie ferrée.