J’ai le cœur un peu en miette quand je me réveille… Il est 5 heures du matin mais les gérants de l’hôtel, sachant que je prenais le premier bus du matin pour l’aéroport, on déjà ouvert le petit-déjeuner. Le soleil semble être levé depuis un moment déjà et offre des rayons de bronze sur les Îles que je vais maintenant quitter. Tout au long de la route, comme la veille, bien installée dans mon fauteuil,  je vais rester les yeux rivés sur le paysage, noyé entre rayons lumineux et nuages sombres. Celà va me manquer. Je ne me féliciterai jamais assez d’avoir placé ces 2 jours et demi à Copenhague en guise d’amortisseur, ça me remonte un peu le moral!

Tivoli
Cityhall Square

Dans le petit aéroport de Vagar, tout se fait à la bonne franquette… Encore un peu endormis, les voyageurs sont tous calmes dans l’avion, loin de l’atmosphère « papotte au café du commerce » du vol-aller (les vols d’Air Atlantic sont connus pour être des lieux de beuverie et de retrouvailles). Après le décollage, je regarderai longuement, jusqu’à me tordre le coup, les îles disparaître de mon hublot.

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Cathedral

Et pourtant, quand je me retrouve à « CPH » (l’aéroport de Copenhague »), j’ai un coup de boost. D’autres aventures m’attendent! Un safari urbain et même si je n’ai jamais mis les pieds dans cette ville, je suis quand même en terre de connaissance car finalement, les grandes villes européennes ont bien des points communs. Pour se rendre en ville, rien de plus facile: le métro, les bus et le train vous y conduisent (y compris jusqu’à Malmö, en Suède).  Je m’achète une carte City Pass de 72 heures (je compte bien utiliser les transports en commun de manière intensive) et en route  pour la station Kongens Nytorv. C’est grâce au métro que je vais me créer mes toutes premières impressions du Danemark… Tout le monde semble être courtois, toute démarche semble allez de soi. Le métro arrive à l’heure pile, part à l’heure pile. Les petites maisons de briques le long de la ligne de métro aérienne, dont l’apparence rappelle un peu celles de Hollande,  sont sagement rangées, soignées et coquettes avec leurs petits jardinets. Serais-je arrivé dans un paradis urbain? Il est un peu tôt pour le dire.

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Rosenborg

C’est à « l’Aubergôtel » Generator que je vais séjourner pour trois nuits. Un très grand complexe qui mélange dortoir, chambres familiales et chambre privée (apparemment,une œuvre de Philippe Starck), situé à deux pas de la plus grande place de Copenhague, Kogens Nytorv, qui était au mois de mai un énorme chantier et qui doit encore l’être). C’est une vraie ruche bourdonnante dans laquelle je débarque! L’auberge peut loger des centaines de gens, sûrement! Il y a de tout: des backpackers qui dormiront en dortoir, des groupes d’ado en voyages scolaires qui partagent des petits dortoirs, des familles, des retraîtés en vadrouilles… quand à moi, j’ai réservé une chambre individuelle. Je voulais me retrouver là où il y aurait du monde, même si je ne rencontre personne. A chaque soir son activité (par exemple, ce soir, c’est soirée cinéma). Il est normalement un peu tôt pour faire mon check-in mais, ah aaaah, comme j’ai une chambre individuelle, elle est déjà prête et je peux donc y déposer mes affaires.

Nyborden

Little Mermaid

Je m’arme de mon appareil photo, et d’une carte obtenue à la réception où est tracée une promenade des essentiels de Copenhague et je mets en route. Bonheur: nous sommes dimanche et le printemps règne bel-et-bien sur la capitale danoise.

Histoire de ne pas t’embêter, Lectrice, Lecteur,  avec des détails qui seraient peut-être ennuyeux, j’ai crée une carte LiveTrekker (une chouette app’ de gélocalisation qui te permet de sauvegarder ton trajet et d’ajouter divers médias, et non, ceci n’est pas un article sponsorisé ;D ) de ma promenade  depuis le Parc de Tivoli jusqu’à la Petite Sirène (bon, normalement, c’est la Petite Ondine).

Nyhavn

Nyhavn

Faute de batterie, le trajet a continué  le long de l’Oresund, en passant par la Marble Church, le château d’Amalienborg (où les gardes ressemblent à ceux de Buckingham Palace mais en bleu) et enfin au joli quais de Nyhavn… Hyper-photogéniques, mais un peu attrape touristes (je te confie que je n’ai  pas résister de me prendre une bière de micro-brasserie dans un des charmants café du lieu.

Alors, que retenir de ces premières heures?

Que « ‘L’invitation au voyage » de Baudelaire aurait dû être écrit à propos de Copenhague. Du charmes de ses places, à la bienveillances de ses habitants, au petit côté parisien de son Quartier Latin, à ses parcs et châteaux, à la lumière de l’eau qui la parcourt, à la douceur de vivre de cet été qui s’annonce…

Non, réellement, après cette petite mise-en-bouche, je n’y vois qu’un défaut: ses cyclistes sont de vrais dangers publics! 😉

Plus de photos de cette première journée à Copenhague dans le set Flickr!

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