- Oslo , Norvège -

June 2011

Hei Oslo! (Norwegian Wood)

Pour la première fois depuis mon arrivée à Oslo, le temps a l’air de bouder… Un vent froid venant de la mer souffle sur les quais de Vippetangen où je viens d’acheter un pass de 24 heures pour les transports publics. Grâce à cela, je pourrais circuler entre les différentes îles du fjörd! Et oui: le ticket combine métro, tram, bus… et bateau.  Le petit ferry arrive bientôt. Tout le monde fait la queue bien sagement. En cette heure matinale de lundi de Pâques, seuls les braves sont en route. Ma destination? Hovedøya où se trouvent les ruines d’un monastères cistercien mais qui sait, je peux descendre et reprendre le ferry sans problèmes! Depuis le pont, j’observe une élégante quadragénaire qui arrive des îles sur sa barque à moteur et arrivée à quai, d’un geste leste, lance une corde pour s’amarrer, tout simplement comme on ferait en appuyant sur le bouton d’une télécommande pour fermeture automatique des portes d’une voiture! Je la regarde faire en souriant. Je rêve que Bruxelles aussi soit au bords de l’eau! Nous passons la première île de Lindøya puis Bleikøya. Des jolies petites maisons colorées de bleus, verts , rouge et jaunes se pressent sur les collines. Joli! Je me demande si, en hiver, on peut traverser le fjord sur la mer gelée à pied… Sur le pont, le vent souffle et s’engouffre dans le drapeau norvégien. Troisième arrêt: Gressholmen. Aucune habitation en vue mais une petite trentaine de personnes semblent vouloir débarquer. Mon instinct me dit de les suivre. L’arrêt du ferry est un simple poteau avec les horaires et le nom de l’île. Je sens que je vais aimer! Un peu plus loin, je découvre que Gressholmen est essentiellement une réserve naturelle. Quelques habitants mais surtout le paradis des randonneurs! Quelques mètres plus loin, le restaurant de l’île est en travaux post-hivernage. j’ai donc bien fait de me munir de quelques provisions. Très vite, je me retrouve seule , avec le vent dans les sapins et les bouleaux dont les feuilles sortent à peine, le chant des oiseaux, et accroupie sur une plante, en train de méditer sur la saveur de la fraise des bois. Il n’a pas fallu 5 minutes pour me déconnecter… Cinq minutes aussi pour me rappeler que mon iPhone était désormais mon unique appareil photo…

Je suis un cas désespéré!

 





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