- Oslo , Norvège -

May 2011

Hei Oslo (une ballade norvégienne)!

C’est dimanche de Pâques ! Quand je passe sur la place de la Cathédrale, une foule de gens se presse pour la messe ! Jeunes, vieux, parents avec bambins en landaus, ados en jeans… La foi semble encore vivace en Norvège ! J’ai l’esprit encore légèrement brumeux malgré les deux tasses de café déjà avalées mais je me rassure en me tâtant ma bouteille de boisson pétillante caféinée achetée au 7-Eleven (ouvert 7j/7, 24h/24). Aujourd’hui, j’explore en solitaire.

Le ciel est d’un bleu pur et je laisse bien vite tomber le gilet en chemin vers l’Opéra d’Oslo, mon premier arrêt du jour. Pour y accéder, il faut prendre une passerelle qui se trouve sur le côté de la Sentralstasjon… Une espèce de sas vers un autre monde ! Depuis son ouverture en 2008, l’Opéra d’Oslo est devenu l’un des symboles de la ville. Construction blanche tout en angles et établie à proximité du port, beaucoup y verront une similitude avec l’Opéra de Sidney. Celui-ci est plus modeste mais non moins spectaculaire ! A l’intérieur, la lumière tombe à flot grâce d’énormes baies vitrées et le marbre prend un peu de chaleur grâce au bois utilisé pour « contenir » la salle principale. Mais ce qui fait l’intérêt de l’Opéra, c’est qu’on peut marcher dessus ! Oui, oui ! Le toit s’élève en pente douce depuis les quais et il ne vous reste plus qu’à monter ! Me voilà 5 minutes plus tard en train de faire le tour du toit et de profiter de la vue et du jeu des angles du bâtiment. Derrière la Gare, des tas d’immeubles à l’architecture audacieuse sont en construction… Un Oslo nouveau dont je ne sais quelle affectation en sera faite… Alors que je prenais en photo ce chantier, je remarque que les batteries d’un des appareils est presque vide. Zut… j’ai oublié le chargeur à Bruxelles. Mais j’ai l’autre appareil ! Puis je réfléchis : ai-je bien amené le chargeur de celui-là ? Je ne me souviens pas de l’avoir fait ! Oups… batteries presque vides elles aussi. Gros blanc dans mon cerveau. Puis une exclamation mentale des plus obscènes y éclate : de toutes les plus grosses bêtises que je puisse commettre quand je pars : j’ai deux appareils-photo avec moi et j’ai laissé leurs chargeurs de batteries à la maison !!! Je suis catastrophée : je suis condamnée à faire des photos à l’iPhone. D’accords, ça peut-être un concept…mais l’iPhone a un des pires objectifs que je connaisse et avec ce soleil, même en luminosité maximale, je ne vois presque rien sur l’écran.

Une fois descendue, je décide de me remettre en buvant un café sur la terrasse de la Sanguine Brasserie , un des restaurants établis dans l’Opéra… J’essaie de ne pas trop me morfondre et de faire mon deuil de mes photos. Pas le temps de s’attarder sur ma connerie. Je me remets donc en route et marche le long des quais. Dix minutes pour passer du plus récent au plus ancien puisque je me retrouve aux pieds d’Akershus Slott et là… surprise : je me retrouve face à ceci :

C’est là que j’ai compris l’attachement des Norvégiens à leur culture… car passer son dimanche après-midi de Pâques sous un lourd équipement à manier l’épée et le bouclier viking… Wow ! Mais je n’en avais pas fini avec la culture martiale puisque la Château d’Akershus est tout dédiée aux forces armées et que je rentre dans ce qui semble être une caserne datant du 19e siècle avec des petits bâtiments plus anciens qui ont l’air on ne peut plus pacifique puisque je découvre un charmant jardin ou l’on a installé le bureau des vétérans de l’armée ! Et dans une cour, juste à l’entrée du chemin qui mène à la forteresse, des jeunes recrues s’entraînent à la parade.

Je regarde l’heure… Pas le temps de monter jusque-là ! Une terrasse avenante du côté de Christiania Torv me fait méchamment de l’œil ! Je n’essaie même pas de résister ! A la terrasse du Café Skansen, je me régale d’un cappuccino et observe les clients… tous ont l’air parfaitement détendus ! Comment ne pas l’être ? Même les serveurs arborent un franc sourire. J’ai l’impression que de longues vacances commencent… Brusquement, je n’ai plus trop envie de me presser de tout découvrir. Je rejoins Karl-Johansgate et remonte lentement l’avenue : le Stortinget (Parlement norvégien) et sa jolie place, l’élégant Théâtre National gardée par une rangée d’auteurs dont Ibsen, l’imposante Université d’Oslo et enfin, tout au bout, le majestueux Palais Royal (Slottet), qui ferme Karl-Johansgate et devant lequel de jeunes filles en haut de bikini, ont décidé de bronzer. Je souris intérieurement : c’est pas sur la pelouse d’Albert II que cela arriverait. Pendant toute cette partie de la marche, je remarque la sensation d’espace qu’offre Oslo… cette large avenue, les places et espaces verts qui la parsème comme autant d’étapes et d’invitation à prendre son temps, même l’architecture aide à ce sentiment d’harmonie, les bâtiments datant plus ou moins de la même époque (18e-19e)… Cafés, terrasse et boutiques se succèdent, donnant à celle qui la découvre l’impression d’un pays prospère, qui le sait et en étant conscient, prend le temps de vivre.

J’en suis là dans ma réflexion lorsque mes pas me conduisent à l’Hôtel de ville (Oslo rådhus), étrange construction cubique aux tours jumelles que l’on aperçoit de loin tellement elle est haute par rapport aux autres. C’est ici que se tiennent les cérémonies du Prix Nobel de la Paix. Pour la première fois depuis mon arrivée, j’ai la sensation qu’il y a du monde dans cette ville. Pas étonnant ; je suis à deux pas d’Aker Brygge, un ancien chantier naval transformé en quartier commerçant devenu l’un des plus prisé de tout Oslo… Je comprends vite pourquoi quand je me retrouve à déguster un demi sur le pont de Lerkter’n, un ancien bateau, tandis qu’un DJ fait tourner ses platines sous un soleil qui décline doucement. Comment cette journée pourrait être plus parfaite ? En retrouvant Romuald et Aurore ! J’embarque une bouteille d’alcool dont je ne sais toujours pas de quoi il est fait pour l’apéritif dans l’appartement qu’ils louent pour le week-end… le début d’une soirée qui se terminera fort tard, dans un des rares cafés ouverts, le De Ville’s, où un air de Rockabilly suédois et le prix relativement modéré des bières nous aura fait entrer. (NDLR, 2017 : Malheureusement, De Ville’s est à présent fermé)

Je ne remercierais jamais assez le patron de nous avoir fait découvert Eddie Meduza !





  1. Un Monde Ailleurs
    le 14.12.2017

    J’avais 15 ans lorsque j’ai visité Oslo pour la première fois. J’en garde le souvenir d’une ville un peu austère mais avec du shopping intéressant (je m’y intéressais pourtant déjà peu à 15 ans mais j’ai toujours aimé l’art de vivre scandinave !). Et puis le renne cuit à l’étouffée, avec de la purée maison. Et surtout… les crèmes glacées en cônes achetées dans les rues : meilleures qu’en Italie !!!

    🙂

  2. Melissa
    le 14.12.2017

    C’est vrai que c’est une ville qui a une certaine “prestance” et avec le calme légendaire des scandinaves… c’est pas le genre de ville qui à la première impression, donne une image d’extravangance. ;D

    Pour ce qui s’agit de bien manger, !a ne m’étonne pas! L’attention aux bons produits m’a l’air très nordique aussi (franchement, je suis prête à retourner pour remanger cette tarte aux pommes tellement elle était bonne). Alina m’a raconté que lors des achats sur les marchés mondiaux de fruits et de légumes, les Norvégiens étaient les premiers sur le coup et achetaient tout ce qui était de qualité supérieure avant tout le monde. Il faudrait vérifier mais wow quand même!

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