- Hanga Roa , Île de Pâques -

February 2016

#MelDoestheWorld : l’Île de Pâques/Rapa Nui en pratique

Il est temps de refermer ce chapitre, Lectrice, Lecteur et crois-moi, c’est d’une tristesse ! Tout comme je ne me lasse jamais de penser à la belle Rapa Nui, je ne me lasserai jamais de la raconter. Mais ce sera en face à face désormais et plus sur ce blog. Je n’ai fait, j’espère, qu’attiser un peu ta curiosité et si jamais tes as te conduisent au Chili, essaie de faire en sorte de te mettre quelques jours, et quelques Euros de côté pour te créer des moments que tu n’oublieras jamais.

Cependant, quelques conseils avant d’arrêter de t’embêter avec çà…

Se rendre à l’Île de Pâques

Rapa Nui est un des endroits le plus isolés du monde et il n’y a pas 36 solutions pour y arriver. C’est donc probablement n avion, et probablement avec un vol (quotidien) LAN Chile depuis Santiago du Chili. Rapa Nui étant sous souveraineté chilienne, il s’agit donc d’un vol intérieur (plus de 5 heures quand même). Si tu t’y prends bien, tu peux décrocher un billet pour 350-400 Euros.

L’autre porte d’entrée d’entrée est Tahiti, qui désert l’Île de Pâques une fois par semaine.

Si jamais tu es en pleine recherche de formule de billets “tour du monde” et que tu comptes faire du Chili une étape, n’oublie pas de demander si un arrêt à l’Île de Pâques ne serait pas compris dans ton forfait si tu dois traverser le Pacifique. Ce serait bête de louper une telle occasion!

Rapa Nui n’a pas de port en eau profonde, ni de bon mouillage. Les gros bateaux n’y passent donc pas souvent. Si vous souhaitez venir en bateau, ça va demander un peu de recherche (parmi les bourses d’équipiers) ou pourquoi pas, en arrivant à attraper une cabine sur le cargo qui ravitaille l’Île (info un peu difficile à trouver, mais ce serait le Grupo Deltamar à Valparaiso).

Une fois sur place

A toute chose, malheur est bon! La tragédie humaine qui a fait de Hanga Roa l’unique village de l’Île a eu pour conséquence que tout y est concentré : logements, banques, postes, magasins, port, clinique… Vous ne devrez donc pas aller très loin pour trouver tout ce dont vous avez besoin !

Attention, vous aurez sûrement besoin de cash pour régler votre auberge ou votre hôtel. Notez bien qu’il n’y a que deux distributeurs en ville, dont l’un qui est du genre récalcitrant. Si tu es du genre prévoyant(e), tu peux ramener assez de pesos avec toi depuis le continent ou faire le plein au distributeur de l’aéroport. Sinon, autant se rendre directement au distributeur de la Banca Santander.

Se déplacer : 

A pied : Depuis Hanga Roa, certains sites sont faciles d’accès, comme le Musée Englert ou le Ahu Tahai (à voir au coucher du soleil). Pour des promenades plus longues, mais toujours accessibles, une demi-journée, voire une journée suffira pour la petite randonnée jusqu’au village cérémoniel de Orongo (en faisant un passage par les caves). Attention à emporter de quoi bien vous hydrater et vous protéger du soleil (quasi pas d’ombre sur le chemin, un vrai cagnard) et si le temps vous semble incertain, faîtes gaffe, on est jamais à l’abri d’un déluge tropical. 😉

A vélo : la deuxième solution meilleur marché, ce qui peut être sympa quand on est aux alentours de la ville mais voilà… il y a pas mal de pente et sans ombre (l’île reste fortement déboisée), les moins solides risquent d’avoir du mal. Votre auberge ou hôtel louera sûrement un vélo, sinon, il existe des agences de locations en ville.

Le scooter et la voiture : le scooter semble remporter les faveurs du voyageur individuel mais si tu es en auberge, pourquoi ne pas en profiter pour louer une voiture en groupe. Ne pas hésiter à négocier pour les voitures. Il y a des compagnies de locations partout.

Autre alternative : les ballades à cheval, ‘animal faisant partie intégrante de Rapa Nui depuis son introduction par les Occidentaux. La course à cheval fait même partie des compétition du festival Tapati. On voit plein de chevaux en liberté sur l’île!

Le taxi : utile si tu te rends à une destination précise, pour passer la journée à la plage par exemple.

La visite guidée : pour les plus pressés!

Dodo

Il y a de tout sur l’île de Pâques : du camping à l’auberge, en passant par le B&B, le 5 étoiles, l’éco-resort, la cabane ou l’hôtel classique. Toutes les sortes, et donc toutes les sortes de prix! Si un logement similaire est plus cher que sur le continent, il y a quand même moyen de ne pas faire sauter la banque. En acceptant de séjourner sous une tente ou lieu d’être en chambre individuelle dans une auberge, j’ai fait une sacrée économie, et pour finir, l’ïle de Pâques a été l’étape la moins cher de toutes mes étapes au Chili!

Le moins cher des campings, Minihoa, propose des tentes pour une personne à partir de 12 Euros (tentes et matelas déjà installées, il n’y a plus qu’à venir avec son sac de couchage).  C’est un peu plus cher chez Jenny et Benjamin, au Tipanie Moana (15 Euros) mais leurs chambres individuelles est à une quarantaine d’Euros (et tu auras le plaisir de la compagnie des deux patrons).

Miamiam

Pour faire vos courses, En auberge et dans des cabanas, il y a toujours une cuisine et histoire de ne pas aller au resto tous les jours, on peut se faire des petits repas maisons.  Il existe quelques supérettes qui ont un assortiment plus ou moins large (sans compter les produits locaux, fruits et poissons). Vous ne manquerez de rien, mais le choix est limité et les prix, plutôt élevés (comme toutes îles). De nombreux visiteurs qui doivent faire attention à leur budget viennent avec quelques produits dans leurs sacs à dos (le mien était trop plein pour çà, et j’aime faire fonctionner les économies locales). Si vous avez envie de cuisiner, un petit passage à la Feria agrícola y artesanal est recommandé pour acheter ses fruits et légumes.

D’ailleurs, ce serait vraiment dommage de se priver d’un délicieux ceviche à la polynésienne chez Te Moana, meilleur ceviche de l’île, avec une vue superbe sur l’océan puisque le restaurant est au dessus d’une falaise!

Envie d’un repas consistant et pas cher ? Rendez-vous au Club Sandwich sur la rue principale d’Hanga Roa ! C’est TRES fréquenté (on y trouve sandwiches, burgers, empenadas) a un prix raisonnable, il y a donc du monde.

La plage d’Anakena est la seule des deux qui dispose d’un restaurant/ber et de toilettes (payantes, mais propres). L’endroit est idyllique, juste à l’entrée de la petite cocoteraie qui borde la plage, on peut y commander une boisson et d’énormes empenadas…. si le cuisinier s’est réveillé à temps! 😉

Glouglou

Pas trop de boissons à part les passages au bar du Festival Tapati… 😉 Mais je peux te recommander deux endroits :

Le Toromiro Café Bar : situé sur l’avenue principale, ce café se prête à toutes les envies selon l’heure : petit-déjeuner tardif, lunch, cocktails… mais surtout, c’est un des seuls endroits que j’ai trouvé sur l’île avec une connexion wi-fi correcte (ben oui, ce qu’on prend pour acquis, comme une connexion internet, ne l’est pas spécialement partout). Service super-sympa et ambiance nonchalante pendant que l’on sirote sa boisson à l’ombre.

Et la palme du romantisme revient au Restaurant Pea, sur la plage d’Hanga Roa. Ce restaurant placé sur de gros rochers noirs est dirigé en plein vers le coucher du soleil… Apparemment, on peut passer son chemin pour les repas mais pas pour un pisco sour au son d’un artiste local. Lorsque la nuit est tombée, et que les reflets des bateaux et du port brillent sur un océan d’encre, c’est pas mal non plus!

Souvenirs-souvenirs

A part des photos et des images gravées dans la mémoire, que vas-tu ramener de Rapa Nui ? J’imagine un moaï en taille réduite ! Taillée dans la pierre volcanique avec leur pukau rouge, on peut les voir être façonnés sur le petit marché juste à côté du port. Mais on peut aussi y trouver des figurines en bois (moaï kava-kava par exemple), des coiffes et costumes en plumes d’oiseau, de la vannerie, de la broderie et des colliers et bracelets en coquillages). C’est un bon départ mais ne négliger pas d’aller voir le Mercado Artesanal, un marché couvert qui se trouve pas très loin de l’église catholique de l’île. Sous un même toit, on y retrouvera plusieurs artisans, et donc plus de choix.

De nombreux artistes/artisans ont également leurs boutiques/galeries/studios que je te laisserai découvrir… je n’ai malheureusement pas eu le temps de le faire.

Avec mon moaï autour du coup, je patiente au petit bar de l’aéroport… le soleil vient de se coucher… je me suis précipitée dehors (eh oui, on peut faire çà là-bas) pour essayer de regarder l’île encore éclairée pour la dernière. J’ai rarement eu ce sentiment d’urgence… celui de vouloir imprimer à tout prix un endroit qu’on ne verra peut-être plus jamais pour la dernière fois.

#MelDoestheWorld : Pape'ete, premières impressions de Polynésie
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