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August 2013

J comme… Joker

roatrip

Ou “J’en sais rien”? Au moment de reprendre le fil de cet alphabet (je sais, je sais, Lectrice, Lecteur, tu dois te dire “Punaise, elle doit en être arrivée à une période creuse”), je me suis creusé la cervelle, parcouru la carte des pays traversés, suis revenue sur des itinéraires… et ai dû me rendre à la triste évidence : aucun endroit commençant avec un “J” ne m’a marqué.

Il y a des lettres comme çà… le “K” est un autre de ces… cas (je me prépare mentalement à l’affronter). Point de Jamaïque ou de Japon à mon actif. Pas de Jackson, Mississippi, ni de Jyväskylä… Le seul nom qui me vienne est Joliet, dans la banlieue de Chicago et… c’est la grande banlieue de Chicago. Une petite ville de passage, rien de plus qu’un nom et quelques building le long de l’Interstate, un nom familier sur les panneaux d’autoroutes.

Si je m’amusais à faire des associations d’idées, je pourrais vous parler de roadtrips. De ces heures innombrables à sillonner le pays qui a inventé le concept. Du nord au sud, d’est en ouest. Lorsque l’on s’embarque dans un roadtrip, il se passe quelque chose d’étrange. Les plus audacieux n’hésiteront pas à prendre la route pour la route, sans autre but que conduire, droit devant, jusqu’au moment où ils se sentiront arrivés ou ils en auront marre, à la manière des anciens pionniers. Les autres auront bien un point B… mais ce ne sera pas le plus important. Le point commun de ces deux approches ? Pendant ces jours où ils suivront le ruban de bitume, le temps sera suspendu. Il n’y aura qu’eux, la route, la radio et pour rythmer ce qui semble un jour sans fin,  les dinners et les motels. Et au fur et à mesure du voyage, les paysages changent. Soudainement, sans crier gare. Vous traversiez une plaine aux horizons sans fin, voici les montagnes, devant vous. Vous rouliez sous la luxuriance de la végétation du sud, vous voilà dans un désert de cailloux, avec des puits de pétrole en guise d’arbre. Celà tient presque de la magie. Les climats changent, les accents changent mais vous, vous êtes là, dans votre boite de métal sur roues, le seul élément tangible et permanent. A la fois seul point auquel on puisse raccrocher sa propre réalité et qui, en même temps, vous aliène du monde extérieur.

Et cette sensation, même si dans un coin de votre cerveau, vous savez que vous en verrez éventuellement le bout, qu’il n’y a plus que “the road”, qu’on ne voudrait jamais voir finir.

En attendant, comme on ne veut pas vous laisser en faim de “J”… Je vais laisser Johnny et June vous emmener vers Jackson!





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