Ce texte est le onzième d’une série éphémère : #UnJourDesTextes, née sur Twitter. Chaque jour, un thème, des consignes, suggestions et idées différentes. Pour occuper les journées et combler les envies d’écrire ! Y participe qui veut, au jour le jour, le temps que cela durera, aussi longtemps qu’il le faudra.

Il est tôt. Bien trop tôt… Levée depuis 5h45, j’ai mis exactement 45 minutes pour me préparer et filer direction la Gare du Midi. Je traine mon sac à roulette sur les pavés bruxellois et dans la ville qui dort un peu encore, le clac-clac des roues semble faire un boucan à réveiller tout le quartier ! Je m’engouffre bien vite dans la station de tram. Coup de bol : le panneau indique que mon carrosse sera là dans deux minute ! Ca me laissera le temps d’aller m’acheter quelques viennoiseries et de tranquillement rejoindre mon TGV. Voiture 11, siège 11… quel curieux hasard ! Mais c’est sur le quai 6 que le train m’attend et je me dépêche d’aller m’installer, toute excitée de me voir entamer des heures et des heures de train jusque dans le sud de la France.  C’est le début du printemps et le soleil s’est à peine levé. Ses rayons encore rosés illuminent quelques nuages et les toits bruxellois pendant que nous quittons la gare ? Vous avez déjà pris un train longue distance tôt le matin? Il sent encore le sommeil et la fatigue. Tout est silencieux et calme. Seuls les messieurs en costard-cravatte ont sorti leur portable et, la mine grave, scrutent leurs écrans.  Le reste dort et moi, je regarde par la fenêtre la campagne qui défile à toute vitesse, spectacle hypnotique et fascinant car au fur à mesure du parcours, le paysage change, devient vallonné, moins habité, la végétation change, le style des maisons change. En quelques heures, bien calée dans mon petit cocon, je serai ailleurs. Et tout ce cheminement, je l’aurai dégusté depuis mon siège 11.

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