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Nouvelle rubrique, issue d’une envie qui me trotte depuis un moment… Comme on place une jolie cerise sur le sommet d’un gâteau, juste pour faire joli et pour ajouter ce petit extra de saveur acidulée, j’avais envie d’inaugurer une nouvelle rubrique qui viendra vous tenir compagnie tous les mercredis matins et dimanches soirs: La musique du départ. Exceptionnellement, ce premier morceau est publié ce vendredi, je ne pouvais pas attendre!

Chaque semaine, nous choisirons deux morceaux qui évoquent le voyage. Dans le titre, ou dans les origines de la musique. Nous irons fouiller les catalogues afin de créer ce qui deviendra une immense playlist Spotify qui, j’espère, Lectrice, Lecteur, te donnera le goût du voyage, te rappellera plein de souvenirs, bref… suscitera de l’émotion.

Pour inaugurer cette rubrique, j’ai fait appel à mes premiers souvenirs de voyage, ou plutôt même de roadtrip… Direction l’Italie! Une fois tous les 2-3 ans, ma famille et moi prenions la route pour le pats de nos racines, avec pour distraction quelques BD, et la musique, en radio et en cassette. Dans mon walkman, cette chanson: « Week-end à Rome« , que j’écoutais religieusement. Sur la route, je crevais d’être si proche, et de ne pas pouvoir voir ce dont me parlaient mes livres d’histoire car si nous allions en Italie, c’était plutôt pour rendre visite à la famille que pour faire du tourisme et une fois rentrée, en février, quand l’hiver ne semble ne plus vouloir finir, je l’écoutais en regardant par la fenêtre de ma chambre, une campagne noyée par une pluie que je savais vous pénétrer jusqu’aux os. Je ne pensais qu’à une chose: la lumière de l’été, la douceur de « la notte, la notte »…  J’en ai rêvé, longtemps. J’ai patienté. C’est une de mes vertus. Elle paie presque toujours. En attendant; je regardais cette vidéo. Avec le recul, un pur bijou vintage 80’ies. Qui irait cru que le beau brun d’Étienne Daho serait encore là 30 ans plus tard, et Lio en guest star de ce week-end fantasmé?

Et tu sais quoi, la « notte romana », j’ai enfin pu la connaître, et même très bien. Le samedi 2 octobre 1999, je débarquais à la Stazione Tiburtina, un premier week-end à Rome, qui serait le début d’une longue suite. J’emménageais pour toute une année académique en Erasmus. Et devine ce que j’avais dans mes oreilles ce premier samedi soir ?