- Santiago du Chili , Chili -

January 2016

La surprise Santiago du Chili – 2e partie

Continuons la promenade à travers Santiago et quittons la Plaza de Armas et traversons le petit Rio Mapocho pour rejoindre un Santiago plus "brut de décoffrage" : la Vega Central, le marché aux fruits et légumes de la ville.

Le marché est immense et tout ce qui se cultive au Chili (et vu l'étendue du pays du nord au sud, l'éventail des produits est pléthorique), se retrouve au marché. C'est une débauche de couleurs : beaucoup de vert (poireaux, salades, choux, pastèques, raisins...) de rouge (tomates, fraises), de jaune (poivrons, citrons, bananes) ou d'orange (pêches ou abricots). C'est un plaisir pour les yeux et rien que voir ces étalages qui regorgent de bonnes choses donnent faim ! Ici, on peut voit tout Santiago qui vient se fournir dans un capharnaüm étourdissant.  Mais si les marchés font la joie des photographes, elle ne fait pas ceux des vendeurs et j'ai bien vite senti des regards un peu hostiles quand je faisais des plans généraux du marché. Donc, Lectrice, Lecteur, demande aux marchands si cela ne les dérange pas avant de leur tirer le portrait.

Les couleurs et les odeurs du marché vous ont fait venir l'appétit? On passe dans un bâtiment tout proche et tout neuf : le Mercado Tirso de Molina. Surnommé "la jaula" (la prison) à cause de son apparence un peu... fermée, dirons-nous, c'est un endroit qui vaut la peine qu'on y jette un oeil. Au rez-de-chaussée, on trouve un marché qui mélange fruits, légumes, vêtements, babioles et à l'étage, on y trouve de nombreux petits snacks qui proposent des cuisines de toute l'Amérique latine, et même d'ailleurs, à des prix plus que raisonnable. Le plus difficile, c'est de choisir! Je me suis donc attablée au snack qui avait l'air le plus fréquenté pour un classique de la cuisine latino-américaine : un bon pollo asado! J'arrive à dégoter une place à côté d'une fenêtre et de l'autre côté du Rio, le centre de Santiago continue de pulser.

 

Et un bon "pollo asado" pour continuer la ballade au marché d'à côté. 😉 #SantiagodeChile #Chile#MelDoestheWorld

Une photo publiée par Melissa M. (@mellovestravels) le

 

L'estomac bien rempli, je reviens vers le centre en faisant un détour par une ancienne gare : l'Estacion Mapocho. Il fut un temps où le Chili eut un service de rail plus conséquent. A présent, laminé par les tremblements de terre et la concurrence des bus et de l'avion,  il ne reste plus grand chose du réseau ferroviaire. L'Estacion Mapocho était les points de départ pour les lignes du Nord. Elle est à présent fermée et connait une seconde vie comme centre culturel, avec salles de concert et d'exposition. Le bâtiment est joli, avec son immense auvent en fer forgé dans le style en vogue à la Belle époque mais pas de chance, je trouverai porte close !

Lectrice, Lecteur, si tu as résisté aux sirènes du Mercado Tirso de Molina ou si tu es un(e) aficionado/a du poisson et de fruits de mer, tu trouveras ton bonheur au Mercado Central, juste au bords du Rio Mapocho. Un magnifique marché installé sous une structure de fer et de fer forgé où on trouve à la fois quoi faire ses courses (poissons, crustacés, fruits de mer tout frais) ou, si on est plus paresseux, les déguster directement! De nombreux restaurants se trouvent dans cet élégant marché.

Evite quand même de prendre un digestif (voire un dessert) car à deux pas de là se trouve une étape importante dans votre apprentissage de la culture chilienne : la Piojera.

La Piojera est le genre d'endroit qui fera caquer n'importe quel voyageur! Point de chichi ici : on passe une espèce de cours puis une arche et vous voilà plongé dans un autre monde : table en bois qui ont vu des milliers de clients passer, le bruit des conversations animées et d'un musicien qui pousse la chansonnette de temps à autres et un mélange savoureux de personnes de tous âges qui ont tous une chose en commun : savourer ce classique des boissons chiliennes, le terremoto. Le terremoto, c'est un terrible mélange de crème glacée à l'ananas et de vin Pipeño auquel la maison rajoute du Fernet ou de la grenadine. Terremoto signifiant "tremblement de terre". Ca te donne une idée que celà fait sur le corps et l'esprit et crois-moi, ce nom n'est pas usurpé. Du tout! Je venais de manger il y avait moins d'une heure et je peux te certifier que la tête me tournait comme si le sol tremblait sous mes pieds. Après çà, tu ne bois plus (sauf un demi-litre d'eau pour poursuivre ta route), et tu ne manges plus non plus.

A partir de là, il est très facile de rejoindre le Barrio Bellas Artes, le quartier des musées.

Le Barrio doit son nom au Museo Nacional Bellas Artes, un des fleurons du Chili, et qui ressemble a un immense palais un peu trop chargé. La ballade pour y arriver est plutôt sympa, à travers les espaces verts qui longent le Rio Mapocho. Outre le Musée des Beaux-Arts, on trouve la deuxième implantation du Musée d'art contemporain (dont je parlais lors d'un précédent article). Outre les Musées, c'est aussi un quartier de cafés et de restaurants plutôt hypes... C'est à "The Clinic" que je ferai un petit arrêt... "The Clinic" et là, c'est mon coeur d'ancienne étudiante en journalisme. "The Clinic", c'est tout simplement le bar/bistro d'un journal qui porte le même nom et rien que le menu (sous forme de journal et qui fait la part belle à la moquerie de politiciens  de tous bords) vaut le détour. J'ai failli craquer pour un "combo imperialista", encouragée par une invitation d'Hugo Chavez. En plus, leur patio est vraiment superbe!

Terminons notre promenade par le Cerro Santa Lucia. Le Cerro était le point d'observation des conquistadores depuis lequel ils pouvaient suivre les mouvements des Amérindiens (peut-être de là le nom autochtone de "Huelen" qui signifie "douleur). Pour le centième anniversaire de la république chilienne, on décide d'aménager la colline avec des escaliers, des places, des terrasses... c'est donc une petite butte bien aménagée, plutôt romantique (vu les couples d'amoureux qui la fréquente) et qui offre une vue imprenable sur les Andes (elles sont toutes proches, et ses stations de ski aussi) et les quartiers est de Santiago. Un Santiago à l'apparence très américanisée et dont je vais avoir un petit aperçu...  Je m'engouffre dans le métro pour l'Hôtel W. Un hôtel très, très, TRES branchouille mais dont la promesse d'un rooftop bar a titillé mes envies (et moi qui ait une étrange fascination pour les métros, c'est l'occasion d'en faire un essai prolongé).

Me voilà débarqué dans le Barrio Las Condes au moment où le soleil s'apprête à se coucher. Qulle différence avec le Centre! On se croirait aux Etats-Unis. Ici, les rues ressemblent à des autoroutes et les gratte-ciels poussent comme des champignons. Il suffit de jeter un coup d'oeil pour se rendre compte que le quartier est plutôt affluent : belles voitures, condominiums de luxe... tout est ordonné, bien à sa place... après avoir traversé ne plaine de jeu, je trouve la tour où se situe de le ""W" qui la partage avec des bureaux. Et rien à faire, cette chaîne, elle sait y faire point de vue déco. C'est juste grandiose mais en même temps sobre. Beaucoup de ton sombres, de gros rideaux,de LED's, de touches de couleurs éclatantes... Je me sens soudainement comme une Cendrillon qui débarque sans être passée par la case "Marraine la Bonne Fée", mais je n'ai pas fait ce chemin pour loin! Je m'adresse donc au réceptionniste qui a l'air le plus sympa. C'est un jeune homme jovial qui m’accueille et là, catastrophe : le rooftop bar n'existe plus! Il est évidemment encore renseigné dans les guides mais les résidents de la tour (car il y a des appartements aussi) se plaignaient du bruit et à part un bar ouvert le jour pour les clients qui font la bronzette au bord de la piscine, plus de bar! Et là, devant ma mine déconfite, il décroche un téléphone pour me confier à un employé qui va monter avec moi pour me montrer la vue. Il n'était pas obligé de la faire... et je ui décoche mon plus grand sourire avant de partir pour l'ascenseur. Ettu sais quoi, Lectrice, Lecteur ? J'ai oublié la vue, qui était en effet plutôt sympa... mais j'étais finalement plus intéressée par la conversation avec le jeune homme qui m'a prise en charge, sur ses projets d'avenirs, son envie de partir en Europe, d'y travailler un peu, si la chaîne d'hôtel le fait bouger. Redescendue au lounge, je m'assieds au bar et décide de faire pèter le budget du jour : je suis venue pour un cocktail et je l'aurais. En ce début de soirée, je suis quasi la seule cliente au bar et entame le genre de conversation qu'un barman (qui semblait être sorti d'une agence de mannequin) et une cliente un peu désœuvrée peuvent avoir...

Santiago, tu m'auras surpris jusqu'au bout! Tu es même arrivée à venir à bout de ma timidité! Et tu seras la dernière étape de ces presque deux mois passés sur le continent sud-américain et tu resteras à jamais le marche-pied vers des terres inconnues, des terres que j'ai rêvé depuis toute petite : le triangle polynésien.  mais pour cela, Lectrice, lecteur, il faudra patienter encore un petit peu. 





  1. Val
    le 15.12.2017

    Merci Mel pour ce bel article 🙂

  2. Melissa
    le 15.12.2017

    Je me doutais bien que çà allait te rappeler des souvenirs, Val! 😉 Bises!

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