- Stockholm , Suède -

March 2012

Stockholm entre filles, un citytrip en mode cool! – Un dimanche en Suède

La surprise n’aurait pas pu être plus grande ce dimanche matin: autant hier le ciel était si bas qu’on aurait pu le toucher, autant aujourd’hui, il est bleu et limpide comme l’intérieur d’un glacier!  C’est comme si là-haut, on avait décidé de faire un grand nettoyage de printemps! D’ailleurs, en remontant Gotgattan, Sad et moi sentons bien qu’il approche, même les températures flirtent avec le positif! Et même les Suédois ont un sourire sur les lèvres. Ce serait presque dommage d’aller passer du temps au Musée Vasa… mais c’est un incontournable. Pour y arriver, il faut se rendre sur l’île de Djurgården. La première fois, pressée par le temps, je m’y étais rendue en métro et tram mais cette fois ci, nous allons prendre un moyen beaucoup plus dépaysant: le ferry. Pour le trouver, c’est facile! Il suffit de se rendre à Slussen et de suivre les indications. C’est un peu plus cher que les transports en commun, mais vaut largement le coup! La vue sur Gamla Stam et Östermalm est superbe, la mer est d’huile et tout le monde est sur le pont pour en profiter, d’autant plus que notre petit navire fait un arrêt non répertorié à Kungsholmen! A l’approche de Djurgården, le ferry  fend paresseusement quelques blocs de glace. Pas assez épais pour impressionner, ceux-ci craquent dans un bruit sourd. Près de la rive, il y a Grönalund, le petit parc d’attraction, bien entendu fermé mais en attendant la belle saison, qui semble passer le temps à regarder débarquer les gens. Une fois à terre, c’est une petite promenade de 10 minutes pour rejoindre le Musée Vasa.

Qu’est-ce le Vasa? Un fier vaisseau de guerre, fleuron de la flottille royale suédoise. Enfin, il aurait du l’être…  En 1628, le Vasa quittait le port de Stockholm pour son premier voyage. Moins d’un mile nautique plus tard, devant des centaines, voire des milliers de spectateurs, le navire coulât à pic. Outre les pertes matérielles, il y eut de nombreux morts. Préservé par la vase et… la pollution qui empêcha les organismes de se développer et de détériorer le bois dont était fait le Vasa, le navire fut renfloué en 1961. Après une période de restauration de près de 30 ans, le Musée fut ouvert et est à présent le plus populaire du Suède… et on comprend pourquoi lorsque l’on aperçoit cet énorme vaisseau dans toute sa gloire. Ce n’est pas la première fois pour moi mais je reste tout aussi impressionnée. Quand à Sad, on dirait une petite fille émerveillée! On démarre la visite! Le musée s’applique à couvrir la plupart des aspects qui entourent le Vasa et son contexte historique : pourquoi il fut construit, pourquoi il sombra, comment se déroulait la vie à bord d’un navire à cette époque, les symboles et décorations qui le recouvraient, comment on a pu le récupérer et le conserver… Mais le plus émouvant fut sans doute la découverte des passagers du Vasa. On retrouva les restes de 25 infortunés… hommes ou femmes dont les ossements les mieux conservés ont été baptisés par les archéologues et dont on peut tirer déjà une partie de l’histoire (grâce aux vêtements qu’ils portaient, à l’état de leurs os, etc.). Les amateurs de “Bones” savent de quoi je parle. Ils sont à présent exposés, témoins d’une époque. Le naufrage du Vasa ayant été causé par un défaut de conception et/ou de lestage, on peut même jouer aux apprentis armateurs! Des ordinateurs vous permettent de créer votre vaisseau, de l’armer, d’y placer équipage, équipement et lest et de voir si vous l’auriez conçu mieux que les armateurs du Vasa. Résultat? Disons qu’il vaut mieux que ce soit Sad qui conçoivent les bateaux que moi!

La visite terminée, nous revenons vers l’embarcadère pour faire un petit tour à Skansen. Skansen est un musée en plein air, en fait le premier musée en plein air du monde, et un parc zoologique. Il faut bien au moins toute une après-midi, si pas une journée pour tout parcourir mais nous n’avons que deux heures avant la fermeture. Ouvert en 1891, Skansen est le premier musée d’un genre qui va  se répandre partout en Europe (j’en parlais déjà au Pays de Galles): la reconstruction d’habitat anciens et d’ancien modes de vie.  Le parc regroupe environ 150 constructions provenant de toute la Suède. Des fermes, des églises, des demeures bourgeoises, des moulins, venant de toute la Suède et de toutes les époques, ont été démontées puis remontées afin de préserver cet important patrimoine. Les métiers aussi y sont préservés mais c’est l’hiver et beaucoup de ces boutiques sont fermées. A l’intérieur de certaines maisons, des employés en costumes d’époque explique qui ils sont, quelle est la maison dans laquelle ils sont, l’époque et leur place dans la société… Sous le soleil, il fait bon se balader… d’autant plus que le parc est quasi désert! De tant un temps, on croise un brasero encore chaud pour se réchauffer les bouts de doigts… Le soleil commence à doucement descendre et le parc va bientôt fermer! Pas eu le temps de rejoindre l’espace zoologique!

Des animaux, on en verra… ou plutôt ce qu’il en reste! Sur le chemin de la sortie, nous rencontrons un stand de vendeur de viande de renne: saucisse, saucisson, viande séchée, steak… On accommode le renne comme on veut. Et ô surprise, le jeune vendeur, qui nous a entendu causer entre nous, parle un français presque parfait. Je ne résiste pas au plaisir d’emporter un beau morceau de renne séché, il est encore dans mon frigo… cette viande riche au goût finalement assez délicat se mange par petit bout!

Parlant de nourriture, je décide d’emmener manger Sad à Blå Porten, une institution mais surtout un charmant café-restaurant dont la porte bleue cache une cour intérieure… et une table à desserts à faire saliver un saint ! Et celle-ci est toujours aussi appétissante que dans mes souvenirs! Je ne résiste pas au plaisir de remanger des boulettes d’agneau et Sad s’offre un morceau de saumon et de salade de pomme de terre. J’accompagne le tout d’un morceau de gâteau de biscuit au chocolat à la mousse d’airelles rouges (les fameuses lingonberry, plus délicates que les airelles traditionnelles). Un délice du début à la fin!

Lorsque nous reprenons le bateau, repues, la nuit est presque complètement tombée… mais il nous reste encore quelques heures pour en profiter… Et si on allait voir ce fameux bateau-bar ‘Patricia‘. Ça tombe bien, il va justement ouvrir! A côté de lui, l’énorme ferry de croisière qui attend de larguer les amarres semble l’écraser de tout son poids! Sad jette un œil furtif lorsque s’ouvre la porte d’entrée et me souffle: ‘Dis, je viens de voir passer quelqu’un avec une perruque!” Et voilà que nous comprenons que le dimanche, c’est resto-dansant et soirée travestis au “Patricia”. Comme nous venons à peine de manger, nous passons notre chemin en riant et on se dirige vers SoFo, pour boire un verre… C’est dimanche soir et même les bars les plus branchés sont plutôt calmes.

Les loupiotes multicolores du Koh Phangan attirent nos regards… Ce restaurant thaïlandais semble le plus animé pour le moment et pas obligé d’aller manger puisqu’ils ont un bar à l’avant… A l’intérieur, l’ambiance est plutôt “il tape sur des bambous”… D’ailleurs, le bar est fait avec! Quelques palmiers, une fresque représentant l’océan, des guirlandes lumineuses illuminent le tout comme un arbre de Noël! Et surprise, plutôt que la Singha, c’est la Red Stripe jamaïcaine qui est mise à l’honneur! Pendant que nous essayons de nous imaginer sous les tropiques, la bière descend lentement…

Je ne veux pas quitter Stockholm sans montrer Pet Sound Bar à Sad… Mon amie est musicienne et chanteuse et je sais que ce bar, géré par l’équipe d’un magasin de disques, un peu plus haut dans la même rue, ne pourra que lui plaire! A l’intérieur: du plancher, du carrelage blanc style boucherie, un zinc et Alexia Enberg, jeune chanteuse folk aux textes mélancoliques et suintant le chagrin d’amour récent. C’est joli et ça fend le cœur. L’ambiance calme, détendue et le spleen de la musique s’accorde très bien à notre humeur… A 22h00, on se dit qu’il faudrait partir. On est pourtant si bien… On ne peut pas rester?

L’envie de prolonger sera le plus fort, le “dernier pour la route” sera pris au bar de l’hôtel, que l’on découvre enfin calme et illuminé, propice à la papote entre nanas. Avec difficulté, nous nous arrachons des fauteuils… Il est 23 heures et à 3h du matin, nous devons nous lever pour aller à l’aéroport…. Les yeux et le cœur un peu gonflés.


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