- Stratford-Upon-Avon , Royaume-Uni -

June 2014

#loveGREATBritain : La Stratford-Upon-Avon de William Shakespeare

Depuis mon arrivée en Angleterre, j’ai l’impression de vivre dans un monde parallèle. Peut-être est-ce à cause du thème de ce grand tour: “Film et littérature”, mais à chaque étape, sa surprise et sa petite bulle de magie! Après l’ambiance gothico-fin-de-siècle d’Oxford, la machine à remonter le temps vous emmène encore plus loin: à la Renaissance. Nous sommes à Stratford-Upon-Avon, la ville natale de William Shakespeare. Avec ses maisons à colombages qui ne semblent pas avoir changé depuis l’ère élisabéthaine, ses fleurs et ses devantures coquettes et son côté propret, nous avons l’impression de déambuler dans un livre d’image. Une ville préservée et touristique, vu qu’elle est le berceau d’un des écrivains les plus célèbres de l’histoire. Et cette année, Stratford va voir encore plus de monde que d’habitude puisque l’on fête le 450e anniversaire de la naissance de son fils le plus illustre.

La maison natale de Shakespeare

Rendez-vous était pris au Shakespeare Centre, en plein cœur d’une petite rue commerçante. C’est le quartier général de la Shakespeare Birthplace Trust, l’organisation qui gère le patrimoine du Barde à Stratford. C’est ici que l’on prend contact avec la biographie de l’auteur, le contexte de son temps, ses pièces et l’influence qu’il a encore aujourd’hui. D’objets historiques en œuvres d’art contemporain, la visite du Centre se fait sommes toute assez rapidement. Ce que la plupart des gens viennent voir à Stratford, c’est la maison natale de Shakespeare. La famille Shakespeare était aisée. Le père, fabricant de gants et d’objet en cuir, était un des notables de Stratford, jusqu’à en devenir son bailli (bourgmestre/maire). La maison de la famille Shakespeare était donc plutôt grande et “bourgeoise” (même si tout est relatif à l’époque).

La maison a été gardée plutôt intacte, avec du mobilier d’époque. On y découvre un hall plutôt sombre, une cuisine qui devait être bien fournie, des chambres séparées pour parents et enfants (le luxe, à l’époque, même si frères et sœurs dormaient ensemble, divisés par sexe) et bien entendu, il y avait l’atelier de maroquinerie du chef de famille. Pour illustrer la fabrication d’objets à l’époque, des artisans y officient tous les jours et préparent devant vous gants ou autres sacoches. On s’y croirait presque! Ne manque plus que la persistante odeur d’urine qui devait y régner, vu l’utilisation massive qu’on en faisait pour traiter les peaux de bêtes. Juste à côté, il y a une annexe. William, qui outre un auteur, avait également le sens des affaires, surtout immobilières, y avait ouvert un pub: The Maidenhead and the Swan. Outre la maison natale, on peut également visiter le cottage de Anne Hathaway, la femme de Shakespeare, et la ferme de Mary Arden, sa mère, qui était fille d’un grand propriétaire terrien. On peut aussi y voir une des maisons qu’il acheta, une fois fortune faite: New Place.

Un dîner chez Othello

Malheureusement, nous n’aurons pas l’occasion de toutes les visiter puisqu’un dîner nous attendait au Restaurant de l’hôtel Mercure: Othello’s (ma!ntenant Marco’s). Installé dans une des plus jolies demeures de la ville, en plein centre, on ne peut pas louper cet ensemble de maison de style Tudor avec leurs façades blanches et leurs boiseries apparente. A l’intérieur, c’est tout aussi cossu, mais contemporain. On a gardé les plafonds bas, les boiseries et la blancheur de la chaux mais en mélangeant avec des objets et un mobilier design. Le Mercure est par tradition une chaîne qui accorde une certaine importance à ses restaurants donc, rien à dire là-dessus (surtout quand on a vu débarquer l’Afternoon Tea” qu’avaient commandé Katie et Rachelle et le service, le plus affable qu’on ait rencontré lors cette escapade (et quand on sait que le service en Grande-Bretagne est déjà extrêmement courtois, la barre est haut placée).

La Royal Shakespeare Company, le temple du théâtre britannique

Maintenant que nous avons appris à connaître l’homme, nous allons voir le lieu où son culte lui est rendu: la théâtre. Et pas n’importe lequel: celui de la Royal Shakespeare Company. Judicieusement établi en dehors du centre-ville (c’est un bâtiment assez énorme, il paraîtrait complètement incongru ailleurs), il fut construit en plusieurs étapes. En 1875, un théâtre y fut déjà construit, théâtre qui fut détruit par le feu en 1926. Il est à présent reconstruit, tout à côté du Royal Shakespeare Theatre, sous le nom de Swan Theatre.  Suite à cet incendie, un nouveau théâtre fut commissionné en 1932, l’œuvre d’Elizabeth Scott ouvrit au public. Ce fut des premiers grands édifices publics réalisé par une femme architecte. Le théâtre fut complètement renconstruit entre 2007 et 2010 mais l’entrée de 1932 et son décor art-déco ont été gardés. Ils servent maintenant de café. Cette déco élaborée héritée du passé est en fort contraste avec le côté “brut de décoffrage” du reste du théatre. Les proportions sont immenses, les murs de briques sont à nus et souvent décorés de costume ayant écrit les belles de la Royal Shakespeare Company. Parmi des noms de sociétaires illustres: Richard Burton, Ian McKellen, Patrick Stewart, Judi Dench… que la crème de la crème des acteurs britanniques! Nous pénétrons dans le théâtre (à nouveau, comme au Royal National Theatre, les photos sont interdites).

Plus de 1000 personnes peuvent prendre place dans la salle, un espace assez simple, sans fioritures, mais confortable, qui a été pensé comme les théâtres à l’époque élisabéthaine. Un théâtre qui était très proche de son public (au point que l’on pouvait mettre les coudes sur la scène) avec des entrées en scène multiples. Les acteurs font leurs entrées depuis les coulisses, comme d’habitude mais  il y a deux plate-formes qui permettent aux acteurs d’arriver depuis les couloirs… On aurait adoré voir une représentation de Romeo et Juliette ou du Songe d’une nuit d’été, mais pas de chance! Par contre, on nous laissez jouer avec quelques costumes à disposition des spectateurs. Je m’emparer d’un gilet à passementerie et d’un bonnet (très “Gentilshommes de Vérone“)… dommage qu’il n’y ait pas eu le costume noir d’Hamlet, ni son crâne: je me sentais d’humeur à monologuer! 😉

Pour aller plus loin, à Stratford-Upon-Avon

Manger et boire

Outre les nombreux bars que compte le Théâtre, il y a aussi “The Rooftop“, un bar restaurant avec une très jolie vue sur la rivière Avon. L’intérieur est similaire au reste du RST: brut mais sa vue en fit un cadre idéal pour aller y boire un cocktail. Ce soir là (un milieu de semaine), il fait plutôt calme, en fait, nous sommes carrément seules au tout début. Nous aurons donc toute l’attention du personnel. Une attention particulière portée sur le nombre de “chips on the side” commandées par une table de fille, la commande était soulignée 3 fois. Bref, nous nous sommes senties un peu “chipsshamed”.

Dans cette ville aux allures surannées, vous tomberez facilement sur “The Garrick Inn“, le pub le plus ancien de Stratford. On y vient d’abords pour admirer sa façade et ses motifs mais une fois à l’intérieur, on retrouve tous les composants du pub: le bois sombre, les fenêtres qui laisse à peine passer la lumière… L’espace à l’avant est assez étroit (c’est si bon, la chaleur humaine) et un peu bas de plafond. Lectrice, Lecteur, laisse toi poser les coudes sur le bar et demande une pinte de Shakesbeer… et on verra si tu ne seras pas inspiré par l’ambiance du lieu.

Dormir

Bien sûr il y a des hôtels de chaînes comme le Mercure mentionné plus haut ou le Travellodge, plus doux pour ton budget, Lectrice, Lecteur mais il y a aussi de chouettes boutiques hotels comme The Arden, Plutôt qu’un hôtel, on a l’impression d’entrer dans la maison de campagne d’une riche famille, avec son plancher et ses cheminées. Sa proximité en font un peu l’hôtel “officiel” du théâtre.  Toutes les chambres ont des noms d’arbres et les trouver relève un peu du jeu de piste (j’ai bien erré dix minutes dans les nombreux couloirs pour trouver la mienne, mais une fois votre chambre trouvée, et la porte refermée, on y trouve un havre de paix: ma chambre st un peu petite, surtout pour ce grand lit mais est toute fraîche avec ses couleurs vertes, grises et blanches mais surtout, j’ai un chouette petit fauteuil près de l’une fenêtre qui donne sur le Swan Theatre et le reste du complexe de la RSC. Une bien jolie vue pour bloguer!

Ce voyage de presse était organisé par Visit Britain mais mes opinions me sont propres.




  1. Flying Downtown
    le 15.12.2017

    Comme dans mes souvenirs, la pluie en moins, j’y étais allée en juillet 🙂
    C’est un aspect de la Grande-Bretagne que j’aime beaucoup, leur façon de raconter l’histoire dans des lieux très bien préservés !

  2. Samsha
    le 15.12.2017

    Que de souvenirs!! je me rappelle y être allée avec ma classe de Lycée et j’avais adoré haha nostalgie quand tu nous tiens 😉

  3. Melissa
    le 15.12.2017

    Je pense que la ville n’a pas changé depuis. 😉 😉 😉 Vous avez eu plus de chance que moi? Vous êtes allé voir une pièce ?

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