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April 2013

Thailand Academy : Umbrellas for Elephants!

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Au cas où nous ne l’aurions pas remarqués les éléphants sont une partie importante de la culture thaïlandaise Il suffit de voir le nombre de fois où les bête à trompes sont représentées sur les ombrelles que l’on vend à l’Umbrella Making Center de Bo Sang. La région de Chiang Mai est connue pour la fabrication d’ombrelles et de parasols en papier de bois de mûrier. Depuis la fabrication du papier en passant par toutes les étapes de l’élaboration des ombrelles, nous saurons TOUT sur le sujet. En prime, ce sera à nous de customiser nos propres ombrelles vierges de tout ornement. On nous mets de pots de gouaches de couleurs primaires, du blanc, du noir, quelques modèles et voilà… laisse exprimer ta créativité! Je prends possession d’une ombrelle verte et m’applique à dessiner quelque chose qui vient complètement de moi! Donc, voici le résultat (disons que je dois travailler les nuances et la finition):

umbrella

Bon… au début j’avais l’idée de dessiner un paquet de frites fumant en volutes japonisantes… mais çà n’allait pas avec le vert. Dommage (ou pas)! Pendant que les autres finissent de peindre et que nos ombrelles sèchent au soleil, Laure et moi faisons un petit tour dans la boutique. De toutes les tailles, de toutes les couleurs, peintes ou imprimées, abstraites ou figuratives… il y en a de toutes les couleurs et pour tous les goûts (un petit plus pour le kit mini-ombrelle, gouaches et pinceaux pour ramener à des petites filles). Alors que nous nous dirigions vers la sortie, le Monsieur qui nous a servi de guide à travers le centre vient faire un brin de causette puis me demande à brûle pourpoint ma date de naissance. Je le lui dis, il se tait un moment, me regarde attentivement, me met une main sur l’épaule et me dit: “Ne pas lire de roman triste ou regarder de films tristes. Pas pour le moment. Ce n’est pas le moment de tomber amoureuse, ni de se rendre triste. Concentrez-vous sur votre travail. Le reste, ça viendra plus tard. Tes années de chances sont…” Et là, ma mémoire me fait défaut (alors que c’est là que j’aurai du prêter le plus d’attention). Je reste paf. C’est la première fois qu’on me lit spontanément mon avenir, spécialement par un vendeur d’ombrelle. Et crois-moi, lectrice, lecteur, çà fait bizarre. Il se tourne vers Laure qui prend un petit air craintif mais obtempère. Je garde secrète une prédiction qui lui appartient mais ce petit moment surréaliste dans ce qui était une visite bien cadrée nous a fait à la fois frissonner et sourire. Pour se remettre, on jette un oeil à des tableaux contemporains qui sont juste disposés en arrière fonds dans l’atelier, comme une arrière pensée, alors que ceux-ci sont magnifiques!

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Après un dîner au bords d’un lac, il est temps de se diriger vers la province voisine de Lampang où se trouve le principal Centre de conservation des éléphants (Thai Elephant Conservation Center), l’un des plus grand centre du pays, géré par le gouvernement et qui abrite dix des éléphants blancs des “écuries royales”. L’éléphant d’Asie est un symbole fort pour la Thaïlande, à la fois emblème de la royauté (l’éléphant figurait sur l’ancien drapeau du Siam) et pour le commun des mortels, il était une « bête de somme », l’animal assez fort pour pouvoir transporter et faire rouler des troncs d’arbres dans un pays où l’industrie du bois était importante. Il était même une machine de guerre! Malheureusement, l’éléphant porte en lui l’instrument de sa perte : ses défenses. Massacré pour l’ivoire de ses dents, la pression sur son milieu de vie (disparition des forêts) a aussi contribué à endommager encore plus la population d’éléphants. La Thaïlande a donc décidé de conserver ses éléphants et parmi son arsenal, en créant des sanctuaires pour élever les éléphants, soigner ceux qui en ont besoin et augmenter la population. Le but est aussi de mettre en contact les pachydermes avec les humains et les sensibiliser à la protection de cet animal. Le centre nous servira donc d’introduction. Un peu comme un cours théorique!

Thailand Academy

Premièrement, nous assistons à show démontrant ce que savent faire les éléphants: obéissance, habilité, équilibre (malgré leur taille, les éléphant sont assez agiles et ont le pied sûr), force, petits tours comiques avec les mahouts (les gardiens d’éléphants), peinture… tout cela me semble un peu forcé à première vue mais le public à l’air ravi! Après ce petit show, nous sommes invités à faire une ballade en nacelle sur le dos d’un éléphant. Une grande première pour moi ! Je partage ma nacelle avec Emma… et nous voilà parties, sous un ardent soleil, au rythme du pas lourd de l’éléphant. En fendant la forêt de haut, je me rêve princesse de Siam, il ne manque que la tenue et un tigre apprivoisé marchant à nos côtés. Malgré mon émerveillement, je me  demande ce que çà fait à notre superbe mâle que de supporter trois humains sur le dos, même si Emma, le mahout et moi sommes de petits formats. Un doute m’assaille… Et si je participais à un système honteux d’exploitation d’animaux ? Tout d’un coup, je me sens mal à l’aise… Le ballade se termine. On nous emmène à la fabrique de papier car tenez-vous bien, on peut fabriquer du papier à partir de déjection d’éléphants! Un processus en plusieurs étapes afin d’éliminer les impuretés et qui transforme les crottes en pâte jaune sans aucune odeur. Le résultat: un papier épais, fibreux, d’une couleur orange et qui semble être une bonne base pour l’aquarelle!  Celui-ci peut aussi être blanchi et devient un cadeau dont les touristes raffolent.

Thailand Academy

Thailand Academy

Dernière étape de cette introduction au monde des éléphants: l’heure du thé avec une boisson fumante chauffée au gaz…. de déjection d’éléphant. Eh oui, rien ne se perd!!! A travers un processus assez complexe de vases communicants, le gaz est récupéré et sert à réchauffer l’eau. Résultat: économie d’énérgie! Et quand on voit la quantité de nourriture qu’une de ces bestioles consomme par jour, on imagine ce qu’ils doivent laisser derrière eux. Thailand Academy

Nous quittons le Conservation Center avec une certaine ambivalence. A la fois complètement subjugués par les éléphants mais aussi un peu tristes de les voir présentés comme des animaux de cirque… et nous attendons beaucoup de la journée de demain, où le contact avec les éléphants devrait être plus direct. En rentrant à l’hôtel, je me mets à lire et essaie de comprendre le pourquoi de cette politique particulière de conservation. Avec la fin de l’industrie forestière de masse, des centaines d’éléphants se sont retrouvés sur le carreau, abandonnés, mal soignés par des propriétaires qui n’avaient plus les moyens de s’en occuper. Ces camps semblaient une bonne solution pour à la fois s’occuper de ces éléphants “au chômage”, augmenter le cheptel et garder une tradition bien ancrée de la collaboration entre l’homme et l’éléphant. Il me semble qu’il faudrait maintenant aller plus loin… mais trêve de polémiques!

Thailand Academy

photoEn attendant de rêver aux aventures de demain, ce soir là, nous déambulerons parmi les étals du Bazar de nuit de Chiang Mai. Une ville qui semble vraiment vivre la nuit. On se presse le long des trottoirs étroits, on marchande sur de vrais fruits séchés et du faux maquillage, on se promet de revenir pour se faire un massage express dans une boutique de massage à la chaîne comme on en trouve partout dans les grandes villes de Thaïlande mais surtout, surtout, on sacrifie à l’expérience de la “fish therapy” ou autrement dit: comment se faire dévorer les peaux mortes par de voraces petits poissons. A absolument déconseiller aux plus chatouilleux, même si personnellement, je trouve çà plus similaire à des mini-décharges électriques! Si l’expérience vous tente, faîtes quand même gaffe à l’hygiène des bassins (une infection est vite arrivée). Et c’est là qu’on se rend compte que les poissons ont des personnalités. certains sont méthodiques (s’attache longuement à un endroit, puis s’attaque à un autre morceau tout à côté), d’autre “butinent”, enfin, certains s’acharnent (un des plus gros restera attaché au bas de mon mollet jusqu’au bout des 15 minutes). Au final, des pieds relativement doux mais aussi, une sensation de relaxation plutôt inattendue (ça marcherait donc plus ou moins).

C’est donc avec des plantes de pieds à neuf et plein d’images dans la tête que j’irai me coucher… et me préparer pour un lendemain qui promet d’être inoubliable.

Pour plus de photo, visiter mon set Flickr sur la Thailand Academy

Thailand Academy





  1. laurent @ Expatriation en Thailande
    le 14.12.2017

    Je partage ton avis à propos des “fish spa”, ça me donnait l’impression de recevoir des mini décharges électriques! Mais en sortant les pieds de ce bain, j’avais la sensation d’avoir la circulation sanguine rétablie dans les pieds, bref léger pour gambader!

  2. Melissa
    le 14.12.2017

    Tout à fait, Laurent! Après le spa, je me sentais légère, légère, légère! ;D

  3. Ancre Lise
    le 14.12.2017

    J’ai beaucoup entendu parler du concept de fish spa, je me laisserai bien tenter si j’en ai l’occasion même si je pense que ça doit vraiment donner de drôles de sensations 🙂

  4. Melissa
    le 14.12.2017

    Je confirme! Mais ça dépend des gens aussi. certains ressentent des chatouilles, d’autres des petites morsures. Pour moi, c’est plutôt comme de petites décharges électriques. Comique!

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