- Sulmona , Italie -

August 2011

Ti amo, Abruzzo: La surprise de Sulmona

Même quand on a pas fait grand-chose d’extraordinaire, même quand ce sont des simples vacances prises avec le seul dessein de se la couler douce, la fin en a toujours un petit amer… Heureusement, je compense la tristesse de laisser derrière moi le soleil de la Botte en m’autorisant une dernière aventure. Mon avion ne partant de Rome qu’à 21h15, j’ai tout le loisir de traverser le Centre et même de m’arrêter en chemin ! Je prends donc le train ! La première partie vous a un petit goût d’été ! C’est la grande ligne adriatique qui s’arrête à toutes les stations balnéaires : Ortona, Francavilla al Mare avant de rejoindre Pescara où je dois changer de train. Le contrôleur me conseille de changer non pas à la Gare centrale de Pescara mais à Porta Nuova. Il y a juste un quai, un haut parleur qui annonce et comme décor, tout un quartier qui semble être récemment sorti de terre, à part quelques vieilles maisons du début du 20e… Je suis intriguée ! Si les trains circulaient plus souvent entre Pescara et Rome, sans doute m’y serai-je attardée mais j’ai une autre idée en tête.

Le train pour Rome est annoncé et le paysage change radicalement. Les Appenins s’élèvent sans crier gare et nous voilà presque sans transition dans un environnement de montagne.

Le train est presque vide. Seul un randonneur et son gros sac-à-dos sont dans le même wagon que moi. Le contrôleur passe et entendant mon accent, décide d’engager la conservation. « Vous vous arrêtez à Sulmona ? Mais pourquoi ? Vous savez, la gare est loin du Centre. Ca va aller avec vos bagages ? Et vous voyagez seule ? »

En effet, comme souvent hors des grandes villes, la gare est loin du Centre mais les bus municipaux sont là ! Malheureusement, pas de consigne pour y laisser ses bagages ! Qu’à cela ne tienne : puisque je suis là, je trouverai sans doute une solution ! Elle ne tardera pas. Depuis le bus, j’ai déjà repéré l’Office du tourisme et les deux employées me propose aimablement de laisser ma valise auprès d’elles jusqu’à la fermeture de l’après-midi. J’ai quelques heures pour découvrir cette ville qui m’a si mystérieusement attirée depuis mes premiers voyages en train en Italie !

Sulmona est une ville gourmande. Tellement gourmande qu’elle a une odeur. Une odeur de sucre, de vanille, d’amande et d’un soupçon d’anis. Celle des confetti de la Piazza XX Settembre. Une odeur qui vient, juste sous le nez du célèbre Ovide, vous chatouiller les narines et vous enlève malgré vous comme un fumet de dessin animé et vous transporte chez Rapone, maître confiseur qui compte les papes et George Clooney dans sa clientèle.

Il a l’odeur du safran, celui de Navoni, le meilleur d’Italie, que l’on met dans le fromage mais aussi du poivre et des épices à charcuterie, qu’on trouvera chez « Il Boccocino », une minuscule boutique remplie à raz-bords de tout ce qui peut faire saliver les gastronomes.

Sulmona a un véhicule : le vélo ! Bien entendu, la voiture et la Vespa sont là mais dans les rues étroites de cette cité médiévales, c’est la petite reine qui est le moyen de locomotion privilégiée. Et comme les conducteurs, les cyclistes italiens font un peu n’importe quoi : prudence donc !

Sulmona a deux époques : bien que vieille cité romaine, c’est le Moyen-äge et la Renaissance qui lui donnent son cachet. Les ruines de l’Aqueduc, les minuscules maisons du Vico del Vecchio, presque cachées du visiteurs, et l’Eglise de Santa Maria della Tomba, qui bien que remaniée, ne peut renier ses origines gothiques (suffit de voir les colonnes et les restes de fresques peintes sur les murs). La Renaissance éclate dans les Fontaines, les belles maisons du Corso, le Complexe Santa Chiara mais surtout, l’ensemble de l’Annunziata, le joyau architectural de la ville. Je n’aurai malheureusement que la possibilité de voir son magnifique plafond qu’à travers les échafaudages de ses travaux de rénovations.





Sulmona a un paysage : celle d’une vieille cité adossée à un monstre : le Massif du Morrone “le grand mur” qui plus qu’il ne domine, barre carrément l’horizon depuis la grande Piazza Garibaldi. Ce sont aussi les jardins du Viale Roosevelt, oasis de calme et de verdure où l’on vient prendre le frais, à l’ombre des tilleuls, des pins et des palmiers.

 

Enfin Sulmona a un visage, celui souriant de Claudio, venu m’accoster alors que j’attendais le bus de retour vers la gare, qui aurait bien pris un café avec moi si j’avais eu le temps et qui me laisse son numéro de téléphone : « On prendra ce café à ton retour ! »

On va y réfléchir!

Photo de la semaine 17 : Au loin, SabaPicture of the week 17: And Saba in the Distance
Afrique du Sud: Sur la Garden Route, 7e partie - De Addo à Port ElizabethSouth Africa: On the Garden Route, Part 7 ) From Addo to P.E.




  1. Bidi
    le 18.08.2017

    Waouw…

  2. Melissa
    le 18.08.2017

    N’est-ce pas? On m’avait dit que la ville était belle…mais là, je dois dire que j’ai vraiment eu un coup de foudre!

  3. Elisa
    le 18.08.2017

    C´est un endroit très beau et ton article donne l´ambiance!
    Amitiés
    Elisa

  4. Melissa
    le 18.08.2017

    Merci Elisa!
    En effet… Sulmona vaut la peine qu’on s’y arrête mais tu sais, en Italie, c’est trouver de la laideur dans le paysage et l’architecture qui est une exception. 😉

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