- Ubud , Bali -

August 2016

Une journée à Bali

Que faire lorsque l’on a une seule journée pour visiter Bali ? Eh bien on se lève tôt pour en profiter au maximum! C’est en baillant copieusement que je retrouve mon petit groupe pour embarquer dans le bus qui va nous emmener à travers le sud de l’île et nous donner une idée des choses à voir et à faire en si peu de temps .

Temples à Batuan

Nous devions normalement voir un autre temple mais finalement, changement de programme : nous nous rendons au temple hindouiste du village de Batuan.

C’est après avoir enfilé nos sarongs que nous pénétrons à travers les grandes portes du temple et une fois à l’intérieur, un monde enchanté s’offre à vous. Le temple est connu pour son exceptionnelle beauté et ses décorations typiquement balinaises. Entourés de divinités, de gardiens et de démons, de frangipaniers odorants et de plantes, c’est difficile d’imaginer que nous sommes dans un lieu de culte plutôt qu’un parc. Peut-être est-ce là le secret de la dévotion balinaise ? Faire en sorte que la maison des dieux soit un lieu de vie. Au son du “gamelan“, (l’instrument fétiche des indonésiens que tu entendras bien souvent lors de ton voyage à-bas, Lectrice, Lecteur), nous progressons. J’ai un peu l’impression d’être dans une espèce de lieu de féerique où tout le monde se déplace avec grâce et ou chaque activité semble être mesurée au rythme de la musique. Emma et moi nous arrêtons pour regarder des dames en train de préparer des offrandes. Nous décidons d’en acheter une, après que notre guide nous ait expliqué comment le faire : d’abords en orientant l’offrande dans le bon sens, en s’aidant des couleurs des fleurs qui sont placées aux quatre coins cardinaux), puis en la présentant de la bonne main (la droite) à la divinité de notre choix : ce sera Ganesh, le dieu à tête d’éléphant, maître de l’écriture. Ca tombait sous le sens!

Nous avons à peine le temps de déposer nos offrandes qu’un chant nous parvient  aux oreilles : un homme vêtu de blanc fait tinter une clochette en récitant une mélopée, tandis qu’un filet d’encens fend l’air devant lui. A côté de lui,  une femme également habillée en blanc, se tient assise, une main sur une théière et en renverse sur le sol de temps en temps. “Vous avez de la chance de voir çà ! Aujourd’hui, il y a une fête en l’honneur de Brahma. Il y en tous les 6 mois. Pour le moment, c’est calme mais les villageois vont arriver un peu plus tard.” Nous n’aurons malheureusement pas le temps de les attendre !

Se rappeler la vie des ancêtres à Penglipuran

A 700 mètres d’altitude, après avoir croisé les fameuses rizières qui font la beauté des paysages balinais, nous arrivons au village traditionnel de Penglipuran, un drôle d’endroit qui se visite un peu comme un musée. Ici, l’habitat traditionnel a été préservé et le village est tout pimpant: il consiste en différentes rues parallèles qui descendent en escaliers et bordées de coquettes maisons ayant toutes des portiques semblables : un petit jardin devant, une arche et une allée qui mène vers les logements et sur le mur, le nom de la famille qui y habite, le nombre d’hommes et de femmes et l’adresse. C’est très précis ! Et ces maisons, eh bien on peut les visiter, elles sont ouvertes aux visiteurs. La plupart du temps, vous verrez un petit magasin posté devant la maison, signe que vous pouvez la visiter, en échange d’un petit achat (comme un snack ou une boisson). C’est assez étrange de pénétrer dans l’intimité des gens, même si vous y êtes invité : je ne peux pas louper des photos de familles, jaunies par les ans, accrochées sur le mur. Des visages souriants entourent un des fils qui apparemment, vient de recevoir son diplôme. Dans la cuisine, sépare du corps de la maison, le repas du soir est en train de mijoter… mais ce qui étonne le plus, c’est la taille du temple familial. Il doit prendre un bon tiers de la surface du logement. C’est qu’on ne badine pas avec les ancêtres.

Une belle occasion de voir le Bali d’antan et il semble que les Balinais et les Indonésiens soient tout aussi intéressés que nous! La plupart des visiteurs au village sont locaux !

L’appel des singes à Ubud

Ubud est la porte du centre de Bali, cette petite ville est le cœur culturel de Bali, pas étonnant que plein d’artistes, Indonésiens ou expats, se soient installés ici.

Nous avons exactement 1h30 en ville, ce qui nous laisse peu de temps et il va falloir choisir entre le Puri Saren Agung, la Palais royal ou la Monkey Forest, la Forêt des singes.

Emma et moi ne réfléchissons même pas : ce sera la forêt des singes ! Qu’importe s’il faut marcher une demi-heure à pied, on accélérera le rythme pour y arriver. On ne perd pas de temps et nous démarrons au pas de course dans les petites rues d’Ubud. On essaie de frayer un chemin sur les trottoirs étroits : offrandes, marchandises, les autres passants, c’est un vrai parcours d’obstacles mais pourtant pendant cette course à travers les rues d’Ubud, je vais me sentir “en train d’explorer”. Tu sais, Lectrice, Lecteur, cette délicieuse sensation que tu as en voyage lorsque tu te fonds dans un endroit, que tout est nouveau, que tout t’éblouis ? C’est le cas pour Ubud, je m’y sens bien, à l’aise. En 20 minutes, nous avons rejoint la Monkey Forest. Nous nous acquittons du droit d’entrée, et c’est parti ! La forêt des singes est sacrée et outre ses habitants, on y trouve aussi des temples. Visiter le site entièrement prend du temps, nous nous concentrerons donc sur la partie “Forêt” plutôt que la partie “temple”. Et bientôt, nous croisons nos premiers macaques. Ils ont l’air un peu moins agressifs que les macaques du temple d’Uluwatu mais prenez garde : ces petits chenapans peuvent être prêts à vous chiper de la nourriture, des lunettes de soleil, voire votre portable ! Prudence, donc ! Et si jamais une petite bande se trouvait au milieu du sentier et que malgré avoir patienté, elle vous empêchait de passer, faîtes un pas de côté sans les regarder. Les singes ne vous percevront pas comme une menace et ne feront pas trop attention à vous.  Mais surtout profiter : regarder les singes évoluer, voire les cabrioles des juvéniles ou la tendresse des maman-macaques avec leurs tous-petits, c’est un régal. Nous avons même croisé quelques scènes classés X pour les simiens… Il faut dire que la Monkey Forest est particulièrement romantique !

Quand on dit forêt, on ne rigole pas : c’est particulièrement luxuriant et si certains lieux sont aménagés (comme le temple de la source) et joliment, il y a des parties du complexe où on a l’impression de se retrouver en pleine forêt sauvage. Et tout seul, surtout en fin d’après-midi.

Gastronomie balinaise

On mange bien… et même très bien. Moi qui suis plutôt fan de la cuisine asiatique, j’avais hâte de me régaler ! Et comment ne pas commencer par l’incontournable de la gastronomie balinaise : le “Crispy Duck” ou Bebek goreng.  A tester absolument si vous aimez la volaille. L’animal est d’abords bouilli ou cuit à l’étouffée (afin de préserver la tendresse de la viande) puis frit. Âme sensible, attention, le canard vous est présenté selon une coupe longitudinale (à travers la colonne). et servi avec du riz, du sambal (une espèce de chutney pimenté qui peut être décliné en différentes versions) et un petit peu de salade. Pour le manger avec style, rendez-vous au restaurant Bebek Tepi Sawah Ubud. Situé dans la campagne, le lieu est idyllique ! On mange dans des petits pavillons, disposés autour d’une petite rizière, bercé par le gamelan… Aaaah zen ! Enfin, jusqu’à ce que je découvre la mare aux canards lors de mon exploration du restaurant.

On ne devrait jamais voir ce qui va vous servir de dîner ! En rafraîchissement, on vous servira une noix de coco et à Bali, les noix de coco sont ENORMES. J’avais l’impression que le niveau de l’eau à l’intérieur ne diminuait pas malgré mes aspirations intenses. Par contre, je ne suis pas fan du goût, par rapport aux noix de coco brésiliennes ou thaïlandaise.

Pour un autre type d’expérience, on se rend à Kerobokan à l’élégant Café Degan, le restaurant d’une célébrité dans le monde de la cuisine indonésienne : Degan Septoadji, juré au Masterchef Indonésie. On s’attend donc à se régaler ! Déjà l’endroit est fort joli, dans le style d’une maison joglo javanaise, tout en bois. C’est sobre, élégant… Quand à la cuisine, elle est aussi essentiellement javanaise… mais aussi thaï (un peu étrange, mais pourquoi pas, le chef a officié à Bangkok avant de revenir en Indonésie). Pour essayer de tester un peu de tout, on nous amène différents petits plats à tester dont du poisson mijoté dans un curry et aussi enfin, les fameuses satés, ces petites brochettes de viande, plus souvent au poulet, que l’on sert avec une sauce à la cacahuète. MIAM !!!  C’est fin, raffiné… Totalement différent de la cuisine thaï que je connais si bien.

Pour les petits budgets, il y a évidemment la streetfood. On trouve des “warungs” (petits restaurants) et des foodcourts avec différents petits établissements très facilement! On peut se régaler du plat national indonésien, le nasi goreng (riz frit avec des légumes), ou tenter l’alternative “mie goreng”, avec des nouilles frites ou du ‘ayam” (poulet) sous toutes ses formes : frit, rôti, etc.

Une chose est certaine, vous ne mourrez pas de faim à Bali !

L’alternative au surf

Vous voilà de retour à Kuta… Le soleil se couche et sur la plage, on ne peut pas les louper. Ils sont partout, à toute heure et souvent Australiens : les surfeurs ! Bali est un des endroits les plus populaires au monde pour cette discipline. A Kuta, les écoles de surf sont légions et n’ayant pas eu assez de temps pour prendre des leçons, je laisse d’autres spécialistes vous aider dans votre choix par contre, il existe une alternative de choix pour ceux qui veulent affronter les vagues mais ne peuvent pas ou ne se sentent pas de surfer : le bodyboard.

 C’est assez simple : si on en a pas, on loue sa planche (une espèce de planche de surf coupée en deux) et les magasins ne manquent pas, on s’attache la planche au bras et on se jette à l’eau. Dès qu’un rouleau de belle taille s’approche, on grimpe à plat ventre sur sa planche et si on saisit l’onde au bon moment, vous voilà transporté à toute vitesse vers la plage (cris de joie et autre “wouhouuu!” sont en option). Seule précaution, il faut être bon nageur en cas de fort courant mais sinon, pas trop de danger. Attention aussi à écouter son corps, après une demi-heure (ce fut mon cas), on est complètement crevé. Lutter contre le courant et les vagues, ça vous fatigue vite une bodyboardeuse amateur. Accessible à tous, pour pouvoir le pratiquer, on ne quitte pas la zone où on a pas pied, pour pouvoir sauter sur sa planche.

Convaincu(e)? Alors à ton tour, Lectrice, Lecteur, de faire partie de la carte postale balinaise.  Pour s’envoler pas cher pour Bali,  allez faire un tour sur le site Skyscanner, qui était partenaire de ce voyage 

Cette découverte de l’Indonésie a été réalisée dans le cadre d’une opération avec Skyscanner et Wonderfull Indonesia. Les opinions de l’auteure lui restent propres, malgré les quelques Bintang descendues.

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