- Hua Hin , Thaïlande -

September 2014

#thailandBFF : Le roi, les singes et moi

« On the Road again », voilà notre petite troupe repartie sur la grande route du sud de la Thaïlande, en direction de Hua Hin. Cette fois, pas de panne d’alarme ! Je suis bel-et-bien réveillée au petit-déjeuner. « Ce sera la journée la moins chargée du voyage » nous dit Matthew. Ce qui ne veut pas dire qu’il n’y aura pas de découvertes à faire.   Après une bonne heure de route, nous arrivons au pied des collines qui entourent la ville de .. Au sommet, perdues dans le vert de la végétation, on aperçoit plusieurs structures. C’est ce que nous allons visiter : le Parc historique de Phra Nakhon Khiri. Pour y accéder, on peut soit monter les marches et gravir la colline, soit prendre un funiculaire. Comme nous sommes tenus à un horaire, Matthew nous embarque d’office dans le téléphérique. Noyés dans un groupe de touristes chinois qui filment toute l’ascension, on se laisse doucement conduire vers le sommet.

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Avant de monter, notre guide nous a prévenu : « Attention aux singes ! Il y a plein de macaques. Garder bien vos affaires à l’œil car ils vont essayer de vous les chiper. S’ils vous piquent quelque chose, n’essayez pas de résister. Ils ne mordent pas vraiment mais leurs griffes peuvent être dangereuse. » Nous voilà donc prévenus, sauf qu’à peine sortie la nacelle, c’est un singe qui tombe littéralement du ciel pour piquer le maxi café glacé que Silke venait à peine d’acheter ! Ca doit être une espèce de baptême local ? En un éclair, le voleur a grimpé sur la branche d’un autre arbre, avec le gobelet en main et nous contemple d’un air qu’on pourrait interpréter comme narquois. Impossible d’être fâchés tellement c’est comique. Matthew n’avait pas menti : des macaques, il y en a partout ! Ce qui fut la demeure d’un roi est devenu le terrain de jeu des primates. Et quel roi : Mongkut, alias Rama IV, roi de Siam, connu dans culture populaire occidentale comme le souverain du  « Roi et moi » (film interdit en Thaïlande pour cause de lèse-majesté) et modernisateur de la Thaïlande.

Phra Nakhon Khiri, domaine des macaques

C’est ici que le roi venait fuir la chaleur étouffante de Bangkok pendant l’été pour profiter de l’air de ce palais en hauteur. Et le palais (Kao Wang), « le palais de la montagne » est un vrai syncrétisme de la culture thaïlandaise l’époque (deuxième partie du XIXe siècle) : une architecture essentiellement thaï mais avec certains apports occidentaux mais également chinois (le dynastie Shing y avait une certaine influence). Ce qui frappe quand on entre dans ce palais-musée, c’est ce que le temps semble s’y être arrêté. C’est comme si la famille royale avait subitement quitté les lieux… celà lui donne un petit air mélancolique et suranné. Malheureusement), les photos sont interdites, il faudra venir voir par vous même.

Sur les deux autres sommets de la colline, on peut y voir le temple royal (Wat Phra Kaeo) et le monument le plus emblématique du Parc : Phra That Chom Phet, un « chedi » (pagode) toute blanche. Le temps nous est compté, et il faut choisir entre le temple et le chedi, on se décide sur cette dernière. La promenade est assez agréable. Le sentier épouse les courbes de la colline et à l’ombre des arbres, la chaleur est un peu atténuée. Après moins de 10 minutes, on arrive à la pagode. Pas de problèmes pour y entrer (les grands ont intérêt à se plier en deux) et depuis la pagode, la vue sur la ville de Phetchaburi est imprenable… et à 180 degrés !

Toujours à l’affût de notre montre, on se remet en route pour rejoindre le funiculaire et sur le chemin, nous recroisons évidemment d’autre macaques…   Mais le plus intéressant, c’est qu’à côté des stands de boissons, ce sont les mamans, bébés et petits macaques qui ont installé leur quartier général. Les vendeurs vous inviteront à les nourrir… à condition de leur acheter de quoi leur donner ! Emma et moi nous contenterons de les admirer, et de les photographier assez longuement.

Bien que non agressives, on garde quand même une distance respectueuse car les mamans peuvent farouchement défendre leurs bébés si elles les sentent menacés. Les plus petits sont dans les bras de leurs mères, ou sur leurs ventres… il y a quelque chose de si humain là-dedans, et de troublant. Les plus grands, eux, jouent dans les arbres ou essaient de profiter d’un moment d’inattention des vendeurs pour leur piquer une marchandise.

Moment Streetfood

Nous finissons par redescendre et retrouver notre groupe, il est passé midi et les estomacs grognent, c’est à ce moment que dans un mouvement de « rébellion » collective, nous supplions qu’on nous emmène manger ailleurs que dans un restaurant. Et ça tombe bien… Phetchaburi n’est pas une petite ville et nous voilà emmené dans un « food-hall », une espèce de marché des saveurs: on y trouve plusieurs stands vendant différents types de plats: soupes, pad thaï, spécialités au poisson, au poulet, au porc ou au bœuf, spécialités végétariennes… Nous sommes aux anges! Pour environ un Euro, Emma se régale d’un Pad Thai de reine et moi, je me jette littéralement  sur un plat de boeuf au riz avec une sauce au mini-aubergines. Matthew me regarde d’un air horrifié: « But it’s VEEEEERY spicy ». Même pas peur! J’enfourne donc ma première fourchette et woah… Si je n’avais pas passé le brevet “Vieux Milla” (restaurant camerounais à Bruxelles connu pour les légumes ultra-épicés), je crois que j’y aurai laissé mes papilles. Tout de suite, mon front perle… mais c’est délicieux. En tout cas, quand on ne croque pas les mini-aubergines qui sont plutôt acides. Comme quoi, il en faut peu pour rendre des blogueurs heureux!

Cha-am et Hua Hin

Après cette petite pause, nous reprenons la route vers Cha-am, une station balnéaire à côté de la grande ville de Hua Hin.  Cha-am est réputée chez les Thaï, et notamment les habitants de Bangkok, qui aiment à venir y passer quelques jours de vacances. Pas de palmiers ou de cocotiers ici, mais bien des plages bordées de pins (ça change). Pas grand chose à voir de ce côté-ci, sauf à profiter de la mer (mais ne comptez pas y faire du snorkeling ou de la plongée, cette partie de la côte thaïlandaise n’est pas propice à ce genre d’activités… mais nous sommes là pour faire une petite pause justement.

Pour notre séjour, nous serons accueillis au Regent Cha Am Beach Resort, un énorme complexe en bords de plage… mais qui n’a pas de plage (c’est un concept), à la place, une dalle bétonnée (on soupçonne que la “plage” devait être resablée) mais pas de panique, les deux piscines sont pas mal du tout. Comme pas mal d’hôtel dans le coin, il s’agit de grands complexes, des “resorts”, vous devrez donc marcher pas mal (ou commander un taxi), pour vous rendre en ville (déjà, sortir du complexe doit prendre au moins un quart d’heure.

Les chambres sont spacieuses, confortables, mais un peu vieillottes… L’hôtel est divisée en deux ailes, dont une seule a été rénovée pour le moment, et ça se sent (nous séjournions dans la partie non-rénovée).

Le soir, une petite troupe motivée décide d’aller se promener au Marché de nuit de Hua Hin. Hua Hin est la toute première station balnéaire de Thaïlande, grâce à la construction de chemin de fer. La famille royale et de riches familles virent y construire des maisons en bords de mer. Depuis, Hua Hin a bien changé : sa popularité grandissante en fait une ville de resorts et de bâtiment anonymes. Par contre, tous les soirs, il y a un marché, fréquenté par une majorité de thaïlandais, mélangés avec quelques touristes de passage (c’est une bonne étape sur le chemin des îles du Golfe de Thaïlande) ou d’expats. Et dans ce marché, on trouve de tout: bijoux, nourriture, vêtements, objets de déco, artisanat, CD’s de musique thaïe. Nous allons passer un excellent moment à se balader de stands en stands, à profiter d’une ambiance plutôt relax… Au son d’une romance, nous remontons dans le minibus… la nuit sera courte :  demain, nous partons à l’aube pour une île bien mystérieuse!

Ce voyage de presse était réalisé en partenariat avec l’Office du Tourisme de Thaïlande, mais toutes mes opinions me restent propres.
1,2,3 Bruxelles ! Ou comment être un touriste dans sa ville (3) : Les Marolles
Le Cap, mon amour : Souvenirs de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales




  1. argone
    le 22.10.2017

    ah oui en effet, ça grouille de macaques ! voleur de café !! Encore une fois je regrette bien de ne pas avoir été avec vous ! :-(( je suis néanmoins les articles avec beaucoup d’intérêt ! merci 🙂

  2. Melissa
    le 22.10.2017

    Mais quand tu iras en Thaïlande, tu pourras faire tout çà à ton rythme. 😉 (et je confirme, les macaques sont vraiment partout).

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