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October 2014

#ThailandBFF : Koh Talu, Paradis écologique

“Nous partons à l’aube” avait dit Matthew… et c’est en effet avec des yeux encore tout ensommeillés, et un soleil à peine levé que nous attendons les retardataires avant de grimper dans le bus. Chacun a reçu un panier petit-déjeuner, il ne reste plus qu’à continuer sur la route du sud pour notre ultime étape: Koh Talu !

Koh Talu est plus qu’une île, c’est carrément tout un projet écologique et de conservation. Et l’histoire de la naissance de ce projet ressemble carrément à une fable: il était une fois, un certain Prida Chareonpak, homme d’affaire de la région et propriétaire d’une grande flotte de chalutiers. Sa richesse, il la devait à la pêche. La pêche massive. Finalement, le poisson devint de plus en rare. Pire encore, les petits pêcheurs se mirent à utiliser de la dynamite pour dénicher les poissons, détruisant le corail et endommageant irrémédiablement l’éco-système. Monsieur Chareonpak a donc ‘vu la lumière’, vendu ses bateaux et acheta la petite île de Koh Talu. Il réussit à convaincre les autorités locales de déclarer la zone de Koh Talu “zone naturelle préservée” et démarré un programme de réhabilitation de la faune marine (corail, tortue marine, crabes, etc.). Ce qui a aussi demandé pas mal de travail d’éducation des populations locales pour les convaincre que ces pratiques de pêches qu’ils utilisaient n’étaient pas dans leurs intérêts. Ses fils ont été plus ambitieux. Ce sont eux qui ont décidé d’ouvrir un resort… et nous allons y séjourner pour deux jours.

Koh Talu

La renaissance d’une faune

Arrivés au petit port, nous rejoignons les groupes français et hollandais, qui nous ont devancé. C’est à côté de l’embarcadère que l’on peut voir la première mission de conservation : celle du “Blue Swimming Crab”, une espèce de crabe gris-bleu délicieux à manger mais qui avait quasi disparu. Les vieux du village (accompagnés des plus jeunes qui font la traduction), nous invitent à visiter la nursery de ces arthropodes. Ils sont ici chouchoutés car même si une femelle peut pondre des centaines de milliers d’oeufs, le taux de survie de ces crabes n’est que de moins de 1%! On peut ensuite les relâcher dans un endroit propice à leur croissance et protégés des prédateurs.

Koh Talu Koh TaluKoh Talu

Koh Talu, l’île au trou

Après la visite de la nursery, c’est le moment d’embarquer dans le speedboat pour rejoindre l’île : une chouette balade en mer de 30 minutes qui nous fera faire un petit tour pour admirer le grand trou dans la roche rouge de Koh Talu qui donne son nom à l’île (Koh= “île”, talu=”trou”). Et elle a plutôt des air d’Île de Robinson!  Toute accidentée, complètement recouverte d’une végétation dense et vert foncées, le contraste avec ses rochers rouges-oranges est saisissant. On complète ceci par une mer qui reste turquoise malgré un ciel lourd de pluie (on est en pleine saison des moussons) et on obtient un kaléidoscope de couleurs qui enchantent les yeux!

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Une fois tout ce petit monde débarqué, on nous fait patienter avec quelques rafraîchissements. Avec des petits bungalows disséminés le long de la baie principale, ça prend un peu de temps pour que les bagages soient acheminés vers nos logements respectifs. Comme il n’y a que des petits chemins de sable, tout est emmené soit à la main, soit en charrettes. Je sens que je vais adorer cet endroit! Pour continuer à patienter, on décide de nous emmener vers la nursery de tortues marines. Eh oui, outre les crabes et le corail, l’île de Koh Talu a un programme de préservation des tortues! Celles-ci viennent pondre dans une plage toute proche et les petites tortues sont élevées à l’abri des prédateurs jusqu’à ce qu’elles soient assez grandes et fortes pour affronter l’Océan indien. En attendant de retrouver la liberté, elles nagent dans des cuves.

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Home, Sweet Home

Finalement, on nous invite à rejoindre nos bungalows. Emma et moi avons deux petites maisons sur pilotis, l’une à côté de l’autre, un peu isolées du reste du resort… et c’est génial. Seul le chemin de sable nous sépare d’une mini crique… ça me donne des idées pour plus tard mais pour le moment, j’ai hâte de découvrir mon repaire pour les deux nuits qui suivent. On est loin du grand luxe (et ce n’est pas du tout ce que je recherche ou que j’attends d’une éco-resort) mais c’est charmant. La pièce principale consiste en une chambre avec de grandes fenêtres qui font face à la mer, avec une moustiquaire, une télé (qui n’aura jamais servi), l’air conditionné, un troisième lit dans la pièce d’à côté, un frigo, une jolie coiffeuse ancienne. Le tout dans un esprit très “tropical vintage”. La salle de bain est une addition en dur avec sol en béton, tout ce qu’il y a de plus simple mais l’eau chaude et froide est disponible (mais qui a besoin d’eau chaude quand il fait 30 degrés dehors). Deux fois par jour, l’électricité est coupée pendant deux heures (le matin et l’après-midi) mais normalement, vous devriez être en dehors de votre chambre, en train de faire quelques activités comme la plongée, le snorkeling… ou la randonnée.

Koh Talu Koh Talu Koh Talu

Et en parlant de randonnée, c’est justement ce que nous allons faire : parcourir le chemin qui a été frayé dans la petite jungle pour accéder à un des sommets de l’île et profiter d’une vue sublime! Sur le chemin, nous croisons le 2e resort de l’Île, Pearl Bay, qui est nichée au bords d’une toute jolie plage de carte postale, où on peut venir faire du snorkeling près du bords. Ce n’est pas tombé dans l’oreille d’une sourde! Comme Emma et moi sommes les plus petites, on se fait vite distancer par le reste du groupe! Pas de problèmes, avec cette végétation, on a vite fait de perdre de vue tout autre être humain et on peut s’imaginer exploratrices pendant quelques instants, affrontant l’enfer vert. On pourrait croire à une jungle de début du monde, même les insectes sont plus grands qu’ailleurs (certains papillons font la moitié de ma main). Arrivées au sommet, ça nous laisse également libres de ne pas se batailler pour prendre de jolies photos. Après quelques minutes, il n’y a que nous et un des jeunes guides qui reste avec les retardataires que nous sommes pour veiller à ce que nous nous perdions pas (le sentier est bien balisé, et pas vraiment difficile). Ca nous donne aussi l’occasion de papoter, de la vie sur l’île et sur la côte (il fait la navette tous les jours), de la fierté d’un projet qui a réussi à fédérer une communauté. Et qui est même montrée en exemple, de nombreuses écoles viennent y faire du camping et servir de volontaires (juste après notre départ, un groupe d’étudiants viendra justement  camper).

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A la pêche aux calamars

Après la terre, c’est la mer que l’on va prendre! Nous embarquons tous sur une barge pour aller pêcher les amuse-gueules du soir: le calamar! Et là, je dois dire que l’atmosphère est assez magique! Le soleil commençant à se coucher, il arrive à se frayer un chemin entre quelques couches de nuages mais l’eau est aussi lisse qu’un miroir! Un frigobox rempli de Singha Beer à notre intention est promptement vidé par les apprentis-pêcheurs (que serait la pêche sans une petite bière) et on nous explique le principe : on débobine une ligne avec un leurre en forme de crevette (la nourriture préférée du calamar on bouge un peu pour donner l’illusion de la nage du crustacé. Et on attend. Et on attend encore. La pêche est une affaire de patience! Finalement, ce sera un des Hollandais qui sera le premier à attraper un mollusque. A voir la pauvre bête mise sur le bois de la barge et respirer péniblement avant de se faire couper en morceau, j’en ai l’estomac serré. Mais je dois être la seule! Finalement, après avoir pêché 4-5 calamars, la pêche s’achève et ils sont tous promptement grillé sur le barbecue du bateau.

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Koh Talu By Night

De retour sur la terre ferme, un buffet nous attend (tous les repas sont servis sous cette forme). Il y a un peu de tout: des spécialité thaïe et occidentales. Pas de quoi faire pâmer vos papilles mais c’est bon, et il y a assez de choix pour se remplir l’estomac (si vous avez encore faim, le petit magasin du resort possède un petit stock de chips, biscuits ou autres choses à grignoter.

En soirée, nous voilà conviés à une petite fête organisée par le resort. On se dirige vers le bar de la plage où un couple de chanteur philippins reprends des standards d’Elvis Presley ou d’autres chansons country. Matthew, notre guide, les écoute avec attention: “Ces Philippins, ils ont trop de talents. Ils ont l’habitude de chanter dans leurs églises, nous, les Thaïlandais, on ne chante pas comme çà”. Avec la lumière tamisée, les sièges en bois, le bruit des vagues et les flammes qui éclairent le bar, j’ai l’impression d’être en vacances!  Tous les employés nous ont réservé un petit spectacle, danse, jonglerie… Il faut donc être très polyvalent pour travailler à Koh Talu!

Koh Talu

La magie de la soirée continue avec un largage de lanternes dans la nuit. Dis comme çà, cela à l’air un peu bateau… mais je vous défie de ne pas vous faire prendre au jeu d’une île paradisiaque, avec une chanson mélancolique portée par le vent dans les oreilles, et à ne pas avoir des frissons dans le dos en regardant les lanternes s’envoler comme des dizaines de vœux!  Vivement demain!

Koh Talu

Pour aller plus loin

Rejoindre Koh Talu : Koh Talu se trouve à environ 4h de Bangkok. Prendre la route de Chumphon jusqu’à Bang Saphan ou se trouve la jetée pour prendre le speedboat. Une réservation préalable est nécessaire.

A prévoir :

  • Selon les marées, vous ne débarquerez pas à sec, vous aurez donc peut-être droit à un “wet landing”, équipez-vous donc en conséquence.
  • De l’anti-moustique. Indispensable! Et du costaud (pour pays tropicaux). Mon simple anti-moustique n’a pas suffi à écarter ces sales bêtes! C’est bien le seul point noir de cette petite île de rêve.
  • De l’argent liquide en suffisance (pas de distributeur de billets sur l’île)

Visitez l’album Flickr pour toutes les photos de Koh Talu

Ce voyage de presse était réalisé en partenariat avec l’Office du Tourisme de Thaïlande, mais toutes mes opinions me restent propres.

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