- Ampawha , Thaïlande -

September 2014

#ThailandBFF : Des temples de Wat Bang Kung au marché flottant d’Amphawa

Et nous voilà partis! L’estomac repus, encore plus par la satisfaction des plats réalisés à l’école de cuisine, notre petite troupe prend la route du sud, à destination d’Amphawa. Mais avant d’y arriver, Matthew nous a concocté une étape: nous nous arrêtons au complexe de temple de Wat Bang Kung,

Moment de dévotion au complexe de Wat Bang Kung

Nous sommes dimanche et il semble que ce jour de congé soit propice aux hommages au Bouddha. Des foules de gens sont rassemblés autour des différents autels, plongés dans d’intenses prières. Des temples en Thaïlande, il y en a des dizaines de milliers, alors pourquoi celui-là? La particularité de ce temple, est qu’il est construit là où pousse un banian, un arbre aux formes fantastiques qui peut prendre des proportions impressionnantes et vivre jusqu’à plusieurs centaines d’années. Ses racines et branches ont fini par envelopper le petit temple, tant et si bien qu’on ne sait plus distinguer le minéral du végétal.

A l’intérieur, on trouve un grand Bouddha doré, en position de méditation. Il reste impassible malgré le nombre de fidèles qui montent et descendent des petits escaliers qui l’entoure. Muni d’une feuille dorée et d’une pièce de monnaie, chacun choisira l’endroit qui lui convient pour coller sa pièce, à l’aide de la feuille dorée, ce qui fait que le Bouddha est couvert d’offrandes en monnaies sonnantes et trébuchantes. Chaque soir, le Bouddha est nettoyé et les offrandes vont au temple. Nous allons aussi monter les escaliers, sans offrande, juste pour témoigner de la ferveur des Thaïlandais. Devant moi, un homme d’une quarantaine d’année aide patiemment une dame très âgée, probablement sa mère, à escalader l’étroit escalier qui a des marches bien trop grande pour elle. Je reste vigilante, au cas où elle tomberait en arrière mais vaille que vaille, elle les gravit, et choisi la tempe du Bouddha pour y coller son offrande. J’en profite pour observer la statue, toute bosselée de pièces de monnaie, c’est assez étrange… mais on en fait jamais assez pour attirer la Fortune.

Le deuxième temple est très différent, sans doute beaucoup plus récent, l’intérieur est entièrement en bois, du sol au plafond. Nous foulons, pieds nus, un joli parquet de teck et sur les murs, des panneaux de bois sculptés et peints racontent la vie du Bouddha. Un ensemble fin et élégant qui nous a tous séduit!

Nous visitons les quartiers des moines lorsque nous en croisons un, déjà un peu âgé et au sourire avenant. Matthew et Malinee vont lui présenter leurs respects. Je comprend qu’elle explique qui nous sommes et je vois le moine hocher de la tête en signe d’approbation. Quelques instant plus tard, nous serons tous agenouillés en rang d’oignons, pour nous faire bénir, dans notre entreprise et notre voyage. Quand je sens les gouttes d’eau frapper ma nuque et mes cheveux, je formule un vœu rapide, en me disant que ça n’avait pas si mal marché que çà la dernière fois à Chiang Mai.

Nous sortons, silencieusement. Sur le terrain du temple, il y a d’autres curiosités à voir, telle ces multiples statues de coqs jaunes et rouges (un hommage à l’avant-dernier animal venu saluer le Bouddha mourant? Ou un signe de fertilité?) ou une centaine de sculptures grandeur nature de boxeurs représentant toutes les figures possibles de Muay Thai.

Amphawa, si Thaïlande!

Mais l’après-midi avance et nous devons nous rendre très vite dans la petite ville d’Amphawa, un endroit bien connu des habitants de Bangkok, qui aime y venir passer la journée ou le week-end. Et effet, ici, les touristes sont fort peu nombreux, à notre grand bonheur. Ce qui fait la réputation d’Amphawa, c’est son marché flottant, le Floating Market. Des deux côtés de la rivière, on trouve des arcades couvertes, on se faufile à pas serrés. Partout, de la musique aux sonorités locales afflue dans vos oreilles, ça et là de la K-pop… Le tout se partage entre magasins et restaurants et dans l’eau, on trouve des petites barques avec la pêche du jour, quelques légumes, et un ou deux cuisiniers avec le matériel nécessaire pour cuire, frire ou mijoter. C’est plutôt impressionnant! Dans un espace aussi petit, le cuisinier (en fait plus souvent une cuisinière) arrive à concocter une quantité invraisemblable d’assiette. Le principe est simple! On commande à un « garçon » qui fait l’aller et le retour entre le bateau et le quai, on s’installe au bords de l’eau, on observe la cuisinière préparer le plat et enfin, le « garçon » vous l’apporte. Il ne reste plus qu’à le dévorer! Emma n’a pas pu résister. La gastronome du groupe n’en a cure que nous allions manger à l’hôtel ce soir (mais quelle idée!), il faut qu’elle essaie quelque chose! Ce sera donc une brochette de calamar. Pendant qu’on le prépare, j’observe le jeune homme qui officie à la distribution des plats… et constate que ses pieds, chaussés simplement de tongues, ne quittent jamais l’eau. On ne parle pas de bottes, mais de tongues… je reste songeuse en le regardant mais le jeune homme sourit aux clients en leur distribuant leurs plats, content de voir que les commandes affluent.

Nous continuons de nous promener, un ciel lourd de saison des pluies pèse sur Amphawa, et on en sent la langueur qui a saisi tout le monde le long des quais… Emma et moi, on se balade, enviant un groupe de jeune de l’autre côté la rivière, qui ont laissé leur jambes se balancer dans le vide, bières et plats sur la table, ils n’ont pas l’air pressés, nous non plus. Pour un peu j’en oublierai presque que je déteste les fruits de mer…Gagnées par l’atmosphère nonchalante, et un peu par la chaleur, on marche lentement. De temps-en-temps, nous nous arrêtons pour quelques photos, on regarde les bateaux qui passent, ou les débris de jacinthes d’eau qui filent sans bruit sur l’eau. Mais le mieux, Lectrice, Lecteur, c’est d’aller le vivre! Et je peux te dire que ce fut une de mes étapes préférées de ce mini-périple.

A la chasse aux lucioles!

Le repas à l’hôtel semblera bien anecdotique après ça mais nous n’en avons pas encore fini! Nous sommes conviés à une expérience un peu spéciale: une ballade en bateau, à la chasse aux lucioles.

Alors, Lectrice, Lecteur, je t’entends tout de suite: « Mais qu’est-ce que c’est que cette espèce de piège à touristes? » J’ai pensé la même chose. Et j’avais tort.

Tout d’abords, nous prenons place dans un petit longship et traversons le marché. La nuit, c’est encore plus pittoresque et animé. Si on avait faim, sans doute pourrait-on commander un petit poisson grillé et le passer de bateau à bateau? Je laisse mon esprit vagabonder… quelques minutes plus tard, nous laissons le marché derrière nous, on croise quelques restaurants isolés qui diffuse un peu de lumière et puis: plus rien. C’est le noir! Quand notre pilote coupe le moteur, l’effet est saisissant… Les « kzzz kzzz kzzz » des grillons, le battement d’ailes furtif d’une chauve-souris, les feuilles de cocotiers qui bruissent doucement et enfin, le clapotis de l’eau sur le petit bateau… L’impression, pendant un moment, d’être une petite chose sans défense, à merci de la nuit et puis, arrivent les lucioles. Ces petits insectes volants qui génèrent de la lumière via leurs abdomens illuminent la nuit comme des guirlandes sur un arbre de Noël, et clignotent tout autant. Et lorsqu’on passe à côté d’un groupe, le conducteur de bateau leur jette un peu d’eau et c’est alors un petit ballet de lumières qui s’envolent apeurées.

Le retour à la pleine lumière va être dur!

Pour aller plus loin

Pour arriver à Ampawha depuis Bangkok: A côté de la location de voiture, il y a le minibus qui part de Victory Monument (Century Movie Plaza, sortie BTS numéro 4).  L’autre option est de prendre le bus depuis le Southern Bus Terminal jusqu’à Mae Klong. (Samut Songkam) puis prendre un songtheo (taxi collectif). Arranger un taxi est également possible.

Se loger: Nous étions logés à l’Ampawha Na Non Hotel & Spa. A deux pas du floating Market, c’est un hôtel plutôt petit (36 chambres) mais design. La première surprise, c’est la réception, grande ouverte sur l’extérieur. les chambres marient le béton ciré, la brique nue et le bois, dans un style épuré et tropical, avec des splashs de couleurs pour égayer tout celà. Tout l’hôtel est vraiment très aéré avec des grandes fenêtres et à chaque étage, une espèce de salon ouvert sur l’extérieur et on a vraiment l’impression d’y être en vacances!

Ce voyage de presse était réalisé en partenariat avec l’Office du Tourisme de Thaïlande, mais toutes mes opinions me restent propres.




  1. Emma
    le 14.12.2017

    Hihi, je ne regrette paaaas du tout mon calamar : bien meilleur que la nourriture d’hôtel ! 😉

  2. Melissa
    le 14.12.2017

    Eh eh… la prochaine fois, tu essaies le water bug? 😉

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