- New York City , USA -

November 2013

Hellooo, New York City – From Downtown to Midtown

Le vent s’est mis à souffler à la sortie de Battery Park. Sur le ferry du retour, nous avons convenu du reste du programme de la journée: nous engouffrons dans le métro pour arriver à Greenwich Village.

Le “Village”, enclave organique (le village était VRAIMENT un village, au début de l’histoire de New York) , dans le plan a damier de la ville, nous ouvre ses portes à la sortie la station Sheridan Square/Christopher Street. A peine sorti, on entre dans l’histoire “alternative” de New York. Christopher Street était le centre gay de la ville, des années 70 et 80. de multiples bars et boutiques avaient ouverts et c’est au bar du Stonewall Inn (qui existe toujours), qu’on lieu les émeutes qui ont donné le coup d’envoi du mouvement de libération gay. C’est à peu près la dernière incarnation de l’alternative et de la bohème que connaîtra Greenwich Village (après les écrivains de la Beat Generation, des artistes folks et artistes tout court qui en avaient fait leur lieu de résidence). Le SIDA a durement frappé la communauté homosexuelle newyorkaise et Christopher Street, centre de toutes les extravagances et de tous les excès, s’est peu à peu dépeuplée. Aujourd’hui, c’est est jolie rue tranquille, comme le reste de Greenwich Village. C’est maintenant un quartier résidentiel au jolie rues arborées, avec ses petites boutiques et ses restaurants. La hausse du coût de l’immobilier et les loyers exorbitants ont fait fuir ceux qui en avait fait la gloire. Cela reste une agréable ballade à travers des rues de cartes postales, avec ses petites maisons en briques brunes, ses jardinets et ses petits escaliers qui mènent aux portes d’entrées. Un paysage connu si vous regardez souvent la télé. C’est dans ce quartier qu’habitent les 6 amis de Friends et Carrie Bradshaw de Sex & the City.

From Downtown to MidtownUn parc dans les airs

Nous remontons vers le nord et Chelsea… le spectacle urbain reste un peu le même. mais la proximité de l’Hudson et de la voie ferrée y font que les buildings y sont un peu plus grands. On y trouve aussi d’anciennes usines et hangars. Les anciennes maisons ouvrières y côtoient de grands complexes d’appartements. Un mélange de restaurants ethniques, de bars, de prestigieux noms de la mode et de galeries d’art complète le tableau. On s’attarderait bien un peu plus pour découvrir cette mosaïque mais le soleil se couche TRÈS tôt en cette saison (vers 16h30) et le but de cette promenade doit être vu avant que la nuit ne tombe car la frontière entre Chelsea et le Meatpacking District, c’est le point d’entrée de la High Line, une ancienne voie ferrée aérienne transformée en parc suspendu sous l’impulsion d’un groupe de riverains. On y grimpe grâce a des escaliers en fer et tout à coup, nous voilà transportés dans un autre monde! Enfin, nous pouvons contempler les immeubles de New York sur un pied un plus égal, puisque nous sommes un peu plus à leurs niveaux.  On y circule à travers les sumacs (rouges sangs en automne), herbes folles et les buissons et les dernières fleurs. Tous choisis pour rappeler le côté “sauvage” du rail qui, laissé à l’abandon pendant plusieurs décennies, était devenu une véritable petite jungle. Et c’est superbe! Cette petite veine verte qui surplombe la circulation et qui parfois, traverse même un bâtiment, est devenue un des joyaux de New York. Tant et si bien qu’il y a des “embouteillages” de promeneurs pendant l’été. En ce frisquet jour de novembre, pas de problème! Nous nous promenons jusqu’à ce que le soleil ne disparaisse, mais pas avant de nous être régalé des couleurs de l’automne, de la lumière qui se reflété sur les gratte-ciel et l’eau de l’Hudson. Un vrai moment d’apesanteur… Et la High Line sera encore plus belle! La dernière phase est en cours et les plans sont plus que prometteurs.

From Downtown to Midtown

 

From Downtown to MidtownUne impression de Gotham City

L’Empire State Building… chef d’œuvre de l’Art Nouveau et le gratte-ciel préféré de King Kong. Depuis que les Tours jumelles n’existent plus, c’est à nouveau au sommet de son 86e étage que l’on vient nombreux admirer une des plus belles vues sur Manhattan. Et quel monde se presse aux guichets.  Pour gérer tout çà, il faut une organisation quasi militaire avec des gardiens postés tous les 5 mètres qui donnent des ordres (et pas question de traîner) mais une fois là-haut, quel spectacle! Sur un fond d’encre, des centaines de milliers de lumières. New York est à nos pieds et plongée dans la nuit, elle ressemble à une gigantesque case de bande dessinée et jeune et noir… Contempler les canyons d’ombres et de lumières est vertigineux… La ville a l’air monstrueuse mais là-haut, plus de bruits de taxis, de la foule. des hommes sandwiches… Tout est calme! C’est un monstre au dos chamarré qui se repose.  Je me sens un peu comme Batman, contemplant Gotham en attendant que le crime se produise. Sauf que je suis entourée de touristes qui attendent de trouver une petite place pour prendre une photo.

 

 

 

Cockails et massage ? Check !

Il faudra pourtant redescendre. S’arracher au spectacle. C’est l’heure de l’apéro et nous avons décidé de retourner dans Lower Manhattan. Nous hélons un taxi et je nous fais déposer à Little Italy. Au 149 Mulberry Street, pour être plus précise. Mes amis me regardent d’un air interrogateur. Il y a un restaurant typique italien. Est-ce là que je tenais à les emmener? Non, quelques escaliers nous mènent à la cave. Je pousse une grande porte en métal, sans aucune indication et HOP, c’est comme si nous entrions dans un autre monde. Lectrice, Lecteur, sache-le, la dernière mode dans la Grosse Pomme, c’est le Speakeasy, modelé sur les bars clandestins de l’ère de la prohibition. Des endroits feutrés, et plus ou moins secrets. Une serveuse nous accueille gentiment. Avons-nous réservé (on peut y manger)? Euh… non… On y invite à nous installer au bar. A cette heure-ci, le bar n’est pas encore trop plein. La particularité du Mulberry Project est que vos avez affaire à un “mixologiste” (et non pas un barman, s’il-vous-plaît), vous lui dîtes de quel type de cocktail vous avez envie (quelle base d’alcool, si vous aimez les boissons fruitées, exotiques, amères, épicées) et il improvise. Mon cocktail à base de rhum et de kaki était un délice (prévoyez un gros budget par contre, ces cocktails ne sont pas donnés). En échange, vous recevrez un verre bien dosé et la conversation du mixologiste qui se trouve être Français, était tout content de nous expliquer le concept, son parcours et qui avait l’air tout étonné que nous ayons trouvé l’endroit.

En sortant de là, Gardienne-des-cordons-de-la-bourse et moi nous regardons: on en envie d’un massage! Quelques pas nous séparent de Chinatown et il nous faudra cinq minutes avant de trouver un “salon de massage”. On va aller se faire triturer le dos pendant une demi-heure. Une dame nous emmène dans ce qui semble l’arrière boutique d’un restaurant avant d’entrer dans une cave à l’éclairage minimal. Sur une petite caisse, un homme d’un certain âge fait des mots croisés et nous regarde à peine… Atmosphère, atmosphère. Ma masseuse a un timide sourire et me fait passer dans la petite pièce où elle va s’occuper de moi. Je me laisse aller. La journée a été longue et mon dos crie qu’il a besoin qu’on s’occupe de lui.

C’est à moitié sonnée que je sors de là. Il fait faim et c’est comme une évidence: ce soir, nous mangerons chinois! Quasi en face de la maison où se trouve le salon de massage, nous trouvons le Shanghai Café. Il y a pas mal de monde, et justement beaucoup d’Asiatiques. Çà doit être bon signe. Dans un brouhaha intense, nous avons le choix entre une centaine de plat! Ça passe ou ça casse dans ce cas là (ne comptez pas sur une recommandation de votre serveur ou erveuse, trop occupé(e) à faire circuler les commandes et plats). Mention spéciale pour le curry jaune et le “tangerine  chicken” (un délice).

Repus et épuisés, il ne reste plus qu’à nous traînez jusqu’à l’appartement, les images déjà plein la tête.  Et dire que ce n’était que le premier jour!

Le set Flick complet de cette première journée se trouve ici.

From Downtown to Midtown

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  1. Laurent
    le 18.08.2017

    C’est un peu malheureusement le sort de la plupart des quartiers “alternatifs” de se muter en zones plus si alternatives que ça avec pratiquement toujours la même raison, la hausse implacable des prix de l’immobilier 🙁
    New York restera pour moi toujours associé à ce que j’en ai vu la première fois en arrivant, la vue sur la skyline de nuit depuis un appartement dans le Queens sur les rives de l’Houdson. C’est magique ces photos de mille petites fenêtres qui semblent s’être transformées en bougies.

  2. Melissa
    le 18.08.2017

    Ce n’est pas étonnant que les premier dessinateurs de Comics ont utilisés des substituts de New York comme terrain de jeu pour leurs héros. C’est très graphique. (tiens, le Queens, c’est le quartier de Peter Parker, non?)

  3. Laurent
    le 18.08.2017

    Eh bien moi qui n’y connait pas grand-chose en Comics, j’ai du faire appel à mon ami Google pour savoir qui était Peter Parker 🙁 !!

  4. ChrissandVoyage
    le 18.08.2017

    Une ville qui ne laisse personne indifférent. On a adoré NYC et toutes ces visites diverses et variés. Entre le calme et la nature de Central Parc, l’agitation de Times Square et la balade de la High Line… il y en a pour tous les gouts. Mon seul regret de mon voyage, c’est de ne pas y etre resté plus longtemps!! Et dommage de ne pas avoir eu le bon plan du mixologiste avant!!

  5. Melissa
    le 18.08.2017

    Il faudrait une vie pour découvrir New York de font en comble! 😉 Pas de déception, c’est un incitant pour y retourner, non?

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