Visiter Brême, la ville libre

«Moin !» Non, non, si vous visitez Brême, pas de « Guten Morgen ». Ici, on salue par un « Moin ! » court et joyeux. C’est que la « Ville libre et hanséatique de Brême » porte bien son nom et n’en fait qu’à sa tête. Tellement libre qu’elle est une ville-état au sein de la fédération allemande. Une ville fière de son passé que son port a rendu riche mais qui se projette aussi dans l’avenir avec un nouveau quartier vert.

Disclaimer : Cet article a été réalisé suite à l’invitation de Germany Tourism, l’office du tourisme allemand. Il contient des liens d’affiliation.

La première fois que j’ai entendu parler de la ville de Brême, c’est en lisant l’histoire des « Musiciens de Brême » dans mon épais livre de contes. Ce sont les frères Grimm qui ont couché sur papier les mésaventures de ces 4 animaux pour la postérité, bien que le conte soit plus ancien.

Les musiciens de Brême
Il était une fois un âne gris qui, devenu trop vieux pour le travail au moulin, craignait que le meunier ne se débarrasse de lui. Il s’enfuit donc et sur le chemin, croise un vieux chien de chasse, un vieux chat et un vieux coq qui, tous les trois, déprimaient en pensant qu’ils allaient finir respectivement abattu, noyé et mangé. L’âne les invite à le suivre en leur exposant qu’il compte se rendre à Brême et devenir musicien. Pourquoi ne joindraient-ils pas à lui ? Les animaux acceptent et ils cheminent ensemble. Arrivés le soir dans une forêt et fatigués, ils tombent sur une maison vivement éclairée. C’était le repère de voleurs. Après avoir observé les occupants, ils décident de chasser les voleurs pour profiter de la maison. Le chien grimpe sur le dos de l’âne, le chat sur le chien et le coq sur le chat. Ainsi installés, ils commencent à « faire de la musique ». Effrayés par le bruit, les voleurs s’enfuient et les animaux s’installent pour passer une nuit confortable.  Au milieu de la nuit, les voleurs, humiliés de s’être laissé chasser aussi vite, décident de revenir. Ils envoient l’un des leurs à l’intérieur de la maison mais dans le noir, le chat, qui est le premier à le voir, lui saute dessus et lui griffe le visage, le chien lui mord les mollets, l’âne lui assène un coup de sabot et le coq hurle à ses oreilles. Terrorisé, le voleur revient auprès des siens en disant qu’une sorcière lui a griffé le visage, qu’un homme l’avait blessé à la jambe, qu’un démon l’avait frappé et qu’il avait entendu la voix d’un juge. Les voleurs ne revirent jamais. Quant aux animaux, ils n’allèrent pas jusqu’à Brême. Ils s’établirent dans la maison et coulèrent le reste de leurs jours tranquilles.

La vieille ville de Brême

De cette Brême de l’époque des contes de Grimm, il reste quelques traces, même si elle a dû subir des bombardements pendant la Seconde Guerre Mondiale. C’est d’ailleurs à travers l’une de ses anciennes rues que nous allons faire connaissance avec la ville : Sögerstrasse, la « Rue des truies ». Au début de la rue, un groupe de statues représentant un berger avec des cochons, trône fièrement. Sögerstrasse est aujourd’hui une artère commerciale mais à l’époque, c’était la voie qu’emprunter les bergers pour emmener les cochons à pâture hors de la ville. Installées en 1974, ces statues photogéniques sont devenues une des mascottes de la ville et les apercevoir sans personne assis sur un dos de cochon tient de l’exploit. C’est ici aussi qu’on se rend compte que Brême est une ville de vélos. Certes, ce n’est pas Amsterdam ou Copenhague mais il y en a beaucoup et partout.

Le cœur de la ville, c’est la Marktplatz, la place du marché. C’est là qu’on trouve concentré tous les bâtiments les plus importants de la ville : l’Hôtel de ville, la statue du chevalier Roland, la Cathédrale Saint-Pierre et le tout moderne Bürgerschaft qui est le parlement du Land de Brême.

Celui qui impressionne tout de suite par sa taille et son opulence, c’est l’Hôtel de ville. Construit en 1405 en style gothique, sa façade date clairement du XVIIème, siècle où il a été rénové. Il est le symbole de la puissance, de la richesse et des libertés de la ville hanséatique. Si nous l’avons admiré de l’extérieur, l’intérieur se visite également. Comme Brême est une ville-état, la fonction de l’hôtel de ville est un peu plus large que l’administration d’une simple ville. C’est ici que se réunit le Sénat, qui est un peu le « conseil des ministres » du land. Fait amusant, Brême à deux bourgmestres : celui ou celle issu.e des élections communales et qui président le conseil communal et le ou la président.e du Sénat qui a le titre de bourgmestre aussi. Il faut dire que l’indépendance de la ville de Brême date du Moyen-Âge. Ville libre, elle ne fut absorbée en Allemagne que lors de l’unification voulue par Bismarck et à la création de la République fédérale, ce fait historique a été maintenu. Au lieu d’être incluse dans le land de Basse-Saxe ou elle est enclavée, Brême devient une ville-land (qui comprend la ville en elle-même et Bremerhaven) et continue de mener ses propres affaires, comme elle l’a fait pendant des siècles.

Devant l’hôtel de ville, on ne peut pas manquer d’admirer l’énorme statue du chevalier Roland. La plus grand et la plus belle d’Allemagne. Ensemble avec l’hôtel de ville, ils sont inscrits au patrimoine de l’Unesco. Roland est aussi un symbole de liberté. Une inscription en témoigne, mentionnant les libertés accordées à la ville « depuis Charlemagne ». Epée et bouclier à la main, il semble prêt à la défendre.

Derrière le Markt, vous trouverez enfin les mascottes de la ville : les Musiciens de Brême, représentés en plein « concert ». Il faudra patienter pour faire votre photo souvenir avec eux mais sachez que si vous voulez vous attirer la chance, il faudra fermement caresser les chevilles de l’âne. Chacune dans une main, en tournant en même temps.

L’autre grand monument qui attire l’œil, c’est la cathédrale Saint-Pierre. Sa construction ayant commencé au début du 13ème siècle, elle est de style gothique hâtif (avec quelques marques encore de style roman) et semble bien modeste comparée à la magnificence de l’hôtel de ville. Le Dom fut construit quand cette région de l’Allemagne était encore catholique mais c’est à présent une cathédrale luthérienne. Malheureusement, elle était fermée au moment où nous étions là.

Brême apparait aussi comme une ville très verte. C’est bien simple, c’est tout une ceinture verte qui encercle la ville ancienne, jusqu’au fleuve Weser. Ce sont les anciens remparts qui ont été transformé en parc, les douves formant autant de petits lacs et le jour de notre visite, il y avait de l’activité dans le parc puisque nous étions en plein carnaval de Brême. Petits défilés de personnes masquées, théâtre de rue… on dirait que la fête ne fait que commencer, elle durera tout le week-end !

Schnoor et Brême by night

Le quartier « carte postale » de Brême, c’est le Schnoor. Ancien quartier de pêcheurs, d’artisans et de marchands, il est fait de ruelles étroites et d’adorables petites maisons à toit pointu dont les plus anciennes datent du début du XVème siècle. Il a bien failli disparaître dû à son caractère difficilement praticable pour les voitures (eh ouais) mais des efforts de préservation ont été fait et le Schnoor est à présent le joyau de la ville hanséatique. Extrêmement photogénique, il est à présent rempli de charmant cafés ou restaurant ou de jolies boutiques où il fait bon s’attarder.

Le Schnoor sera le point de départ de notre balade « de nuit » avec notre guide Hendrik. Le soleil commence à ses coucher et les premiers réverbères s’allument, donnant au Schnoor un petit côté de village conte de fée. Quartier des pêcheurs oblige, le Weser n’est pas loin de là et nous ne mettons que quelques minutes à rejoindre ses rives. La digue de la Schlachte a été emménagée en promenade particulièrement agréable. Entre les bars-péniches, les cafés et les restaurants, c’est aussi un haut lieu de la vie nocturne.

L’une des curiosités de Brême, c’est la Böttcherstraße. Cette rue étroite est la fait d’un marchand de café (et inventeur du décaféiné), Ludwig Roselius, qui avait racheté les propriétés dilapidées qui formaient alors la « rue des tonneliers ». Il commissionne l’architecte Bernhard Hoetger pour recréer la rue, ce qui sera fait fin des années 20. Résultat ? Toute la rue, qui fait une centaine de mètres, est une véritable vitrine du style expressionniste, cohérente et harmonieuse. L’architecte a mélangé des codes du style traditionnel du nord de l’Allemagne (brique, façade à pignon à redents) avec les formes de l’expressionisme, mais aussi un peu de l’Art déco. C’est géométrique mais avec quelques extravagances comme des briques qui ressortent des bâtiments. Autant dire qu’à l’arrivée au pouvoir des Nazis, cette rue était vue d’un mauvais œil et d’abords considérée comme d’une forme d’art qui n’avait pas sa place pour le National-socialisme. Elle ne dut son salut qu’à la plaque qui marque l’entrée de la rue « Lichtbringer », un bas-relief représentant un figure angélique avec une épée, prêt à tuer un dragon à trois tête, survolant une foule qui semble faire un salut nazi tandis que le soleil brille derrière lui. Ce qu’on attribue comme hommage à Hitler valut à la rue d’être conservée comme exemple d’art dégénéré. Aujourd’hui, elleappartient à une fondation, est remplie de musées (dont les anciens bureaux de Roselius), de cafés et de magasins.

Notre promenade se terminera sur le Markt, vivement éclairé en doré, contrastant avec le bleu profond du ciel du crépuscule. Je vous le disais : Brême est belle de jour comme de nuit.

Überseestadt et Überseeinsel, Brême du futur

Brême ne vit pas sur ses acquis (elle pourrait pourtant) et a des projets pour l’avenir. Un de ceux-là, c’est un tout nouveau quartier en bord de fleuve : Überseestadt. Il s’agit d’un des plus grands projets de développement urbain en urbain. La transformation des anciens docks est en plein cours, une entreprise qui durera encore quelques années. 

La partie de cet énorme projet que nous allons visiter, ce sera le site d’une ancienne usine de fabricant de céréales pour le petit-déjeuner situé sur la péninsule d’Überseeinsel. Partiellement développé, nous aurons l’occasion de voir comment se construit un quartier du futur. C’est donc un chantier que nous allons visiter. Un chantier pour un quartier qui se veut vert et durable, faits pour les piétons, les vélos, les voitures électriques…. avec tous les services à portée de main (écoles, centres médicaux, commerces, musées, marina…) et la ligne de tram qui relie le quartier au centre-ville est déjà là. La pièce de résistance de l’usine, ce sont les anciens silos qui, l’année prochaine, feront partie intégrante d’un hôtel : John & Will, du nom des frères Kellogg qui créèrent l’entreprise. Il devrait ouvrir l’année prochaine et promet d’être insolite puisque les plus belles chambres seront situées dans les silos… donc, rondes. L’hôtel en lui-même sera un petit concentré de tout le projet d’Überseeeinsel puisqu’une partie du bâtiment existant sera préservé tandis que d’autres seront nouvellement construites. C’est un peu le fil conducteur ici, réutiliser ce qui peut l’être.

Une plateforme d’observation permet de prendre un peu de hauteur sur le projet. Scannez le code QR, téléchargez l’application et voyez en réalité augmentée à quoi ressemblera ce quartier d’ici quelques années.

Une ferme dans un chantier

Parmi les projets qui sont déjà en place, il y a la ferme urbaine Gemüsewerft. Plus qu’une simple démonstration d’agriculture en milieu citadin, c’est tout un projet social qui est derrière comme nous l’explique Michael Scheer, qui a initié le projet puisque les fermiers employés sont des personnes avec des troubles ou handicaps mentaux. D’autres personnes qui ont envie de jardiner sont aussi les bienvenues. C’est une véritable oasis de verdure. On aperçoit une mini houblonnière, une serre, différents types de légumes et d’herbe, le tout, avec vue sur le Weser.

Une des premières choses que l’on peut observer, c’est que les plantes de cette oasis ne sont pas en pleine terre mais plantées dans des caissons surélevés. Comme nous l’expliquera Michael, il s’agit d’un ancien site industriel et il était impenssable de faire pousser des plantes directement dans le sol sans savoir ce qu’il y avait dedans. Michael nous parlera longuement de sa ferme et son discours est assez interpelant. Il semble porter ce projet pour l’exemple. Comme il le dit lui-même, ça ne lui rapporte pas grand-chose et l’agriculture urbaine, même mieux développée, ne produirait jamais assez pour nourrir une ville comme Brême mais il mène sa barque malgré tout. Et les projets ne manquent pas puisque l’houblonnière devrait fournir des cônes pour la brasserie d’à côté et il espère ouvrir un Biergarten très bientôt. Il y a deux autres implantations de la ferme urbaine en ville et justement, la récolte du houblon, qui implique la population, est devenu un évènement populaire.

Moi, j’ai vraiment été étonnée et charmée par cet étrange mélange d’utopisme mêlé de réalisme. Et puis, rien qu’à se promener à travers toute cette verdure, quelque chose se passe. Le stress diminue, on s’arrête pour regarder des abeilles qui butinent des fleurs de courgettes, on s’amuse à regarder l’état de maturation des fraises… et on perçoit tout de suite les bienfaits que ce genre de lieu peut avoir sur la santé mentale. Et je n’ai qu’une seule envie, revenir à Brême d’ici quelques temps pour voir comment cet ambitieux projet s’est développé.

Où dormir à Brême

Dorint City Hotel Bremen

Le Dorint est un grand hôtel très bien situé, à 5 minutes à pied de la gare et à l’entrée de la vieille ville. Ce grand hôtel a une particularité : il est adapté aux voyageurs un vélo (suffit de voir le nombre de vélos en ville pour se rendre compte que c’est une évidence). En effet, un grand « parking à vélos » à côté du lobby, est à disposition. C’est donc on ne peut plus sécurisé. Comme nous sommes dans un 4 étoiles, les prestations sont solides. Certaines chambres viennent d’être rénovées et elles répondent au standing de l’hôtel, rien de foufou mais elles sont grandes et confortables. Seul bémol : un des côtés de l’hôtel fait face à un discobar qui ferme à 3 heures du matin. Malgré le double vitrage, les nuisances sonores étaient très fortes (au point que j’ai dû demander à changer de chambre). Si vous êtes sensibles au bruit, demander une chambre de l’autre côté de l’hôtel. Le buffet du petit-déjeuner est super appétissant et en plus, il y a un spa !

Dorint City Hotel Bremen

Hillmannplatz 20 Anfahrt via, Hillmannpl. 13-15,

28195 Bremen

Où manger à Brême

Katzen-Café

Probablement l’un des restaurant les plus connus de Brême, d’autant plus qu’il est situé dans le quartier de Schnoor et on y entre au bout d’une impasse mais contrairement à ce que le nom pourrait laisser croire, il n’y a pas un seul félin en vue. Même les propriétaires doivent convenir qu’ils ne savent pas pourquoi le restaurant porte ce nom. A l’intérieur, la multitude de pièces (vieille maison oblige) est un peu labyrinthique mais c’est dans le joli patio que nous allons dîner, entourés par les plantes. Au menu ? Un mélange entre cuisine française, italienne et allemande (ça va du schnitzel à la bouillabaisse). De mon côté, j’ai opté pour des joues de porcs en sauce avec choux et pomme de terre (un plat bien local) et comme je m’y attendait, la portion était conséquente. Une cuisine sans chichi, honnête mais il est clair que le cadre fait beaucoup.

Katzen-Café

Schnoor 38

28195 Bremen   

Ratskeller

« La cave du conseil », c’est la cave de l’hôtel de ville, un cadre prestigieux pour un dîner et un restaurant iconique à Brême. Sa cave à vin serait la plus belle de Brême. Sous les hautes voûtes de la cave, on fait un véritable voyage dans le temps et je me sens presque gênée d’être en tenue du XXIème siècle. La salle est immense, on dirait un grand et ancien réfectoire et nous sommes entourés de foudres à vin. Pour ceux qui souhaitent plus d’intimidité, Le menu (et forcément la carte des vins) est extensif mais je me suis attardée aux spécialités « nordiques et rustiques » et j’ai commandé un « Bremer Knipp », de la chair à saucisse transformée en une espèce de hamburger accompagné de pommes de terre rissolées, de bacon, de cornichon et de compote de pomme. Un plat bien réconfortant mais plus que copieux. C’est bien simple, je n’ai su en avaler que la moitié. Vous voilà prévenu.e.s.

Ratskeller

Am Markt

28195 Bremen

Bremen Braumanufaktur

Cette brasserie est une des premières occupantes d’Überinsel.  La brasserie est née comme une startup et après avoir été nomade pendant un certain temps, faisant brasser ses recettes par d’autres brasseries, c’est là que le créateur de la brasserie, Markus Freybler, a décidé de poser ses installations et fûts et de créer son brewpub et biergarten. Et il faut dire que ce lieu industriel convient bien à une brasserie. L’intérieur est tout en bois avec des meubles rétro, vraiment une réussite de ce point de vue-là. Nous avons été invités à plus qu’une simple dégustation mais bien à un accord « mets-bières » et c’est le boss lui-même qui sera en cuisine (et on peut dire qu’il n’est pas manchot de côte là non plus) pendant qu’un de ses assistants nous parle des bières. On déguste une helles avec le meilleur bretzel de ma vie, une IPA avec du boudin grillé et de la compote et enfin, un dessert glacé surmonté d’une mousse faite avec leur Schwarzbier, la bière brune qui l’accompagne.  Un régal ! La Belge que je suis a validé les bières, avec une petite préférence pour la Helles, une bière vraiment typiquement allemande. Petits détails qui ont leur importance : la drêche (la peau des grains d’orges utilisés pour la bière) n’est pas jetée mais sert à nourrir des cochons et la brasserie travaille avec la ferme urbaine (qui a plusieurs implantations à Brême, dont celle d’Überinsel juste à côté). Comme la brasserie tenait à brasser avec des houblons locaux, des houblonnières ont été plantées et les récoltes servent pour réaliser leur Nordic Helles mais aussi l’Übersee Ale.    

Bremen Braumanufaktur

Auf d. Muggenburg 30,

28217 Bremen, Allemagne

Rejoindre Bremerhaven

En train depuis Bruxelles, Lille ou Paris, prenez le Thalys (ou depuis Bruxelles, le train rapide ICE) jusqu’à Cologne ou Essen, et de là, embarquez sur un autre train ICE jusque Brême.

Si vous avez plus de temps et que vous voulez tenir votre budget à l’œil, n’oubliez pas que la Deutsche Bahn a lancé l’opération d’un ticket à 9 €/mois pour tous les trains régionaux au mois de juillet et août (cela exclut donc les ICE). Une sacrée économie mais les changements seront plus fréquents.  

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