Alors que l’avion s’approche de Mainland, l’île principale des Shetland, je ne tiens plus en place sur mon siège.  Cet archipel, il m’appelle depuis des années, avant même les Îles Féroé, leurs cousines si proches. Dans ces petits morceaux de terre les plus au nord du Royaume-Uni, ce n’est plus tout à fait l’Ecosse et ce n’est pas encore complètement la Scandinavie. Une terre mystérieuse par son isolement mais rassurante à la fois quand on pense à l’icône des Shetland : le poney.

Et parmi les choses à faire une fois dans ma vie, poser avec un poney Shetland habillée d’un vrai pull à motif Fair Isle en vraie laine locale faisait partie du top de ma liste. Cela faisait deux ans qu’avec Sophie de Oooh My World, grande spécialiste de l’Ecosse, nous songions à y aller ensemble. Lors de la phase de concrétisation, Emma d’Au Goût d’Emma s’est jointe à nous et l’opération : « On ne peut pas, on a poney » était née. C’est un beau dimanche de fin août, après avoir squatté deux nuits chez Sophie et son homme, que nous avons embarqué à bords de notre vol Logan Air, direction l’aéroport de Sumburgh, pleines d’espoir et d’excitation : nous n’avions pas moins d’une semaine pour profiter des Shetland.

En avion, vers les Shetland

Pour commencer, vous savez que vous allez au bout du monde quand votre avion ressemble à un bus : il en a la taille ! Logan Air, c’est la compagnie « nationale » écossaise. Elle relie les villes entre elles, les îles comme les Orcades ou les Hébrides, quelques destinations externes… Nous devons être une petite cinquantaine à bords de l’avion, pas plus et pourtant, il y a énormément de place pour les jambes. Assez pour que je puisse poser mon sac à dos en dessous du siège de mon voisin de devant sans être gênée. Sur chaque siège, sont cousus des morceaux de tissus en tweed à motif tartan, pour bien affirmer son identité. Le vol sera court, 1h30, juste le temps de prendre une petite boisson et une friandise comprises dans le prix du billet. Ce matin, on a de la chance : pas de turbulences. Une fois dépassés les nuages qui couvraient Edimbourg, l’avion file plein nord sans accrocs et surprise : le temps est dégagé sur les Shetland ! Avant d’atterrir, nous avons le temps d’apercevoir Fair Isle, la plus australe des îles de l’archipel, avant de poser nos roues sur la pointe sud de Mainland.

Le roadtrip commence dans le sud de Mainland

Parlant de roues, c’est très vite après notre arrivée que nous allons récupérer « Titinne », notre voiture de location (réservée avec Carigami, le célèbre comparateur de location de voiture) car même si il existe des lignes de bus aux Shetland (et pas mal d’arrêts), la voiture reste le meilleur moyen d’explorer ses diverses contrées.

Nous sommes à peine sorties du parking (30 secondes, top) que voilà notre premier arrêt et la première d’au moins une dizaine de plages toutes plus belles les unes que les autres que nous croiserons : West Voe.

West Voe est l’archétype de la plage des Shetland : une petite anse, un sable clair, une eau turquoise, de l’herbe au-dessus du sable… et une bienfaisante solitude. Ce qui distingue West Voe des autres, c’est qu’elle est proximité de 3 sites importants de l’histoire des Shetland : les sites archéologiques de Old Scatness, de Jarlshof et au bout de la plage, le phare de Sumburgh Head.

Justement, c’est notre prochaine destination ! Le phare de Sumburgh Head. est un haut-lieu touristique, et ça se voit : il y a du monde (aux Shetland, « du monde », ça veut dire 10 personnes). Nous garons Titinne en bas et gravissons la falaise sur lequel le phare a été construit. Et sa construction justement n’est pas due à n’importe qui puisque c’est un certain Robert Stevenson, ingénieur écossais issus d’une longue lignée d’ingénieurs de phare, qui l’a réalisé. Si ce nom ne vous est pas inconnu, c’est que son petit-fils, Robert Louis, allait devenir célèbre dans un tout autre domaine : la littérature. L’auteur de « L’île mystérieuse » et du « Dr Jekyll et Mr Hyde » n’y est par contre jamais venu.

La falaise de Sumburgh Head est une réserve ornithologique. En plein été, on peut apercevoir des fulmars, des guillemots mais aussi, des macareux qui deviennent de plus en plus rares. Malheureusement, nous avons raté les mignons macareux de quelques jours. Les derniers sont déjà retournés vers le sud. A la réception du phare, vous trouverez un tableau avec les deniers « sightings » de différentes sortes d’oiseaux. Restent malgré tout de très nombreux fulmars qui posent complaisamment pour notre objectif.

Le complexe du phare ne manque pas d’intérêt ! Il y a un petit musée qui combine à la fois des informations sur la faune et la flore de Sumburgh mais aussi sur l’histoire du phare, toute sa machinerie, son utilisation pendant la Deuxième Guerre Mondiale…

Le petit plus du phare ? Ils ont leur propre salon de thé avec une vue superbe sur la grande bleue ! Pendant que nous dévorons nos scones les filles et moi, on réalise enfin qu’on y est ! On aurait glissé de champagne à la place de nos thés que nous n’aurions pas pu être de meilleure humeur.

Vestiges du passé à Jarlshof

Pas très loin de là, sur le chemin vers l’aéroport, on trouve deux vestiges archéologiques important : Old Scatness (qui n’est ouvert que les vendredis) et les ruines les plus importantes des Shetland : Jarslhof.

Un peu d'histoire des Shetland
Les Shetland sont habitées depuis au moins 5000 ans. Aux premiers habitants de l’âge de bronze ont succédé les Pictes, une mystérieuse tribu écossaise déjà connue des romains, avant que les Vikings venus de Norvège ne débarquent dans les années 800. Les Shetland resteront terres norvégiennes jusqu’au milieu du XVe siècle. Le roi Christian, alors souverain à la fois du Danemark, de la Suède et de la Norvège, mariât sa fille Margaret au roi James d’Ecosse. Sans le sou, le roi Christian proposât les Shetland en guise de dot et depuis, l’archipel a suivi les aléas de l’histoire écossaise, puis britannique. De ce fait, les Shetland gardent un énorme héritage nordique que l’on retrouve dans les noms des îles et de lieux, dans les noms de familles (qui se terminent souvent en « -son ») et jusqu’au milieu du XIXe, il existait encore un dialecte de norrois, le Norn, qui y était parlé. Ce dialecte est maintenant mort. Par contre, les Shetlandais parlent leur propre version d’écossais (le Shetlandic) qui est plutôt drôle à apprendre.

Toute cette histoire se retrouve au même endroit à Jarlshof, les uns à côté bdes autres, comme si ce lieu avait irrésistiblement attiré quiconque naviguant dans les parages : un village de l’âge de fer, un broch (un peu un ancêtre du château-fort) typique de l’époque des Pictes, des maisons en rayons, des longhouses de l’époque viking et enfin, un manoir en ruine de Patrick Stewart, le noble écossais qui régnait en despote sur les îles. Une véritable promenade à travers les âges et sans aucun doute le site archéologique que tu ne dois pas manquer, Lectrice, Lecteur !

St-Ninian’s Isle, plage et poneys

Après un court passage pour admirer Spiggie Loch et ses deux plages, nous arrivons à la célèbre plage de St Ninian’s. Saint Ninian’s est une petite île qui est reliée à Mainland par une mince bande de sable. Une connexion a Mainland qui disparaît pendant les mois d’hiver. Ce tombolo qui forme deux plages est une des images phares des Shetland. C’est aussi le point de départ d’une randonnée circulaire qui fait le tour complet de la petite île, vous faisant passer à côté des ruines de la chapelle dédiée à Saint-Ninian. Une véritable île au trésor : en 1958, un écolier découvrit une boîte en bois lors de fouilles de l’ancienne chapelle. L’intérieur reformait pas moins de 28 objets religieux en argent. On pense que ce trésor fut enterré pour empêcher qu’il ne tombe aux mains des Vikings.

Faire la randonnée complète vous prendra environ 3 heures. Nous en avons fait une partie, vers les falaises du sud de l’île. Cette balade va nous donner un avant-goût de ce que nous allons voir pendant ce séjour : des paysages sauvages mais verts, le bruit de la mer et un énorme sentiment de liberté sur des sentiers à peine marqués et sans autres personnes que nous !

A notre retour vers le banc de sable, nous croisons un petit groupe de cavaliers, la plupart des enfants d’âges scolaires qui montent les fameux poneys Shetland. Il n’aura pas fallu attendre longtemps avant de les avoir vus.

Lerwick, capitale de Shetlanf

Toutes nos bonnes adresses (hôtels, restaurants, boutiques) seront répertoriées dans un futur article. Patience, patience !  (

C’est déjà la fin de l’après-midi lorsque nous rejoignons la voiture. Il est temps de se mettre en route pour Lerwick, la capitale. Pendnt le trajet, j’en profite pour m’imprégner du paysage. Impossible de ne pas comparer avec les Îles Féroés, leurs voisines et cousines. J’y retrouve les mêmes falaises, la même mer, les mêmes étendues d’herbe, les mêmes moutons mais les reliefs sont plus doux, la lumière différente… Une version plus chaude et apaisée de ce que je connais.

En arrivant à Lerwick, le contraste est encore plus fort ! La capitale des Shetland a de la place pour s’étendre mais son vieux centre-ville est tout petit. Ici, c’est plus le côté écossais qui s’exprime, notamment sur le port et Commercial Street, l’artère principale, avec ses beaux bâtiments en granit qui rappelle un peu les villes du nord écossais comme Inverness. En tout cas, elle ne manque pas de charme et se laisse visiter facilement.

Nous allons poser nos valises au Grand Hotel, probablement l’hôtel le mieux situé de la ville (en plein sur Commercial Street) et patir à la recherche d’un restaurant pour manger. Sauf que nous sommes dimanche soir… et qu’un dimanche soir aux Shetland, c’est un peu compliqué. Nous errons dans des rues désertes et humides, essuyant les refus désolés (mais notant des adresses pour plus tard). Étonnamment, je ne me sens jamais plus au bout du monde que dans une ville aux rues vides. . Renseignements pris, nous irons dîner dans une des seules possibilités qu’il reste : le restaurant d’un hôtel et c’est au Queen Hotel que nous allons dévorer notre premier repas shetlandais.

Levées tôt le lendemain, et bien gavées au scottish breakfast et aux rayons de soleil matinal, nous sommes prêtes à nous balader en ville. Pour commencer. Et je dois dire qu’il y a vraiment quelque chose de particuliers à se promener en bords de mer le matin. L’air est pétillant, vous gonfle d’énergie et de voir les manoeuvres sur les bateaux amarrés au port vous donne de sérieuses envie de prendre le large.

Nous continuons notre promenade au bord de l’eau pour arriver vers la petite plage de Bains Beach. Cette petite bande de sable roux à la particularité de disparaître presque complètement à marée haute mais c’est surtout la maison qui la borde qui attire l’attention. Non seulement, c’est une des plus jolies de Lerwick mais si elle te semble familière, Lectrice, Lecteur, c’est parce que c’est la maison de l’inspecteur Jimmy Perez de la série « Shetland » (que je te recommande grandement si tu veux te plonger dans l’ambiance des îles).

En remontant South Commercial Street, nous commençons tout doucement à rejoindre un sentier de randonnée : la Coastal Walk to the Knab, une agréable promenade le long des falaises qui bordent Lerwick jusqu’au « Knab » un promontoire qui se jette dans la mer. Ici, on croise les habitants qui viennent y faire leur jogging, ou promener leur chien… Une bonne manière de se familiariser un peu avec la petite ville. Le sentier vous ramène vers Lerwick et vous aurez tôt fait de vous retrouver au vieux port.

De là, nous prenons la direction opposée pour rejoindre Fort Charlotte. Un petit bastion construit pour se défendre des attaques hollandaises… mais qui n’a servi à rien puisqu’il fut brûlé justement par les Hollandais alors qu’il était inoccupé. Reconstruit sur ordre de George III (le fort porte le nom de sa femme), ni lui, ni ses petits canons ne reprendront du service.

Notre promenade à Lerwick s’achève à Hay’s Docks, des anciens docks reconvertis en musée mais pas n’importe lequel : le Shetland Museum & Archives, le plus grand des musées de l’archipel. Histoire, culture, nature, patrimoine maritime, vie locale… pour vraiment apprendre connaître les Shetland, un passage y est indispensable. Tout est divisé par thème et expliqué de manière très didactique. Comme le musée n’est pas très grand, il peut se parcourir en l’espace de deux heures (si vous êtes attentif.ve.s à tout) sans être affecté.e.s par l’overdose d’information. Et pour couronner le tout, le Musée a son propre café/restaurant : Hay’s Dock & Café, ouvert à l’étage avec une superbe vue sur les docks.

Bonus à Lerwick
Lerwick a son propre Broch : Clickimin Broch situé… à côté d’un Tesco à la sortie de Lerwick (mais aussi d’un Loch du même nom). Nous l’avons visité une fois la nuit tombée lors de notre retour de Scalloway. Le site est ouvert, il s’agit simplement d’ouvrir et de fermer la barrière et de vous munir d’une lampe de poche (ou de la lampe de votre smartphone). Même si le broch n’est plus très haut, sa largeur est imposante et nous nous sommes bien amusées à le visiter et à passer de « pièces » en « pièces », certaines avec des entrées bien étroites. Les résidents du Broch devaient s’y sentir bien protégés. Autour du broch même, il y a des restes de structures datant de 1OOO AC jusqu’aux années 500 de notre ère, une preuve que les environs de Lerwicjk étaient peuplées depuis un petit bout de temps. 

Central Mainland, Tronda et West Burra

On a beau avoir l’impression d’avoir passé une journée bien remplie, en fait, nous n’en sommes qu’à la moitié : l’après midi va se jouer en mode road-trip dans le centre de Mainland et vers les îles occidentales de Tronda et West Burra. C’est Sophie qui prend le volant, et nous voilà parties sous un doux soleil qui sent déjà l’automne.

On va vite le découvrir, visiter les Shetland en fin d’été a pas mal d’avantages : il y a moins de monde (on ne se bouscule pas au portillon déjà comme çà mais là, c’est la paix) et en plus, à une latitude aussi nordique, le soleil se lève et se couche très lentement, ce qui fait que votre « Golden Hour » dure très longtemps. Idéal pour faire des photos !

Après avoir dépassé Scalloway (l’ancienne capitale, on y reviendra, nous traversons rapidement Tronda, une petite île rurale et presque déserte où s’ébattent librement les moutons sur fond de bras de mer bleu marine et de verte collines… Ça rappelle furieusement la Scandinavie !!! Dans ce coin des Shetland, le plaisir se trouve dans l’admiration des paysages presque vierges. Bientôt, voilà que nous tombons sur nos premiers poneys ! Toutes excitées, on se dépêche de s’arrêter. Dans un large enclos, un poney noir et blanc bien curieux se dirige droit vers nous ! C’est un premier contact physique avec le poney Shetland mais ce ne sera pas le dernier.

Nous traversons quelques petits villages avant de franchir le pont qui mène à West Burra, à peine plus habitée. Dans un décor de rêve, d’autres poneys paissent en semi-liberté. Le plus proche de nous, un poney alezan, décide de venir nous voir et c’est là que nous allons découvrir l’intelligence et la douceur du Shetland : le voilà qui n’hésite pas à nous renifler sous toutes les coutures (sans doute pour voir si nous n’avions pas apporté de nourriture) avant de nicher son museau dans nos bras. En plus, le poney à la même couleur de crinière que moi ! Toutes les trois, nous sommes redevenues des petites filles, de celles qui rêvaient d’avoir leur petit dada dans leur jardin. Voilà : deuxième jour et notre mission « photo poney » est déjà accomplie.

 

Tout en joie, nous continuons la route vers le sud et le village de Papil. Juste après le village, nous tombons sur une vieille maison toute blanche et apparemment récemment restaurée : la East Croft House. Une ferme typique des Shetland, et une des deux seules fermes survivantes à encore porter un toit de chaume. Elle se visite mais il faut prendre rendez-vous. Cela ne nous empêchera pas de jouer nos petites curieuses et d’apercevoir à l’intérieur de vieux ustensiles et des photos anciennes. Le petit jardin, par contre, est tout à fait accessible. Depuis le jardin, je me dis que je paierai cher pour séjourner dans cette petite maison, profiter de la solitude et écrire ! Il n’y a encore pas si longtemps, de nombreux Shetlandais possédaient ce genre de ferme. L’homme de la maison allait vaquer à son métier de pêcheurs et pendant ce temps, femme et enfants travaillaient la terre. Une union du travail entre la mer et la terre.

C’est aussi le point de départ pour visiter la double plage de Bannamin Beach. Comme à St-Ninian’s, c’est un tombolo qui relie deux bouts de terre la péninsule de Kattla Ness au reste de West Burra. Après un sentier qui coupe à travers des prés à moutons, la plage marque le départ (et l’arrivée) d’une randonnée en boucle pour profiter de la péninsule. L’endroit respire le calme. Il y a juste le vent, le soleil, le bruit des vagues, des moutons en pleine liberté qui broutent à deux pas de la plage et les dernières fleurs de l’été qui apportent quelques touches de couleurs. Comment ne pas se sentir heureux. Nous n’en ferrons qu’une partie en rencontrant sur le chemin une petite chatte calico qui va nous accompagner un petit moment avant de nous abandonner et de reprendre le cours de sa vie de « Beach Cat ». Les chats, quoi !

Mais Bannamin et son eau turquoise n’est même pas la plus belle des plages de West Burra. Nous reprenons la voiture pour rebrousser chemin jusqu’à Meal Beach. Meal Beach est une jolie petite baie entourée par la lande et une falaise d’où on peut faire de jolies photos. La plage est apparemment populaire chez les familles et connue pour avoir une eau un peu plus chaude qu’ailleurs dans les Shetland et devinez-quoi ? Sur la plage, deux baigneurs s’apprête à faire le plongeon ! L’eau doit être quasi à la même température que l’air (entre 13 et 15 degrés) et une fille en bikini n’hésite pas à se lancer. Le garçon qui l’accompagne, lui, a plus de mal et reste là, les mollets dans l’eau, ne sachant pas trop s’il doit oser ou pas. Ce doit être elle qui a du sang viking !

Scalloway, capitale déchue

Quand nous regardons l’heure, on se rend compte qu’il est temps de reprendre la route vers Scalloway. Nous avons réservé notre dîner au Scalloway Hotel et si on veut un peu de temps pour voir un petit bout de la ville, il est temps de se mettre en route. En fait de ville, ce serait plutôt un gros village. Avec ses mille habitants, Scalloway est tranquille et a des airs de grandeurs passées. C’était en effet la capitale des Shetlands jusqu’au début du XVIIIème siècle. Le signe principal de ce statut, ce sont les ruines du Château de Scalloway. Construit par le tristement célèbre Patrick Stewart, comte des Orcades et véritable tyran, il est le fruit du labeur des nombreux Shetlandais, réquisitionné par « Black Patie » et non payés. Après la chute du Comte, le palais a continué à vivoter mais fut bien vite abandonné avant de tomber en ruines. Vous pouvez le visiter aux heures d’ouvertures en allant chercher la clé au Scalloway Museum. Malheureusement pour nous, l’horaire était déjà dépassé. Nous avons juste le temps de profiter un peu du petit port, de prendre quelques photos avant d’aller dîner.

Dans la salle feutrée du Scalloway Hotel, sous l’œil d’un staff attentif, on se remémore déjà nos premiers souvenirs, les yeux déjà pleins d’étoiles ! Demain, nous reprendrons la route, direction l’Ouest de Mainland.

L’opération #Onnepeutpasonaponey a été réalisée avec le soutien de Visit Britain, Carigami et Logan Air. Les opinions de l’auteure lui restent propres.