Düsseldorf n’est pas spécialement une ville à laquelle on pense pour passer le week-end et pourtant, cette belle du Rhin a bien des atouts, c’est juste qu’ils ne sont pas spécialement connus hors d’Allemagne. Ce que j’y ai découvert fait en sorte que j’ai déjà le projet de revenir, 36 heures n’étant pas assez pour connaître la plupart des secrets de la capitale de Rhénanie-du-Nord-Westphalie!

Il est déjà 21 heures quand j’arrive en ville. Venue avec OUIbus, nous avons pris du retard grâce aux embouteillages bruxellois et à un contrôle douanier à l’aéroport de Cologne-Bonn. J’ai juste le temps de déposer mes affaires à mon Air BnB avant de prendre la route. Comme tu le sais, Lectrice, Lecteur, j’avais décidé de partir sans smartphone. J’essaie juste de me diriger au mieux sans mon guide métal mais il faut que je me dépêche. Sur mon chemin, je tombe justement sur une ligne de tram ! Un rapide regard sur le nom des arrêts et une carte me signale que je suis pile dans la bonne direction. Quelques minutes plus tard, me voilà au pied de l’icône de la ville : la Rheinturm. Construite entre la fin des années 70 et le début des années 80, elle domine le panorama de la ville depuis lors. Elle sert à la fois d’antenne pour la télévision mais aussi… d’horloge. La nuit tombée, des lumières incrustées dans son mât indique l’heure. C’est d’ailleurs la plus grande horloge décimale au monde. Je ne vais d’ailleurs pas tarder à la voir en action : j’arrive justement sur les bords du fleuve à la fin de coucher de soleil.

Promenade le long du Rhin

Le ciel est littéralement en feu : du rouge, de l’orange, beaucoup de rose… tout ça se reflète dans les eaux du Rhin sur lesquelles passent des longues péniches comme des ombres chinoises. C’est que ce fleuve est fort fréquenté, à la fois sur ses berges que dans son lit ! Il y a un va-et-vient incessant, surtout de péniches et comme nous sommes vendredi soir, la Promenade a une petite ambiance de fête dans l’air. De vieux couples promènent leur chien, des jeunes parents, leurs bébés, des bandes de grand ados vident des bières accoudés joyeusement aux rambardes de la promenade… La première impression de Dusseldorf est donc très positive : je me retrouve dans une ville vivante (je ne sais pas jusqu’à quel point) et plutôt jeune. L’air est doux et résonne de musique et de rire, je continue ma promenade vers la vieille ville et l’ambiance devient de plus en plus animée. Tout à coup, les quais sont transformés en un immense bar. Il doit y avoir au moins une dizaine d’établissements, côte à côte, qui sont installés là et tous sont pleins à craquer !

Altstadt-by-night

Les lumières de la ville sont allumées maintenant, les bords de Rhin sont rouges et Altstadt, la vieille ville, rouge de monde aussi ! Je dois dire que je n’ai jamais vu ça : c’est tout un quartier qui est transformé en espace à boire et à danser. Son surnom ? « Le plus grand bar du monde ». Il y a tellement de monde et tellement de musique que j’en attrape le tournis. Je me retrouve coincé entre des murs de chair humaine avec des vrombissement de basses venant dans tous les sens. Je regarde vers le haut, vers les étages… Je me demande comment font les gens qui habitent ici. Y-en-t-il seulement ? Et là, prise d’une espèce de mini-crise de panique, je me résous à sortir mon smartphone pour m’extraire de là et rejoindre la brasserie où je pensais manger.

J’ai eu peu l’impression de sortit d’un des cercles des enfers quand je rejoins enfin Zum Uerige.

Allez à Düsseldorf sans aller boire une « Altbier » à Zum Uerige, c’est pêché ! Cette gigantesque brasserie sert de la bière et des plats typiques aux locaux et touristes depuis 150 ans. Pas mal ! La spécialité de la brasserie, outre la Altbier qu’ils brassent eux même, c’est le goulasch. Malheureusement, j’arrive trop tard. La cuisine vient juste de fermer. Je m’en vais donc me mêler aux nombreux clients rassemblés sur la terrasse pour déguster ma première bière. Ce ne sera pas la première.

Zum Uerige

Berger Str.

40213 Düsseldorf

Cologne a sa Kölsch, Düsseldorf a sa Altbier, une bière ambrée de fermentation haute. Elle est plutôt légère, son pourcentage d’alcool tirant entre 4,5 et 5% . Avec son goût à la fois doux et amer, elle est facile à boire et est servie dans des petits verres de 20cl. La Altbier doit son nom de « vieille bière » à sa méthode de fabrication très ancienne et votre spécialiste belge valide son goût rafraichissant.

Pause matinale chez Lina’s Coffee

Toute une journée s’offre à moi pour découvrir le plus possible de Düsseldorf alors commençons par un bon petit-déjeuner ! Gros coup de bol, il se trouve à deux pas de mon logement un café qui m’a été conseillé à la fois par mon hôte ET par une copine blogueuse belge expat là-bas, Olamelama, au Lina’s Coffee. Situé sur une jolie petite place avec une terrasse et de grandes fenêtres, c’est le type même de café que l’on voit fleurir un peu partout mais qui fait son petit effet : déco sobre, beaucoup de plantes, un menu qui fait la place belle aux pâtisseries et plats végans. Ça m’aura donné l’occasion de tester un cappuccino au lait de coco !

Petit détail intéressant à savoir, j’ai pu observer que la plupart des coffee bars n’ouvrent pas avant 9h les week-end ! Si vous êtes du matin, c’est donc un peu compliqué de se nourrir avant d’entamer les visites.

Lina’s Coffee

Fürstenpl. 1,

40215 Düsseldorf

Düsseldorf, ville d’art : Ai Wei Wei au K21

Comme les prévisions météo ne sont pas très engageantes pour la matinée, j’ai opté pour un démarrage culturel au K21, l’une des implantations du Kunstsammlung Nordrhein-Westfale (musée d’art du Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie). C’est que Düsseldorf compte énormément de musées et cette année, c’est vraiment le moment de visiter le Kunstsammlung puisqu’un des artistes contemporains les plus médiatisés, Ai Wei Wei, y expose. Une partie de son exposition est dans un des autres bâtiments du complexe, le K20 mais il y a déjà énormément à voir : des installations, des photos, des sculptures, de la céramique… le tout tournant autour du thème de la guerre, de la migration (Ai a passé beaucoup de temps dans un camp de migrants en Grèce) mais aussi, l’emprisonnement, le sien. Il y a vraiment beaucoup à digérer dans cette expo, sans oublier les expos permanentes dont les sujets sont tous très troublants et sombres.

Il faut atteindre le dernier étage pour trouver un peu de légèreté avec « In Orbit », l’installation de Tomás Saraceno. Prenant la largeur de toute la coupole, de gigantesques filets de métal permettent au visiteurs de se promener dans les airs, comme en apesanteur ! Les visiteurs devenant eux même partie de l’oeuvre et étant regardés par les autres. Evidemment, il fallait que je le fasse ! C’est donc revêtue d’une combinaison à la « Objectif Lune » et de chaussure à crampon que je me lance. Et c’est pas facile. Ce n’est pas tellement à cause d’un éventuel vertige (parce quand même, le sol est 4 étages plus bas) mais à cause de l’équilibre. Le filet est mouvant, évidemment pas plat et c’est lentement que l’on progresse autour de ballons géants. De ci, de là, des coussins blancs sont disposés pour qu’on puisse se reposer un instant. Sauf que se relever est plutôt difficile ! Mais enfin, j’arrive au bout du parcours, un peu essoufflée mais contente. Cette petite promenade dans les auteurs a été l’occasion aussi de mieux admire le bâtiment. Le Ständhaus est l’ancien parlement du Land et il semble avoir été complètement vidé et réorganisé. Seule sa façade, ses escaliers et une porte trahissent son âge, c’est un peu déroutant.

Pour couronner le tout, le K21 dispose d’un chouette bar-resto, Pardo’s, au décor plutôt Seventies. Parfait pour faire une petite pause avant de reprendre la route !

K21 Ständhaus

Ständehausstraße 1

40217 Düsseldorf

Pause-Midi à Carlsplatz

Juste le temps de me remettre de mes émotions en traversant le parc où se trouve le musée, et me me revoilà plongée dans la frénésie urbaine : il est passé midi, j’ai faim et un des endroits les plus conviviaux pour manger un bout, c’est sur la Carlsplatz ! Et pourquoi là me demanderas-tu, lectrice, lecteur ? Eh bien parce que c’est là que se trouve le marché permanent de Düsseldorf, ouvert du lundi au samedi. C’est un véritable marché avec ses fruits, ses légumes, ses viandes et ses poissons mais en plus, on y trouve des petits cafés, bars à vin, vendeurs de saucisses et de burgers. Toute la ville s’y retrouve : on vient y faire ses courses et y manger un morceau. Ce qui m’a fait sourire a été un stand qu’on ne droit trouver qu’en Allemagne : un maraîcher qui ne vendait que des pommes de terres : des blondes, des rouges, des très grandes aux très petites : un rêve pour les connaisseurs (mais pas vu une bintje pour les frites, tsss…).

Entourant le marché, on trouve une ribambelle de cafés et de boulangeries et c’est à terrasse d’une institution que je vais m’installer : chez Dauser. Le patriarche Dauser avait ouvert une boucherie/restaurant près du port de la ville en 1947. En 1973, Jozef Dauser décide de préparer des soupes qui seraient vendues lors de grand évènements. Son goulasch était si bon qu’il devient la coqueluche de la ville et finalement, en 1979, l’établissement de Carlsplatz ouvre et n’a jamais désempli depuis. Si le goulasch n’était pas au menu, il parait que la soupe aux pois valait le détour. C’est donc ce que j’ai commandé (avec un morceau de genoux de porc) et que dire… C’était consistant (j’aurai pu me passer de la viande, il y en avait assez dans la soupe) mais aussi un véritable régal : Dauser n’a pas volé sa popularité et en plus, c’est plutôt bon marché (une grande soupe est à 6 euros).

Dauser

Carlspl. 4,

40213 Düsseldorf

Shopping à gogo à Königsallee

Düsseldorf, c’est LA ville de la mode en Allemagne. C’est elle qui donne le ton. C’est ici qu’à été découverte Claudia Schiffer, une des reines des podiums des années 90. La légende veut qu’elle aurait été découverte à Königsallee, le Champs-Elysée de Rhénanie. Cette large rue, divisée par un petit canal et bordée de grands marronniers respire tout simplement l’élégance. D’un côté, on trouve des hôtels de luxe, des bureaux de compagnies importantes et des banques, de l’autre côté, c’est le royaume du lèche-vitrines, des marques les plus mainstream jusqu’aux plus luxueuses. On se balade à « Kö » pour voir et être vu.e, de préférence sur une des terrasses des quelques cafés qui viennent agréablement casser le rythme des enseignes. Le shopping n’étant pas mon fort, loin de là, je ne m’y suis pas attardée mais le boulevard vaut la peine d’être parcouru pour son côté « promenade sous les arbres ».

Medienhafen, Manhattan-am-Rhein

Je m’engouffre dans un métro, puis dans un tram (j’ai déjà acquis quelques repères en ville) pour retrouver un quartier plutôt insolite de Düsseldorf : Medienhafen.

Tu connais, Lectrice, Lecteur, mon amour des anciens quartiers industriels et Medienhafen est un de ces nombreux exemples de réhabilitation d’un ancien port laissé à l’abandon. Les premiers à venir s’y établir furent les employés de la WDR, la télé-radio régionale, ainsi fut donné le nom de « Port des média » à ce nouveau quartier. Peu des installations et des anciens hangars sont restés en place lors de cette reconstruction. On a bien conservé un ancien bâtiment et quelques grues de dockers, mais c’est à peu près tout. Au contraire, on a laissé aux architectes carte blanche pour développer leurs envies des deux côtés du port. Et ce ne sont pas des moindres qui ont contribué à embellir le port : Richard Meier, Helmut Jahn, Claude Vasconi et son « Grand Bateau » (en français dans le texte), le « Colorium » de William Alsop… mais la star de Medienhafen, c’est Neuer Zollhoff, un ensemble de 3 maisons de Frank O. Gehry. L’une est en brique, la deuxième recouverte de métal et la troisième est recouverte de blanc mais toutes ont cette forme caractéristiques de vague ondulante qu’on retrouve dans les oeuvres de Gehry, de Bilbao à Chicago. Pour ceux qui sont fans d’architecture, c’est un lieu extraordinaire mais que j’ai trouvé un peu stérile. Certes, Medienhafen abrite en son sein de beaux hôtels (dont le Hyatt, fortement recommandé par plusieurs guides pour avoir une belle vue sur la ville mais que je n’ai pas eu le temps de visiter) et des restaurants et cafés particulièrement raffinés mais ce n’est pas un quartier où l’on vit. Comme nous étions un samedi, et que les nombreux bureaux qui s’y trouvent étaient fermés, j’avais l’impression d’être dans une ville fantôme, à quelques exceptions prêts.

Un bar rooftop à Little Tokyo

Après un break bien nécéssaire pour me reposer une petite heure dans mon logement (ce fut la 3e et la dernière fois que je craquerai et utiliserai mon smartphone pour trouver mon chemin), me revoilà sur piste, à l’heure de l’apéritif. J’ai fait l’impasse sur un rooftop une fois mis pas deux ! Sur les conseils à nouveau de Olamelama, je découvre quelques facettes du Little Tokyo de Düsseldorf car figure-toi, Lectrice, Lecteur, que c’est la 3e ville européenne qui compte le plus de Japonais après Londres et Paris. Tout a commencé après la Deuxième Guerre Mondiale. L’Allemagne et le Japon sortent de leur défaite et les compagnies japonaises commencent à s’implanter en Allemagne, alors divisée en deux. C’est la position stratégique de Düsseldorf en bords de Rhin qui fera que les entreprises nippones viendront s’y installer. Ça ne s’est plus arrêté depuis, autour de l’Hotel Nikko, entre Immermanstrasse et Oststrasse, s’est développée un vrai Little Tokyo avec ses commerces et ses restaurants. Si les temps ont changé depuis la réunification, les Japonais de Düsseldorf restent quand même une communauté signifiante en ville. Je ne ferai que gratter un peu la surface. Pour plus d’info sur la gastronomie japonaise à Düsseldorf, rendez-vous chez Au Goût d’Emma !

Avant de rejoindre mon point de chute pour l’apéro, je vais m’arrêter chez Nordmanns, un glacier artisanal qui a attiré mon attention par les parfums qu’il propose, notamment, une crème glacée à la fève tonka (« Excellent choix » me confirmera le vendeur). Verdict ? J’ai bien fait de céder à la gourmandise ! La glace est crémeuse à souhait et le goût à la fois vanillé, fumé et boisé de la fève tonka est juste bien dosé pour que ça ne devienne pas écoeurant. C’est donc validé !

Nordmanns

Immermannstraße 40,

40210 Düsseldorf

C’est l’air dégagé avec le pas assuré de celle qui serait une cliente (normal, des années d’entrainement à aller squatter des toilettes de lobbies d’hôtels) que j’entre au Me and All Hotel. C’est au dernier étage que je me rends, au lounge qui surplombe tout la ville et malgré l’heure plutôt avancée pour l’apéritif (il est 19h, nous sommes samedi), je suis… la seule cliente. J’ai l’impression que le beau temps a mis tout le monde dehors ! Du coup, le barman est au petit soin avec moi. Un cocktail artistiquement préparé va vite rejoindre ma table, servi avec des snack japonais (hommage au quartier) et franchement pas trop cher pour un lounge d’hôtel (11 Euros). Je n’ai plus qu’à m’installer nonchalamment sur le sofa et admirer la vue pendant que le soleil jette ses rayons sur mon verre. That’s the life ! Et je retiens également l’adresse parce que ce boutique hôtel m’a un peu tapé dans l’oeil (et les chambres sont à partir de 79 Euros avec petit déjeuner pour une personne, 58 sans petit-déjeuner).

Me and All Hotel

Immermannstraße 23,

40210 Düsseldorf

Souvenir de Altstadt

Je reprend le chemin du U-Bahn. Pas de perte de temps ! Même si les nuit d’été sont longue, j’ai envie de pouvoir profiter de Altstadt tant que le soleil passe encore au niveau des toits. Ici, je retrouve le charme des villes allemandes et de leur architecture caractéristique. Sur la place de l’hôtel de ville, y’a de l’animation. De la grosse animation puisqu’un concert punk fait sautiller les spectateurs. Qui l’eut cru dans une des patries de la musique électro ! Je vais me balader dans les rues, sans réel but, à m’imprégner d’une ambiance un peu plus calme que la veille, dans une partie plus résidentielle de la vieille ville. En passant, je saluerai la Schlossthurn, la Basilique Saint-Lambert… Je me laisse entraîner dans des petites rues, à travers des détours charmants et toujours me suivant, l’odeur pénétrante du tilleul qui est planté partout à Düsseldorf. Une odeur douce et poudrée, annonciatrice de l’été et qui sera maintenant associée à jamais à cette ville.

Pour dignement célébrer le coucher du soleil, je vais me dégoter une petite place à l’un des bars qui bordent la promenade le long du Rhin (10 minutes de va-et-vient et un oeil de lynx pour découvrir un siège de libre et bien situé), commander un verre de riesling et regarder le fleuve prendre les couleurs du ciel, doucement. Au rythme où coule le liquide jaune pâle dans ma gorge. Mon verre se termine en même temps que le soleil disparaît, je l’ai fait un peu exprès pour faire durer le plaisir. Je pensais m’attarder mais non… Il est déjà 22h. J’ai juste le temps d’aller manger un bout. A cette heure là, il reste quelques établissements où la cuisine est encore ouverte et j’ai une folle envie de burgers surtout en ayant entendu parlé de ceux de Bob & Mary.

Ça tombe bien, un de leurs restaurants est dans la vieille ville. Je me faufile donc à travers la foule grandissante et vais me poser sur tabouret. « On ferme dans 45 minutes, ça va aller ? ». Pour un burger ? Bien entendu ! Même si c’est un gourmet burger. Un petit quart d’heure plus tard, le voilà qui arrive avec ses frites et je dois dire que ça faisait longtemps que j’en avais mangé un aussi bon ! La viande est juteuse mais c’est particulièrement son assaisonnement qui est parfait et qui donne un goût addictif à la viande. Le pain lui est brioché et léger. Les frites quand à elles, étaient acceptables. Ce qui est déjà pas mal pour mon standard élevé de la frite. Bob & Mary ont également une belle carte de salades si cela vous tente plus mais non testées, je ne peux juger de rien à ce niveau. Bref, c’est l’adresse qui dépanne bien pour manger du fast-food mais de qualité.

Bob & Mary

Berger Str. 35

40213 Düsseldorf

Il y a toujours un dernier pour la route… sur le chemin du retour à deux pas de mon Air BnB, je tombe sur un bar que j’ai vu plusieurs fois mentionné : Ellington. L’intérieur est petit, sobre, mais le regard est immédiatement attiré par le petit néon rose qui trône au dessus du bar. Je m’installe au comptoir, on me sert prestement un verre d’eau et vient la dure tâche de choisir un cocktail parmi la liste. Si les recettes sont subtiles et originales, la présentation est simple et sans fioriture. Un peu comme le cadre du bar qui est lui-même sans prétention. Et ça, c’est vraiment bien !

Ellington

Scheurenstraße 5

40215 Düsseldorf

Le lendemain matin, j’irai tout simplement me promener, profiter du calme du dimanche dans des rues quais désertes avant de rejoindre la gare et de retrouver Bruxelles. Ce fut trop court. Je n’ai pas pu voir d’autres musées, ni le château de Benrath, ni le street-art dans le quartier bohème de Flingern. J’en passe ! Mais avec une ville aussi accessible depuis Bruxelles, j’y reviendrai très, très bientôt.

Pour aller plus loin

Dormir à Düsseldorf

D’habitude, je n’aime pas trop utiliser AirBnB dans les villes (j’habite moi-même dans une ville en crise de logement) mais étant donné la nature plutôt spontanée de ce week-end, les prix de dernières minutes étaient trop chers pour ma bourse un peu basse ces temps-ci… et je ne suis toujours pas résolue à partager mon espace vital dans un dortoir. Je me suis donc rabattue sur un studio à Friedrichstadt, un quartier tout proche de la Gare Centrale.  Joliment décoré et équipé, le studio a rempli toutes ses promesses. Ses seuls défauts  : je n’ai pas vu mon hôte une seule fois (les clés de l’appart étant dans une boîte sécurisée) et la situation au rez-de-chaussée qui s’avère un peu bruyante mais comme je ne voyage jamais sans mes boules Quiès, J’ai dormi sur mes deux oreilles avec çà.

Se rendre à Düsseldorf

Depuis Bruxelles, rien de plus facile ! Vous avez le choix entre le bus et le train !

Dans le cadre de mon partenariat avec avec OUIbus (qui devient Blablabus) j’ai voyagé sur leurs lignes à l’aller (le bus vient d’Espagne en passant par Paris et Lille). Comme d’habitude, un voyage qui s’est très bien passé, sauf les retards, un des risques pour une ligne qui vient d’aussi loin). De loin la solution la plus économique.

Comme le bus de retour n’était pas avant mardi, j’ai opté pour le retour en train. Là, vous avez le choix : il existe des Thalys directs et des trains ICE (le train allemand à grande vitesse) qui relies Bruxelles à Cologne avant de prendre un train régional pour Düsseldorf. En 2h45 au pire, vous y êtes et les prix sont plutôt intéressants : on peut s’en tirer pour 50 Euros l’aller-retour, si vous n’êtes pas trop près de votre budget.

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