Lectrice, Lecteur, pour une fois, je vais commencer par une fin, un chapitre qui se clôt. Un chapitre commence au début des années ,90 quand trois petits pays se donnèrent la main à travers leurs frontières et firent la révolution en chantant, défiant une Union soviétique affaiblie : les 3 pays baltes. Je m’étais promise d’aller les visiter chacun, au moins une fois, au moins un petit peu. Avec Tallinn qui a si bien volé mon cœur que j’y suis retournée 3 fois de plus et Riga la belle, mêlant son centre médiéval et ses merveilles d’Art Nouveau, il ne manquait plus que Vilnius. La seul des trois capitales à ne pas avoir de front de mer et c’est avec Marie, une amie de 20 ans que j’ai convaincue de m’accompagner, que je vais en profiter. 

Nous sommes deux semaines avant Noël et Vilnius a ses habits de fête. La veille au soir, à peine arrivées dans notre studio, nous avons tout laissé tomber pour nous précipiter Place de la Cathédrale, où se tient le plus grand des deux marchés de Noël. Une fois de plus, c’est de nuit que je découvre cette troisième capitale balte, comme ses deux sœurs. C’est toujours assez particulier de se faire une première impression quand une cité est éclairée à la lueur des réverbères et de l’éclairage public. Une large avenue bordée de bâtiments baroques, une grande place illuminée de mille-feux par un énorme sapin, l’odeur de la cannelle, du vin chaud, le froid un peu humide et la chaleur d’un vendredi soir plein de gens… voilà le portrait de notre prise de contact avec Vilnius. Lors de nos déambulations dans la vieille ville à la recherche d’un restaurant, j’avais l’impression de me balader dans un décor de cinéma mais j’ai hâte de voir le soleil se lever et de découvrir la capitale lituanienne avec ses couleurs.

Le lendemain matin, une fois notre petit-déjeuner avalé, c’est parti pour la découverte de la ville. Nous avons toute cette journée de samedi pour découvrir la ville. 24 heures, c’est un peu mais Vilnius n’est pas très grande ! Honneur à celle qui constitue un peu le cœur de la ville : la Cathédrale, un drôle de bâtiment dont le clocher est physiquement séparé du reste de la cathédrale. Bien que le corps principal de la cathédrale soit récent (1801, en style néo-classique mais incorporant des éléments baroques, le style dominant dans la ville de Vilnius), son histoire est beaucoup plus ancienne et elle est un symbole même des vicissitudes qu’a traversé la Lituanie.

La Cathédrale de Vilnius et le chant des anges

Le christianisme est arrivé sur le tard aux pays baltes. C’est Mindaugas, premier des Grands-Ducs de Lituanie (et le seul qui fut couronnée roi) qui en ordonna la construction en 1252, alors qu’il venait de se convertir au christianisme mais comme souvent dans l’histoire des bâtiments religieux, l’endroit choisi était déjà un lieu de culte de la religion précédente, dans ce cas-ci, un temple du dieu Perkunas. La cathédrale brulera plusieurs fois (elle avait une poisse tenace semble-t-il), fut partiellement détruite lors de la guerre russo-polonaise du XVIIème siècle, connut des moments de gloire avec les couronnements des souverains de l’alliance entre royaume de Pologne et Grand-Duché de Lituanie et pendant la période communiste, fut transformée en hangar, puis en musée. La fin des travaux de rénovation se sont terminés il y a peine 10 ans et ça se voit : on dirait que la cathédrale est toute récente. Comme le soleil a décidé de se montrer un peu à ce moment-là, l’intérieur tout blanc est illuminé par de pâles rayons d’hiver… c’est le moment qu’a choisi le chœur de la cathédrale pour répéter, au grand bonheur des visiteurs. Placé tout en haut devant un grand orgue, des petites figures dont on ne distingue pas les traits font voler dans l’air de la cathédrale des voix douces et cristallines qui traversent les épaisseurs des doudounes et des pulls. Tout le monde s’arrête et écoute… fini de regarder les peintures. On reste pris dans le moment, jusqu’à ce que le chef de chœur décide que c’est fini, qu’il faut reprendre où que l’on passe à un autre cantique.

Si l’intérieur de la nef et du chœur sont un peu sévères (néo-classicisme oblige), la chapelle Saint-Casimir, toute baroque, semble bien frivole avec ses volutes et ses statues d’argent. C’est elle qui attire en fait toute l’attention !  C’est ici que se trouve le sarcophage du  roi

Le Vieux-Vilnius et les ghettos

Le baroque est d’ailleurs LE style qui domine la cités et le vieux Vilnius est d’ailleurs classé au patrimoine de l’UNESCO pour la richesse de son architecture. Si on y trouve des styles allant du gothique au classique, l’impression qui vous pénétrera en se perdant les rues est celle d’ordre et d’harmonie, ce qui donne à la ville un côté très apaisant, voire zen.

Une fois passé les bâtiments de l’Université, nous arrivons à la partie la plus ancienne de Vilnius, fait de petites rues au tissu complètement médiéval. Ici, les maisons se font plus petites aussi, souvent ornées de volets et de portes colorées où sont peintes des fleurs et des fruits. Une stèle nous annonce que nous sommes sur le point d’entrer dans l’ancien ghetto juif de Vilnius.

Vilnius est depuis toujours une ville multiculturelle : Lituaniens, Polonais, Allemands, Russes, Juifs, Biélorusses, Tatars, etc. Grâce à la tolérance des rois de Pologne et Grands-Ducs de Lituanie envers les Juifs et la création de son université, Vilnius était un grand centre culturel de l’Europe de l’est, « la Jérusalem de l’est », « l’Athènes du Nord ». Telle était la réputation de cette ville érudite qui a connu des périodes d’harmonie entre communautés mais aussi, de grandes frictions qui culmineront avec la Deuxième guerre mondiale. A la veille de la guerre, la composition de la ville avait déjà été complètement bouleversée. Vilnius fut pendant longtemps une ville à majorité polonaise. Les troubles entre Lituaniens, Polonais et bolchéviques avait déjà changé la donne. Les juifs étaient à présent majoritaire, suivis par la population d’origine polonaise, puis lituanienne. Quand les Allemands déclenchèrent l’opération Barberousse contre l’Union soviétique en 1941, les Allemands prirent Vilnius au passage.

Ils s’empresseront vite de créer deux ghettos pour la population juive de la ville : le grand ghetto (ou ghetto 1) où furent confinés ceux que les occupants jugeaient « utiles » et le petit ghetto (ou ghetto 2). Le petit ghetto sera « liquidé » 4 mois après l’arrivée des Nazis lors d’une exécution de masse dans une forêt proche de Vilnius. Le grand ghetto survécut jusqu’en 1943, dans des conditions de surpopulation et de malnutrition horribles. Régulièrement, les occupants venaient y mener des « actions » où des habitants du ghetto étaient déportés, la plupart pour ne jamais revenir. Finalement, avec l’aide des collaborateurs lituaniens, les occupants s’employèrent à mettre en oeuvre la « solution finale » du Führer et de détruire le grand ghetto et leurs habitants. La communauté juive de Lituanie qui comptait une population de plus de 265.000 fut réduite à néant : 95% d’entre eux furent exterminés, soit purement et simplement exécutés, soit lors de leur déportation.  De toutes les communautés juives nationales, c’est celle de Lituanie qui a le plus souffert.

Quant à la population polonaise, elle fut expulsée ou déportée au goulag après prise de contrôle de la Lituanie par l’URSS à l’issue de la guerre.

En 1960, quand les choses se stabilisèrent pour la Lituanie, il ne restait quasi rien de la culture juive et polonaise qui avaient marqué la ville pendant si longtemps.

Malgré cette sombre histoire, cette patrie de la ville est très pittoresque et particulièrement charmant. On y trouve plein de jolies petites boutiques, des restaurants… et c’est un plaisir que de s’y perdre !

Chemin faisant, nous arrivons finalement sur la Place de l’Hôtel de ville, un large espace public où se trouve le deuxième marché de Noël. Dominé par un hôtel de ville bien néo-classique, le marché est assez particulier puisque tous les stands sont installés dans des bulles chauffées ! Ce sont des boutiques éphémères, des petits bars, des mini-restaurants… Bien pensé !

Pilies Street et la rue de la littérature

A partir de l’hôtel de ville, nous remontons vers le nord en empruntant une des rues les plus célèbres! de Vilnius : Pilies Street, une rue piétonne qui traverse le vielle ville et sans doute la plus populaire d’entre elle. Si tu te demandais, Lectrice, Lecteur, où se trouvait les habitants de la ville, eh bien ils sont tous là, ou presque ! Pilies est série de jolies maisons et bâtiments où sont logés de commerces, restaurants et cafés. Si tu cherches un souvenir à remmener de Lituanie, c’est sans doute à Pilies Street que tu le trouveras.

Sur le chemin, il y a un arrêt indispensable, une petite rue perpendiculaire qui pourrait passer inaperçue si ce n’était qu’elle est consacrée à la littérature lituanienne :  Literatų gatve !

A propos du lituanien
Le lituanien, langue indo-européenne, a pour particularité d’avoir très peu évolué et avec le letton, est considérée comme la langue la plus proche de l’indo-européen original. Pour les linguistes, c’est une vraie mine de recherche et pour les lituaniens, qui sont peu nombreux, une vraie source d’identification nationale/  

Dans cette petite rue, on trouve des œuvres d’art en tous genre sur des personnes qui ont marqué la littérature lituanienne : des auteurs bien sûr, mais aussi des linguistes, des traducteurs, etc. E, métal, en bois, en émail, de facture classique ou contemporaine, les petits hommages à ces hommes et femmes qui ont apporté leur pierre à la langue lituanienne est une vraie curiosité qui en dit long sur les habitants de Vilnius.

Colline des Trois Croix

C’est d’ailleurs le moment de prendre un peu de hauteur : en route pour le Parc de Kalnai ! Niché à la confluence du fleuve Neris et de la rivière Vilna (qui a donné son nom à la ville), ce parc est un grand poumon vert de la ville et est la porte d’accès vers la colline des Trois Croix. Sur le chemin, on peut voir clairement une des icônes de Vilnius : la Tour de Gediminas, tout ce qui reste d’un château qui fut construit là par ce Grand-Duc, bien que mainte fois remanié (la tour a été reconstruite en 1930). Elle est à présent un musée et peut-être visitée.

Néanmoins, ce n’est pas elle que nous allons voir. Des escaliers, quelques fois en mauvais état, vous emmène vers le sommet de la colline où trône 3 croix en bétons. Elles sont là pour commémorer le martyre de moines franciscains venus pour évangéliser Vilnius. Les habitants ne trouvant pas le prosélytisme à leur goût, massacrèrent les quatorze moines. Sept furent décapités sur la colline puis leurs corps durent jetés dans le Neris et les sept autres, selon la légende, furent crucifiés. Quand la christianisation de la Lituanie fut complète, un culte se développant autour de ces moines et les trois croix, originairement en bois, survécurent à la turbulente histoire lituanienne, et firent leur retour dans le panorama de la ville dès 1989. Les Trois Croix n’ont en elle-même rien de spectaculaire mais c’est le panorama depuis le poste d’observation qui vaut à elle seule la promenade : on a toute la vieille ville devant nous ! Mais pas de chance pour nous, le soleil a déjà disparu derrière une épaisse couche de nuages bas. A une dizaine de jour de l’équinoxe, le soleil se couche TRES tôt (à 14h, le soleil décline déjà et à 16, il fait presque noir). Nous nous dépêchons donc de redescendre, à travers les bois qui couvrent cette partie du parc et le long de la rivière. Alors que nous sommes en pleine ville, on a l’impression d’être à des kilomètres. Tout est d’un calme impérial et nous sommes seules, notre promenade agrémentée par le bruit de l’eau et le croassement des corneilles. Pendant quelques minutes, on prend un grand bol de nature !

République d’Užupis, les artistes au pouvoir !

Pour retrouver la ville, il suffit de traverser un petit pont et nous voilà dans un coin bien particuliers de Vilnius : la République d’Užupis .

Užupis est une utopie, un micro-état proclamé comme une blague le 1er avril 1997 dans un quartier anciennement mal famé. Ramassé au creux d’une méandre de la Vilna, ce petit espace de maisons compactes était laissé à l’abandon durant l’ère soviétique. Le quartier était majoritairement habité par la population juive et les maisons vides après l’Holocauste n’avaient pas suscité l’intérêt des nouvelles autorités mais déjà à l’époque, on ne sera pas étonnés de savoir que c’était un endroit de prédilections pour les squatteurs, les prostituées et les artistes. Cet esprit indépendant et frondeur a poussé les résidents à proclamer la République d’Užupis, qui a tous les attributs d’un état ; une constitution, un gouvernement, une monnaie, une armée (de 11 à 12 personnes), un drapeau, une ambassade (à Munich) etc. Si vous entrez via la vieille ville, vous rencontrerez d’ailleurs la Constitution, traduite en de nombreuses langues et apposée sur de plaques le long d’un mur. Une drôle de constitution avec des articles on ne peut plus sérieux : « 3. Tout le monde a le droit à l’eau chaude, du chauffage en hiver et un toit de tuile » au plus surréaliste : « 13. Un chat n’est pas obligé d’aimer ses maîtres mais doit aider en cas de besoin ».

Par contre, si comme nous vous venez du Parc, vous entrerez immédiatement en contact avec l’ADN artistique d’Užupis  : l’Art et particulièrement, le street-art. C’est carrément une maison éventrée où chaque pièce est une œuvre qui marque l’entrée du quartier. Il suffit de se promener pour constater que l’art est partout : galeries, centres d’art, boutiques d’artisanat… mais le quartier est en lui-même très calme, sans doute avec le soleil qui s’est mis à décliner rapidement.  Pas le temps d’aller au Užupis Art Incubator !

Nous aurons juste le temps de saluer la mascotte de la République, un ange qui sonne une trompette, symbole de l’éveil d’Užupis, que nous allons nous réfugier dans un bar à vin/restaurant, affamées et fatiguées par les découvertes de la journée.

La Porte de l’Aube et son icône miraculeuse

Lorsque nous quittons le quartier, il fait presque noir. La longue nuit d’hiver commence sur Vilnius. Une nuit qui semble durer, et durer, et durer. A 17 heures, Marie et moi avons l’impression qu’il est 19 heures ! C’est très perturbant quand on n’est pas habitués. Bien décidées à tester quelques bars de la ville pour la soirée, il nous reste néanmoins une étape importante dans notre petit tour de Vilnius : la Porte de l’Aurore.

Sous ce joli nom se cache le dernier vestige du mur d’enceinte du Vieux Vilnius, la seule des neuf portes que la ville comptait et la raison pour laquelle cette porte a survécu au démantèlement des fortifications et l’icône qu’elle abrite : Notre-Dame de la Porte de l’Aurore, Mère de la Miséricorde. On peut y accéder via une petite porte, presque invisible, un peu plus loin dans la rue quand on franchit la porte pour aller vers la vieille ville. On ne peut pas la photographier alors, laissez-moi vous la raconter. L’icône est imposante, de grande taille et semble avoir emprunté pas mal des codes des icônes orthodoxes tellement elle est couverte de tissus d’or et d’argent, seuls son visage, doucement penché en signe de soumission, et ses mains croisées sur sa poitrine, apparaissent. Tout autour, on trouve des plaques en argent représentant des cœurs mais aussi, des membres : bras, jambes ou des yeux. C’est la première fois que je vois ça ! Considérée comme miraculeuse, elle est l’objet de pèlerinage à la fois par les catholiques (notoirement Polonais) et les Orthodoxes.

Où dormir à Vilnius

Nous avons décidé de louer un charmant studio au Grand Dukes Apartments (surtout pour pouvoir tester les boulangeries-pâtisseries au petit-déjeuner). Le studio est situé à même pas 10 minute à pieds de l’arrêt de bus pour l’aéroport et à 5 minute de la Place de la Cathédrale dans un complexe d’appartements/studios qui se cachent derrière de hauts murs. On est donc au calme ! Tomas, l’hôte, est vraiment charmant, serviable et c’est lui qui nous a accueillies et donné plein de renseignements sur la ville, des endroits pour se restaurer, etc. Avec ses briques apparentes, le studio a beaucoup de cachet et ne manque de rien, ni même d’un plateau de courtoisie avec thé et café. Le tout est propre, confortable, douillet. Une chouette adresse !  

Tilto g. 12 – 3, Vilnius Old Town, LT-01101 Vilnius

Où manger à Vilnius

D’après notre (courte) expérience, il semble que les Lituaniens ont trois amours : un pour les pâtisseries et desserts (on trouve des cafés et pâtisseries à chaque coin de rue), un pour la pomme de terre et un pour la bière (on y reviendra). Les champignons (surtout les cèpes) font aussi la fierté de la gastronomie lituanienne ainsi que les produits laitiers et je peux vous certifier que j’ai rarement bu du lait comme celui que j’ai goûté là-bas. Tellement riche et crémeux qu’il arrive à éclipser la saveur du café dans un cappuccino.

Côté viande, c’est le porc qui est roi et le poisson, de mer et de rivière est aussi populaire.

Au petit-déjeuner :  

Pinavija Café & Bakery  

S’il y a un endroit qui titillera votre compte Instagram, c’est ici ; une mignonne pâtisserie familiale, tout en blanc et en pastel, avec des gâteaux soignés aux crèmes fabuleuses et d’énormes viennoiseries. On y vient du petit-déjeuner ou goûter et ses soupes et tourtes ont une excellente réputation. De mon côté, j’ai sauté sur une part de gâteau type cheesecake avec des morceaux d’oranges confites.

Vilniaus g. 21 LT-01402 Vilnius

Crustum 

Crustum (la croûte en latin) est une chaîne de boulangeries-pâtisseries qui donne plutôt dans le look branché : bois et métal noir. Ici, ce sont plutôt les pains qui ont la vedette mais les viennoiseries sont aussi fabuleuses !

Déjeuner :  

Pane e Vino 

Marre de la cuisine lituanienne ? Faisons une petite pause chez Pane e Vino à Užupis, à deux pas de l’ange. A la fois petit bistro et bar à vin, nous nous y sommes arrêtées pour venir s’y réchauffer. Si le spritz était correct, la planche de charcuterie et de fromage qu’on nous a servie était ENORME avec des produits de grande qualité. Pas très typique mais son intérieur sobre et contemporain nous a séduite.

Užupio g. 13 – 01202 Vilnius

Dîner  

Amatininkai  

Trouver un restaurant avec une table libre sans réservation peut quelques fois être un challenge à Vilnius une fois le soir venu. Après une longue recherche vendredi, nous sommes tombées sur cet énorme restaurant, Amatininkai (aussi connu sous son nom anglais « The Craftsmen Pub »), sur la Place de l’Hôtel de ville. Nous cherchions un endroit pour manger des spécialités lituaniennes, eh bien in a trouvé ! Le restaurant, dans le style « vieux pub et table en bois », était plein à craquer, la clientèle partagée entre Lituaniens et touristes. La particularité des cartes de restaurants lituaniens, est qu’il y a une section uniquement dédiée aux plats de pommes de terre ! Si les crêpes de patates sont assez populaires, j’ai plutôt penché pour la saucisse de pomme de terre, servie avec une sauce aux lardons rissolés, et une petite salade. Marie avait opté pour un jambonneau qui était aussi gros que sa tête ! Vous l’aurez compris, c’est de la cuisine qui tient bon au corps. Malgré la taille du restaurant, le service est rapide et la taille des bières, proportionnelles aux plats. Bon plan : l’endroit est ouvert jusqu’à 3 heures du matin !

Didžioji g. 19 – 01128 Vilnius

Aliné Leičiai 

En voilà un établissement populaire ! Il faudra peut-être un peu de patience pour y manger si vous n’avez pas réservé. Il vous faudra une autre dose de patience pour les plats car ils sont préparés minutes (en effet, les plats ont mis du temps à venir). En attendant, vous pourrez déguster une de leurs bières (le restaurant est lié à Bambalyné, un bar à bière) et même tester l’hydromel, cette boisson semblable à la bière mais faite à base de miel qui est un élément-clé de l’histoire lituanienne du gout. Euh… comment dire ? C’était bien d’essayer une fois ! On a aimé le choix dans les plats et les produits frais. On a moins aimé le côté un peu « rouf-rouf » (et l’impatience mal dissimulée du personnel qui a, c’est vrai, beaucoup à faire).  

Stiklių g. 4, Vilnius 01131,

Où boire et sortir à Vilnius

Bambalyné 

Bar dans une cave ? Check ! Mobilier de bric et de bric ? Check ! Déco chinée ? Check ! Bières locales issues de petites brasseries bien sélectionnées ? Check ! Sentiment d’être dans un endroit cosy et chaleureux où l’on pourrait passer toute la nuit à comparer les délicieuses mousseuses proposées ? Check !

Bambalyné est le genre de petit bijou où il fait bon revenir. Et si une bière vous plaît ? Il suffit d’acheter pour en ramener à la maison !

Stiklių Street 7, Vilnius

Alaus Biblioteka  

La bière et la Lituanie, c’est une histoire d’amour… Située dans la vieille ville, la « Bibliothèque de la bière » compte pas moins de 15 bières au fût et une 60aine d’autres en bouteille, le tout classé comme dans une bibliothèque afin de s’y retrouver. Toujours un peu perdu ? Demandez au bibliothécaire… euh… barman… de vous conseiller. L’endroit est chaleureux, convivial et le staff est super sympa et près à vous éclairer sur les bières locales… qui ne sont pas trop mal !

Traku g. 4, Vilnius

Salionias 

La bière, c’est bien ! Les cocktails, c’est tout aussi savoureux ! Histoire de changer un peu, nous avons terminé la soirée dans un endroit dont on a eu du mal à trouver l’entrée (elle est bien cachée) : Salionas. Situé dans le bâtiment du Syndicat des écrivains, pousser les deux portes de Salionas, c’est entrer dans un monde parallèle à la fois décadent et décati. Si on y organise toujours des lectures et des évènements ayant trait à la littérature, n’importe quel quidam (n’est pas donné à tous de connaître le lituanien) peut venir y déguster un cocktail et que dire ? Ce doit être un de mes endroits préférés ! Fauteuils profonds, couleurs voluptueuses au mur (du cramoisi et du vert émeraude), menu présenté sous forme de journal et évidemment, plein de livres, c’est le genre de bonne adresse que l’n a envie de passer à ses très bons amis. Et les cocktails ? Si la liste n’est pas énorme, ils sont très bien exécutés… et les petits malins ont trouvé un moyen de faire durer le plaisir : si vous commander un « old fashioned », ils auront emprisonné la cerise dans un gros glaçon en forme de boule. Ce machin prend un temps fou à fondre !

K. Sirvydo g. 6 – 01101 Vilnius