Pour revenir à Bangkok, j’ai opté pour une certaine lenteur, histoire de faire une transition entre le calme des îles et le chaos urbain de la capitale. Ce sera le ferry puis le bus pour Bangkok avec la fameuse Lomprayah.

Le départ de Koh Tao se fait tôt le matin, sous un ciel gris et doux…Un mélange de vacanciers, d’expats et de Thaïlandais attendent le ferry qui vient de Koh Samui et de Koh Phangan. Une Hollandaise, le côté gauche du corps complètement griffé, C’est parti pour une longue traversée avec un petit goût de mélancolie dans la bouche. Lorsque l’on débarque au port de Chumphon, la chaleur est écrasante… Le genre de touffeur moite qui vous emplit les poumons et vous monte à la tête. Tout le monde se réfugie à l’ombre. La compagnie y a arrangé un terminal où l’on peut se restaurer en attendant que les bus arrivent. D’ailleurs les voilà… nous sommes tous dispatchés et placés dans nos bus.

C’est parti pour 8 heures sur les routes du sud de la Thaïlande, dans un paysage de verdure luxuriante, de collines étranges et de route presque déserte. Nous ne nous arrêterons qu’une fois. Dans un resto-route/mini centre commercial. A l’intérieur, il y a plusieurs échoppes qui propose des mets différents et l’on choisi ce que l’on veut. Je remplis mon sac de gâteau inconnus à ramener au pays et voilà que le chauffeur klaxonne pour rameuter les passagers.

Nous ne nous arrêterons plus jusqu’à Bangkok! Tout le bus essaie de tuer le temps. On lit, on somnole, on essaie de regarder « Tintin et le Secret de la Licorne » et la nuit tombe… Enfin, voilà le grande banlieue de Bangkok. Il faudra encore une heure pour arriver en ville. C’est le retour à la civilisation… Le bus s’arrête à deux pas de Khao San Road. Autant le dire tout de suite, c’est la seule fois que je verrais cette célèbre rue! Mon hôtel se trouve à Sukhumvit, un quartier relativement nouveau construit le long d’une des plus longues rues du monde et où se nichent des tas d’hôtel et plusieurs malls.

Cette fois, j’ai décidé de laisser cours à mon goût des hôtels design (et qui ne sont pas chers à Bangkok) et vais séjourner au Dream, Après une grosse semaine dans des bungalows plutôt spartiates, y’a pas de mal à se faire du bien! Et cet hôtel va admirablement bien àce quartier tourné vers le futur et qui brille de partout. Courbe et ligne droite, déco épurée, du blanc et du métal, des LEDs colorées, un personnel stylé et, comme nous sommes en Thaïlande, de magnifiques fleurs. Ma chambre m’épate mais pas le temps de baigner dans sa lumières bleue, c’est ma dernière nuit à Bangkok et si je n’ai pas le temps d’aller à Khao San Road, je peux me balader dans le quartier et y prendre un verre.

Me voilà donc en train d’arpenter Sukhumvit sous la lumière de ses affiches et du Skytrain qui passe juste au dessus. Le trottoir est encombré de marchands et pourtant, il est déjà tard! Ca fait un moment que je marche mais ne vois que des restaurants ou des bars d’hôtels… jusqu’à ce que mon regard soit attiré par une vive lueur qui s’échappe d’une petite rue. Sa couleur ne trompe pas: c’est l’entrée d’un « Entertainment district », celui de « Soi Cowboy ». Une rue réservée au go-go bars.

Curieuse, je décide d’y aller… et c’est comme si j’entrais dans un autre monde… Sous la lumière rose et bleues, des tas de (très) jeunes et jolie jeunes filles (et sans doute des garçons habillés en filles) aguichent le client le long des bars à thèmes: les filles sont habillées en écolières ou en cow-girls, sous l’oeil goguenards d’Occidentaux en sueur et en t-shirt. La musique fuse de partout et les clignotement des néons finissent presque de m’hypnotiser. C’est à la fois fascinant et glauque! Bon… ce n’est pas ici que je vais boire un verre! Je quitte l’endroit et consulte ma montre. Il est prés de 23 heures et j’ai un tas de trucs à faire demain avant de quitter Bangkok. Je trouve un bar installé sur le trottoir. Pourquoi pas? Fatiguée, je m’installe et et commande une Singha. Au moment de payer, je tique. Cette bière est anormalement chère… puis je regarde la clientèle. Deux occidentaux et trois jeunes filles… en shorts. C’est l’une d’elle qui m’apporte ma Singha. Elle a l’air d’être à peine sortie de l’adolescence. Elle n’a pas l’air d’être Thaïlandaise, peut-être Cambodgienne ou Vietnamienne ? Avec un joli sourire et vient s’installer à côté de moi: « Miss, you want company ? »

OUPS!