- Kralendijk , Bonaire -

February 2013

Caribbean Redux, à bords du Ruby Princess : Bonaire à bel air!

Plus d’alizés tièdes venant caresser les visages sur les ponts du Ruby Princess ce matin! Nous avons quitté l’arc des Antilles qui délimite la mer des Caraïbes.  Le soleil brille sans partage sur une île plate et jaune, littéralement cuite par l’astre du jour. Cette île, c’est Bonaire et je vais vite découvrir que malgré son aridité, c’est une petite terre facile à aimer. “Propriété” des Pays-Bas, ce paradis des plongeurs fut une pionnière dans le domaine de la conservation et de l’écologie. Ici, il ne s’agit plus d’une île verte et montagneuse mais bien de petites collines et d’une terre légèrement aride et battue par les vents. Kralendijk, la capitale, est une petite ville toute relax…  même pas une capitale! Depuis ma visite, les Antilles néerlandaises n’existent plus. Aruba et Curaçao sont devenus des États des Pays-Bas et les plus petites îles, Saba, Saint-Eustache et Bonaire, ont été réintégrées au royaume en tant que communes spéciales.

Lorsque je pose le pied sur l’île, ce n’est pas seulement la chaleur qui me signale que nous sommes à un jet de pierre de l’Amérique latine… Les visages de Bonaire me disent qu’il y a une bonne partie de la population originaire du continent. Juste à côté du Ruby Princess, un petit bateau chargé de fruits et immatriculé au Venezuela attend paisiblement qu’on vienne le décharger.  Ce n’est pas seulement la population qui est plus fortement métissée que dans les Caraïbes britanniques ou françaises… le langage aussi s’est crée d’un grand brassage entre le portugais, l’espagnol, le néerlandais, l’anglais,les langues africaines et le français; c’est le papiamento, qu’on ne parle que dans ces îles du sud.

Ici, pas de plages de sable fin mais du corail en morceaux. On ne vient pas à Bonaire pour parfaire son bronzage mais pour explorer ce qu’il y a sous la mer (le Bonaire National Marine Park), et aussi pour y observer les oiseaux (et notamment les flamants roses qui nichent a Goto Meer ou au Washington Slagbaai National Park).

Bonaire

Pour mes quelques heures à Bonaire, j’ai décidé de me consacrer à la plongée en apnée! D’autant plus que Bonaire est connue pour être un site exceptionnel de plongée à proximité des côtes, outre la plongée en pleine mer et le long de la barrière de corail qui entoure Klein Bonaire , la petite compagne de l’île principale.  Sur les conseils du bureau du tourisme, je me suis rendue à Eden Resort Beach, une petite plage de corail broyé juste à côté d’un récif à moitié naturel et à moitié artificiel. A part une poignée de croisiéristes et quelques locaux, personne d’autre et j’ai la petite plage presque pour moi seule! A part mon compagnon de voyage, je suis la seule à “snorkeler’.  Et Bonaire n’a pas volé sa réputation : je n’avais jamais vu autant de poissons de ma vie de plongeuse débutante! De toutes les couleurs, de toutes les tailles, de toutes les formes, un vrai émerveillement! Des grands bleus, des petits jaunes, des gros à pois, des grands minces… Espèces sur lesquelles j’ai depuis appris à mettre des noms: poissons perroquets, vivaneaux à queues jaunes, poissons sergents, poissons coffres à pois blanc…  Même les dauphins sont venus se montrer (malheureusement loin de nous). Pas de chance non plus pour les tortues de mer et les hippocampes, pour lesquels on vient de loin afin de les apercevoir!

Bonaire

Le temps passe tellement vite qu’il est trop tard pour visiter le sanctuaire des ânes (présents dans l’ile depuis le temps de l’esclavage) ou les villages d’esclaves qui étaient exploités dans les plantations et les salines.

Je profite du temps qu’il me reste pour me balader dans Kralendijk étrangement familière avec ses maisons de style hollandais mais peintes de couleurs pastels, selon la mode de Curaçao. Le temps semble être suspendu… Le rythme dans les autres îles était déjà très ralenti mais sur cette terre encore plus petite et chaude, il semble que j’ai adopté la vitesse de l’iguane au soleil.

Bonaire

En sirotant ma bière hollandaise à Zeezicht, un petit café qui s’avance dans la mer, regardant le soleil se coucher sur le Ruby Princess, je mets une note mentale sur ce petit coin de terre… “Y Revenir!” Et quand vient l’heure d’embarquer, c’est avec des jambes de plomb que je retourne sur le bateau… et pas seulement parce demain sera la dernière escale!

Plus de photo? Elles sont sur l’album Flickr dédié à Bonaire!

Bonaire

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Caribbean Redux, à bords du Ruby Princess : pépins de Grenade




  1. kevin @blog voyage
    le 19.11.2017

    Tes photos donnent toujours envie. je ne sais pas comment tu fais mais tu as toujours le chic pour me donner envie de découvrir les lieux que tu présente.
    Celle avec le bateau est ma préférée.

    Kevin

  2. Melissa
    le 19.11.2017

    Je vais rougir, Kevin! Mission accomplie, donc. 🙂

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